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  1. #8
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Mélanie Matarese :


    Vendredi 1 Mai 2009 -- Minimum pour une salle des fêtes contre 20 000 il y a encore quelques mois : si les salles des fêtes se louent si cher c’est parce qu’elles sont de plus en plus nombreuses à fermer. « Je vais me marier au mois d’octobre et… je n’ai toujours pas trouvé de salle des fêtes !, s’inquiète Fatma, en panique devant les tarifs pratiqués à la location. La salle des Crêtes à Draria ou El Walimate à El Bia m’ont proposé 150 000 DA. Et ce ne sont pas les plus chères : Les Grands Vents à Dély Ibrahim et la salle Rayan à Chéraga louent à 170 000 DA ! Même la salle étatique du terrain de golf de Dély Ibrahim revient à 100 000 DA… sans boisson ni service ! » D’après Laïd Mouloudj, président de l’Union nationale des salles des fêtes, les prix à la location d’une salle des fêtes à Alger « ont été multipliés par deux, voire par trois ! Vous n’en trouverez pas à moins de 70 000 DA l’après-midi. Quant à celles qui se louaient avant à 70 000, elles se louent maintenant à 220 000 DA ! Pour une soirée, il faut prévoir en moyenne 300 000 DA ! » Bref, si vous vous mariez cet été ou si vous prévoyez la circoncision du petit dernier cet automne, il faudra donc y mettre le budget. Et compter sur la chance. Car si les salles sont si chères, c’est parce qu’elles sont plus rares. « Il y a un mois, sur les 280 salles de la capitale, il n’y en avait plus que 24 ouvertes, ajoute-t-il. Autrement dit, quasiment 90% d’entres elles sont fermées. » À l’origine de cette crise : le certificat de conformité de la bâtisse exigé par le décret du 4 juin 2005. « Mon terrain m’a été attribué suite à une décision de l’APC, explique Laïd Mouloudj, propriétaire de la salle des fêtes Rehane à Aïn Naâdja. Mais la direction de l’urbanisme, de la construction et de l’habitat ne reconnaît pas cette procédure. Je ne peux donc pas fournir de certificat. »

    Hadj Ahmed, de la salle des fêtes Dar El Ahbab à Beni Messous reconnaît : « Si la majorité des salles a fermé aujourd’hui, c’est parce que les propriétaires n’ont pas été en mesure de fournir ce document. Nous avons discuté avec plusieurs présidents d’APC pour demander la réouverture de quelques salles et l’examen de leur situation au cas par cas, mais la wilaya a refusé. » Nos tentatives pour joindre un interlocuteur à la wilaya sont restées vaines.Les gérants sanctionnés, eux, se plaignent d’être pris en otages. « Nous sommes obligés de nous désengager auprès des clients qui avaient déjà fait leur réservation, s’inquiète Hadj Ahmed. Et surtout, de rembourser les acomptes. Mais pendant ce temps, nos charges continuent de courir. Certains propriétaires ont bénéficié d’un agrément Ansej et des trois ans d’exonération fiscale qui vont avec. Mais puisque leur activité est interrompue, ils devront donc payer des impôts. » Du côté des gérants toujours en activité, l’ambiance n’est pas plus optimiste. « L’agrément n’est donné que pour deux ans mais comme il faut redéposer un dossier six mois avant, nous n’en profitons réellement que pendant 18 mois, témoigne un propriétaire algérois. Notre situation est d’autant plus précaire que la moindre plainte d’un client nous met à la merci d’une fermeture administrative du jour au lendemain. » Pour cette raison, l’Union réclame la révision du statut des salles des fêtes. « Notre activité ne devrait pas être assimilée à une activité de spectacle au même titre que les cabarets et les nights-clubs, revendique Laïd Mouloudj. D’autre part, nous aimerions savoir pourquoi nous ne pouvons pas bénéficier de la loi du 20 juillet 2008 qui accorde 5 ans aux propriétaires pour mettre leur construction en conformité… »

  2. #9
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    Dimanche 31 Mai 2009 -- Une sourde polémique sur fond d’inquiétudes caractérise, ces derniers temps, les gérants d’établissements de divertissements et de spectacles. Une grogne contenue mais mal comprise, sur fond de surenchères, intervenue quatre ans après la publication, le 5 juin 2005, d’un texte de loi réglementant l’activité. La DRAG (Direction de la réglementation et de l’administration générale), qui a instruit les propriétaires d’établissements à se conformer à l’esprit et la lettre du décret exécutif n° 05-207 du 4 juin 2005 fixant les conditions et modalités d’ouverture et d’exploitation des lieux précités, fait savoir que, sur les dix dossiers déposés à son niveau, un seul a reçu un avis favorable après enquête. Les huit autres demandeurs ont vu leurs dossiers rejetés car, en plus des différents avis émanant de structures étatiques (APC, direction de l’urbanisme, environnement, commerce, protection civile), le commissaire - enquêteur désigné par arrêté du wali avait conclu à la non-conformité de ces établissements le plus souvent ouverts près de résidences, mosquées, écoles, institutions ou n’ayant pas eu d’autorisation préalable pour exercer. Quelquefois pour avoir carrément transgressé le permis de construire. Des villas se sont transformées, dans certains quartiers, en établissements de célébrations de mariages. Les festivités durent, pour certains, presque tous les jours de la semaine et s’accentuent en été. Monsieur Hassan, DRAG, fait savoir pourtant que les personnes concernées avaient suffisamment de temps pour s’adapter à la nouvelle réglementation. Notre interlocuteur ajoute que quatre établissements seulement ont été officiellement fermés. Entendre les établissements célébrant des mariages dont une salle chic située à l’intérieur d’un hôtel. Les autres, dira-t-il, devraient adapter leurs activités et leurs structures avec le cahier des charges.

    Mépris de la sécurité

    Au sens dudit décret, il est entendu, par établissement de divertissement, tout lieu recevant du public, offrant des prestations dans un milieu fermé ou en plein air au moyen d’installations et/ou d’équipements prévus à cet effet, à des fins d’amusement, de distraction et/ou de délassement. Sont considérés comme tels les salles de jeux, la vidéothèque, la médiathèque, le cybercafé, l’aquaparc et tout autre établissement répondant à la définition ci-dessus. Il ne faudrait pas être grand clerc pour deviner derrière tout ce vacarme que ce sont surtout les lieux destinés aux célébrations de mariages (établissements de spectacles) qui intéressent le plus les uns et les autres. Les lieux ouverts, souvent au mépris de la sécurité des utilisateurs, à l’insu des riverains qui n’avaient pas eu le loisir de consigner leurs réserves sur les registres d’enquête dits de commodo-incommodo, hormis leurs caractères nocifs pour la santé, sont décrits dans l’article 4 comme étant un lieu public aménagé en milieu fermé, ou en plein air fixe ou itinérant dont les activités consistent en l’organisation de spectacles et d’évènements festifs familiaux. Certains établissements offrent toutes les garanties pour des fêtes familiales et la fermeture de certains d’entre eux va concourir au retour au « guitoun », comprendre la tente, car beaucoup de familles vivant dans l’exiguïté, faute de réservations, restent inquiètes.

  3. #10
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    October 16, 2009 -- Creating the perfect bridal trousseau is a time-honoured ritual in Algeria and involves all the women in the family. Despite the cost, mothers feel compelled to gather as much as they can, from bed linens to apparel, to give their daughters the best start in married life. Since Algerian tradition demands that a daughter have a complete bridal trousseau ready to go by the time she is 18, preparations begin early. Mothers begin hiring women to embroider tablecloths, bed linens and other household items when the future bride is still a little girl. In the past, young women gave in to all the whims of their mothers, aunts and grandmothers. Today, however, many are rebelling, preferring to buy their own trousseau items.

    ''All these embroidered and cross-stitch sheets are so old-fashioned; I really don’t like them," Hayet, a young white-collar worker, tells Magharebia. "My mother and grandmother ordered a number of them for me in pink, mauve and yellow. They've forced me to take them, even though I know I'll never use them. I prefer the latest colours, and sparkly motifs." Her mother, Hakima, however, feels that Hayet's favourites would create the "wrong sort of impression in front of the in-laws". A suitable trousseau "absolutely has to contain traditional linens; otherwise, this brings shame on the family in the eyes of the husband's family", Hakima asserts, adding, "I'm not going to back down on the essential items she absolutely must have." "I've got nothing against modernity, but I'm very attached to our customs," she proclaims.

    Lakhdar keeps a shop in one of Algiers' oldest districts, on what has been nicknamed "Bridal Street". He has seen first-hand how habits and tastes have changed over the years. In the past, the girls were never consulted, he explains. "In my shop, I'd see the mothers, grandmothers and aunts. They were the ones who chose the material, the sheets, the bath towels and even the lingerie. The young brides weren't allowed to speak." "Today, I see things that really make me laugh," Lakhdar continues. "The girls disagree with their mothers on the choice of design or colour. They want to choose more modern things. They're not very keen on pink, which makes the mothers livid, because they think a worthy trousseau must basically consist of pastel-coloured bed linens."

    The reason why the trousseau has such great importance is Taalak. This very special Algerian tradition, a reference to placing new clothes on hangers, comes three days before the wedding. The bride's family brings the whole trousseau to her future home. The aunts and cousins then have to arrange it all in the wardrobe, under the appraising eyes of in-laws. "Often it's on the basis of what's in the trousseau that the girl is either respected or run down," notes Malika, who is in her sixties. "As you can imagine, the contents of the trousseau are gone over with a fine-tooth comb by the in-laws, hence the importance of getting it right."

    The tradition, however, can place a heavy burden on the financial resources of young couples, very few of whom manage to get away with not observing it to the letter. The trousseau has to include sheets, but also quilts, blankets and even mattresses. The future brides must also prepare suits, shoes and bags, which all have to match. The better-off families also buy crockery for their daughters. Others will think of the tiniest details, going so far as to give their daughters spice jars and electrical appliances. These are luxuries that less-affluent families cannot afford. "I was only just starting work; I had the bare minimum," Amel tells us. "I didn't want my mother to display my trousseau. I really had to fight for them not to observe this ritual. My aunts were angry. For a long time they refused to speak to my mother."

    In Tlemcen, where weddings can cost up to half a million dinars, young brides must prepare dozens of cases and at least five mattresses. The in-laws are also said to be very exacting, going through the bridal trousseau in minute detail. Faced with this strong societal pressure, many Algerian families preparing to marry off a daughter have found a coping strategy. They go for quantity over quality. "There is just one thing on people's minds: filling the cases as much as possible so that they look good in front of the in-laws," says Mohamed, who keeps a shop in the Rue de la Lyre in Algiers. "In the past, the mothers were very particular. They would feel the material and demand the best for their daughters. Today, things are radically different." For the parents of new brides – unless cost is no object – the need to assemble a large trousseau means they must forego the very best. "Quilts from China, Pakistan and India sell better than those from Europe," Mohamed tells Magharebia. "The price difference can be as much as 5,000 dinars, and you need at least two for each trousseau, not to mention the bedding sets, of which there must be eight, the tablecloths, the bath towels and bathrobes."

    Saida has been embroidering sheets for over 20 years. She inherited the craft from her mother, "who learned the trade from her mother", she tells us with pride. But as expectations for ever-larger quantities of bridal accoutrements have grown, so have the parents' expenses. "I've always worked with families preparing their daughters' trousseaux, and in the past I never had any trouble with getting payment," Saida reminisces. These days, she has to allow customers to pay by instalments. "It's only through offering this payment facility that I've been able to hold onto my work," she adds. "It's a case of keeping up appearances, a kind of competition to outdo others by making everything bigger, better and more expensive," new bride Lila told Magharebia. "That's still the most exciting part of wedding preparations. People enjoy buying all these things."

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