Samedi 15 Novembre 2008 -- L’affaire de harcèlement sexuel à la Banque d’Algérie, une affaire portée devant les juridictions compétentes et qui a défrayé la chronique, n’a pas livré tous ses secrets. Dans une motion de soutien envoyée hier à notre rédaction, des femmes cadres et universitaires et “représentant la majorité féminine ayant travaillé sous la coupe de l’ex-sous-directeur des projets de la Banque d’Algérie”, lit-on dans le document en notre possession, ont signé une pétition en faveur de l’accusé, pour témoigner de sa bonne conduite et de son comportement irréprochable. “Il s’agit d’une affaire de harcèlement complètement diffamatoire (…) À cet effet, nous venons apporter notre témoignage sur la moralité irréprochable de notre ex-sous-directeur avec lequel nous avons travaillé pendant plusieurs années et accompli différents déplacements dans le cadre professionnel et dans diverses wilayas du territoire national sans avoir, à aucun moment, noté un quelconque comportement douteux de sa part”, écrivent les pétitionnaires. Sur ce point, les signataires précisent : “Notre témoignage est dicté par notre solidarité, notre conscience et notre souci de justice et d’équité envers la personne de l’ex-sous-directeur;” Il faut rappeler que les deux femmes ayant porté plainte ont été poursuivies en justice par l’ex-sous-directeur pour diffamation.
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Thread: Harcèlement sexuel :
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15th November 2008 22:42 #15
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25th November 2008 11:58 #16
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Mardi 25 Novembre 2008 -- Une campagne pour dénoncer les violences à l’égard des femmes, et plus particulièrement le harcèlement sexuel, va être lancée à partir d’aujourd’hui, et ce, pour une durée de 15 jours. Initiée par l’association Afepec, cette campagne s’inscrit aussi comme un acte de solidarité avec les deux femmes victimes de harcèlement sexuel, et qui ont été condamnées par le tribunal d’Alger le 27 novembre dernier. Cette condamnation est lourde de conséquences et “condamne par avance toutes les futures victimes de harcèlement sexuel qui n’oseront plus briser la loi du silence”, nous dit une militante féminine.
Peu de chiffres sont disponibles sur ce qui s’apparente à un fléau, et si chiffres il y avait, ils seraient très en deçà de la réalité tant cette pratique répugnante et répréhensible est pratiquée dans tous les milieux de la société, bénéficiant surtout du silence et de l’impunité.
Récemment, une étudiante inscrite en magistère — nous ne dévoilerons pas plus de détails pour la protéger — a tenté de trouver une aide, une écoute pour être “délivrée de son encadreur” qui la harcèle, allant même à l’appeler la nuit au téléphone. La peur de se voir pénalisée dans son cursus universitaire, la peur que ses parents, ses frères s’en prennent à elle, au lieu de la protéger… font qu’aujourd’hui, cette étudiante est seule livrée à elle-même.
Car pour son malheur, la société algérienne la considère non pas comme une victime, mais à la limite comme une coupable. “Elle a dû le provoquer”, combien de fois n’a-t-on pas entendu cette sentence, y compris dans la bouche d’autres femmes. Ou encore, n’a-t-on pas vu à la télé des hommes l’avouer le plus normalement du monde : “C’est la femme qui nous provoque avec sa façon de s’habiller !” Ce qui a fait réagir une mère de famille : “Je pensais que la différence entre l’homme et l’animal, c’est que le premier était capable de maîtriser ses instincts.”
Dans le monde du travail, le harcèlement sexuel est l’un des “maux” qui revient en tête chez les femmes salariées lorsqu’elles évoquent leur situation professionnelle, et ce, quels que soient leur âge, leur niveau. Y compris dans le milieu de la presse, des cas sont évoqués du bout des lèvres. La violence à l’égard des femmes peut avoir des formes multiples, elles sont banalisées au quotidien. Par exemple, lorsqu’un pseudo-fou SDF s’en prend aux passants, bizarrement dans 98% des cas, ce sont des femmes : coups de poing dans le dos, insultes, crachats au visage…
La crise sociale et la crise économique, qui frappent durement la société, provoquent des comportements agressifs qui s’expriment majoritairement contre la femme, dans la rue ou dans le foyer. La femme devient une sorte de défouloir, un exutoire en réaction à toutes les frustrations vécues dans la société par les hommes, surtout les jeunes. Lors de cette campagne qui va débuter aujourd’hui par une conférence de Mme Samira Ghozali de la Commission nationale des femmes travailleuses, des expositions et des concours d’affiches vont être programmés.
Une autre association féminine d’Oran, appelée Fard, organise aujourd’hui dans une cité universitaire, près de l’IGMO, la projection du film de Sid-Ali Mazif qui sera suivie d’un débat avec les étudiantes. À Sidi Bel-Abbès, des actions d’information, des rencontres-débats sont également prévues par le mouvement associatif et des organisations de défense des femmes.
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27th November 2008 11:10 #17
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Jeudi 27 Novembre 2008 -- L’initiative de lancer une campagne de lutte contre les violence faites aux femmes à l’occasion de la Journée internationale “pour l’élimination des violences à l’encontre des femmes”, aura le mérite d’imposer un débat qui dérange presque l’ensemble de la société. Durant près d’un mois, ateliers, concours d’affiches, projections de films et témoignages vont se dérouler dans différents lieux, avec comme objectif d’informer et libérer la parole des femmes qui en sont victimes.
La réalité du harcèlement au sein du travail était d’ailleurs le thème de l’intervention de Mme Samira Ghozali, de la Commission nationale des femmes travailleuses (UGTA), mardi dernier, à Oran. Bien que n’ayant pas apporté de bilan concis sur le travail de la cellule d’écoute mise en place depuis 2003, l’intervenante a néanmoins expliqué que ces harcèlements se produisent le plus souvent dans le secteur privé au vue des témoignages recueillis par le centre d’écoute. “Il n’y a pas de profil, le harcèlement touche toutes les femmes, des jeunes et moins jeunes, quelles que soient leurs fonctions et le phénomène tend à prendre de l’ampleur ces dernières années.” Et d’expliquer : “Ces harcèlements se produisent souvent à l'abri des regards et au moment où il faut renouveler le contrat de travail, ou lorsqu’il est question de recrutement, le travail n’étant plus garanti, c’est un chantage qui est soumis à la femme !”
La femme, plus vulnérable, plus fragile, subit plus que quiconque les effets pervers de la crise sociale, la crise économique et finalement ne trouve jamais l’appui, le soutien au sein de son lieu de travail et même auprès des syndicalistes. À titre d'indication, il avait été question, explique Mme Ghozali, de créer un second centre d’écoute à Oran, mais “nous avons dû abandonner ce projet. Nous n’avons pas obtenu l’aide et les moyens au niveau des structures locales de l’UGTA et pourtant, Oran est la deuxième ville du pays !”
Dans la salle, une femme médecin témoignera que nombre de patientes ayant un emploi, “viennent consulter pour des dépressions, des troubles psychologiques et finissent par avouer qu’elles subissent sur leur lieu de travail des harcèlements sexuels” qui sont à l’origine de leurs malaises psychologiques. Le besoin de soutien, d’écoute et d’aide apparaît au cours des interventions des présentes à cette rencontre, notamment sur l’épineuse question comment apporter devant un tribunal la preuve du harcèlement sexuel, comment en tant que victime obtenir protection, et à quel moment peut-on parler de harcèlement sexuel ?
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7th December 2008 17:13 #18
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Djazia Safta :
Dimanche 7 Décembre 2008 -- Ce sont 27% d’étudiantes qui sont victimes de harcèlement sexuel, 44,6% de violence verbale, 33,2% de harcèlement moral et 13,8% de violence physique. C’est ce qu’ont révélé, hier, à Alger les résultats d’un sondage national effectué par le Centre de recherche en déontologie sociale et culturelle (CRDSC) d'Oran. Ces résultats ont été rendus publics à l’occasion de la mise en place d'une charte de déontologie et d’éducation universitaire afin de préserver l'enceinte universitaire de toutes formes de violence. La rencontre s’est déroulée au siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en présence du premier responsable du secteur, Rachid Harraoubia.
Son intervention, le ministre a tenu à préciser que 4 commissions mixtes composées des membres de son secteur et des partenaires sociaux vont être mises en place pour une meilleure gestion des universités et surtout pour mieux protéger les campus de toute forme de comportements qui pourraient changer la vocation de ces lieux de savoir. “Cette rencontre a pour but de traiter les différents problèmes auxquels fait face l’université aujourd’hui. Ces 4 commissions sont venues orienter l’université et faire face à la dégradation que vit le secteur depuis quelques années”, a-t-il ajouté. “Ce qui c’est passé à Mostaganem n’est pas un hasard, ce qui est arrivé ce jour montre quel genre de relation ont les professeurs avec les étudiants”, a encore estimé le ministre.
Selon le premier responsable du secteur, ces textes sont là pour rappeler les lois et préciser les obligations de “tout à chacun”. M. Harraoubia a affirmé que ces commissions seront chargées d'établir des rapports sur les régimes indemnitaires, les parcours et les carrières professionnelles des enseignants et chercheurs, ainsi que sur l'habitat et la charte universitaire. Concernant le projet de bourse “Erasmus”, M. Harraoubia a expliqué que plusieurs chercheurs ont bénéficié de cette formule pour effectuer leurs recherches et des études à l’étranger. Le ministre a aussi souligné que 6 500 logements hauts standings et des logements sociaux vont être construits pour les enseignants universitaires.
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8th March 2009 20:01 #19
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Dimanche 8 Mars 2009 -- La commission nationale des femmes travailleuses algériennes a, dans une déclaration adressée au premier responsable du secteur de la justice, sollicité la protection morale et matérielle des témoins dans les affaires liées à des délits de harcèlement sexuel. Au regard de la gravité et de l’ampleur de ce phénomène constituant un obstacle majeur à la promotion des femmes, notamment sur les lieux de travail, la législation algérienne a fixé de nouvelles dispositions relatives à l’incrimination et aux sanctions de ce type de délit, en amendant le code pénal à travers l’introduction d’un article 341 bis, en date du 10 novembre 2004. «Cette nouvelle disposition de la loi initiée par le département de la justice constitue une condamnation du harcèlement sexuel et surtout une mise en garde aux agresseurs», souligne la commission nationale des femmes travailleuses algériennes. Et de préciser que «le principal objectif est d’offrir aux victimes des moyens légaux pour leur défense», ajoutant que «les victimes de harcèlement sexuel sont confrontées à des obstacles résultant de la nature des règles générales de droit pour l’établissement de la preuve ainsi que de l’absence de protection légale des témoins».
Dans le même contexte, la commission nationale des femmes travailleuses, par le biais du centre d’écoute et d’aide aux femmes victimes de harcèlement sexuel, lance un appel au ministre de la Justice pour que soient «assurées des garanties légales aux plaignantes ainsi qu’à ceux qui s’opposent à cette forme de violence, notamment sur les lieux de travail», soulignant que «le respect de la dignité des femmes est la condition sine qua non d’un travail décent». La commission interpelle également M. Belaïz à l’effet de «répondre aux attentes suscitées par sa lettre du 15 mars 2003, relative à la protection des témoins que ce soit lors du déroulement du procès où dans l’exercice de leurs fonctions», soulignant que ces derniers peuvent facilement perdre leur emploi pour cette raison, notamment lorsque qu’ils occupent des postes de responsabilité.
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12th March 2009 18:11 #20
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Jeudi 12 Mars 2009 -- Le Ministre de la Justice Garde des Seaux, M. Tayeb Belaiz a reçu une plainte de la Commission Nationale de la Femme Active, appartenant à l’Union Générale des Travailleurs Algériens, l’appelant à renforcer le code pénal par des articles protégeant les témoins dans des affaires d’harcèlement contre la femme active. Dans la correspondance qui a été adressée au Ministre de la Justice, M. Tayeb Belaize et qui a été signée par la Commission Nationale de la Femme Active, il a été indiqué qu’un nouveau problème est apparu avec l’application de l’article 341 bis du code pénal, relatif à l’harcèlement sexuel, portant la protection des témoins.
La présidente de la Commission Nationale des Femmes Active a révélé que la plupart des plaintes soulevées pour harcèlement proviennent des entreprises où les employées sont recrutées à base d’un contrat à durée déterminée et des contrats pré emploi. Les provocations rencontrées par les employées se produisent essentiellement lors du renouvellement de leurs contrats de travail. Elle a indiqué que le centre appartenant à la commission en question a enregistré, au bout des cinq dernières années, 1110 cas d’harcèlement sexuels contre les femmes actives.
La présidente de la Commission Nationale de la Femme Active a révélé que dans la wilaya de Tizi-Ouzou, une plainte a été déposée contre un employeur, et que ce dernier a licencié les témoins dans cette affaire, par vengeance de leur témoignage. Elle a indiqué que ce dossier est actuellement d’actualité, ce qui a poussé cette commission a soulevé une correspondance au Ministre de la Justice Garde des Seaux pour y trancher. Elle a ajouté que des requêtes ont été adressées au Ministre de l’Emploi, de la Sécurité Sociale, afin d’ajouter un article incriminant l’harcèlement sexuel contre la femme dans le code du travail prévu.
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22nd April 2009 01:49 #21
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Mercredi 22 Avril 2009 -- Dans le cadre des activités de formation sur les droits des femmes, le Syndicat national des journalistes (SNJ), avec la collaboration du Comité femmes de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (Laddh), organise une projection du film North Country ou le Vent du Nord. Ce film réalisé par Niki Caro aborde le problème du harcèlement sexuel des femmes sur le lieu de travail. Il aura lieu aujourd’hui, à 13h, à la Maison de la presse et sera suivi d’un débat.







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