mercredi 28 fevrier 2007 - - Les femmes chefs d’entreprise ont dressé hier un véritable réquisitoire de l’environnent des affaires, notamment sur les embûches qu’elles rencontrent dans la réalisation de leurs projets. Elles ont appelé, lors d’une conférence organisée au siège de l’UGCAA, à la levée des obstacles pour améliorer leur rendement via leurs entreprises et répondre aussi aux normes mondiales.
Mme Khadidja Belhadi, présidente de l’association des Algériennes managers et entrepreneurs (AME), a estimé, au cours de son intervention, que la politique du pays par rapport aux femmes chefs d’entreprise connaît «une certaine amélioration tendant à encourager la main-d’œuvre féminine conformément aux nouvelles lois stipulant l’élimination de toute forme de discrimination».
Elle a fait remarquer, cependant, qu’il existe «certaines insuffisances», dont les difficultés d’accès au crédit, aux contrats et à la formation. Pour sa part, Mme Djahida Belgaïd a mis l’accent sur «la complexité et l’incertitude que rencontrent les femmes» chefs d’entreprise qui ne baissent pas les bras, mais qui poursuivent leur objectif.
L’association ne se suffit donc pas «à défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres, mais œuvre à leur ouvrir de nouvelles perspectives stratégiques et à porter le débat tant au niveau national qu’international sur la nécessité de nouvelles réflexions pour l’ouverture de nouveaux chantiers engageant des actions résolument innovatrices et créatrices de valeur».
Pour l’épanouissement des activités de la femme dans la société algérienne, l’AME propose une prise en charge d’un certain nombre de points, dont le financement des projets présentés par les femmes au-delà du micro-crédit et la formation.
Les représentantes de l’association ont évoqué, par ailleurs, l’étude de la Banque mondiale concernant le travail de la femme dans la société algérienne. L’étude fait ressortir une augmentation des entreprises économiques dirigées par des femmes de 5,9 % entre 2004 et 2005.
Ces entreprises ont généré pas moins de 24 458 emplois jusqu’à 2006. Le nombre d’entreprises spécialisées dans les services a progressé de 25 % par rapport à celui des entreprises spécialisées dans le domaine agricole. Le nombre de femmes actives est passé de 109 000 en 1966 à 1 026 000 en 2001.
S’agissant des secteurs qui enregistrent une forte présence de la gent féminine, c’est la santé qui occupe la première place avec 50 %, suivie de la justice (22 %) et de l’éducation nationale (20 %). La gent féminine représente 61,2 % des effectifs du secteur public contre 60 % dans le secteur privé, dont 30 % ne sont pas déclarées.
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1st March 2007 01:41 #1
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Algérie : La moitié des femmes travailleuses sont dans le secteur de la santé
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1st March 2007 01:48 #2
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Algeria has an estimated 9,439 women executives whose companies have created a total of 24,458 jobs, local media reported on Wednesday.
More than 1 million women [are] enrolled [in] companies in the country's trade register, but a majority of them with companies that are actually founded by men.
Nevertheless, these figures show a positive development of women's participation in Algeria's economic development, according to the reports.
According to the World Bank, the women labor force experienced an annual increase of over 5 percent from 1997 to 2004 and they are currently occupying positions particularly in the health, justice and education sectors.







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