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  1. #36
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    December 22, 2009 -- The idea of boosting the Maghreb's number of female office-holders through gender-based quotas, particularly in Algeria, is sparking debate in the region's political and legal circles. Algeria offers one example of how Maghreb women's electoral fortunes have declined. Despite a strong presence in the education, justice and health-care systems, Algerian women saw their number of parliamentary seats fall from 35 in 1962 to 30 in 2007. Such concerns spurred political and legal experts to meet on Sunday (December 20th) in Algiers to raise awareness about women's role in politics and their relationship to the media. But much of the debate at the event centred on the quota question.

    "The quota is the only democratic formula that will allow women to get into politics," Algerian feminist activist and author Nassera Merah said at the event, which was held as part of a project on women's political power in Algeria, Morocco and Tunisia jointly run by the UN International Research and Training Institute for the Advancement of Women and the Centre for Arab Women Training and Research. "[Quotas] are nothing new: They already exist in Sweden, Norway and France, and they've enabled countries like Rwanda and Ethiopia to have a good percentage of women in Parliament," Merah said during the meeting, which targeted female parliamentarians and municipal council members, as well as party activists and journalists.

    Algeria's proposed gender-based quotas drew mixed opinions. "In Algeria, the laws are not discriminatory," said Nadia Bellal, a legal consultant for the UNDP in Algeria. "They don't prevent women from entering into political contests alongside men; the obstacles lie at the implementation stage and in people's thinking." In spite of such opinions, Algerian Solidarity Minister Djamel Ould Abbas last week announced a bill aimed at strengthening women's participation in national political life. "Despite political openness, women's representation within elected institutions, namely Parliament and the local assemblies, is still very low," Abbas told the press on December 13th. "The bill, to be published in January, will enforce the provisions of Article 31a of the new Constitution, which stipulates that 'the State shall work to promote women's political rights by increasing their opportunity to access representation in the elected assemblies'."

    Under the bill, Algeria would opt for a quota system with clearly defined proportions of electoral lists composed of female candidates. The new law would mean "fairer representation of women in politics," said the minister, adding that any lists that did not comply with the quota would be rejected. The new bill is "the result of sacrifices made by campaigning organisations", said the director of the Information and Documentation Centre on Women's and Children's Rights, Nadia Aït Zai. Even though the bill's basic idea has been welcomed by Algerian political parties, some female politicians have their doubts. "The quota system can't fix the problem of parity and equality in terms of access to political posts," said Louisa Hanoune, leader of the opposition Labour Party, which boasts nine women MPs. Hanoune, who favours "skills" rather than quotas as the basis for political advancement, said "women must not appear on an electoral list unless they have the necessary skills and abilities. And if they do, then there's no need for us to limit their numbers."

    For Algeria's 2012 elections, some political parties are already thinking of ways to boost women's representation in Parliament. But quotas or no quotas, ordinary Algerians who spoke to Magharebia seemed in favour of women playing a more prominent role in politics. "There must be no obstacles put in the way of electing women to posts of political responsibility," said Zohir, 35. Karima, 40, said women "must decide their own destiny. They must be free to enter or shun politics, as they wish."

  2. #37
    Tipaza is offline Registered User
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    Tout bien pesé, je souscris totalement à cette idée de quotas ... parce qu'il n'y a pas moyen de faire autrement et d'accélérer le processus.

    Et Louisa Hanoune a beau mettre en garde contre l'écueil de l'incapacité ou de l'inaptitude de certaine femmes qu'on favoriserait en raison de leur sexe, il n'est pas moins vrai que les femmes sont sous-représentées ... et moi, à sa place je ne présagerais pas de leurs "incapacités" MAIS de celles de certains hommes "incapables" occupant les sièges de certaines femmes "capables".

    Alors oui à cette loi !
    (Et qu'on fasse disparaîte le Code de la Famille ... sinon il y aurait comme un paradoxe politico-social.)

  3. #38
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Ghania Lassal :


    Jeudi 4 Mars 2010 -- La commission chargée de l’élaboration d’une loi organique relative au renforcement de la présence de la femme sur la scène publique a finalisé ses travaux, dont le rapport final est sur le bureau « de qui de droit » pour examen avant approbation, a affirmé hier Nouara Saâdia Djaâfar, ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine. Elle s’est exprimée en marge d’une journée parlementaire pour la promotion des droits politiques de la femme au sein des assemblées élues, organisée, 8 mars oblige, par la commission des affaires juridiques et administratives et des libertés de l’Assemblée populaire nationale (APN). Et même si le contenu n’a pas été révélé par la ministre, les propos de cette dernière ainsi que la tournure des différentes interventions laissent penser qu’il sera bientôt imposé aux partis politiques le système des quotas dans l’élaboration de leurs listes.

    Selon le professeur Mohamed Kamel Rezzag Bara, conseiller auprès du président de la République, cette mesure est à même de pallier l’absence de femmes dans la sphère décisionnelle et dans le pouvoir législatif « et ainsi créer un équilibre dans la vie publique », explique-t-il. Pourtant, même si la plupart des intervenants applaudissent cette « révolution », reste que cette mesure ne suscite pas l’engouement chez tout le monde. « La représentativité de la femme sur la scène publique et politique en particulier reflète de sa place dans la société et dans la famille », estime une ancienne députée. De ce fait, une plus large présence féminine ne peut apparaître que si la société et les mentalités favorisent une « émergence » de ces dames. Et on en est loin. Le poids de la société, le joug de la famille, de la tradition, de la culture, des stéréotypes ou encore le code de la famille, sont autant d’entraves qu’une femme doit affronter afin d’aspirer à une carrière professionnelle ou politique. « Elles sont nombreuses à ne pas vouloir dépenser tant d’énergie pour au final ne faire que de la figuration dans les assemblées et être un faire-valoir », commente une autre participante.

    D’autres femmes sont même beaucoup plus critiques, voire véhémentes, envers ces journées et discours « événementiels » de circonstance. « Tout cela n’est qu’une vaste hypocrisie. Ces mêmes hommes, qui plaident pour la parité et l’égalité des sexes, enferment leurs femmes chez elles, interdisent à leurs filles de sortir ou encore n’appliquent pas cette ‘‘discrimination positive’’ à leurs collaboratrices », estime une « observatrice ». Son amie poursuit : « Aujourd’hui, une femme a certes le droit de travailler ou de réussir, mais uniquement de 9h à 17h », ironise-t-elle. Elle conclut : « Je croirais à tous ces vœux pieux de promotion du rôle de la femme dans la société le jour où elles n’auront plus à gérer tant de pression, parce que justement, elles sont femmes. Ce sont les petites choses qui prouvent leur degré « d’indépendance. » Marcher dans la rue sans risquer l’agression, prétendre à la même évolution professionnelle que leurs collègues masculins, s’habiller comme elles veulent sans être lynchées, fumer en public…

  4. #39
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Amina Azoune :


    Lundi 8 Mars 2010 -- La participation de la femme algérienne dans la sphère politique évolue d’une manière lente et aléatoire, de l’avis même des experts. C’est ainsi que Mme Fatma-Zohra Saï, politologue, juriste, spécialiste des statuts politique et familial des femmes en Algérie, universitaire et chercheuse, estime que l’Algérie est en retard par rapport à ses voisins. Elle étaye ses propos par des chiffres qu’elle a collectés tout au long de ses recherches sur ce sujet. «Il stagne quand il ne recule pas. Il est actuellement plus faible que ceux de la Tunisie et de la Mauritanie», a-t-elle déclaré. La chercheuse nous invite à faire une réflexion sur ces chiffres indiquant qu’il y a vraiment de quoi s’inquiéter quant à l’accession de la femme au monde politique : «Les femmes représentent 7,7 % seulement des élus à l’APN et quelque 4,86 % des membres du Conseil de la nation en 2009 ». Dans ce contexte, elle précise qu’au niveau de cette chambre du Parlement, toutes les femmes ont été désignées et aucune n’a été élue. Mme Saï explique cela par le fait que déjà leur pourcentage au niveau des APC et des APW est faible. Selon Mme Saï, l’Algérie se situe dans le groupe des pays africains dont les pourcentages sont assez faibles et évoluent de «manière lente et aléatoire». À ce titre, au niveau maghrébin, l’Algérie est devancée par la Tunisie (27 %), le Maroc (10,5 %) et la Mauritanie (22,1 %), a-t-elle indiqué. L’Algérie a été classée à la 114e place en 2009, enregistrant un recul, puisqu’en 2000 elle était à la 99e place. Concernant les postes gouvernementaux, le nombre de femmes ministres a aussi baissé sensiblement. En 2002, il y en avait cinq alors qu’aujourd’hui elles ne sont plus que trois, dont deux déléguées.

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