Dimanche 4 mai 2008 -- La prochaine rentrée scolaire sera celle de «la qualité» a indiqué le ministre de l'Education nationale Boubakeur Benbouzid, lors de sa rencontre, hier, avec les directeurs de l'Education au siège du ministère. Dans son intervention, le ministre a appelé les directeurs de l'Education à ne s'occuper que des problèmes liés à la pédagogie et ne pas interférer dans des questions relatives à la construction d'écoles. Le ministre insiste: «les directeurs de l'Education doivent s'occuper des indicateurs de la qualité». L'une des importantes tâches qui les attend consiste dans le suivi de la scolarité des enfants et de la qualité de l'enseignement. Il insistera sur la nécessité de faire des efforts supplémentaires pour la scolarisation d'au moins 70% des enfants de 5 ans dans le pré-scolaire dans les établissements publics, l'année prochaine. Le restant, soit 30%, iront dans des écoles privées. Mais ce qui est souhaité et «c'est mon but», indiquera le ministre, c'est d'arriver à faire admettre dans le pré-scolaire les enfants de 4 ans, comme il est d'usage dans les pays développés. 20.000 enseignants seront mis en partie au service des enfants du pré-scolaire et des CEM, dès l'année prochaine. Selon le ministre, ils suivront des formations continues pour assurer l'enseignement dans les deux paliers.
Le ministre indiquera, par ailleurs, que tous les enfants entre l'âge de scolarisation et 16 ans révolus «doivent avoir leur place à l'école». «Un enfant qui quitte l'école avant cet âge nous oblige à nous poser la question de savoir où il va?», a souligné le ministre qui a affirmé que les pouvoir publics disposent de moyens pour mettre à l'abri les enfants qui pourraient s'exclure d'eux-mêmes du cycle obligatoire. Il notera que si d'énormes moyens d'accompagnement ont été mis pour faciliter la scolarisation des enfants (réfectoires, différentes aides, gratuité du livre pour les nécessiteux et enfants de la première année, écoles mobiles), il reste un effort supplémentaire à consentir pour arriver à 100% de scolarisation.
Par ailleurs, le ministre a annoncé, hier, que «l'examen du baccalauréat de l'ancien système sera reconduit encore pour 3 années». Si cette année, il existe encore des candidats «doublants» de l'ancien système dans les lycées, les recalés de cette année passeront, l'année prochaine, leur bac en candidats libres et pourront le passer pour les 3 années à venir. Le ministre qui a mis fin au suspense relatif au devenir de ces candidats, indiquera, lors d'un point de presse, qu'il a «réfléchi longtemps» sur cette question avant de prendre sa décision. Au sujet des questions auxquelles les candidats devront répondre le jour d'examen, celles-ci seront établies en fonction du programme, effectivement, réalisé par les enseignants. Le ministre indiquera que le programme a été réalisé presque en totalité.
Mercredi 14 Mai 2008 -- Fin des cours et place aux préparatifs pour l’examen du baccalauréat. La phase «révisions» commence dès aujourd’hui, soit à vingt-trois jours du jour J, prévu le 7 juin. Les candidats n’auront pas à s’inquiéter dans la mesure où les cours devant être révisés ont été déterminés. Le ministère de l’Education nationale a fait le point sur la progression des programmes, toutes spécialités et matières confondues. Il a rendu publique la liste des programmes dans les six filières et les 64 matières, concernés par l’examen. Il a ainsi limité le seuil minimal des révisions.
A titre d’exemple, pour la filière langues étrangères, les candidats se limiteront à réviser leurs cours jusqu’à la leçon intitulée «Inciter son interlocuteur à agir». Pour la même filière, en anglais, la limite est fixée à «Listing and speaking / reading and wrinting». C’est le même seuil qui est arrêté pour les filières lettres et philosophie. En histoire et géographie, la révision est limitée à «La maturation de la conscience nationale» et au «Développement au Nigéria». Pour toutes les filières, les candidats ne peuvent en aucun cas être surpris le jour de l’examen par des questions sur leçons n’ayant pas été dispensées ou qui ne font pas partie du tableau dressé par le ministère de l’Education.
L’office national des examens et des concours (ONEC), chargé d’élaborer les sujets, n’aura pas à franchir la limite tracée par le ministère qui avait auparavant chargé une commission nationale d’évaluer la progression des programmes dans l’ensemble des lycées, à l’échelle nationale. Cette délimitation du seuil de progression pédagogique est destinée, selon le ministère, à sérier les programmes de référence pour l’élaboration des sujets d’examen du baccalauréat. «Ce seuil fixe les limites des programmes de référence pour l’élaboration des sujets d’examen du baccalauréat», souligne le ministère dans son communiqué rendu public hier. Ainsi, le ministère aura tenu sa promesse. Le seuil de la progression des programmes d’enseignement, matière par matière et filière par filière, a atteint, à la date butoir du 15 mai, une proportion de plus de 80 % de l’ensemble des programmes à l’échelle nationale, ce qui correspond au taux moyen enregistré durant les années précédentes, est-il souligné dans le même document.
En attendant le jour J, les candidats pourront entamer leurs révisions, sur la base des cours effectivement dispensés à la date du 15 mai 2008, en toute clarté et dans la sérénité. Ils auront également, le jour de l’examen, 30 minutes supplémentaires pour pouvoir choisir sereinement entre les deux sujets proposés. Une première depuis l’indépendance, visant à tranquilliser les premiers candidats à passer leur bac dans sa nouvelle formule.
Jeudi 15 Mai 2008 -- Les personnels techniques, relevant de l'Office national des examens et concours (Onec), chargés de l'impression des sujets de l'examen du baccalauréat, session juin 2008, ont pris, hier, leurs postes à l'Office régional des examens et concours de Kouba (Alger), a indiqué le ministère de l'Éducation nationale dans un communiqué. Ces personnels, qui seront mis en quarantaine, demeureront sans aucun contact avec l'extérieur jusqu'à la fin de la dernière épreuve du baccalauréat, précise la même source.
Lundi 2 juin 2008 -- De nombreux immigrés algériens en France ont exprimé leur colère suite aux nombreuses difficultés qu’ils rencontrent au début de toutes les opérations d’inscription dans les grandes écoles françaises et les centres de formation parce que plusieurs administrations de ces établissements ne reconnaissent pas les diplômes universitaires et les attestations de baccalauréat délivrés en Algérie. Les administrations françaises imposent à tous les Algériens désirant s’inscrire dans ces instituts de présenter une autre attestation délivrée par l’ambassade algérienne à Paris, qui prouve que l’attestation obtenue en Algérie n’est pas falsifiée et permet à son titulaire de poursuivre des études supérieures dans les universités algériennes.
Cependant, notre ambassade à Paris a refusé catégoriquement de délivrer la moindre attestation de ce genre, et l’ambassadeur Missoum Sebih a interdit à ses services de délivrer cette attestation. C’est pourquoi, la plupart des Algériens continent d’être marginalisés et ne peuvent bénéficier des diplômes qu’ils ont obtenus en Algérie. Ils sont à présent obligés de participer aux concours organisés par plusieurs centres français pour tous les candidats qui ne détiennent pas de diplômes.
Des sources diplomatiques ont révélé que l’ambassadeur algérien a pris cette décision au motif que la délivrance de ces attestations ne fait pas partie de ses prérogatives. Il délivrait ces attestations auparavant par pitié, mais il a dû y renoncer à cause des nombreuses falsifications. Notre source a ajouté que l’ambassadeur considère que les autorités concernées, à leur tête les ministères de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, doivent « trouver une solution à ce problème dont nos immigrés sont victimes ».