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  1. #99
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    continued.....

    Implications of U.S. support

    Support for Morocco’s autonomy plan for Western Sahara is indicative of a growing bipartisan rejection of the international legal norms that have governed international relations since the end of the Second World War. At that time, when the victorious allies agreed to never again allow invading armies to conquer other peoples without a collective response. While some have tried to blame the bipartisan congressional support for Israel’s efforts to annex East Jerusalem, the Golan Heights, and parts of the West Bank as a consequence of the alleged power of “the Jewish Lobby,” the strong bipartisan Congressional support for the annexation of Western Sahara by the Arab kingdom of Morocco demonstrates that members of Congress are nowadays quite willing to support the illegal conquests by U.S. allies of their weaker neighbors even without pressure from a well-organized ethnic minority.

    Ironically, the majority of House members who were in Congress in 1991 and have gone on record seeking to legitimize Morocco’s aggression against Western Sahara voted to authorize the Gulf War on the grounds that Iraq’s aggression against Kuwait was so egregious that it justified a massive military response.

    Most supporters of Morocco’s autonomy plan deny that they are legitimizing aggression. They argue that some sort of compromise, or “third way” between Western Saharan independence and integration with Morocco, is necessary to resolve the conflict and that a “winner take all” approach is unworkable. Encouraging such compromise and trying to find a win/win situation is certainly the preferable way to pursue a lasting peaceful settlement regarding most ethnic conflicts and many international disputes. However, Western Sahara is a clear-cut case of self-determination for a people struggling against foreign military occupation. The Polisario Front has already offered guarantees to protect Moroccan strategic and economic interests if allowed full independence. To insist that the people of Western Sahara must give up their moral and legal right to genuine self-determination, then, is not a recipe for conflict resolution, but for far more serious conflict in the future.

    The irresolution to the conflict is not a result of the Polisario’s unwillingness to compromise. Rather, it represents the failure of the UN Security Council – as a result of the French and American veto threats – to place the Western Sahara issue under Chapter VII of the UN Charter. Such an action would give the international community the power to impose sanctions or whatever appropriate leverage is required to force the Moroccan regime to abide by the UN mandates it has up until now been able to disregard thanks to its friends in Paris and Washington.

    In the comparable case of East Timor, only after human rights organizations, church groups, and other activists forced the U.S. government to end its support for Indonesia’s occupation did the Jakarta regime finally offer a referendum that gave the East Timorese their right to self-determination. It may take similar grassroots campaigns to ensure that the United States lives up to its international legal obligations and pressures Morocco to allow the people of Western Sahara to determine their own destiny.


  2. #100
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    Le chef des négociateurs sahraouis a réitéré, hier, la volonté de son gouvernement de trouver une solution pacifique au conflit du Sahara occidental. Mahfoud Ali Beiba a toutefois indiqué que les négociations avec le Maroc seraient suspendues par le Front Polisario s’ils elles sortaient du cadre des Nations unies:

    Mardi 24 juillet 2007 -- «Nous sommes persuadés, depuis 1978, année des premiers contacts entre le Front Polisario et le gouvernement marocain, que la négociation est la forme la plus appropriée pour résoudre le conflit du Sahara occidental. Ce règlement doit se faire sur la base de la légalité internationale. Le Front Polisario mettra fin aux pourparlers s’ils sortent du cadre de l’ONU», a indiqué, hier, Mahfoud Ali Beiba, président de l’Assemblée sahraouie et chef de délégation aux négociations de Manhasset, lors d’une conférence de presse tenue en marge de la semaine culturelle d’El-Ayoun à Alger.

    Le message du haut responsable sahraoui est, bien entendu, adressé à la partie marocaine qui ne désespère pas d’imposer son projet «d’autonomie au Sahara occidental». Projet considéré par le Front Polisario comme contraire à la légalité internationale. A ce titre, Ali Mahfoud Beiba a relevé de nombreuses «contradictions» dans l’approche marocaine lors du premier round de négociations. «Le Maroc dit s’opposer à la tenue d’un référendum, mais il annonce par la suite que le projet d’autonomie sera présenté par voie référendaire. Les Marocains insistent sur le fait que l’ensemble de la population sahraouie est avec eux mais, encore une fois, ils s’opposent fermement à l’organisation d’un référendum d’autodétermination», a-t-il souligné.

    Selon lui, la principale contradiction est à mettre sur le compte du roi Mohammed VI. «Durant les années 1990, nous avons eu à négocier avec le Maroc. A l’époque, le chef de la délégation marocaine n’était autre que Mohammed VI et il nous a clairement affirmé que la solution du conflit était entre les mains de son père. Aujourd’hui, la solution est entre ses mains, mais il n’a pas démontré sa volonté de régler cette question.»

    Interrogé sur les conditions dans lesquelles s’est déroulé le premier round de négociations, Mahfoud Ali Beiba a expliqué qu’il ne pouvait entrer dans les détails, car il est soumis à une obligation de réserve imposée par l’institution onusienne. «Je peux toutefois vous dire que nous avons, durant 48 heures, partagé le même toit, la même table et la même nourriture, mais nous n’avions pas la même volonté de résoudre ce conflit», notera-t-il en insistant sur l’attitude provocatrice des membres de la délégation marocaine.

    «Je dois dire que nous avons eu un cas de conscience, car nous avions face à nous le ministre de l’Intérieur ainsi que son ministre délégué et le chef des services secrets. Ce sont ces mêmes personnes qui sont responsables des exactions que subissent au quotidien nos frères dans les territoires occupés et les universités marocaines.» Notons enfin que le prochain round de négociations entre le Front Polisario et le Maroc aura lieu à partir du 10 août prochain à Manhasset, dans la banlieue de New York.


  3. #101
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    Mercredi 25 Juillet 2007 -- Un accord de jumelage a été signé hier entre l’APC d’Alger-Centre et la ville d’El-Ayoun (Sahara occidental) portant élargissement et renforcement de la coopération culturelle, sociale et artistique. L’accord a été signé à la place Émir-Abdelkader à Alger, par le président de l’APC d’Alger-Centre, M. Tayeb Zitouni, et le wali d’El-Ayoun, M. Omar Mansour, en présence de personnalités algériennes, sahraouies et africaines. Troisième du genre après les accords conclus respectivement en 2002 et 2004, cet accord vient “confirmer les liens d’amitié et de fraternité qui lient les peuples algérien et sahraoui qui aspirent à mettre fin à l’occupation marocaine”, a indiqué M. Zitouni.

    Il a souligné que “l’endroit retenu pour la signature de l’accord revêt une double signification ; l’Émir Abdelkader est un symbole de la résistance populaire et Larbi Ben M’hidi artisan de la glorieuse guerre de Libération”, ajoutant que “l’Algérie apportera toujours son soutien au peuple sahraoui tant au plan officiel que populaire”. Il a tenu à dire que les APC algériennes et la société civile “continueront à aider le peuple sahraoui frère jusqu’au recouvrement de son indépendance”.

    De son côté, le wali d’El-Ayoun a indiqué que cet accord traduit “la volonté commune de l’Algérie et du Sahara occidental de renforcer les relations séculaires qui les unissent depuis des décennies”, précisant qu’il permettra aux APC algériennes et aux collectivités locales d’“exprimer leur solidarité, à l’instar de la direction algérienne, avec le peuple sahraoui qui a, a-t-il dit, besoin de toute forme de soutien que peuvent lui procurer les pays épris de paix”.

    Pour sa part, le président de l’Union des villes africaines, M. Khathswa Smangaliso, a salué la solidarité et le soutien du peuple algérien aux questions justes de par le monde dont celle du Sahara occidental et de la Palestine.


  4. #102
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    Samedi 28 juillet 2007 -- Au moment où leur pays doit accueillir le second round des négociations entre le Maroc et le Front Polisario le 10 août prochain, des congressmen américains ont exprimé, jeudi soir à Washington, leur «pleine adhésion à la lutte d’indépendance du peuple sahraoui et appelé la communauté internationale et le gouvernement américain à soutenir et défendre le principe d’autodétermination comme seule voie pouvant garantir le libre choix du peuple sahraoui et le libérer de l’occupation marocaine qui dure depuis maintenant plus de trois décennies».

    A l’occasion d’une réception organisée en l’honneur de la visite d’une délégation de citoyens américains, militant pour la cause sahraouie, et d’enfants sahraouis en visite aux Etats-Unis, précise l’APS, des congressmen, ainsi que des responsables d’association de défense des droits de l’Homme et d’organisation d’amitié avec le peuple sahraoui, ont mis l’accent sur «la justesse des revendications d’indépendance, de liberté, de démocratie et d’émancipation du peuple sahraoui».

    Dans leurs interventions, ces derniers ont exprimé leurs «préoccupations et leurs inquiétudes» quant aux tergiversations des forces d’occupation marocaines au Sahara occidental et à leurs obstructions et violations répétées de la légalité internationale en refusant de respecter la volonté de l’ONU et de nombre de pays ayant appelé au respect du droit des Sahraouis à décider de leur avenir à travers un processus d’autodétermination. «C’est une lutte d’indépendance au sens plein et noble du terme, comme nous le connaissons bien en Amérique. C’est une question de décolonisation et la dernière colonie en Afrique. Le peuple et le gouvernement américains ont le devoir de se tenir aux côtés du combat des justes que sont les Sahraouis», dira le congressman Payne.

    Rendant un vibrant hommage au soutien constant apporté par l’Algérie aux causes de libération de par le monde et à la question sahraouie de façon particulière, les congressmen, ajoute l’APS, diront que tant que la question sahraouie n’aura pas trouvé une solution politique qui satisfasse les deux parties en conflit, que sont le Front Polisario et le Maroc, la stabilité dans la région sera toujours remise en cause. Evoquant l’ouverture des négociations de paix entre les deux parties en conflit, et principalement le second round prévu pour les 10 et 11 août prochain, les parlementaires américains, qui ont déjà adressé plusieurs lettres au président Bush, dont la dernière en avril dernier, lui demandant d’appuyer le processus de paix enclenché par les Nations unies, ont exprimé l’espoir que ces pourparlers se poursuivront «de bonne foi».

    Des enfants sahraouis, en visite aux Etats-Unis, ont donné leurs témoignages des souffrances et des dénis des droits de l’Hommeauxquels sont soumis les Sahraouis dans les territoires occupés. Jeudi également, des citoyens américains, venus de plusieurs Etats, ont tenu à exprimer leur soutien à la cause sahraouie en se rassemblant devant le siège de la Maison-Blanche, à Washington, pour dénoncer le déni de ce droit par le Maroc et interpeller le gouvernement américain en vue de se prononcer en faveur de la légalité internationale.

    Dans le même registre, il y a lieu de noter la position, une nouvelle fois réitérée, de l’Union européenne (UE), pour une solution qui permettra l’autodétermination du peuple sahraoui, selon la déclaration faite, jeudi, par le ministre sahraoui délégué chargé de l’Europe, Mohamed Sidati, à l’agence sahraouie (SPS).


  5. #103
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    Mardi 31 Juillet 2007 -- Le roi Mohammed VI du Maroc persiste et signe. Son pays ira au deuxième round des négociations avec le Front Polisario sur l’avenir du Sahara occidental avec le même état d’esprit qui l’a animé lors de la première phase des pourparlers. Pour le Maroc, l'autonomie représente l'ultime solution pour régler le conflit du Sahara occidental qui perdure depuis plus de 30 ans.

    “La solution (...) à ce conflit artificiel est le projet d'autonomie consensuel sous la souveraineté du Maroc et rien d'autre que ce projet d'autonomie”, a déclaré le souverain lors de son discours à la nation prononcé à Tanger à l'occasion du 8e anniversaire de son intronisation. Dans son allocution, dont une grande partie a été consacrée au Sahara occidental, le roi a affirmé que “le royaume s'engage à respecter tout accord politique actuellement acceptable qui sera réalisé sur la base de cette initiative, avec toutes les parties réelles et effectives”.

    “Le Maroc a participé de bonne foi au premier round des négociations sur le Sahara”, a-t-il dit. Le royaume et le Front Polisario ont mené des négociations directes sous l'égide de l'ONU les 18 et 19 juin à Manhasset, près de New York. Un second round de négociations est prévu les 10 et 11 août prochain. “Si longues et laborieuses que puissent être les négociations," a-t-il ajouté, "nous garderons notre main tendue en direction de toutes les vraies parties concernées par un règlement politique de ce différend artificiel, dans l'espoir de les convaincre de l'opportunité historique qu'offrent ces négociations”.

    Le Maroc avait soumis à l'ONU un projet de “large autonomie” pour le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole annexée par Rabat en 1975. Rabat propose notamment la mise sur pied d'un gouvernement local, d'un parlement et d'une juridiction autonomes. Le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, a rejeté ce projet, revendiquant l'indépendance du territoire via un référendum d'autodétermination. Peu avant l’ouverture de la première phase des négociations, l'Algérie avait durci sa position sur le Sahara occidental en posant la reconnaissance du droit à l'autodétermination des Sahraouis comme condition à l'édification de l'Union du Maghreb arabe (UMA).

    L'Algérie mettait ainsi, pour la première fois, la pression sur ses partenaires maghrébins en faisant de la reconnaissance de ce droit une condition à la construction de l'UMA (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie). Alger reconnaissait en même temps, et pour la première fois aussi, que le conflit du Sahara occidental, qui dure depuis 32 ans, est un obstacle à l'édification du Maghreb. “Le problème du Sahara occidental représente un facteur de blocage du processus de l'édification du Maghreb qui conditionne l'avenir de toute notre région”, avait affirmé le président Abdelaziz Bouteflika lors de la visite du président du Nicaragua, Daniel Ortega.

    L'UMA, fondée en 1989 par le Traité de Marrakech (Maroc), est en panne depuis 1994, date de son dernier sommet, en raison de profondes divergences entre l’Algérie et le Maroc sur l’avenir du Sahara occidental. Les cinq chefs d'État qui doivent se réunir régulièrement selon la Charte de l'UMA, avaient échoué en mai 2005 à tenir un nouveau sommet à Tripoli, après avoir également échoué en 2004 à Alger, pour relancer la construction maghrébine. Le second round des négociations, à l'instar du premier, se déroulera à huis clos en présence de délégués d'Algérie et de Mauritanie, comme convenu dans le format Baker, après les accords de Houston de 2003.


  6. #104
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    Mercredi 1 Aout 2007 -- Le roi avait déclaré que le Maroc comptait négocier «uniquement à propos de l’autonomie, toute l’autonomie et rien que l’autonomie». Clarifiant plus sa position, il soulignait que «l’autonomie convenue de façon consensuelle ne peut être envisagée que dans le cadre de la souveraineté du Maroc, pleine, pérenne, inaliénable et ne souffrant aucun marchandage, et ce dans le respect de son unité nationale intangible et de son intégrité territoriale et indivisible».

    Cette condition marocaine «menace d’anéantir les efforts méritoires déployés par le secrétaire général de l’ONU, son envoyé personnel et par de nombreuses bonnes volonté à travers le monde», a estimé le président sahraoui dans une déclaration écrite reprise par l’agence de presse sahraouie SPS.

    Ce qu’avance le roi du Maroc «est un diktat que le peuple sahraoui ne saurait accepter ni aujourd’hui ni demain. C’est un diktat visant à pervertir un processus de décolonisation, à imposer une parodie de solution négociée et à transformer les Nations unies en une simple chambre d’enregistrement», a ajouté M. Abdelaziz, qui est également le secrétaire général du Front Polisario.

    A son avis, le Maroc «entend imposer au préalable sa vision annexionniste et donc ne pas négocier la solution qui doit être, comme le demande l’ONU, mutuellement acceptable et garantissant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental».

    Or, rappelle-t-il, «l’autonomie ne peut être au plus qu’une option comme celle de l’indépendance, lesquelles doivent être soumises au choix démocratique et souverain du peuple sahraoui à travers un référendum d’autodétermination libre et transparent, organisé et supervisé par l’ONU».

    Cependant, le Polisario, «toujours animé de la volonté sincère de faire avancer et aboutir le processus de paix, sera au rendez -vous de Manhasset en vue de l’application, à la lettre et à l’esprit, de la résolution 1754 du Conseil de sécurité».

    Dans cette résolution le Conseil de sécurité appelait le Maroc et le Polisario a des négociations sans préalable en vue de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable et garantissant le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.


  7. #105
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    A 24 heures du début du 2ème round des négociations entre le Polisario et le royaume

    Jeudi 9 Aout 2007 -- A vingt-quatre heures du second round des négociations entre les représentants du Front Polisario et ceux du Maroc, le représentant sahraoui aux Etats-Unis, M. Mouloud Saïd, n’a pas caché son pessimisme quant aux résultats de cette seconde rencontre entre les deux parties. Le représentant sahraoui a déclaré «ne pas croire à la bonne volonté du Maroc» et craindre que ses tergiversations, son intransigeance et ses manœuvres dilatoires n’aboutissent à «une impasse et ne fassent échouer» les pourparlers de paix lancés les 18 et 19 juin dernier, sous l’égide des Nations unies. «Les différentes déclarations faites par le gouvernement marocain ne nous laissent pas optimistes» quant à l’issue de ces pourparlers prévus les 10 et 11 août près de New York, a-t-il affirmé à l’APS.

    Ce qui ne l’empêche pas de nourrir un petit espoir de voir le Maroc revenir à une solution dans le cadre de la légalité internationale. «J’espère que le Maroc pourra profiter de cette opportunité pour pouvoir avancer dans le sens d’une solution qui respecte non seulement la légalité internationale, mais aussi le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination», a-t-il souhaité. L’occasion pour lui de réfuter tout autre solution qui dénigrerait le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. «Toute solution qui ne respecte pas le droit du peuple du Sahara occidental à exercer son droit à l’autodétermination ne sera pas acceptée par le peuple sahraoui», a-t-il soutenu, affirmant que «le diktat et la fuite en avant de Rabat ne sauraient constituer des solutions à la paix et à la stabilité dans la région du Maghreb». Le représentant sahraoui aux Etats-Unis ajoutera que le Front Polisario est décidé à aller aux négociations de demain «avec les meilleures volontés».

    «S’il y a rupture du dialogue, cela reviendrait à la position du royaume du Maroc qui cherche seulement à consacrer son occupation du Sahara occidental, faisant fi des résolutions onusiennes appelant à l’organisation d’un processus d’autodé termination qui inclut aussi l’option d’indépendance», a-t-il expliqué.

    «La seule solution acceptable est celle qui représente et respecte le libre choix du peuple du Sahara occidental tel que garanti par la dernière résolution 1754 du Conseil de sécurité du 30 avril 2007», estime le représentant du Front Polisario à Washington.

    A propos de la position américaine face à ces négociations de paix, se déroulant sur son territoire, il notera qu’il y a certaines forces à l’intérieur de l’Administration qui essaient de privilégier la position marocaine et de pousser le gouvernement Bush vers une position qui soit en rupture totale avec la légalité internationale et renie la position constructive adoptée par le passé par Washington et soutenant l’autodétermination. «Cet alignement sur la position de Rabat ne peut pas faire avancer la recherche d’une solution politique et diplomatique, parce que toute solution qui ne respecte pas la volonté du peuple sahraoui sera vouée à l’échec. Elle ne sera pas une solution pour le peuple sahraoui et le peuple sahraoui ne sera pas partie prenante dans cette solution», a-t-il souligné.

    A noter que la position de l’administration américaine d’appui aux thèses annexionnistes marocaines est vivement critiquée aussi bien par des militants des droits civils et des citoyens que des parlementaires. Rien que ce mardi, plusieurs sénateurs et congressmen américains ont adressé une lettre au président George W. Bush dans laquelle ils réaffirment le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et dénoncent, comme une violation du droit international, la tentative de Rabat d’imposer comme seule solution au conflit une autonomie sous souveraineté marocaine.

    Cette lettre a été rendue publique lundi, à quelques jours du second round des négociations entre le Maroc et le Front Polisario, les 10 et 11 août, à Manhasset, près de New York. Une copie a également été transmise à la secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, au conseiller présidentiel pour la sécurité nationale, Stephen Hadley, et à l’ambassadeur, représentant des Etats-Unis à l’ONU, Zalmay Khalilzad. Appuyant une nouvelle fois le principe de l’autodétermination du Sahara occidental, les signataires de la lettre adressée au président Bush l’exhortent à «user de ses pouvoirs auprès des institutions et administrations américaines pour respecter les fondements de la légalité internationale et les résolutions onusiennes, appuyer la cause sahraouie et plaider pour une solution respectant le droit international, les dispositions pertinentes des Nations unies et le libre choix du peuple du Sahara occidental, confronté à une occupation par la force par le Maroc».

    A noter que la Commission européenne a annoncé, hier, l’octroi de 10 millions d’euros d’aide humanitaire aux 165 000 réfugiés sahraouis qui vivent depuis plus de 30 ans dans les camps de Tindouf. Selon la Commission, ces fonds «contribueront à répondre aux besoins fondamentaux des réfugiés en aide alimentaire, soins de santé, eau potable et installations sanitaires, et serviront aussi à la fourniture de tentes et d’articles de ménage de base». L’Union européenne est le principal donateur de ces réfugiés dont la survie dépend totalement de l’aide internationale.


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