Jeudi 22 Mai 2008 -- Dans moins de 10 jours, le billet d’avion et de bateau en papier tirera définitivement sa révérence. Les systèmes de réservation, dont les plus importants Amadeus et Galliléo, ne permettront plus de délivrer le billet en papier. Une véritable révolution dans le monde des transports aérien et maritime des voyageurs qui a nécessité la mobilisation des compagnies et leur principale association, IATA en l’occurrence, des années durant.
Le 1er juin prochain, les systèmes de réservation des sièges dans la majorité des compagnies aériennes et maritimes n’émettront plus les actuels billets en papier. Pour l’Algérie, en retard dans l’application de la réforme, les 15 compagnies aériennes qui desservent les aéroports du pays passeront toutes, sauf changement de dernière minute, à l’e-ticket. L’exception peut venir des conditions matérielles de mise en place du système pour des raisons liées à la gestion interne des compagnies ou même du développement du pays.
Dès le 1er juin prochain, il ne sera plus possible de revalider un billet papier, acheté auparavant, au sein des agences de voyages et autres guichets des compagnies. Afin de protéger les intérêts du consommateur, ces dernières peuvent proposer soit un échange en billet électronique, soit un remboursement du billet papier avec une nouvelle émission en billet électronique. Toutefois, pas d’affolement. Tous les billets papiers émis avant le 1er juin 2008 seront valides jusqu’à leur date d’expiration. Reste aux porteurs nominatifs de ces titres de voyages de vérifier avec exactitude la date de validité car, avec le foisonnement des récentes formules promotionnelles, les usagers sont souvent mal renseignés sur les conditions particulières d’émission de leurs billets en papier.
Le système Amadeus prévoit, d’ailleurs, une série de dérogations pour les itinéraires avec plusieurs compagnies et où au moins une des compagnies n’a pas d’accord interligne e-ticket avec les autres. Les itinéraires avec des segments non éligibles, les dossiers pour lesquels la référence compagnie n’est pas renvoyée ou encore les itinéraires avec des segments non éligibles. Pour certaines compagnies, les itinéraires avec des segments passifs, des segments open, des groupes, des bébés, des enfants non accompagnés sont aussi concernés par des dérogations.
Le passage à l’e-ticket est une occasion pour les pouvoirs publics de constater le retard qu’enregistre le pays en matière de réforme du système bancaire. Le passage à l’e-ticket, à cause d’un système bancaire à la traîne, ne permet pas de passer à l’e-commerce, soit à une réservation de son billet 100% électronique. L’Algérien résident sera toujours obligé de passer par une agence de voyages pour payer son ticket. D’où ni Air Algérie ni l’ENMTV, encore moins la Cnan, pour ne citer que les entités de droit algérien, ne vont bénéficier d’un des avantages du système, le gain en coûts.
Reste que ces compagnies ne supporteront plus les cours de fabrication du billet en papier, ni les retombées des pertes et annulations des titres ou encore les contraintes des enregistrements. Air Algérie, l’ENMTV et la Cnan ont, ici, une occasion pour se redéployer sur leur métier de base, le transport, en continuant leur politique de modernisation à travers le délestage de l’activité vente.
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23rd May 2008 20:00 #1
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Généralisation du e-ticket aérien et maritime
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2nd June 2008 09:38 #2
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Lundi 2 juin 2008 -- C’est la fin des billets d’avion ATB à papier pour Air Algérie. Le e-ticket prend le relais. Le projet engagé depuis deux ans a finalement abouti à la généralisation du procédé depuis le 31 mai. «On a perdu beaucoup de temps dans les démarches administratives», explique Hamza Benhamouda, coordinateur et l’un des quatre chefs du projet e–ticket de la compagnie aérienne nationale. «Le lancement concret du projet a débuté en décembre 2006», poursuit-il en indiquant qu’une opération pilote sur la ligne Alger-Oran en septembre dernier a permis de peaufiner les réglages nécessaires. Des e-tickets ont été vendus au niveau de six agences, trois à Alger et trois autres à Oran. L’Association internationale du transport aérien (IATA) a fixé la date butoir du 31 mai pour la mise en place des billets électroniques.
«Il n’y aura plus de billets papier vendus par nos agences», informe M. Benhamouda sans toutefois affirmer que ces billets ne seront plus vendus dans les jours à venir. «On ne va pas pénaliser les agences de voyages (qui ne sont pas encore en mesure d’adopter le nouveau système). Devant l’inexistence sur le marché du BSP (plan de règlement bancaire), qui n’est pas du ressort de ces agences, on leur a accordé un temps supplémentaire pour se conformer. Cela prendra quelques mois. Mais à l’étranger le e-ticket est généralisé à 100%.» Mais au fait qu’est-ce que le e-ticket ? Lors de la réservation, le client ne se verra plus délivrer un billet à feuillets avec des cases rédigées à la main, mais il aura à la place une feuille format A4 imprimée avec des informations codées permettant l’identification rapide et fluide du ticket. Donc, la nouveauté ne réside pas dans le titre délivré mais plutôt dans le système d’exploitation, en clair, le logiciel de gestion utilisé. Les avantages de cette opération sont multiples.
Pour la compagnie, grâce à l’e-ticket, «il n’y a pas de discontinuité dans le flux de l’information, on connaît le statut du ticket en temps réel. Il permet aussi un gain de temps considérable et une réduction de coût importante». Selon des experts, ce procédé permettra aux compagnies aériennes d’économiser 9 dollars américains sur chaque billet, ce qui représente une économie de 3 milliards de dollars par an. Un billet classique coûte 10 fois plus qu’un e-ticket. «Grâce à ce procédé, l’industrie aérienne peut sauvegarder jusqu’à 50 000 arbres par an de par le monde», poursuit notre interlocuteur. Pour ce qui est de l’impact sur le client, le e-ticket présente plusieurs avantages, selon notre interlocuteur. Le billet étant dématérialisé, «il n’y a pas de risque de perte ou de vol. c’est une assurance pour le client. Le changement de réservation peut se faire à la dernière minute par un simple coup de téléphone. En plus de la rapidité de délivrance et d’un meilleur service».
Une autre compagnie de transport de voyageurs, maritime cette fois, la SNTMV a aussi lancé l’opération depuis janvier dernier. «D’ici un à deux mois, le e-ticket sera généralisé sur tout le réseau», affirme un responsable de la direction régionale centre de la société. Pour ce qui est des avantages du e-ticket, le responsable parle d’une meilleure traçabilité, de rapidité, d’une meilleure gestion au niveau des ports, du système d’archivage qui facilite le travail de comptabilité et surtout du coût des billets. «Les billets classiques étaient imprimés en Allemagne, ce qui revenait à 1 000 ou 1 500 DA l’unité», informe-t-il. Par ailleurs, des sessions de formation ont été dispensées au profit des agences de voyages étatiques et privées agréées pour s’adapter au nouveau système.







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