Mercredi 19 Mai 2010 -- Les citoyens à Alger n’ont de cesse de dénoncer la mauvaise organisation du transport en commun à Alger. Par exemple, à Dergana, dans la commune de Bordj El-Kiffan, le transport des voyageurs, véritable casse-tête, tend à devenir permanent sur la voie reliant cette localité à la station urbaine de Tafourah.

Ni confort, ni sécurité

Le matin, à partir de 7 h, les bus se font de plus en plus rares, pénalisant ainsi des milliers de citoyens. «C’est un véritable luxe de trouver une place dans un bus de transport public ; il faut se pointer à la station de bus au plus tard à 6h30», raconte un usager. Cette heure dépassée, une partie des bus quittent les lieux pour Alger, alors que d’autres préfèrent «faire le plein» à Qahouet Chergui. Aussi, les habitants dénoncent cette situation, d’autant que le point de départ de ces bus est la localité de Dergana. Aussi, le retour à la normale ne commence qu’à partir de 9h30, expliquent nos interlocuteurs, avant que l’anarchie et, par conséquent, les longues attentes, deviennent de mise dans la soirée. Outre l’anarchie et le manque de bus, les habitants de cette localité se plaignent de la qualité des prestations proposées. «La majorité des bus sont vétustes et sales», se désole un habitant, ajoutant que malgré la saturation et la lenteur des véhicules, souvent pleins à craquer, les transporteurs appliquent un tarif de 30 DA, jugé «très cher» par les usagers. Un autre problème est, par ailleurs, soulevé par les habitués de cette ligne. Il s’agit de l’absence d’un quelconque service de permanence. Aussi, les retardataires ont recours aux taxis qui, à leur tour, appliquent des prix astronomiques, bien au-dessus des moyens des simples citoyens. «La place coûte 200 DA pour les taxis», dénoncent les habitants, lesquels demandent le renforcement de cette ligne en bus.