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  1. #1
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    Le métro d'Alger mis en service en été 2009 (ou 2011 ou 2014 !)

    Mercredi 9 Mai 2007 -- C’est officiel. Le métro d’Alger verra définitivement le bout du tunnel en 2008. Hier, lors d’une visite effectuée par le premier responsable du département des Transports au niveau de la station Haï El-Badr à Kouba, il a été constaté de visu l’importance de l’avancée des travaux de ce chantier emblématique du développement des infrastructures de transport en Algérie.

    Sur place, Mohamed Maghlaoui a affiché une satisfaction quelques minutes après avoir assisté à la première soudure de la voie dans le tunnel. Dès lors, il n’a pas hésité à déclarer aux journalistes qui l’accompagnaient «que les délais de la mise en circulation du métro d’Alger seront respectés et que les Algériens utiliseront ce moyen de transport à la date fixée par les pouvoirs publics». En effet, la phase actuelle qui consiste en la soudure de la voie est révélatrice du rythme imprégné par les différentes entreprises engagées dans la réalisation de cette œuvre. En effet, l’entreprise française chargée de la pose de la voie en l’occurrence la TSO (Travaux Sud Ouest France) est engagée dans une véritable course- poursuite «pour respecter l’échéance fixée à cet effet».

    Selon M. Michel Voulfow, chef de projet du métro d’Alger, «le délai fixé pour la finalisation de cette étape est de 200 à 250 jours». Selon ce même responsable, les travaux de la pose de la voie ont commencé le 15 avril dernier et concernent 23 kilomètres, soit de la station de Hai El-Badr à celle de la Grande-Poste». Pour cela, a-t-on ajouté, «le travail se fait en H24 avec la mobilisation de 300 personnes qualifiées dont une grande partie d’entre elles sont des Algériens». Cette étape de pose de voie nécessitera 24 000m3 de béton pour le calage des voies, soit 90m3 par nuit (un camion de 6m3 toutes les 45mn) et 3200 tonnes de rail importé de France, plus exactement de Hayange.

    Il y a lieu de noter que TSO a pour activité la construction, la pose, le renouvellement et l’entretien des voies ferrées. Elle est également spécialisée dans la construction, le remaniement de caténaires, d’entretien et réparation d’engins motorisés et ferroviaires. Ainsi, une fois cette étape finie, les entreprises en charge de l’électrification et de la signalisation prendront le témoin et s’engageront dans la dernière ligne droite. Cela dit, l’échéance de mise en service du métro d’Alger se situerait au milieu de l’année 2008, selon les études techniques. Cette échéance fixée se veut optimiste «au vu du taux d’avancement des travaux en cours et de l’attention particulière portée par les hautes autorités à ce projet».

    Il est à noter que le schéma de principe qui ressort de l’étude de conception prévoit à long terme un réseau constitué de trois lignes totalisant 56 km de tunnel et 54 stations. La première va de Oued- Koriche à Haï El-Badr. La deuxième à partir de la Grande-Poste, monte vers le plateau des Anassers et dessert Bachedjarah, El-Harrach et Bab-Ezzouar. La troisième part d’Hussein-Dey, suit la pénétrante des Anassers et le tracé de la rocade sud jusqu’à Aïn Allah pour desservir le sud-ouest. Pour l’instant, c’est le tronçon de 12,5 km Oued-Koriche - Haï El- Badr qui constitue un axe de priorité. Et pour cause, celui-ci traverse huit communes, à savoir Bachdjarah, El-Maqaria, Hussein- Dey, El-Hamma, Sidi-M’hamed, Alger-Centre, Bab El-Oued et Oued-Koriche. D’après la fiche technique de ce projet, ce tronçon a été, «pour plus d’efficacité» scindé en deux étapes : Haï El-Badr- Grande Poste, soit 9 km de ligne (10 stations) et Grande Poste- Oued-Koriche, soit 3,5 km (6 stations).

    L’achèvement du génie civil de la première étape est prévu pour mars 2006, et ce, en tenant compte du délai contractuel du 30 mai fixé en septembre 2003 dans le contrat de génie civil du programme neuf. Cela couvre 4,1 km de tunnel et 4 stations avec des ouvrages annexes. Ce programme a fait l’objet de la signature de deux contrats : un contrat de maîtrise d’œuvre avec un groupement français Systra- Sgte et un contrat de réalisation du génie civil avec un groupement algéro-allemand dénommé Gaama (Dywidag, Cosider et Infrafer). Ce programme s’ajoute au précédent programme de réalisation qui couvre 3,4 km de tunnel (place Emir Abdelkader-El Hamma), six stations, une plate-forme ferroviaire, un complexe de maintenance (18 ha) et un bâtiment administratif.

    La réalisation des infrastructures (tunnels, stations et complexe de maintenance), qui a été confiée aux entreprises algériennes Cosider, Genisider, Engoa et Batimétal, a atteint un taux d’avancement de plus de 90%. La somme de ces deux programmes constitue la première étape Haï El- Badr-Grande-Poste, dont la mise en service est prévue justement pour 2008. A ce titre, il est important de signaler que les premiers essais auront lieu au premier trimestre de l’année prochaine. Enfin, il est à noter que le projet du métro d’Alger est appelé à transporter en phase finale à l’heure de pointe 21 000 voyageurs dans le sens Oued-Koriche-Haï El-Badr et 27 000 voyageurs dans le sens Haï El-Badr-Oued-Koriche. Ce nombre devrait atteindre, à terme, 38 000 à 41 000 voyageurs sur ce tronçon considéré comme le plus chargé.


  2. #2
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    Mercredi 9 mai 2007 -- La construction du métro d’Alger entre dans sa phase la plus «délicate», celle de la pose et de la soudure des rails sur un linéaire de 9 km, a noté hier le ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui, en visite sur le chantier. La pose est un travail de grande précision qui consiste à fusionner à haute température et au millimètre près les rails alignés sur des cubes de béton et devant recevoir des rames se déplaçant à grande vitesse. L’erreur, qui serait fatale, n’est pas permise. D’après les précisions des responsables de l’entreprise française Travaux sud-ouest (TSO), qui se charge des travaux de réalisation, et de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA), l’utilisation de ces cubes de béton sous les rails du métro est une première technologique en Algérie. La pose de câbles électriques et des signalisations devra, elle, se faire parallèlement à la pose des rails, exécutée par une équipe constituée majoritairement de techniciens algériens qui ont reçu une formation spéciale pour la pose et la soudure des rails. Ces mêmes techniciens devront bénéficier d’autres sessions de formation et de recyclage pour l’entretien des installations.

    Avec un rythme de progression estimé à 100 mètres par jour, la pose devrait être achevée au plus tard en février 2008. Mais le ministre a demandé aux responsables du chantier d’accélérer le mouvement pour terminer les travaux avant ce délai et passer rapidement à l’étape suivante qui consiste en la mise sur rails des rames actuellement construites en Espagne et devant être réceptionnées à partir de janvier prochain. L’EMA a signé en janvier 2006 avec le groupe Siemens-Vinci et CAF, le contrat portant sur les équipements fixes, le matériel roulant et les aménagements intérieurs des stations, dernière étape avant la mise en fonction du métro d’Alger, prévue pour septembre 2008.

    Lors d’une visite au chantier, en septembre dernier, M. Maghlaoui avait annoncé pour le premier trimestre 2007 le début de la pose des rails sur cette unique ligne (dite n° 1) qui compose le projet, avant son extension prévue en 2009. Elle reliera la Grande Poste à Haï El Badr sur un parcours de 9 km desservant, en dix stations, Bachdjarah, El Magharia, Hussein Dey, Sidi M’hamed et Alger-centre. Trois extensions, déjà étudiées, doivent s’y greffer et entrer en service courant 2009. Il s’agit de Haï El Badr (Kouba) - El Harrach, Haï El Badr - Aïn Naadja et Grande Poste - place des Martyrs. La demande prévisionnelle moyenne de transport par métro est estimée en heure de pointe à 21 000 passagers/heure dans le sens place des Martyrs - Haï El Badr et devrait, à terme, atteindre les 40 000 voyageurs/heure. Le trafic devrait atteindre à terme les 150 millions de voyageurs par an.


  3. #3
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    Le ministre du Transport, Mohamed Meghlaoui a insisté hier devant les cadres qui dirigent les travaux du métro d’Alger sur la nécessité de ne pas dépasser les délais fixés pour sa réception, prévue en septembre 2008.

    Meghlaoui a indiqué, lors d’une visite d’inspection des travaux de la réalisation du métro, que le rythme des travaux laissait présager que la compagnie responsable du projet le terminerait avant la date fixée. Pour sa part le responsable des Travaux au niveau de la compagnie « Travaux Sud Ouest », Michel Volvo, a précisé que la compagnie a doublé le rythme de réalisation, en travaillant 24 heures sur 24.

    Le ministre a attribué la lenteur enregistrée au paravent au manque d’expérience des Algériens, ajoutant que l’Algérie a bénéficié de l’expérience des cadres Algériens à l’étranger, surtout ceux de France, car un nombre d’entre eux travaille dans cette compagnie Française en plus d’autres cadres Algériens expérimentés dans le domaine des chemins de fer.


  4. #4
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    Samedi 23 juin 2007 -- Le ministre s’est voulu rassurant sur la cadence d’exécution de ces projets dont il a dit qu’ils seront réceptionnés dans les délais. C’est notamment le cas pour le métro d’Alger à propos duquel le ministre a indiqué que «les travaux de pose de la voie se poursuivent à un rythme soutenu de 100 m par jour et, à cette vitesse, le projet sera fin prêt en septembre 2008».

    Les trains sont actuellement construits en Espagne et doivent être réceptionnés à partir de janvier prochain. Les mêmes assurances ont été données par le ministre concernant le tramway d’Alger qui «avance bien», a-t-il noté tout en affichant sa satisfaction.

    M. Maghlaoui a estimé qu’au vu de l’avancement des travaux, «il n’y a plus de raison pour que l’on ne respecte pas notre planning». Les opérations de déviation et surtout d’expropriation, réputées complexes et qui auraient pu causer des retards, se sont déroulées dans de très bonnes conditions, a dit le ministre dont les propos ont été confirmés par M. Tawfik Fredj, responsable d’Alston Algérie, une société qui assure la réalisation de 80 % du projet.

    Selon M. Maghlaoui, «l’Etat a mis le paquet pour gagner du temps» en relogeant 250 familles expropriées pour utilité publique. Ce problème étant réglé, «tout a été bien fait et dans les délais», a souligné, de son côté, M. Fredj, en assurant qu’aucune difficulté particulière n’entrave le déroulement des travaux même si «des mauvaises surprises» apparaissent lors des opérations de déviation de canalisations d’eau et de gaz.

    Selon le représentant d’Alstom, le tramway sera «partiellement mis en service en janvier 2009 et sera totalement opérationnel six mois plus tard». Le projet de 330 millions d’euros comporte six ouvrages d’art, essentiellement des ponts, qui devraient être achevés en août 2008, alors que les premières rames devraient être mises en place en novembre de l’année prochaine.

    Le ministre des Transports a avancé la date de janvier 2009 pour les premiers essais. Lors de sa sortie jeudi, M. Maghlaoui s’est rendu sur trois chantiers de ce projet, à savoir l’atelier de dépôt et de stockage des rames de Bordj El-Kiffan, qui sera muni d’une voie d’essai, la base de vie des Bananiers, qui abritera les équipes techniques et le personnel d’exécution, et la base technique et d’ingénierie de la place des Fusillés (Hussein Dey).

    Le tramway d’Alger, long de 18 km qui relieront le chemin des Fusillés à Bordj El- Kiffan, sera doté de 34 rames livrées par le français Alstom pour une valeur d’environ 90 millions d’euros. Par ailleurs, la machine qui doit poser la voie est actuellement en construction en France pour le compte d’Alstom et sera sur site à Alger en octobre prochain.

    Le ministre s’est également rendu sur le site du téléphérique reliant Belouizdad à El Madania, actuellement en réhabilitation et qui doit être mis en service en août prochain. Cette opération entre dans le cadre d’un programme de rénovation des téléphériques d’Alger, de Blida et d’Annaba dans le souci de sécuriser, de mettre à niveau et de moderniser les vieilles installations.


  5. #5
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    Dimanche 01 Juillet 2007 -- Le métro d’Alger n’a pas encore été livré que la bataille pour s’adjuger le marché portant sur l’exploitation du réseau fait déjà rage, notamment parmi les entreprises françaises intéressées par le projet, à l’image de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) et la SNCF. Si ces deux entreprises ont toutes deux soumissionné pour la prise du contrat, la RATP, déjà présente aux côtés de l’Entreprise du métro d’Alger, assurant certaines missions de conseil et d’engineering, serait mieux placée que sa concurrente pour décrocher le marché.

    Le quotidien Le Figaro, qui a écrit dans son édition d’hier que la SNCF, via sa filiale Keolis, et la RATP, par le truchement de sa filiale RATP Développement, sont en concurrence pour l'exploitation du futur métro d'Alger a, cependant, affirmé que ce modeste contrat de 40 millions d'euros par an “mobilise jusqu'au sommet de la RATP”.

    Forte de l’expérience qu’elle a eue en Algérie, la Régie parisienne part donc avec une longueur d’avance sur ses concurrents, où figure également un autre français, à savoir Veolia Transport. Le vainqueur de l'appel d'offres exploitera la ligne du métro de neuf kilomètres dont les travaux sont en voie d'achèvement et qui sera ouverte au public à la fin 2008. Mais, Le Figaro souligne que le patron de l’entreprise Pierre Mongin en a fait une affaire personnelle, tout en précisant que la RATP tiendrait la corde car elle aurait présenté une offre financièrement très compétitive.

    Cet ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin espérait, en tout cas à son intronisation à la tête de l’entreprise, poursuivre l'internationalisation de la RATP, d’où son intérêt de plus en plus croissant pour des projets dans certains pays comme l’Algérie. Un ancien ambassadeur de France à Alger a même été embauché par la RATP pour une mission de conseil, selon toujours le journal français qui cite, par ailleurs, un porte-parole de la RATP. “L'enjeu est de réussir l'ouverture de cette ligne dans un pays qui n'a pas de tradition ferroviaire. Le cahier des charges a mis davantage l'accent sur la qualité des services que sur le montant des recettes”.

    Le contrat d'exploitation porte sur dix ans. Il comporte une phase de préparation de dix-huit mois pour la formation des conducteurs algériens et des tests de sécurité. À terme, la ligne accueillera plus de 60 millions de passagers par an.

    À rappeler que RATP Développement et la société d’ingénierie Systra avaient remporté l’année dernière l’appel d’offres relatif à l’assistance du maître d’ouvrage délégué pour l’EMA, en termes de suivi des études et de mise en place des installations fixes, en vue de la mise en service de la première tranche du métro prévue en 2008. Ces deux entreprises constituèrent un groupement d’entreprises : CPE (ingénierie de suivi et contrôle de la réalisation du système et de préparation à l’exploitation du métro). Le contrat stipule que pendant une durée de trois années, la RATP Développement intervient en qualité d’expert d’exploitation.


  6. #6
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    Jeudi 5 Juillet 2007 -- Le métro d’Alger, qui habite l’imaginaire des Algériens depuis 1980, voit enfin le bout du tunnel, au sens propre et figuré. En effet, la réalisation des stations et des tunnels est achevée depuis le 30 juin. Le groupement algéro-allemand Gaama, qui a réalisé ces ouvrages, animera, dimanche prochain, une conférence de presse en présence des partenaires internationaux Dywidag International GmbH, Cosider TP et Infafer, pour présenter par support photo, brochures et DVD toutes les données du projet.


  7. #7
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    Lundi 9 juillet 2007 -- Après avoir achevé le 30 juin dernier les travaux de génie civil de la première ligne Hamma- Haï El-Badr du métro d’Alger, le Groupement algéro-allemand métro d’Alger (Gamma) est «prêt» à entreprendre la réalisation de l’extension projetée (Haï El Badr- El Harrach).

    Une extension sur 2,8 km, comportant la réalisation de quatre stations (Bachdjarah 1, Bachdjarah 2, El-Harrach-Centre et El-Harrach-Gare, avec une connexion métro-rail. Cette extension comporte aussi la réalisation d’un viaduc au niveau de Oued- Ouchayeh, ainsi qu’un passage au-dessous de l’oued El-Harrach. C’est ce que des représentants du groupement Gamma (un groupement d’intérêt économique entre la société allemande Dywidag International Gmbh à 51% et les sociétés algériennes Cosider TP à 35% et Infrafer à 14%) ont assuré, hier, lors d’un point de presse. Selon le président du conseil d’administration de Gamma, Daniel Fauquembergue, ce groupement, en partenariat avec un sous-traitant italien Trevi (pour la réalisation des fondations spéciales), a, le 7 mars 2007, présenté la meilleure offre commerciale (215 millions d’euros) pour l’attribution du marché de réalisation de cette extension.

    Gamma en pole position, moins cher et mieux qualifié

    Une offre moins chère de 33 millions d’euros par rapport à celles présentées par les autres sociétés soumissionnaires que sont les groupements Razel (France) avec une offre de 224 millions d’euros, un groupement portugais (233 millions) et la société italienne Vinci (244 millions d’euros). En rappelant que l’Entreprise du métro d’Alger avait, en tant que maître d’ouvrage délégué, lancé le 16 décembre dernier un appel d’offres en vue de la réalisation de cette extension. Sept soumissionnaires avaient présenté des offres techniques dont les quatre groupes susdits ont été qualifiés en phase commerciale. Cela étant, le groupement Gamma attend encore la notification officielle de l’attribution de ce marché, la décision du ministère des Transports, en tant que maître d’ouvrage, tardant à être prononcée. A ce propos, Daniel Fauquembergue a assuré que si ce marché est attribué à son groupement, les travaux d’extension pourront démarrer très bientôt.

    En fait, Gamma estime être le mieux placé par rapport à tout autre compétiteur, au regard de cette offre, mais aussi du fait d’être une société de droit algérien, avoir réalisé dans «des délais acceptables» les travaux de la première ligne, ainsi que d’avoir développé une synergie algéro-allemande, une forte expertise (environ 1700 employés en majorité algériens professionnalisés) et une connaissance technique approfondie du terrain. Soit une manière indirecte de démentir les informations, «les rumeurs», évoquant l’octroi de ce marché d’extension à une société française et l’existence de retards dans l’exécution du projet. Pour les représentants de ce groupement, adjudicataire en juin 2003 du marché de réalisation de la première ligne au prix de 14,4 milliards de dinars HT, le fait d’avoir achevé la première phase des travaux de génie civil, en 28 mois et de manière anticipée parfois, représente «une aventure humaine et une grande prouesse technique».

    La réalisation de la première ligne du métro, une «prouesse»

    En effet, la réalisation durant cette première phase d’un tunnel de 4,1 km, de quatre stations (Jardin d’Essais, Les Fusillés, cité Amirouche et Mer-et-Soleil), ainsi que de 17 ouvrages annexes, 5 ouvrages de ventilation et l’avant-station du 1er-Mai et du Puits-des-Câbles (Les Annassers), s’est déroulée malgré les contraintes rencontrées durant la phase de démarrage et d’ordre organisationnel, technique, logistique et géologique. Des travaux, entamés le 1er octobre 2003, réalisés avec une cadence de travail de 6j/7j-24h/24, l’utilisation des techniques modernes, un investissement de l’ordre de 18 millions d’euros pour l’acquisition des équipements et machines. En indiquant que Gamma prévoit un investissement de 33 millions d’euros d’équipements neufs pour la seconde phase d’extension, avec la possibilité de réutiliser puis vendre les équipements déjà utilisés lors de la phase initiale. Cela étant, le projet du métro d’Alger, impulsé voilà plus de 25 ans, semble enfin voir «le bout du tunnel ».

    En attendant la fin du projet métro d’Alger

    Cela avec la mise en service de la première ligne du métro attendue avant la fin de l’année prochaine et en attendant le choix de la société qui sera chargée de le gérer, dès 2009-2010. Un double objectif lié à l’achèvement des travaux de pose des rails et des équipements roulants, le revêtement des murs, l’aménagement des stations, l’installation des systèmes de contrôle et de signalisation, confiés au groupement Siemens- Vinci-Caf, ainsi que la réalisation d’autres travaux d’extension. En n’omettant pas de rappeler la réalisation par les entreprises nationales (Genisider et Cosider), durant les années 1990, d’une première ligne (Emir Abdelkader-Hamma) comportant quatre stations (Grande-Poste, Khelifa- Boukhalfa, Arsenal et le tunnel Aïssat-Idir), les stations du 1er-Mai et du Hamma, un tunnel de 3,5 km et les stations de maintenance.


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