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  1. #1
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    Le tramway d’Alger


    Mardi 9 octobre 2007 -- Le groupe Alstom a été retenu par l’Entreprise du métro d’Algérie (EMA) pour la fourniture de sept rames supplémentaires Citadis destinées au futur tramway de la capitale. Au total, le géant français des transports va livrer 41 voitures de nouvelle génération qui circuleront sur la première ligne de tramway reliant le centre-ville aux nouveaux quartiers Est d’Alger. « La ligne, en cours de réalisation, mesurera 23,2 km et comptera 38 stations », précise le communiqué d’Alstom. Les Citadis connaissent un grand succès dans le monde, avec plus de 1000 unités vendues.

    Cette nouvelle commande constitue un complément du premier contrat signé en 2006 entre Alstom et EMA pour la fourniture d'un système clés en main destiné à la première ligne de tramway d'Alger. La valeur totale du projet s'élève à 225 millions d'euros. Alstom travaille dans le cadre d’un consortium composé également des sociétés italienne Todini et algérienne ETRHB pour la partie génie civil.

    En plus des rames Citadis, Alstom fournira, dans le cadre de ce projet, les voies, le système d'alimentation, l'électrification de traction, le système de signalisation, les équipements de commande, une partie des travaux publics et un atelier.


  2. #2
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    Dimanche 28 Octobre 2007 -- La première rame du tramway d’Alger est déjà en chantier dans l’usine d’Alstom. Elle sera livrée normalement dès le début de l’année prochaine, alors que son infrastructure commence à voir le jour.

    La rue Tripoli à Hussein-Dey “sent” déjà le chantier avec ses démolitions ; à l’autre bout, à Bordj El-Kiffan, le terrassement pour la construction de la zone dépôt est entamé. Le rythme d’exécution est soutenu. Promesse que la première ligne sera livrée et opérationnelle dans les temps.

    Chez Alstom Algérie, c’est l’optimisme. Et pour cause. L’Algérie représente, dans la région Mena, le premier programme tramway qui attire tous les constructeurs, Alstom vient de fêter, à Tunis, son millième Citadis vendu à… la ville de Lyon. 25 villes, 9 pays ont adopté le tram Citadis décliné sous plusieurs versions, selon les désirs des clients.

    Le Citadis d’Alstom “raconte” une histoire, reflète une identité, celle de la ville qui l’adopte. La fête de Tunis a tourné au séminaire avec intervention des acteurs de cette innovation.

    Responsables régionaux, chefs de projet, designers… avec détails du processus de fabrication, du choix de design et des spécificités de chaque unité du tram. Tunis qui vient de se doter de ces modèles — on y trouve déjà en service Siemens — vient de recevoir les premières rames mises en service commercial. De sa commande de la Transtu, la société publique tunisienne a déjà reçu une livraison dont 12 rames sont mises en exploitation commerciale depuis un mois.

    Alors que le directeur de Transtu fait le topo de son entreprise, ses chiffres et ses ambitions, son programme d’investissement chiffré, côté français, c’est le renfort avec la présence de responsables à plusieurs niveaux du groupe pour “intéresser” le client. “La fidélité”, est le maître mot d’Alstom qui reste proche de son client. Ne le lâche plus, concurrence féroce entre constructeurs oblige. D’où ce renfort. Les projets d’extension de lignes, de rénovation intéressent Alstom.

    Le marché algérien intéresse également Alstom à plus d’un titre. Parce qu’il représente le plus grand programme dans toute la région. “C’est le plus vaste programme de projets tramway. Avec celui d’Alger, deux en cours et une prévision de deux ou trois autres”, a souligné M. Marc Chagnas, responsable régional d’Alstom chargé, entre autres, de l’Afrique du Nord. Avec un peu plus d’humour, il dira que “l’Algérie est le plus grand consommateur de tramway”. Normal, puisque les villes algériennes sont plus importantes et nécessitent des moyens de transport.

    Côté design, l’Algérie a choisi le “reflet”. Reflet de l’autre rive de la Méditerranée.

    Le Citadis d’Alger sera le reflet de Paris, celui d’Oran reflétera Madrid et enfin Constantine sera celui de Rome, a indiqué M. Patrice Chevoleau, directeur de projet qui chapeaute les projets de Tunis et d’Alger, en précisant que le choix des designs est algérien.

    Le groupe compte d’ailleurs, au vu de l’attrait de l’ampleur des projets, mais surtout de l’avis des responsables, de la volonté affichée par les autorités algériennes, ouvrir un bureau d’études signalisation à Alger.

    C’est une nouvelle organisation qui sera mise en place et dédiée spécialement à l’Algérie en raison du volume des projets en matière de tramway, ferroviaire, signalisation… “C’est dans la continuité de notre présence en Algérie”, a indiqué M. Chagnas qui prône la stabilité d’une équipe spécialisée pour le pays.

    Cette attention toute particulière accordée à l’Algérie est dictée à la fois par le volume des chantiers et projets, mais aussi par le fait que ces derniers avancent et se concrétisent. Ce qui n’est pas le cas pour les autres pays, les pays émergents qui sont “la cible” des constructeurs qui ont fait des projections qui suscitent d’ores et déjà leurs intérêts, mais qui restent “virtuelles”. Il n’y a pour l’instant que les projets tunisiens et algériens à connaître une concrétisation. D’où la mobilisation.

    Même tard dans la nuit, le travail se poursuit. La délégation d’Alstom est comme une fourmilière, au-delà de minuit. Compte rendu, round up, tout y passe et on est déjà projeté dans le futur.

    Le futur est en attente des avis d’appel d’offres. Alstom attend ceux des deux autres tramways algériens. Ils seront dans la course. “C’est clair”, insiste M. Chagnas. Il sera également de même pour d’éventuels appels d’offres concernant le rail. Le sujet a été évoqué par le ministre des Transports. Il est question d’une rocade nord à l’image de l’autoroute Est-Ouest.

    Pour clôturer cette exhaustive présentation du groupe, visite guidée dans le Citadis de Tunis. “Ce trolley ferroviaire” peint dans les tons vert pistache est rutilant. Avec de larges vitres, cela lui donne plus de lumière et de visibilité pour le passager. Il est climatisé, le toit renforcé pour la protection contre le soleil, les vitres aussi avec un film anti-UV, le toit intérieur sans motif. Celui d’Alger portera une fresque. L’extérieur est bleu dans les tons des bus de l’ETUSA. Les cadres d’Alstom sont postés dans toutes voitures expliquant, répondant aux questions.

    Les Algériens présents font à cette étape l’objet d’une grande attention. Alger recevra le prochain tram, son premier Citadis depuis l’enterrement des anciennes voies, c’est semble-t-il là la principale raison. Un premier marché de 40 rames de 40 mètres, susceptibles de convoyer jusqu’à 600 passagers avec des passages à intervalles de 3 minutes, vaut bien cette écoute. La machine se met en marche. Impeccable. Mais à peine a-t-elle démarré qu’elle cahote.

    La voie est ancienne et devrait être complètement rénovée. Elle a déjà fait l’objet d’un “audit”. Elle est au centre de négociations serrées entre Alstom et Transtu.

    Terminus. Tout le monde descend. Et on reste avec ce sentiment de frustration, sentiment d’être encore en retard, presque le dernier de la classe. À défaut de prendre le tram d’Alger, un Algérien étrenne le Citadis de Tunis.


  3. #3
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  4. #4
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    Samia Amine :


    Samedi 23 Février 2008 -- Le premier tronçon de la ligne du tramway d'Alger sera réceptionné en août 2009, a déclaré, aujourd’hui, le directeur des projets du tramway et du transport par câbles de l'Entreprise du métro d'Alger, Amar Khelouia. Le premier lot de rames, importé de la société française Alstom, sera réceptionné en novembre prochain, a-t-il indiqué. Les résultats des essais des rames, dont la durée est fixée entre deux et six mois, détermineront la date de leur mise en service commerciale.

    Il est prévu que les chantiers de maintenance clôtureront leurs travaux en janvier 2009, alors que les travaux relatifs à l'assiette du premier tronçon, reliant la cite des bananiers à la commune de Bordj El-Kiffane, s'achèveront en mars 2009. Concernant le deuxième tronçon, reliant la cite des bananiers au boulevard des Fusillés (Hussein Dey), M. Khelouia a affirmé que la fin des travaux est programmé pour mars 2010, avant d’ajouter que les essais des rames prendront moins de temps que celui de la première phase de ce projet. Selon la même source, les études relatives aux travaux sur le niveau de l'assiette de la première ligne ont été achevées. L'entreprise oeuvre, dans l'actuelle étape, à l'accélération des opérations de transfert des réseaux d'eau, d'électricité et de téléphonie en vue d'éviter le croisement des canalisations avec la voie du tramway.

    La restitution des terres et l'indemnisation des expropriés sont les principaux problèmes rencontrés par l'entreprise lors de la réalisation de ce projet, a affirmé M. Khelouia. 138 logements et 180 locaux commerciaux ont été acquis pour indemniser les propriétaires déplacés. L'Etat a consacré 1,5 milliard de dinars pour le plan d'indemnisation, dont 600 millions de dinars pour l'acquisition de logements.

  5. #5
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    Lundi 25 février 2008 -- Le tramway, ce moyen de transport déjà connu des Algérois, reviendra bientôt. Il sera rapide et propre, parce que non polluant. Cette démarche des pouvoirs publics s’inscrit dans une vision globale qui tend à améliorer les déplacements au sein de la capitale, en favorisant ainsi les transports de masse et en redéfinissant la circulation sur les routes. Pour cela, l’Etat a décidé de réaliser une ligne de tramway de 16,9 km entre Alger et Bordj El Kiffan, qui constitue le tronçon prioritaire. Cette ligne atteindra à terme la localité de Dergana sur une distance globale de 23,2 km. L’avancement des travaux connaît toutefois un retard de vingt-six mois. A ce propos, Omar Khalouia, directeur des projets tramway et transports par câble, dit appréhender un retard par rapport au planning initial de 26 mois. « Nous avons pris les décisions qui s’imposent en pareilles circonstances. Ces dispositions font qu’aujourd’hui on peut respecter les échéances stipulées dans le contrat ». Et d’expliquer ensuite que les problèmes d’ordre administratif sont pratiquement tous réglés. Il s’agit dans ce contexte d’expropriations, d’autorisations de déviation routière et d’autorisations d’interventions en sites urbains.

    Au sujet des expropriations, notre interlocuteur a dit que « l’opération est terminée à 99%. 180 locaux commerciaux ont été attribués au même temps que les 138 logements. Ces chiffres n’incluent pas les expropriations qui sont effectuées sur les sites des travaux d’extension ». En effet, sur le tronçon prioritaire, deux acquisitions sont en cours d’être réceptionnées à Bordj El Kiffan au profit des ateliers de la maintenance. Notant également qu’au niveau des Fusillés, trois expropriations ont été opérées et qui sont rendues nécessaires par la nature de la gare multimodale des Fusillés où effectivement convergeront métro, bus et tramway. En outre, les responsables, qui ont à charge l’opération des expropriations, ont acquis pour le projet une implantation pour la base vie du chantier de Bordj El Kiffan. Les indemnisations sont estimées à 1,5 milliard de dinars. En ce qui concerne l’obtention des autorisations temporaires de déviation, cela se fait, nous précise-t-on, au fur et à mesure que les travaux avancent.

    En ce qui concerne les taux d’avancement des travaux, le même responsable nous a expliqué qu’en termes d’étude, le taux d’avancement en matière de matériel roulant est de 100%. La fabrication en usine a été lancée en octobre 2007. La première rame sera livrée en novembre 2008, suivra par la suite une moyenne de deux à trois rames par mois. En matière d’équipements système, l’étude générale a été réalisée à 100%. La réalisation physique montre que 15% des rails sont déjà posés. Toujours dans la partie étude, l’équipement énergie est en cours de fabrication : 15 lots ont été réceptionnés en usine, ils seront expédiés de France prochainement. L’équipement de l’atelier de maintenance a été réceptionné également en usine, le reste de l’équipement de signalisation, de télécommunication et du système de billetterie sera livré avant la fin de l’année en cours. Les moyens de pose de la voie ont été réceptionnés en juillet 2007, au niveau de la base travaux aux Bananiers. Cet appareillage a la capacité de poser 70 mètres de rails par jour.

    En conclusion, M. Khalouia a dit : « La partie équipement représente deux tiers en valeur financière du projet », et d’ajouter : « Il n’y a dans ce chapitre aucun retard, les délais ont été respectés par le fournisseur. La partie ‘’travaux infrastructures’’ représente en poids le tiers du projet », soutient M. Khalouia. Dans le volet étude, le taux d’avancement des études d’exécution, notamment la réalisation du tracé, le taux d’avancement est de 100%. Celui des déviations des réseaux, les études ont été faites également à 100% sur la base des documents fournis par les concessionnaires.

    Toutefois, selon le directeur du projet, « entre la théorie et la réalité du terrain, il y a souvent un écart, car beaucoup de problèmes surviennent au fur et à mesure que l’on avance dans les travaux, les plans sont parfois imprécis. Il y a toujours des surprises ». Et d’expliquer : « Ce genre d’études est normalement réalisé en amont. Les travaux de déviation des réseaux sont effectués en principe avant le lancement des travaux de la ligne. Chose toutefois qui est en train de se faire pour les tramways de Constantine et Oran ». Le taux d’avancement des études d’ouvrages d’arts accuse un certain retard, évalué actuellement à 20%. Les études des sous-stations électriques, quant à elles, sont réalisées à 100%. S’agissant de l’aménagement urbain des stations, les études sont à hauteur de 20%.

    Soulignons que, selon toujours notre interlocuteur, « la première rame sera réceptionnée en novembre 2008, les ateliers de maintenance en janvier 2009 et la plateforme allant de Bordj El Kiffan aux Bananiers, sur 8 km, sera réceptionnée en mars 2009. La fin du montage des équipements en ligne et les sous-stations seront réceptionnées en août 2009 ». Et d’enchaîner : « La fin des travaux pour la ligne allant des Bananiers aux Fusillés est programmée pour mars 2010. » A notre question concernant les 612 arbres qui seront abattus dans la commune de Bordj El Kiffan, le même responsable dira : « Nous nous engageons à replanter deux fois plus d’arbres et à les entretenir. »

  6. #6
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    Jeudi 5 juin 2008 -- L’entreprise française chargée de la réalisation du tramway d’Alger serait en phase d’installer des rails rongés par une matière hautement corrosive. Ce lot aurait pourtant été rejeté par le fournisseur et l’entreprise chargée du contrôle des travaux. Ce lot de rails, d’un total de 1 300 tonnes, est stocké dans un terreplein situé à proximité du rondpoint de Bab-Ezzouar. Produits par le groupe sidérurgique allemand Thyssen Krupp, ces éléments sont coulés dans un acier spécial. «C’est un matériau de très haute technologie. Le confort des usagers et leur sécurité reposent sur le rail. Et dans ce domaine, il ne peut y avoir d’improvisation, c’est une question vitale», indique une source proche de ce dossier.

    Laxisme

    Dans ce cas précis, l’entité chargée du transport et de la manutention a fait preuve de laxisme et d’improvisation. Importé vers la fin de l’année 2007, ce lot de rails aurait été transporté dans les cales d’un navire chargé d’engrais agricole. Cette matière hautement corrosive a provoqué la dégradation de la matière. Abandonnés durant plusieurs semaines sur les quais du port d’Alger, les rails subiront également la corrosion de l’air marin. Pourtant, les recommandations de Thyssen Krupp sont très claires. Le chapitre 9-3 du cahier des charges du groupe allemand précise : «Les cales (du navire) doivent être propres, sans odeur et sèches avant le début du chargement. Le fournisseur ou son représentant fera une inspection de la propreté des cales. Les rails ne seront pas chargés dans les cales qui contiennent des produits corrosifs tels que des engrais, sel, soufre, phosphates, etc.» Les règles de stockage à quai (chapitre 7) sont elles aussi très strictes, et visiblement elles n’ont pas été respectées à la lettre. Ce n’est que vers le mois de mars que les responsables d’Alstom ont pris conscience de la situation.

    Passage au Kärcher !

    Selon notre source, la prise en charge de la marchandise a été au cœur d’une bataille qui a opposé Alstom au transitaire. Il est évident que le déclassement de ce lot de rails aurait constitué un manque à gagner important pour Alstom. Un préjudice financier énorme ! Face à cette situation, il a été décidé de «récupérer» ces rails. Ainsi, depuis le mois d’avril, une équipe de jeunes ouvriers s’affaire à nettoyer au Kärcher le lot de rails. Une telle initiative tente à prouver qu’Alstom est décidée à installer ces éléments sur la voie du futur tramway d’Alger. Il est utile de préciser que cela va à l’encontre des directives de Thyssen Krupp. Il s’avère que le groupe sidérurgique a dépêché un expert — M. Dirk Denning en l’occurrence — qui, après vérification, a rejeté ce produit. Thyssen Krupp n’est pas seul à avoir pris cette décision puisque Systra, entreprise indépendante chargée du contrôle de la réalisation du tramway, en a fait de même. «Nous avons rejeté ces rails et avons demandé à Alstom de ne pas les installer», a indiqué, hier, M. Jean-Daniel Joly, directeur de projet Maîtrise d’œuvre du tramway d’Alger. Ce dernier a affirmé ne pas être au courant de l’opération de nettoyage des rails et dépêché sur-le-champ un de ses employés pour constater la situation. De son côté, Alstom nie tout en bloc. «Nous ne sommes pas responsables de la corrosion de ce lot de rails pour la simple raison que nous n’avons pas accès au port d’Alger. Cette situation relève de la responsabilité de l’agent de transit. Quant à l’expert de Thyssen Krupp, il n’a rejeté qu’une partie de ce lot de 1300 tonnes», a déclaré le directeur du projet du tramway d’Alger, M. Halim Sennane.

    Un détail !

    D’après lui, son entreprise n’a aucune volonté d’utiliser ces éléments pour la construction de la voie. «Notre système de bizness excellence ne nous permet pas d’utiliser des matériaux défectueux. Alstom utilisent les mêmes normes de qualité appliquées partout dans le monde, cela est valable pour Alger», a-t-il insisté. M. Halim Sennane a toutefois été incapable de répondre à la question suivante : pourquoi ces rails sont-ils nettoyés s’ils ne sont pas destinés à être installés ? «Je ne sais pas ! Je ne suis pas au courant de cela. Moi, je gère un projet d’un demi-million d’euros, je ne suis pas au courant de ce genre de détails», a rétorqué M. Sennane. Visiblement gêné par cette question, M. Sennane est allé jusqu’à proférer des menaces.

    L’Entreprise du métro d’Alger injoignable

    Le directeur du projet Tramway à l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) était hier injoignable. Idem pour la cellule de communication, dont la responsable était «sur chantier». Il nous a donc été impossible de savoir si l’EMA est au courant de l’existence de ce lot de rails défectueux.

  7. #7
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    Dimanche 13 Juillet 2008 -- Déjà connu des Algérois, le tramway va bientôt faire son come-back. La nouvelle démarche des pouvoirs publics dans ce secteur s’inscrit dans «une vision globale qui tend à améliorer les déplacements au sein de la capitale, en favorisant ainsi les transports de masse et en redéfinissant la circulation sur les routes». Selon les premières prévisions, il est attendu que cet ancien-nouveau moyen de transport enregistre plus de 60 millions de voyageurs annuellement. En effet, une ligne de tramway de 16,9 km, reliera Alger à Bordj El Kiffan, pour atteindre Dergana sur une distance globale de 23,2 km. Un responsable nous a expliqué que les problèmes d’ordre administratif sont pratiquement tous réglés. Il s’agit d’expropriations, d’autorisations de déviations routières et d’autorisations d’intervention en sites urbains. Au sujet des expropriations, notre interlocuteur a précisé : «L’opération est terminée à 99 %. 180 locaux commerciaux ont été attribués en même temps que les 138 logements. Ces chiffres n’incluent pas les expropriations qui sont effectuées sur les sites des travaux d’extension.»

    En outre, les responsables, qui ont à charge l’opération des expropriations, ont acquis pour le projet une implantation pour la base vie du chantier de Bordj El Kiffan. Les indemnisations sont estimées à 1,5 milliard de dinars. En ce qui concerne les taux d’avancement des travaux, le même responsable nous a affirmé qu’en termes d’étude, le taux d’avancement en matière de matériel roulant est de 100 %. La fabrication en usine a été lancée en octobre 2007. La première rame sera livrée en novembre 2008, et s’en suivront en moyenne deux à trois rames par mois. En matière d’équipements système, l’étude générale a été réalisée à 100 %. Il est à noter que «la partie équipement représente deux tiers en valeur financière du projet». Le taux d’avancement des études d’exécution, notamment la réalisation du tracé, est de 100%. Celui des déviations des réseaux de 100%, sur la base des documents fournis par les concessionnaires.

    Toutefois, selon le directeur du projet, «entre la théorie et la réalité du terrain, il y a souvent un écart, car beaucoup de problèmes surviennent au fur et à mesure que l’on avance dans les travaux, les plans sont parfois imprécis. Il y a toujours des surprises». Les travaux de déviation des réseaux sont effectués en principe avant le lancement des travaux de la ligne. Soulignons que, selon toujours notre interlocuteur, «la première rame sera réceptionnée en novembre 2008, les ateliers de maintenance en janvier 2009 et la plateforme allant de Bordj El Kiffan aux Bananiers, sur 8 km, en mars 2009. La fin du montage des équipements en ligne et les sous-stations seront pour août 2009». Par ailleurs, «la fin des travaux pour la ligne allant des Bananiers aux Fusillés est programmée pour mars 2010.»

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