samedi 27 janvier 2007 - - Une conférence sous le thème «Femmes et citoyenneté» s’est tenue à la Bibliothèque nationale d’Algérie, mardi dernier à la salle Lakhdar-Essaiahi. Cette rencontre marque le 15e anniversaire de la revue d’études et de critique sociale Naqd, qui coïncide avec la parution de son dernier numéro.
La conférence a été animée par M. Daho Djerbal, maître de conférences à l’université de Bouzaréah, et le comité de rédaction composé d’auteurs, chercheuses et militantes de la cause féminine. M. Djerbal, dans son discours de présentation, a relevé les difficultés de la condition féminine et le droit à la citoyenneté.
Il a également abordé le sujet des mères célibataires qui «n’accèdent pas à la citoyenneté… qui se retrouvent avec les enfants dépourvus de leur droits». Des citoyennes qui constituent la moitié de la population, réclamant le droit à asumer librement leur rôle légitime dans tous les domaines confondus.
«Les femmes sont partout, pourtant on dénigre leurs droits constitutionnels», déclare M. Djerbal. En effet, les femmes sont partout, elles aspirent à la création d’un avenir plus clément pour elles. En faisant une lecture de la réalité sociale, la sociologue et chercheuse, Chérifa Hadjidj, en déduit que «la parité dans les lycées est largement dépassée, il y a plus de féminisation à l’université, néanmoins le revers de la médaille est que 40 % des femmes sont analphabètes… Les femmes sont plus présentes dans le secteur public que privé».
Les femmes, malgré le droit à l’instruction, sont doublement victimes : elles subissent la ségrégation du marché de l’emploi et font face à une nouvelle donnée, «le diplôme n’est plus un moyen d’insertion sociale, il faut d’autres paramètres».
Il faut formater l’esprit des gens qui croient que la femme est un sous-être ou un semblant d’être. Les femmes sont reliées à une symbolique négative et opaque, qui engendre une violence extrême. «Une violence collective, qui nous ramène à la réalité», indique la sociologue Dalila Iamarène qui est revenue sur les horribles événements de Hassi Messaoud de 2001. L’imam de la localité demande «l’épuration de la ville» et «chauffe les hommes à blanc» pour agresser, violer, torturer, lyncher des femmes qui étaient là dans un cadre professionnel.
Malgré l’atrocité et la gravité de l’événement, les institutions, dont «les services de la santé, de la police, de la gendarmerie, le ministère de la Solidarité nationale…», n’ont pas joué leur rôle. La prise en charge était «défectueuse» à tous les niveaux, et le pire c’est que leurs réactions donnent une réflexion aux agresseurs, leur «crime à l’encontre des femmes est banal».
Barkahoum Ferhati, qui a fait une thèse sur la prostitution en Algérie pendant la période coloniale, souligne que «les maisons de tolérance ne sont pas une solution pour enfermer les femmes, et c’est loin d’être une fatalité…» Les femmes ont, non seulement le droit de vivre dans la dignité et l’égalité, mais aussi dans le respect de l’être femme.
Cela peut être possible si la répartition des rôles est régulière, si on déracine les malentendus implantés dans la mentalité de la société où elles vivent. On doit prendre conscience que la violence n’a jamais été une tradition.
Conférence sous le thème «Femmes et citoyenneté» à la Bibliothèque nationale d’Algérie : Pour vivre dans la dignité et l’égalité
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27th January 2007 08:48 #1
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Conférence : «Femmes et citoyenneté» à la Bibliothèque nationale d’Algérie
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30th January 2007 09:38 #2
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très touchée par ce texte !!!
de celui ci, j'ai envi de relever cette phrase :
"Les femmes ont, non seulement le droit de vivre dans la dignité et l’égalité, mais aussi dans le respect de l’être femme."
ce n'est en plus d'un droit, un devoir, une évidence !
mais aussi :
"Il faut formater l’esprit des gens qui croient que la femme est un sous-être ou un semblant d’être. Les femmes sont reliées à une symbolique négative et opaque, qui engendre une violence extrême."
la nature des gens est foncièrement bonne au fond, par essence, cependant c'est le formatage qui les a conduit à de tels états d'esprit! par conséquent au lieu de les formater à nouveau, il faudrait déformater ces simples esprits qui pensent que la femme est un sous-être ! et ôter surtout la peur qu'ils ont des femmes en général, très souvent c'est qu'ils ont peur d'eux-même !!







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