Dimanche 1 juin 2008 -- Le développement de l'aéroport International d'Alger est, désormais, une priorité pour le gouvernement. Celui-ci doit, en effet, s'adapter aux nouveaux besoins internationaux pour assurer le développement durable. L'aéroport, est appelé à devenir le plus important d'Afrique. C'est dans ce contexte que la société de gestion des services et infrastructures aéroportuaires(SGSIA) a décidé de se doter d'un outil de planification à court, moyen et long termes, en réalisant un schéma directeur d'aménagement de l'aéroport d'Alger.
En effet, la SGSIA a fait paraître, depuis hier, dans la presse nationale, un appel à manifestation d'intérêt, aux bureaux d'études nationaux et internationaux spécialisés dans le domaine. Un appel d'offres qui, faut-il le dire, rentre dans le cadre du plan stratégique 2007-2010 de l'aéroport qui, par ailleurs, incite les compagnies aériennes à établir de nouvelles fréquences, desservant par exemple la Chine, la Russie, New York, Dubai et Amsterdam à Alger sur une base régulière.
La schéma directeur permettra, ainsi, de définir les solutions optimales de développement des infrastructures et l'horizon de saturation de l'aéroport en considérant principalement les contraintes aéronautiques, économiques, environnementales, fonctionnelles et spatiales et ce, pour des durées allant de 5 à 20 ans. Il définira, par ailleurs, le phasage des études et des travaux relatifs aux infrastructures ainsi que la programme d'investissement pour le court terme.
Avec une capacité d'accueil de 12 millions de passagers par an, l'aéroport d'Alger est, rappelons-le, le troisième d'Afrique de par sa taille, derrière Johannesburg et Le Caire. Par contre, en ce qui concerne le trafic réel, avec environ 4 millions de passagers par an, il se place en dixième position après les importantes destinations touristiques africaines. On y trouve deux aérogares, l'une destinée aux vols domestiques, l'autre aux vols internationaux. Cette dernière a été inaugurée en juillet 2006 et ce terminal, bâti selon le modèle du terminal de Francfort, est désormais l'un des plus modernes du continent africain. Il est géré actuellement par ADP (Aéroports de Paris) depuis 2007 pour une durée de quatre ans et il comporte douze passerelles télescopiques permettant de sortir directement de l'avion pour arriver dans le hall.
Quant à l'aérogare domestique, le nouveau terminal a été inauguré en novembre 2007. De nouveaux espaces verts ont été aménagés et l'on y trouve de belles boutiques, des bureaux, des cafétérias, des services, la climatisation et un très grand hall d'embarquement. Ce qui va laisser augurer une véritable bousculade de la part des bureaux d'études intéressés par cet appel d'offre. Ces derniers ont un délai de trois mois (31 août) pour convaincre, notamment sur l'expérience, la qualification dans le domaine et la méthodologie.
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1st June 2008 11:28 #1
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Schéma directeur d'aménagement de l'aéroport d'Alger :
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2nd December 2008 19:22 #2
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L’accord de 4 ans prend fin en 2009 :
ADP veut prolonger le contrat de gestion de l’aéroport d’Alger
Mardi 2 Décembre 2008 -- L’aéroport d’Alger devra se préparer à accueillir des avions gros porteurs à moyen et à long terme. Une éventualité qui sera intégrée dans le cadre d’un nouveau schéma directeur d’aménagement qui sera lancé par l’Aéroport de Paris (ADP), qui détient le contrat de gestion de cette infrastructure depuis 2006. Le directeur général exécutif de l’aéroport d’Alger, M. Francis Latarjet, a évoqué cette possibilité hier à l’occasion de la dernière table ronde organisée dans le cadre des Journées technologiques françaises (JTF) en Algérie. Il a ainsi affirmé que «tout aéroport dans le monde doit envisager l’éventualité d’accueillir des avions gros porteurs. Comme nous lançons un schéma directeur d’aménagement de l’aéroport pour mieux connaître son avenir en terme de développement et les limites du développement possible, il serait bon d’introduire dans l’élaboration de ce schéma l’hypothèse selon laquelle on puisse un jour accueillir des gros porteurs». Cette perspective, a-t-il dit, «nécessite des aménagements spécifiques notamment au niveau de la piste, des espaces pour le parking avion, ainsi que des systèmes de double ou triple passerelles télescopiques pour pouvoir embarquer des passagers dont le nombre peut aller jusqu’à 700. Cela nécessite également «des investissements qu’il faut étudier et examiner». M. Latarjet a toutefois admis qu’»une telle perspective n’est pas pour demain, mais c’est notre devoir de la prévoir dans le cadre d’un schéma directeur à court, moyen et long termes qui prenne en compte les risques de saturation de l’aéroport». Il a, par ailleurs, assuré que l’aéroport a les moyens de financer et de réaliser de tels investissements.
Aéroport d’Alger : le chiffre d’affaires en hausse de 30 %
M. Latarjet explique que depuis la mise en œuvre du contrat, le chiffre d’affaires de l’aéroport a augmenté de 30 % en 2008 par rapport à 2007. La croissance du trafic a progressé de 9 % entre 2006 et 2007 et devrait encore augmenter dans la même proportion cette année. L’aéroport d’Alger enregistre un trafic annuel de 4 millions de passagers, dont 2,5 millions vers l’international, et 53 000 mouvements d’avions. De plus, a-t-il poursuivi, «l’aéroport s’autofinance, n’a plus besoin de subvention et a dégagé des bénéfices nets. Nous avons pu rémunérer l’actionnaire EGSAA presque à hauteur de son investissement, comme nous avons revalorisé les salaires». Après près de trois ans de la mise en œuvre du contrat de gestion de 4 ans, «nous avons réalisé des résultats très positifs avec de très bonnes perspectives d’avenir», a estimé M. Latarjet, en soulignant toutefois que la période de 4 ans pourrait ne pas suffire pour mener à bien sa mission car «il reste beaucoup à faire». Il s’explique : «C’est un contrat exigeant et ambitieux et je ne suis pas sûr que l’on puisse partir d’ici à la fin de 2009. Il faudra sans doute prévoir une prolongation du contrat ou partiellement sur quelques domaines pour lesquels nous n’aurons pas eu suffisamment de temps». Ces domaines concernent essentiellement «la formation des ressources humaines». Si prolongation il y a, elle pourrait être d’un an, a-t-il dit, tout en estimant qu’il est prématuré d’en parler.







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