Mardi 29 Décembre 2009 -- La France va durcir les contrôles des voyageurs aériens, notamment ceux en provenance d'Algérie. C'est ce qu'a annoncé, mardi 29 décembre, le ministre français de l'Intérieur, Brice Hortefeux, quelques jours après la tentative avortée d'un attentat kamikaze sur un vol Amsterdam-Detroit. Il s'agit notamment d'exiger que les informations personnelles des passagers soient communiquées au moment de la réservation et non plus à l'embarquement comme c’est le cas actuellement. Depuis le 19 février dernier, l'Algérie figure sur la liste française des pays à risques, pour lesquels des informations personnelles concernant les passagers sont exigées. Brice Hortefeux souhaite que de nouvelles données soient collectées sur les passagers, comme le moyen de paiement, le lieu de la réservation, l'adresse de facturation, le numéro de téléphone et l'adresse électronique. Outre l'Algérie, la liste des pays à risque comprend le Yémen, la Syrie, le Pakistan, l'Iran, l'Afghanistan et le Mali. Les compagnies aériennes qui desservent la France en provenance de ces pays, seront de plus, à partir du 1er janvier, condamnées à payer 50.000 euros d'amende si elles refusent de transmettre ces données.
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29th December 2009 11:35 #1
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Hakim Arous :
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29th December 2009 13:13 #2
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Berlin/Paris, December 29, 2009 -- A German police chief warned on Tuesday that there were glaring flaws in airport security systems, in the wake of the recent apparent attempt to set off an explosion on a flight to Detroit. "Vigilance has noticeably slackened. The reactions to terrorist threats are too cautious," said Konrad Freiberg, the chairman of Germany's police trade union, GdP. Airports were insufficiently staffed and lacked modern technology, Freiberg told daily Passauer Neue Presse. "The terrorists have their eye on airports. This is why the security controls continually need to be perfected and checked," Freiberg said. The police chief also criticized low-cost airlines. "Cheap flights are at the expense of security. Airport operators and airlines often work with minimal wages and save on personnel," Freiberg said.
In France, authorities are pushing for increasing passenger surveillance from the moment an airline ticket is purchased. If the plan goes through, any airline flying to France would have to supply police with passenger data when the flight is booked - including passenger name, booking location, method of payment and billing address. A French anti-terror law already makes such data available from countries including Iran, Afghanistan, Pakistan, Algeria and Mali.
Meanwhile, the head of the German Travel Association (DRV) warned against knee-jerk reactions regarding air security. British Airways and Air Canada have said they would make people stay in their seats during the last hour of the flight. This was when the Nigerian attempted his alleged attack on the Detroit-bound flight on Christmas Day. "If someone has the prerequisites to blow up an aircraft mid-flight, this is surely not dependent on the time," said Klaus Laepple, the President of the DRV. "What difference does it make if I can't leave my seat for an hour before landing or an hour after takeoff?" Laepple added.
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30th December 2009 00:11 #3
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Mercredi 30 Décembre 2009 -- Les Algériens, à l’instar des citoyens d’autres pays devant se rendre en France, pourraient voir des informations les concernant transmises au ministère de l’Intérieur de ce pays dès la réservation du billet. C’est une mesure prise par les autorités françaises quelques jours après la tentative d’attentat kamikaze sur un vol Amsterdam-Detroit. Cette mesure entre dans le cadre du plan de sûreté des transports aériens concocté par le ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux. Ces données dites Apis (Advanced passenger information system) correspondent aux éléments d’identité usuels (nom, prénoms, âge, date et lieu de naissance) et pourraient être renforcées, si ce plan venait à être appliqué, par d’autres informations. Ce nouveau système, dit procédure de PNR, déjà en application aux Etats-Unis, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, n’attend pas que ces informations soient fournies dans des salles d’embarquement mais dès la réservation des billets, qu’ils soient commandés dans une agence ou via Internet. Ces informations exigées par ce système comprennent le moyen de paiement, l’adresse de facturation, les numéros de téléphone, les adresses électroniques des passagers, le lieu de réservation et le nom de l’agent de voyage. Le ministre français de l’Intérieur voudrait faire avancer au niveau européen son projet de contrôle renforcé des passagers sur les vols internationaux, selon le Figaro. «Au-delà de ce dispositif de portée générale, pour certains pays à risques, Brice Hortefeux a décidé sans attendre que, à compter du 1er janvier 2010, les compagnies aériennes, qui négligent ou refusent de transmettre à l’avance aux autorités françaises la liste de leurs passagers, seront systématiquement verbalisées par la police aux frontières (PAF). Elles devront s’acquitter d’une amende de 50 000 euros, particulièrement dissuasive. Celle-ci n’était jamais réclamée. Elle avait été prévue dans le cadre de l’expérimentation de nouvelles mesures antiterroristes adoptées en 2006», ajoute ce journal. «Les pays concernés étaient alors le Yémen, la Syrie, le Pakistan, l’Iran et l’Afghanistan. L’expérience devait durer deux ans. Elle a été prorogée jusqu’à janvier dernier et étendue depuis le 19 février à l’Algérie et au Mali», rappelle cette publication.
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30th December 2009 00:20 #4
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Mercredi 30 Décembre 2009 -- Après la tentative d’attentat terroriste dans un avion de la compagnie américaine Delta Air Lines, les aéroports du monde entier ont mis en place des mesures de sécurité renforcées, à la demande des Etats-Unis, et ce pour une durée indéterminée. Dans le même temps, l’Administration Obama a demandé le réexamen des procédures de sécurité en place pour identifier les terroristes potentiels et empêcher l’embarquement d’explosifs à bord des avions de ligne. Pour l’heure, les mesures de sécurité sont pour ainsi dire durcies sur tous les vols vers les Etats-Unis. Dans un avenir proche, il est fort possible que les mesures de contrôle des passagers soient également renforcées pour les vols à destination de la France. Cela pourrait être notamment valable pour ceux programmés à partir du Yémen, de la Syrie, du Pakistan, de l’Iran, de l’Afghanistan, d’Algérie et du Mali, tous des pays considérés comme étant à « risque » par les autorités françaises. Cette liste pourrait s’allonger très vite puisque Paris envisagerait d’y inclure d’autres pays en se basant sur une liste de l’Unité de coordination et de lutte antiterroriste (Uclat). Le ministre de l’Intérieur français, Brice Hortefeux, aurait en effet, émis son souhait de promouvoir, au niveau européen, un renforcement des mesures de sécurité dans le transport aérien dont un contrôle accru de l’identité des passagers comme cela se pratique aux Etats-Unis. Ainsi, Brice Hortefeux aurait, selon le quotidien français Le Figaro repris hier par l’AFP, proposé carrément d’adopter le PNR américain (Personal name record). Le PNR exige, entre autres, à ce que les données soient transmises aux autorités dès que le passager réserve son vol, donc des semaines à l’avance généralement. Avec plus de détails comme le moyen de paiement, le numéro de téléphone et l’adresse électronique du passager. L’information n’a en tout cas pas été démentie par le ministre français de l’Intérieur.
Actuellement, les compagnies aériennes transmettent les données sur les passagers (nom, prénom, âge, lieu de naissance...) le jour de l’embarquement. C’est la procédure APIS (Advanced passenger information system) décidée par l’UE pour limiter au maximum les entorses aux libertés individuelles. Des amendes pour les compagnies qui ne jouent pas le jeu Dans les mesures concrètement applicables en France, M. Hortefeux aurait décidé, toujours selon Le Figaro paru hier, « qu’à compter du 1er janvier » les compagnies aériennes qui « négligent ou refusent de transmettre à l’avance la liste de leurs passagers seront systématiquement verbalisées par la police aux frontières (PAF) ». Cette amende de 50 000 euros est une disposition déjà en vigueur qui, rappelle-t-on encore, figure dans le cadre de l’expérimentation de mesures antiterroristes adoptées en 2006. Celle-ci n’a cependant jamais été appliquée. En attendant, l’attentat manqué du 26 décembre a déjà convaincu le Canada d’interdire temporairement le transport de bagages en cabine sur les vols à destination des Etats-Unis. À plus long terme et plus globalement, certains experts pressentent également l’arrivée massive dans les aéroports des scanners corporels, des appareils très controversés car ils permettent de voir le corps dévêtu. Des consultants européens en sécurité soutiennent que pour que les nouvelles mesures de sécurité soient vraiment efficaces, il faudrait que les données des personnes en transit soient transmises à tous les pays concernés. Nombre d’entre eux pensent, en effet, que Omar Farouk Abdoulmoutalib, le Nigérian qui a tenté de faire sauter le vol Amsterdam-Detroit, aurait dû être contrôlé à son arrivée à Amsterdam depuis Lagos, cela surtout qu’il avait des visas du Yémen sur son passeport. À rappeler que Omar Farouk Abdoulmoutalib figurait dans un fichier des services de sécurité américains contenant 500 000 noms de personnes susceptibles de représenter un danger pour les Etats-Unis. Suite aux avertissements de son père, qui avait prévenu l’ambassade des Etats-Unis au Nigeria de la radicalisation de son fils, il aurait dû être ajouté au fichier « no fly », celui des personnes qui n’ont pas le droit de prendre un avion à destination des USA, qui compte 4000 noms. Mais cela ne s’est pas fait. Le reste de l’histoire tout le monde la connaît.
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30th December 2009 13:56 #5
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Hakim Arous :
Mercredi 30 Décembre 2009 -- La décision française de renforcer les contrôles sur les voyageurs aériens en provenance de pays classés à risque est mal perçue en Algérie. Avec l'annonce de cette intention du ministre français de l'Intérieur, les Algériens ont en effet découvert qu'ils figuraient depuis le 19 février dernier sur cette fameuse liste. Et immédiatement des questions se posent sur la pertinence de la présence du pays parmi les plus dangereux de la planète en matière de provenance des voyageurs aériens. Certes le contexte sécuritaire en Algérie n'est pas encore totalement apaisé, mais est-il cependant comparable à ce qui se passe en Afghanistan, au Yémen ou au Pakistan ?
L'autre question porte sur l'utilisation qui sera faite des nouvelles informations récoltées par les compagnies aériennes. On sait déjà que les Algériens qui veulent se rendre en France et plus largement en Europe doivent fournir dans leur demande de visa un grand nombre de données personnelles et attendre au moins 15 jours pour obtenir le précieux document. Ces données, on l'imagine, servent déjà de renseignement sur la dangerosité ou non d'un futur passager. Le complément d'informations réclamées aux compagnies aériennes par la France sera-t-il réellement efficace pour détecter des passagers dangereux en provenance d’Algérie ? Comment des anomalies éventuelles qui n’ont pas été détectées par les services de visas pourront-elles être repérées par des compagnies aériennes ? Surtout que le passager peut acquérir son billet une heure avant le vol.
Tout le monde le sait : l'affaire de la tentative d'attentat sur le vol Amsterdam-Détroit montre qu'il s'agit beaucoup plus d'une défaillance des services de renseignements américains, qui n'ont pas placé le jeune nigérian sur la liste des individus interdits de vol à destination des Etats-Unis comme le préconisait leurs informations, plutôt que d'une négligence de la compagnie aérienne ou de l'aéroport de départ.
C'est bien la coopération et l'organisation du renseignement et de la lutte contre le terrorisme au niveau mondial qui est en jeu, étant donné que Umar Farouk Abdulmutallab a traversé au moins trois pays avant de s'envoler pour Détroit. Si Barack Obama a décidé de sévir contre ses services, la France s'assure-t-elle, en même temps qu'elle renforce les contrôles dans ses aéroports, qu'elle est à l'abri d'une telle erreur. Un autre argument qui fait qu'en Algérie, l'annonce française est perçue comme une provocation, ou en tout cas comme un élément qui renforce la mauvaise image du pays, qui n'a vraiment pas besoin de cela.
Et puis, pourquoi rendre publique une telle liste ? La maintenir secrète non seulement rendrait le travail des services de sécurité plus efficace, mais il permettra aussi d’éviter de stigmatiser des voyageurs d’un pays « ami ». Enfin, l’annonce française intervient quelques jours seulement après les déclarations de son ambassadeur à Alger dans les colonnes de nos confrères d’Echorouk affirmant que Paris était prêt à accepter le principe d’une libre circulation des Algériens en échange d’un accord gazier…







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