Mardi 31 Mars 2009 -- Ouf ! Serait-on tenté de dire. Le téléphérique de Skikda sera donc opérationnel (sauf mauvaise surprise de dernière minute) au mois de mai prochain. Les câbles ont finalement été tendus, bien qu’un incident eût failli, la semaine dernière, mettre le feu aux poudres quand un des immenses câbles s’était détaché pour tomber sur une maison de la rue Louzat (la gare El Barrani), suscitant une grande panique parmi les locataires. On apprend qu’avant sa mise en service, le téléphérique fera l’objet d’une longue période d’essai. Les cabines, vides au départ, auront ainsi à transiter, continuellement entre les différentes stations. Puis, elles se verront remplies de fûts de sables, pour simuler le poids autorisé. Ce n’est qu’à la fin de ces opérations que les Skikdis pourront enfin admirer la ville à partir des hauteurs. Rien que pour cela, le téléphérique restera toujours un acquis local, même avec ses contraintes. L’on saura ainsi que six palmiers se trouvant sur le passage du téléphérique seront déplacés. C’est l’ultime décision prise ces derniers jours par le constructeur suisse. Le P/APC de Skikda, tout en confirmant l’information tiendra cependant à apporter d’autres précisions : « Les palmiers, trois de chaque côté du passage longeant le siège technique de l’APC, gênent effectivement le passage des cabines devant relier la gare routière à Bouyala. Les Suisses ont pris attache avec nous pour juger de la meilleure opportunité visant à préserver ce patrimoine. Nous avons convenu ensemble d’opter pour leur transplantation près de la future banque CPA, située juste à côté. Les Suisses et le Métro d’Alger nous ont assuré que cette opération permettra de préserver les six palmiers. Par ailleurs, nous avons décidé d’implanter six autres jeunes palmiers de la même espèce à la place de ceux qu’on déplacera. » Le directeur des transports de la wilaya de Skikda ajoutera, quant à lui, que l’entreprise Métro d’Alger a déjà désigné une entreprise spécialisée pour mener à bien l’opération. Il ajoutera que « la transplantation sera réalisée par une entreprise qui dispose d’une grande expérience dans le domaine. Les six palmiers transplantés resteront soutenus par des techniques spécifiques durant plus d’un mois pour garantir leur adaptation ». Pailleurs, Radouane Souames, président de l’association Ecologica pour la protection de l’environnement, qui s’est opposé dans le passé à l’abattage de trois palmiers, jugera que l’essentiel est de tout entreprendre pour sauvegarder les 6 palmiers. « Nous ne pouvons que saluer la décision de transplantation de ces palmiers en espérant qu’elle se déroule dans de bonnes condition afin d’éviter leur perte », dit-il.
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31st March 2009 16:28 #1
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Le téléphérique de Skikda :
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22nd September 2009 00:33 #2
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Mardi 22 Septembre 2009 -- Le ministre des Transports, Amar Tou, été jeudi à Skikda pour inaugurer le téléphérique. Un projet qui a été suivi de très près par le ministre au point de lui avoir consacré deux visites d’inspection afin de booster la cadence des travaux qui avaient enregistré de grands retards. La mise en marche du téléphérique de Skikda a été annoncée et reportée à plusieurs reprises, incitant le ministre à se montrer très critique à l’endroit des responsables lors de sa dernière visite. Le projet, qui a coûté plus d’un milliard de dinars, a été lancé en avril 2007 et aurait dû être réceptionné avant la fin de l’année 2008. Finalement, l’instabilité du sol devant accueillir la station intermédiaire a obligé le constructeur suisse Garaventa à procéder à la pose de pieux sur une profondeur de plus de 25 m. Composé de 22 cabines de 15 places, le téléphérique de Skikda dispose d’une capacité de transport estimée à 12000 passagers par heure. Il reliera sur près de 2 km, en 8 minutes, les cités implantées sur les monts de Bouabbaz et de Bouyala.
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30th September 2009 00:20 #3
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Mercredi 30 Septembre 2009 -- Pour la plupart des usagers, les tarifs ne sont pas pour encourager les habitants à prendre ce moyen de transport. Plus de deux semaines après sa mise en service, le téléphérique ne semble pas faire l’unanimité au niveau local, encore moins attirer les foules. « On a fait le plein lors de la fête de l’Aïd. Maintenant il y a beaucoup moins de monde », raconte un des employés. Quotidiennement, la plupart des télécabines restent globalement vides. Les quelques usagers sont essentiellement les enfants et quelques couples heureux de bénéficier du ciel skikdi pour parcourir un circuit de romance. Mardi après-midi et samedi, jours de repos des écoliers, le téléphérique enregistre un flux assez important, selon le témoignage d’un des employés. Normal, devant le manque flagrant de distraction dans la ville de Skikda, les bambins semblent avoir trouvé tout un manège à leur disposition. Un manège qui coûte très cher cependant. Excessivement cher, même pour un moyen de transport dit de masse. Pour parcourir les quelques dizaines de mètres séparant Bouyala de la gare routière, par exemple, il faut débourser 20 DA. « Je ne pourrai pas dépenser 40 DA aller-retour chaque jour et pour un seul enfant », témoigne un père de famille. Les prix affichés ne sont certainement pas pour encourager les habitants de Skikda à recourir à ce moyen de transport, d’autant plus que la même navette est assurée pour la modique somme de 10 DA par les transporteurs privés.
D’un moyen de transport de masse, le téléphérique risque de devenir un luxe qu’on n’utilisera que les jours de fête, ce qui ne devrait pas être sans conséquences sur le devenir financier de l’entreprise chargée de sa gestion. Cette « lacune » ne fera par ailleurs que conforter la thèse d’une large frange de la population qui n’a jamais compris la nécessité de doter la ville d’un tel moyen de transport. « Avec le un milliard de dinars dépensé, on aurait dû plutôt penser à ériger des autoponts ou des trémies pour soulager la circulation qui paralyse la ville. On a opté pour le tape -à-l’œil aux dépens de l’essentiel….de toute façon cela s’inscrit exactement dans les moeurs de gestion de cette ville. Si ce moyen était réalisé pour desservir les zones enclavées de Sidi Ahmed et de Boulekroud, là on serait d’accord, mais le mettre à l’entrée de la ville juste pour faire joli, c’est simplement un gaspillage caractérisé de l’argent public », se révolte un citoyen.
D’autres, par contre, estiment que Skikda n’a jamais bénéficié d’infrastructures modernes et disent ceci : « Si pour une fois on nous offre un téléphérique, grâce à la bonne volonté de feu Maghlaoui, tant mieux, même s’il ne servira que pour apporter une touche agréable au paysage de la ville. Il ne faut pas avoir constamment cet esprit critique tout le temps et pour toute nouvelle chose. » Entre les deux versions, le débat reste ouvert même si la majorité s’inscrit dans un déni total de l’utilité du projet. D’autres vont jusqu’à exposer leur mécontentement quant à son propre tracé. L’un des usagers témoigne : « La presse a rapporté que lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre Amar Tou avait estimé que le rôle touristique de cet équipement est indéniable. Certes, mais les usagers de cet engin ne verront ni la Bleue ni les paysages sublimes de Skikda. Ils auront l’embarras du choix entre la contemplation du cimetière chrétien ou les gourbis de l’immense bidonville de Bouabbaz… » Le téléphérique de Skikda fonctionne donc presque à vide. Gageons que ce n’est là que le début et qu’avec le temps il retrouvera ses usagers. Sinon il y aura toujours des tourtereaux dans le ciel de Skikda qui remercieront à chaque fois Amar Tou…
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20th October 2009 00:36 #4
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Mardi 20 Octobre 2009 -- Skikda vient d'être dotée d'un nouveau moyen de transport en commun, le téléphérique en l'occurrence dont les "impacts bénéfiques" sont soulignés par les habitants. Mises officiellement en service le 18 septembre dernier, les télécabines ont déjà permis de modifier la perception des transports urbains, contribuant aussi à reconfigurer l'mage d'une ville engorgée dont les habitants éprouvent de plus en plus de mal à s'accommoder des moyens archaïques de transports mis à leur disposition. Le téléphérique assure actuellement la liaison entre les hauteurs de Bouabaz et de Bouyala, via la station Mohamed-Boudiaf, au centre de l'antique Rusicada. La première station de Bouabaz est la station motrice de l'ouvrage, tandis que la gare routière constitue son "point de jonction". Des citoyens rencontrés au niveau de la gare routière, à l'entrée de la ville prés de la station Mohamed-Boudiaf, ont cependant des avis partagés quant aux choix des dessertes et des emplacements des stations. "Ce moyen de transport aurait dû desservir les zones enclavées de Sidi Ahmed et de Boulekroud", soutient un usager pour qui le choix de mettre la station principale "à l'entrée de la ville, juste pour faire beau, est du gaspillage". Un autre estime que le téléphérique aurait été "plus rentable" s'il desservait la zone touristique de Stora et survolait les plages de la région. Il reste néanmoins que la majorité des Skikdis salue l'initiative de doter la ville d'un moyen de transport "rapide, sûr et écologique". Même si d'aucuns trouvent "excessif" le coût du trajet, fixé à 20 DA, ce qui explique sans doute le peu dÆaffluence constaté. Une désaffection que Mme Nassima K., mère de famille résidant cité Bouyala, attribue à la "nouveauté de la chose" avant de "parier" que ce moyen de transport finira bien par s'imposer au regard, surtout, des gains de temps qu'il permet. Les travaux du téléphérique de Skikda avaient été entamés en avril 2007 par le groupement suisse Garaventa et l'entreprise nationale "Sapta". Il a coûté près de 1,3 milliard de DA.







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