Mardi 14 août 2007 -- Sourire éclatant, petite voix doucereuse, il est difficile de voir en, Djaouida Lefqir, un commandant de la Gendarmerie nationale. Et pourtant, elle a été la première à tenter l’aventure sous l’uniforme vert en devenant en 1985 la première femme gendarme.
Ce n’est qu’en 2003 qu’elle a été suivie par d’autres femmes qui ont vu en sa personne un exemple à suivre. A 45 ans, mère d’une fillette de 13 ans, Mme Lefqir est fière de raconter ses premiers pas dans la gendarmerie. « J’ai d’abord été recrutée en 1982, suite à quoi j’ai passé trois ans de formation à l’ENITA pour sortir avec un diplôme de technicien supérieur en électronique. On m’a mutée à la gendarmerie », nous dit-elle. Fille de chahid, Djaouida Lefqir a trouvé naturel d’intégrer un corps militaire : « Dès les premiers jours, on m’a acceptée dans ce corps. Je n’ai pas été victime de discrimination. Il faut savoir qu’au niveau de ce corps militaire, il n’y a pas d’officier homme ou femme, mais un officier tout court. » Même si son premier rêve a été de devenir journaliste, le sort a voulu qu’elle devienne gendarme sous les encouragements incessants des membres de sa famille. Elle a pu toutefois allier les deux rêves en devenant à la fois commandant de la gendarmerie et chef de bureau presse et relations publiques au niveau du commandement de la Gendarmerie nationale. Mère de famille exemplaire, Djaouida Lefqir arrive à allier ses deux missions. « J’ai aidé à convaincre beaucoup de jeunes filles à venir à la gendarmerie. Et après leur recrutement, elles me demandent conseil et je suis toujours là pour les guider. »
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14th August 2007 21:42 #15
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Nadjia Bouaricha :
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14th August 2007 21:46 #16
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Nadjia Bouaricha :
Mardi 14 août 2007 -- Malgré son grade et sa fonction, son bureau trahit une présence féminine. Se tenant droite comme la justice, la commissaire Ghomari Lynda, chef de la sûreté urbaine de Télemly, est fière d’appartenir depuis 1985 à la Sûreté nationale.
Avec ses 40 années et son statut de femme mariée mère d’un enfant de 14 ans, Mme Ghomari dirige un commissariat majoritairement constitué d’effectifs masculins. « Je ne trouve aucune difficulté à m’imposer. Un chef de commissariat doit se faire respecter et obéir. Ceci n’empêche pas que nous avons une ambiance familiale et sereine. Nous arrivons à constituer une équipe homogène, qui a pour seul souci de bien accomplir son devoir », dira la commissaire Ghomari en soulignant que ses subordonnés voient en elle le chef et non la femme. Sa grande satisfaction, c’est d’avoir réussi sur les deux tableaux, familial et professionnel. Lynda Ghomari n’a jamais regretté son choix, pas même durant la décennie noire. « Je n’ai jamais pensé arrêter, au contraire, cela ma donné encore plus de détermination à continuer. Quand on aime son travail, on ne peut pas lâcher », nous dit-elle les larmes aux yeux en évoquant le souvenir de collègues disparus. Elle se rappelle, aussi, son défunt père qui a lui-même déposé son dossier de candidature à l’Ecole supérieure de police. « Mon père a été le premier à m’encourager. C’est presque un engagement familial que d’appartenir au corps de la police ou militaire. J’ai des frères qui sont aussi engagés. » Pour Lynda Ghomari, la femme a pu imposer sa place à travers sa compétence et ce quel que soit le domaine d’activité : « La société algérienne, je crois, est arrivée, enfin, à comprendre que la femme peut être présente dans différents secteurs, notamment l’armée ou la police. »
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14th August 2007 22:03 #17
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Nadjia Bouaricha :
Mardi 14 août 2007 -- Sous un soleil de plomb, du haut de ses 1,60 m et ses 29 printemps, Sihem veille à la bonne marche de la circulation routière au niveau d’un des carrefours du bruyant Alger-Centre.
Le sourire irradiant sa frêle silhouette, elle incarne par sa présence sur ce terrain, investi d’hommes, une petite victoire sur des siècles de misogynie. Son coup de sifflet, qui retentit tel un appel à l’ordre et à la discipline, s’assimile presque à une invitation à voir se mouvoir et se traduire la détermination de la femme algérienne sur un espace public qu’elle franchit et conquiert. « J’accomplis mon devoir », nous dit-elle en parlant de son travail. Et d’ajouter : « Je suis venue à ce métier par amour. C’est un honneur à la fois pour moi, pour ma famille et pour tous les Algériens », nous confie-t-elle avec fierté. Nous l’arrachons à son contraignant travail le temps de savoir comment elle passe son quotidien. Elle nous dit : « Cela fait déjà quatre années que j’exerce en tant qu’agent de l’ordre public. Au début, c’était un peu difficile pour moi de m’habituer au rythme de travail, commencer à 7h et rester debout jusqu’à 13h, à supporter le regard des gens. J’avoue que cela a été dur à supporter. Mais petit à petit, j’ai appris à m’y adapter, je trouve même cela tout à fait anodin et je n’ai aucun complexe à être regardée. » Sihem nous confie qu’il reste encore quelques personnes qui manifestent un certain embarras à se voir dire par une femme d’arrêter leur véhicule et leur demander leurs papiers. « Je leur fais comprendre que je suis là pour accomplir mon travail dans le respect strict de la loi, et je suis là pour la faire respecter. »
Cette détermination, nous l’avons retrouvée chez une de ses collègues travaillant à un autre carrefour de la capitale. Nous l’appellerons Nawel, puisqu’elle a gardé l’anonymat. Nawel fait partie du groupe des dix premières femmes motards algériennes. Avec ses bottines de motard qui épousent parfaitement ses rondeurs féminines, la jeune policière de 27 ans est déjà à sa 6e année dans le métier. « Au début, les citoyens avaient un peu de mal à accepter la chose, mais aujourd’hui ils trouvent que c’est tout ce qu’il y a de plus normal », souligne Nawel en essayant de cacher sa timidité sous son képi. Sans chercher ses mots, elle déclare : « J’ai choisi de faire partie des premières femmes motards algériennes, c’est un réel honneur, et mon souhait c’est de faire honneur à mon pays. » Tout en notant qu’elle a refusé de suivre ses parents pour vivre à l’étranger et avoir fait le choix de rester en Algérie et devenir policière. Rendant hommage à ses collègues hommes, Nawel souligne qu’ils ont toujours été là pour la soutenir. « Lorsqu’un citoyen vient me demander un renseignement ou de l’aide, je sens réellement que je suis à son service, j’oublie tout ce qu’il y a autour et les remarques parfois désobligeantes de quelques-uns qui ont du mal à nous voir sur le terrain. »
A la fois policières et gendarmes, elles sont satisfaites de l’accueil qui leur a été réservé par leurs collègues au niveau des deux corps. Toutes les femmes que nous avons interrogées affirment s’être intégrées sans heurts et n’ont pas trouvé de mal à s’affirmer dans leurs services respectifs. Safia, 24 ans, originaire de Mascara, exerce en tant qu’agent administratif au niveau du commandement de la Gendarmerie nationale. « L’idée de devenir gendarme est partie d’une réaction que nous avions eu avec quatre copines suite à une proposition faite par des gendarmes à des camarades de classe garçons de rejoindre le corps de la gendarmerie. Nous nous sommes levées pour dire : ‘’Est-ce que vous recrutez des femmes ?’’ La réponse a été oui et tout a commencé ce jour-là », nous révèle-t-elle. Safia remercie le Ciel de ne pas avoir de grand frère qui aurait pu l’empêcher de faire carrière dans la gendarmerie. « Dieu merci, mon père est très ouvert et surtout il a confiance en moi, il a tout de suite accepté mon choix. Il nous disait tout le temps : “Je ne suis pas éternel, il faut que vous appreniez à compter sur vous-mêmes », j’ai suivi son conseil”, dira Safia qui dit ne pas regretter son choix.
Rahmoune Meriem, ingénieur en électronique, est adjointe, chef d’atelier affecté au service central des transmissions. Appelée à gérer l’atelier, Meriem dit ne pas avoir de mal à commander des hommes : « C’est le grade qui fait la différence, je n’ai aucun problème à faire aboutir mes ordres par mes subordonnés. » Si les femmes sont absentes des postes aux frontières, elles suivent à distance le travail sur le terrain. C’est le cas de la sous- lieutenant, Sekkaoui Nawel, diplômée en sciences politiques, qui occupe le poste de chef de section chargée de la sécurité aux frontières : « Mon travail consiste à suivre la sécurité aux frontières, contrebande, immigration clandestine, conflits et terrorisme, tous les rapports me sont destinés afin que j’en exploite le contenu pour en faire un point de situation à envoyer au général qui est habilité à prendre les décisions qui s’imposent. » Nawel Sekkaoui, âgée de 25 ans est fille d’un gendarme, et dit avoir toujours rêvé de suivre l’exemple de son père : « J’ai été sélectionnée à la suite d’un concours, ensuite, j’ai suivi une année de formation militaire et deux années dans la police judiciaire. Puis, j’ai été affectée à ce service depuis exactement une année. »
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10th September 2007 23:01 #18
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Algiers, September 9, 2007:
Newly-graduated special unit policewomen
perform during a graduation ceremony
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31st January 2008 14:51 #19
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Amira El Ahl:
January 31, 2008 -- In Algeria, women drive trains, hold positions as judges and make up the majority of students. Nowhere else in the Arab world are equal rights for women taken so seriously.
In the early morning, the modest gas station on the Boulevard Bougara in central Algiers is already bustling. Attendants fill cars with gas, wash and inspect them. In one corner oil levels are topped up, in another a large vacuum cleaner sucks up dust from upholstery.
Moudjed Naima, 32, wears tatty olive-green overalls, green rubber boots and a cap. The small, energetic woman is cleaning a white pick-up truck inside and out. She has been employed here for a year, working every day from 8 a.m. to 7 p.m., except Fridays. She got her diploma in photography and computer science, but it was little help - she was unemployed until she asked for work at the gas station. "I knew there was a woman in charge," she says, "and I started right away."
Naima is married with two children. Like her husband, she earns around 100,000 dinar - a good €1,000 ($1470) - monthly, but she also receives tips. "I bring in more money that he does," she says, laughing. Every morning she gives him 200 dinar "for cigarettes and lunch." In some ways, Algeria is reversing traditional gender stereotypes in the Arab world.
Since the end of the deadly civil war between radical Islamists and the government at the start of the new millennium, Algeria has been in a state of flux. There are more girls enrolled in high schools than boys, and almost 61 percent of university graduates are women. "Education is many women's only window on the outside world," explains journalist Zeinab Ben Zita. The more educated a woman is, the greater her likelihood of independence.
Algeria is a young country - around half the population is under 25. Unemployment is rife, particularly among young men. Young women, on the other hand, tend to be more eager to learn, more flexible and often make better use of what opportunities there are, taking what they get. Women currently account for one-third of the total workforce: Over half of university staff, 60 percent of hospital employees, 30 percent of judges and over 55 percent of journalists are women. Thirty women hold seats in parliament and 11 hold senior government posts, including the minister for culture and three ministers of state.
The Algerian government fosters this type of emancipation through academic training and jobs. The state is, in addition, the country's largest employer.
Touazi Fatiha works for a public-sector enterprise in a job that is by no means typical for a woman in the Arab world. For six years she has been station master of Agha station, in central Algiers. A good 107 people report to her, including 7 women. Each day she coordinates the comings and goings of 80 trains through her station, usually working a 10-hour day.
Fatiha also went to university. She got a degree in biotechnology and quickly found a job in a food company, where she worked for three years. Then the company went bankrupt and Fatiha was left jobless. Unable to find another job in her professional field, she replied to an advertisement published by the railroad company, which at that time was looking for women with a university education.
There are 14 female station masters in Algeria today, five of whom work in the capital. The railroad company employs women as engine drivers, repairwomen and in the supervision of train operations. "We have the same rights and can take on just as much responsibility as the men," says Fatiha. She is the classic model of a career woman - unmarried, ambitious and intelligent. She smiles easily and seems frank and open, with a comfortably unobtrusive air of authority. "I'm happy where I am and I want to build up a career within the company, that's my aim," she explains.
Leila Hamouda, 35, also has an unusual job for a woman in an Arab country - she belongs to a police special unit in a position she has held for 14 years. Indeed, she's the only woman in her precinct. She wears the dark blue overall of her unit, a blue cap and a handgun in her duty belt. Respect has never been a problem, the mother of two explains. She usually scores highest at the shooting range and has also served on the team of presidential bodyguards.
In Algeria, equal rights for men and women are enshrined in the constitution. However, the Family Code which has been in place since 1984 has reversed many elements of progress. "In public life women are concerned with their rights, but within the family they accept subservience," says Nadia Ait Zai, a lawyer and women's rights specialist.
Women in Algeria have had the right to file for divorce since 2005, yet they still cannot marry without the permission and the signature of a male relative. Algerian family law still classes women as minors. "We are progressing towards a modern society, but this is not always apparent, because we are still caught up in the conflict between the traditional and the modern," says Ait Zai.
Back at the gas station in the center of Algiers, Moudjed Naima has finished cleaning the pick-up. She flaps her towel once more quickly over the fittings and then looks around to see what's next to be done.
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9th February 2008 23:10 #20
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La femme dans l'armée
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25th February 2008 22:34 #21
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Lundi 25 février 2008 -- Un prix sera décerné, à l’issue de cette rencontre, à la première femme d’affaires du monde du travail. A l’occasion de cette rencontre, organisée par l’Observatoire algérien de la femme (OAF), de nombreuses études et travaux de recherche sur la place de la femme dans le développement économique du pays seront présentés dans le cadre de trois ateliers ayant pour thèmes à savoir la participation de la femme dans le secteur économique, la responsabilité de la femme dans la gestion des affaires et le management d’entreprises et les opportunités d’investissement.
Les communications seront présentées par des professeurs en sociologie, des chercheurs et des sociologues algériens. L’objectif de cette rencontre — qui s’inscrit dans le cadre des activités annuelles de l’OAF et de l’Académie de la société civile — selon la présidente de l’OAF, Mme Djafri Djadi Chemai, est de mettre en avant les compétences et les qualifications des femmes. « C’est aussi permettre à ces femmes d’affaires de s’échanger les expériences et les expertises », a-t-elle ajouté, en précisant que la femme algérienne est de plus en plus présente dans le monde du travail.
Rappelons qu’elles sont plus de 1,2 million de femmes en Algérie à occuper des emplois, le plus souvent qualifiés, principalement dans les secteurs de l’éducation, de la médecine, de la magistrature et des différents corps de l’Etat, mais elles ne représentent en fait que 15% de la population active. Elles sont aussi plus de 6 000 femmes à être entrepreneurs, et selon certaines statistiques, le nombre de femmes commerçantes actives a atteint les 93 328 en Algérie.
Créé en septembre 2003, l’OAF est une institution consultative nationale dépendant de l’Académie de la société civile algérienne (Asca). Cet observatoire a pour mission de protéger la femme des différents fléaux sociaux, proposer des lois pour la protection de la femme et travailler à l’application des textes existants dans ce domaine. Il a aussi le rôle d’encourager la femme algérienne à participer à l’édification économique et sociale de la société, combattre le phénomène de l’emploi des enfants.




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