Lundi 12 Juillet 2010 -- La saison des mariages bat son plein en Algérie. À la Mi-juillet, salles des fêtes, traiteurs et autres métiers attenant au mariage sont très demandés. Aujourd’hui, le mariage est devenu une vraie industrie, avec des règles mais surtout avec beaucoup de bénéfices. La location des salles des fêtes est devenue, notamment, un véritable business. En Algérie, le temps où le mariage ne nécessitait que la présence des proches est dépassé. Aujourd’hui, c’est une véritable industrie qui s’est mise en place et qui bat son plein pendant l’été. Avant d’arriver au jour J, les préparatifs durent en moyenne trois à quatre mois, si ce n’est une année. Un proverbe algérien dit : «Le mariage d’une nuit nécessite une année de préparation.» Ainsi, il faut d’abord trouver une salle pour abriter la fête. Ici, le choix est multiple, mais à condition que cela se fasse au moins cinq ou six mois à l’avance. Sinon, les retardataires vont devoir attendre juin 2011 pour sceller leur union. Il faut aussi choisir une belle salle des fêtes. Dans ce cas, les prix varient entre 50.000 et 140.000 DA, pour une contenance d’une centaine de personnes. Une fois les détails de la cérémonie réglés, le client verse une caution et signe un contrat qui stipule qu’en cas de report ou d’annulation, quel que soit le motif (décès ou autre), le prix de la salle sera divisé en deux, 50 % pour la salle et 50 % pour le client. Reste donc à prier pour qu’aucune «catastrophe» ne survienne avant le jour J !
«J’ai loué la salle El-Yasmine à Boumerdès qui m’a coûté 140.000 DA pour un café et un dîner pour 300 personnes», confie une dame devant y célébrer le mariage de son fils. «C’est un peu cher, mais comme la salle est agréable, nous avons profité de la louer six mois à l’avance, au mois de février », ajoute la dame. Pour sa part, le gérant de cette fameuse salle, située au centre-ville de Boumerdès, indique que «les réservations commencent bien avant le mois de février. Ceux qui viennent après n’auront pas la chance de trouver une salle et seront obligés de reporter la date du mariage», avant d’ajouter qu’«en ce qui concerne ma salle, je la propose à 80.000 DA pour un après-midi de 14 h à19 h ou bien 140.000 DA avec dîner. Le service est inclus». Aujourd’hui, il existe aussi des villas construites et louées pour ce genre de célébration. Quant aux propriétaires de ces villas, ils font appel au traiteur. Ce dernier la décore et l’aménage pour en faire une belle salle des fêtes. Pour ce qui est du traiteur, c’est un élément très important pour bien réussir sa fête, et ces dernières années, il y a eu une forte demande sur cette activité. «Ils sont devenus tellement nombreux qu’il est difficile de faire son choix», explique Leïla, jeune cadre en pleins préparatifs de mariage. «Personnellement, je me suis fiée à celui qui a fait le mariage de ma meilleure amie. C’est en général comme cela que ça se passe», dit-elle.
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12th July 2010 00:08 #1
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Lynda Louifi :
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19th July 2010 00:16 #2
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Lundi 19 Juillet 2010 -- La saison estivale se confond, à Jijel comme ailleurs, avec celle des mariages, dont les cérémonies, marquées par d’interminables cortèges, rivalisent de faste, dopées par les visites familiales, notamment celles d’Algériens résidant à l’étranger. L’aubaine de cet été aura été la mise en service d’une liaison aérienne hebdomadaire entre Jijel et des villes françaises qui a permis, pour les deux premières rotations, de débarquer quelque 500 familles vivant dans différentes agglomérations outre-Méditerranée. L’APC de Jijel, sise place de la République, un immeuble blanc que scrute à longueur d’année le regard impassible du «pêcheur statufié», est pleine depuis quelques semaines de couples défilant régulièrement pour la signature du sacro-saint acte de mariage. L’officier chargé du cérémonial est parfois dépassé par le nombre des mariages, une vingtaine par jour. Les week-ends, mais pas seulement, de longs cortèges soutenus par des concerts assourdissants de klaxons et de vuvuzelas, relents de la coupe du monde football aidant, sillonnent les principales avenues de la cité littorale qui semble étouffer avec les véhicules des estivants.
La tradition jijelienne veut que le nouveau marié asperge de parfum le cortège nuptial. Des virées le long de la plage du Casino et parfois au port de Boudis sont de mise pour annoncer en grande pompe le mariage d’untel. Il arrive parfois que des nouveaux mariés prennent une limousine digne d’une superproduction hollywoodienne pour la circonstance. Le convoi fait ainsi le tour de la ville sous les yeux ébahis du citoyen lambda, habitué à croiser des voitures banales, enguirlandées, à la rigueur, ou des 4 x 4 bien lustrés. À Jijel, on privilégie le banquet, un repas de noces réunissant le «prince du jour», costumé et cravaté comme il se doit, entouré de ses amis dans un restaurant où la soirée se termine généralement par des chants et des danses sur fond de DJ, et ce jusqu’à une heure tardive. Les réjouissances familiales, plus ou moins fastueuses, ne semblent pas avoir de prix. On se permet toutes les largesses, de peur, probablement, du qu’en-dira-t-on et des habituels cancans dans les chaumières.
La mode est à la location d’une salle de fêtes offrant toutes les commodités, climatisation et DJ compris. Cette pratique, jadis réservée aux plus nantis, est aujourd’hui très en vogue dans cette cité côtière. Mais se marier, ça coûte combien ? Quel que soit le budget arrêté préalablement, il est sans cesse prouvé qu’il est toujours largement dépassé. Habillement, accessoires, esthétique, décoration, location de lieux, animation, photos, repas, boissons, voyage de noces pour les plus chanceux, sans compter d’autres «vétilles». Cela donne une idée du nombre vertigineux de zéros figurant, à l’arrivée, dans le budget, pour pouvoir convoler en justes noces, vu la cherté de la vie. À moins d’un mois du ramadan, les prétendants au mariage font face à une vraie course contre la montre, même si la rupture temporaire provoquée par le mois de jeûne sera de courte durée, puisque les mariages reprendront de plus belle juste après. Les estivants à la recherche d’animation dans l’antique Igilgili seront servis, parfois jusqu’à l’«overdose».







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