Vendredi 5 Juin 2009 -- Les « franchisés » de prêt-à-porter ferment les uns après les autres. D’autres envisagent de stopper leur politique de développement. Baux commerciaux inadaptés, interdiction de transférer les royalties, absence de législation… Pour de nombreux distributeurs de marques étrangères, une franchise en Algérie devient difficile à rentabiliser. Alors que Naf-Naf, rue Mohammed V à Alger, a baissé rideau tout comme les deux boutiques Etam de la rue Didouche, suivies par celle de Sidi Yahia, où Célio s’apprête aussi à fermer et où Quick n’arrive même pas à ouvrir son troisième restaurant, les chaînes étrangères ont-elles un intérêt à investir en Algérie ? « Une franchise devient difficile à rentabliser car le protectionnisme ambiant freine les affaires, dénonce l’un d’entre eux. La réglementation est devenue plus stricte. On passe notre temps à faire de la paperasse ! Le ministère du Commerce exige par exemple une étiquette en arabe sur chaque produit. Or, les marques n’ont pas le personnel pour le faire. Nous devons faire nous-mêmes les étiquettes et les envoyer, ou nous déplacer nous-mêmes car certaines marques ne veulent pas le faire ! Imaginez un peu les retards dans la livraison… »
Autre problème : les loyers, qui atteignent 700 000 DA pour 200 mètres carrés à Sidi Yahia, et l’impossibilité de signer des baux commerciaux de longue durée. « Il faut absolument changer la loi qui stipule que le contrat de location est libre, souligne un distributeur. Car notre investissement est beaucoup plus important que celui d’un commerce classique. Nous devons donc avoir plus de sécurité. » Les commerçants, encore associés au regard de la loi à des importateurs-distributeurs, attendent donc beaucoup de la législation en préparation qui devrait organiser leur activité mais qui tarde à venir. Enfin, certains se demandent si les mentalités sont réellement prêtes. « Ceux qui peuvent s’acheter des marques étrangères, en particulier pour l’habillement ou le linge de maison, préfèrent faire leurs courses à Paris », remarque un franchisé. Reste que l’ouverture du futur centre commercial de Bab Ezzouar, à l’est d’Alger, provoque un enthousiasme débordant de la part des marques telles que Marèse, Repetto, Guy Degrenne, les meubles Gautier, Lacoste… et même Zara, encore en négociations. Hind Benmiloud, présidente de l’Association algérienne de la franchise, aussi distributrice de Guy Degrenne, Geneviève Lethu et Carré Blanc, elle, en est sûre : « Le marché algérien est prêt pour la franchise, une garantie de qualité, de traçabilité et de sécurité pour le consommateur. Nous ne sommes pas la solution au marché parallèle mais une alternative. »
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5th June 2009 00:07 #15
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Mélanie Matarese :
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27th January 2010 00:14 #16
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Lynda Louifi :
Mercredi 27 Janvier 2010 -- Comme chaque année à la même période, certains magasins à Alger proposent des soldes, et ce au grand bonheur des ménages. Ainsi, nombre de magasins comptent sur les soldes pour écouler leurs anciens stocks. Y a-t-il vraiment une culture de soldes en Algérie ? Les soldes en Algérie se font d’une manière anarchique et n’obéissent à aucune logique. Tout au long de l’année, les commerçants affichent des réductions pour attirer les clients. Certains avaient déjà commencé à baisser leurs prix dès le mois de décembre 2009. D’autres attendent la fin de l’hiver pour baisser leurs prix, sans parler des tarifs appliqués. Ces ventes à prix réduits stimulent, à vrai dire, les chiffres de ventes des commerçants et leur permettent d’écouler leurs anciens stocks. La Direction de la concurrence et des prix (DCP) procède, pour sa part, à la réception et l’étude de dizaines de demandes de commerçants de détail qui veulent solder leurs marchandises durant cette période. Dans un grand magasin de vêtement de sport, marque «Puma», situé à la rue Didouche-Mourad à Alger, des annonces sont affichées sur la vitrine : pulls de 4 000 DA vendus à 2 500, sacs en cuir de 3 000 DA cédés à 2 200, paire de trainings de 6 600 DA vendus à 5 500. Les petites affiches sont écrites au feutre, avec indication sur le pourcentage de réduction. Interrogé, le responsable du magasin explique : «On a fait des soldes qui peuvent atteindre jusqu’à 30 % de réduction pour chaque article, et ce pour une durée d’un mois ou deux au maximum.»
À côté, dans le magasin «Anais» de prêt-à-porter pour femmes, les promotions vont durer trois mois, selon la gérante du magasin. Le mot «soldes» est écrit en grandes lettres sur la vitrine au moins dix fois. La responsable a l’air accueillante. Les prix sont affichés sur chaque article, l’ancien et le nouveau : pulls en laine de 1 600 DA vendus à 1 200, sacs en cuir de 1 900 DA cédés à 1 200, écharpes de 800 DA cédées à 500, jupes en velours de 2 000 DA vendues à 1 400, manteaux à 3 500 DA vendus à 2 500. Un peu plus loin, un autre magasin, spécialisé dans la vente de vêtements pour enfants, affiche : pour chaque article acheté, un second vous est offert. Interrogé sur cette façon de faire, le gérant explique : «Cette méthode de marketing attire énormément de clients.» Ce jeune homme a essayé de nous expliquer les différentes méthodes appliquées pour réussir à vendre la marchandise. «Comme vous savez, la concurrence entre les commerçants fait rage, donc chacun doit se débrouiller comme il peut pour vendre sa marchandise. Nos soldes sont appliqués sur les fins de série», nous dit le gérant. Situé à la rue Hassiba Ben Bouali, le magasin «Griffa» affiche les soldes sur la vitrine. «Nous avons fait des réductions allant de 20 à 40 %. Les soldes concernent notamment les vêtements pour enfants et la lingerie», affirme le gérant. Les citoyens rencontrés sur place estiment que les réductions appliquées par certains magasins n’ont rien à voir avec les soldes appliqués en Europe. «Il n’y pas a eu vraiment de réductions importantes. Les prix sont toujours hors de portée du simple citoyen», nous lance une dame rencontrée dans un magasin pour enfants.







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