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  1. #288
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    Jeudi 27 Mars 2008 -- Le règlement du conflit du Sahara occidental passe par un « dialogue direct » entre le Maroc et l'Algérie, a déclaré jeudi à Rabat le ministre marocain de l'Intérieur, Chakib Benmousssa.

    « Il est impossible de parvenir à un règlement sans une implication totale de ce pays dans le processus de paix », a déclaré jeudi à propos de l'Algérie Chakib Benmoussa lors d'une réunion du gouvernement. La teneur de cette réunion a été rapportée par le porte-parole du gouvernement Khalid Naciri, également ministre de la Communication.

    Le ministre de l'Intérieur a en outre évoqué la nouvelle impasse lors du 4e round de négociations de Manhasset -dans la banlieue de New York- qui a réuni du 16 au 18 mars, sous l'égide de l'ONU, le Maroc et le Front Polisario. Cette réunion n'a pas permis d'entamer de "véritable négociations" sur le projet d'autonomie du Maroc "parce que les autres parties ont procédé à une lecture sélective des textes et résolutions onusiennes et leur ont donné des interprétations étriquées qui servent leurs intérêts", a conclu le ministre.

    Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, a été annexé en 1975 par le Maroc. Le Front Polisario réclame l'organisation d'un référendum d'autodétermination, sous l'égide de l'ONU. Jugeant obsolète cette consultation, le Maroc propose une "large autonomie" sous sa souveraineté pour régler ce conflit de 33 ans. Les deux parties respectent un cessez-le-feu, sous le contrôle de l'ONU, depuis 1992.

  2. #289
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    March 28, 2008 -- The Norwegian Refugee Council this week launched a new Thematic Report with focus on the conflict in Western Sahara, Africa's last colony. While the Sahrawis, the original population of the country, suffer oppression and displacement, the international community has chosen to look the other way.

    For over 30 years, more than half of the Sahrawis, the indigenous people of Western Sahara, have lived in four isolated refugee camps in Algeria. Their homeland is divided by a Moroccan-built wall, and electronic surveillance, land mines and soldiers keep the population in the occupied areas inside, and shut the refugees out. Families have been separated for decades, and new generations grow up in the camps without ever having seen their homeland. In the occupied territories there are now more Moroccans than Sharawis.

    The UN has defined Western Sahara as a decolonisation question and in 1975 the International Court of Justice in The Hague rejected Morocco's alleged "historical claim" on Western Sahara. The African Union has recognised Western Sahara and accepted it as a member country, having defined the question of Western Sahara as the right to self-determination. However, what use is it to have the support of the UN and the AU when powerful countries such as France, the US and Spain are either indifferent or actively oppose the legitimate rights of the Sahrawis?

    You can read more about this conflict, the historical and political background as well as articles and analysis of the current situation, in the NRC Report Western Sahara: Occupied Country, Displaced People.


  3. #290
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    Rabat, Morocco, March 28, 2008 - Moroccan Interior Minister Chakib Benmoussa has said the settlement of the Western Sahara conflict requires "direct dialogue" between his country and Algeria.

    "A settlement is impossible without total involvement of that country in the peace process," Benmoussa said at the weekly cabinet meeting Thursday in Rabat.

    The Minister, quoted by Moroccan media on Friday, also discussed the stalemate in the fourth round of the Manhasset negotiations, in the suburb of New York, where Morocco and the Polisario Front met from 16 to 18 March under the aegis of the United Nations.

    The meeting failed to launch "genuine negotiations" on the autonomy proposal presented by Morocco "because the other parties had a selective reading and narrow interpretation of UN resolutions to serve their own interests," he explained.

    Western Sahara, a former Spanish colony, has been under Moroccan control since 1975.

    Last April, Morocco presented to the UN a proposal for Western Sahara to have autonomous parliament and government.

    Under the proposal, education and management of the territory's affairs will be the responsibility of the autonomous authorities, while Foreign Affairs, Defence, Currency, Gendarmerie and Customs will remain the preserve of Rabat.

    The Polisario Front, the Algeria-backed movement fighting for an independent Western Sahara, has so far rejected Morocco's offer of autonomy and reaffirmed "the Sahrawi people's right to self-determination".

  4. #291
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    Samedi 29 Mars 2008 -- Rabat a rendu les autorités algériennes responsables de l’échec des négociations avec le Front Polisario, moins d’une semaine après son appel à rouvrir les frontières entre l’Algérie et le Maroc, fermées officiellement depuis 1994. Rabat a également appelé Alger à adhérer à ce qu’elle a qualifié : « l’opération pacifique ».

    Le ministre de l’Intérieur marocain, M. Chakib Moussa, a affirmé, avant-hier, que la solution de la question du Polisario dépend du dialogue entre le Maroc et l’Algérie, vu que cette dernière est une partie principale dans le conflit (…) et qu’il est impossible de trouver une solution définitive à ce problème sans son adhésion à « l’opération pacifique ». Il a ajouté que « l’Algérie n’a aucune volonté de résoudre le problème du Sahara occidental, fabriqué de toute pièce ».

    Ces déclarations interviennent, mois d’une semaine après que le ministère des Affaires étrangères marocain ait appelé à rouvrir les frontières entre les deux pays que l’Algérie a fermées après que les autorités Marocaines aient imposé un visa aux Algériens, suite à l’attaque terroriste contre un hôtel à Casablanca à l’été 1994.

    Dans une interview qu’il a accordée au journal émirati Al Khalidj, publiée jeudi dernier, le président du Conseil de la nation algérien a indiqué que « le conflit entre le Maroc et le Front Polisario est un conflit bilatéral, il a ses origines et il relève de la compétence des Nations Unies ».

    Le président du Conseil de la nation a qualifié l’appel de Rabat à rouvrir les frontières d’étrange et il a déclaré que « ce n’est qu’une partie du problème et elle est utilisée de façon imprécise ». Il a aussi indiqué que les relations et les contacts humains entre les deux pays existent toujours, ainsi que les déplacements terrestres et maritimes, en plus des relations commerciales et économiques. Il a ajouté que les échanges entre les deux pays sont en permanente augmentation.

  5. #292
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    March 31, 2008 -- Morocco’s invitation to Algeria for a direct dialogue over the Western Sahara conflict is faced with an impasse as the Algerian government maintains that the settlement should be done under the aegis of the United Nations.

    Morocco, which considers Algeria as a party to the Western Sahara conflict, has already called for a one on one dialogue. But Algeria has never accepted any involvement although the Moroccan government considers it as a prerequisite to the settling of the issue.

    Algerian president, Abdelaziz Bouteflika, who has termed Western Sahara as "the last colony in Africa", has always pleaded in favour of a fair and just settlement under the aegis of the United Nations during various meetings, particularly in the African Union.

    For Algeria, the unilateral "autonomy" solution suggested by Morocco is illegitimate as the Saharawi people have the right to decide on their own "fate" through a referendum.

    A statement released by Morocco saying, "Algeria has no desire to close the Sahara file, but rather persists in its obstinacy…" has been called a "provocation" by Algerian civil society.

    Results of the Manhassat negotiations, held recently in United States, have been called an enormous "deception" by the Algerian media due to Morocco’s insistence on "maintaining its decision for autonomy" and also intending not to respect the implementation of the UN Security Council’s resolutions 1754 and 1783, which require Saharawi people’s right to self-determination.

    Although the Algerian government has not made any statement regarding its position, there is an indication that it favours the Saharawi people’s right to self-determination as stipulated by the Security Council’s resolutions 1754 and 1783.

  6. #293
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    Abdelaziz Rahabi :


    Mardi 1 avril 2008 -- Depuis quelques semaines, l’Algérie subit une série de pressions directes ou indirectes isolées — uniquement — en apparence. Car quel pourrait être le lien entre l’impasse dans le dossier sahraoui et la récente demande marocaine de réouverture des frontières, les manœuvres autour de l’Africom et autour du renforcement de nos moyens aériens de défense, les implications régionales de l’enlèvement en Tunisie de deux touristes autrichiens et le redéploiement du terrorisme à nos frontières sud. Il n’y a rien de fortuit dans tout cela si nous admettons que les relations entre les Etats s’articulent essentiellement autour des intérêts et considérons que les nouvelles menaces contre la paix et la sécurité ont pris des formes qui, tout en rendant incontournable la coopération internationale, ne dispensent pas d’avoir sa propre stratégie.

    La démarche marocaine de demande de réouverture des frontières est, il est vrai, inusuelle en termes d’usages diplomatiques mais ne représente pas pour autant un acte isolé ou fortuit. La question qui pourrait se poser est celle de savoir si elle répond à des assurances que le Maroc a pu recevoir des USA ou de la France, à une forte pression socioéconomique interne en raison de la précarité de la situation économique de l’est du Maroc ou encore à la dernière appréciation des relations bilatérales que fait notre Président dans le texte rapporté par l’agence de presse Reuters. Celle-ci a pu être perçue par le palais royal comme un signal. Comment expliquer alors que le Maroc fasse cette demande formelle et rende parallèlement et simultanément l’Algérie responsable de la paralysie de l’UMA et de la persistance du conflit sahraoui.

    Il est d’autant plus difficile de le comprendre que cela n’a pas suscité une réaction officielle algérienne franche et cohérente. Il faut dire que ces dernières années on a appris — sur le plan diplomatique — à encaisser en adoptant la posture ambiguë d’être pris pour un modéré par les étrangers et pour un mou par son propre peuple. Dans les relations entre Etats, les déclarations d’intention ou de circonstance importent peu, seuls comptent les faits qui les suivent. Le dernier round des négociations de Manhasset n’est alors que le prolongement de beaucoup d’efforts diplomatiques de la communauté internationale, il n’en est pas l’aboutissement ou la finalité et tout le monde y a souscrit pour ne pas risquer d’être en porte-à-faux avec le Conseil de sécurité de l’ONU. A ce titre, la question des négociations bilatérales entre les Marocains et les Sahraouis a très peu évolué, pour ne pas dire régressé, et nous devons tenir compte de la gestion à long terme du statu quo diplomatique. C’est probablement cette situation qui explique en grande partie les nouvelles formes de la stratégie d’affaiblissement de l’Algérie qui devient une sorte d’ennemi intime qu’il faut mettre sous tension permanente.

    C’est également dans cette conjoncture que le Maroc poursuit son effort d’armement — certainement pas pour s’engager dans le Sahara — car ce n’est pas tant l’armement qui compte dans cette situation, le désert ayant ses propres règles qui ne sont pas celles d’un armement conventionnel. Il le fait avec des financements de quelques pays du Golfe, le soutien diplomatique des USA et l’assistance technique des Français et des Espagnols dont le seul objectif inavoué est de rompre l’équilibre militaire dans la région et amener l’Algérie à faire des concessions diplomatiques majeures. C’est d’ailleurs le moment qui a été choisi pour couvrir de doutes la défense aérienne algérienne, axe central de la stratégie de défense nationale en raison de l’immensité du territoire national, sur la simple foi des déclarations récurrentes d’un subalterne russe d’une entreprise de commerce extérieur.

    C’est aussi dans cette conjoncture que la question de l’Africom revient dans l’actualité de la région alors que tout le monde sait que les Usa, présents en Méditerranée, dans le sud de l’Italie et de l’Espagne, n’ont pas un besoin urgent de le faire. Les distances ne représentant plus un handicap pour eux en raison des progrès technologiques, ils mesurent surtout l’hostilité des opinions publiques du Maghreb qui ne sont pas très favorables à une présence militaire américaine. Dans la logique des choses et en raison de son statut d’allié traditionnel des Usa dans la région, le Maroc cherche à travers son offre sur l’Africom à renforcer ses capacités de négociation, son poids diplomatique et à consolider ses lobbies aux Usa pour s’en servir essentiellement dans le dossier sahraoui.

    Mais ce n’est pas non plus une aventure sans risques. A ce titre, il y a une vérité qu’il ne faut pas cesser de répéter et une contre-vérité qu’il ne faut se lasser de démentir : la première est que le conflit du Sahara a été le principal facteur de blocage de l’UMA. Rien de plus faux dans la mesure où les sommets de Zéralda en 1986 et l’acte fondateur de Marrakech en 1989 ont justement soutenu l’idée que la construction de l’UMA était de nature à favoriser le règlement de cette question. La preuve est que ces deux sommets se sont tenus alors que ce conflit persistait encore. La seconde, et elle a été bien commercialisée par le Maroc, est cette fiction de la recherche par l’Algérie d’un corridor vers l’Atlantique qui réduit l’injustice faite au peuple sahraoui à des considérations de commodités économiques.

    En réalité, l’UMA, portée par une sincère utopie révolutionnaire née à Tanger, il y a 50 ans, et réanimée par une rencontre d’arrière-pensées, il y a presque 20 ans, apparaît comme un syndicat de chefs d’Etat et de souverains. L’histoire contemporaine enseigne qu’on ne construit pas une organisation régionale uniquement sur des considérations de solidarité affective, ethnique ou linguistique. Ils représentent certes des facteurs de convergence, mais ne sont ni suffisants, ni exclusifs, ni propres à l’Afrique du Nord. C’est à ce titre que s’impose la nécessité d’intégrer les Etats subsahariens dans une démarche globale et solidaire et de dépasser le cadre étriqué de l’UMA car les enjeux régionaux ont changé de nature et d’objectifs. Les tensions armées ne sont plus statiques, elles se déplacent au gré des objectifs des animateurs de ces stratégies et des capacités de défense de chacun des Etats. Le Sahel n’existe pas comme une entité à part et n’a jamais existé en tant que telle, c’est une point de confluence dans lequel les frontières sont clairement délimitées et reconnues internationalement.

    Aujourd’hui, cette région devient, malheureusement, le maillon faible parce que pauvre, négligée par les pouvoirs centraux et livrée au tribalisme et la corruption, vieux démons de l’Afrique. Elle apparaît comme « une terre de personne », une zone franche de jonction du terrorisme international et du banditisme, un fusible pour des tensions lointaines en apparence, comme l’Afghanistan, l’Irak ou le Moyen-Orient, et devient une sorte de Liban en temps de crise régionale. Pour preuve, et ce n’est pas la plus significative, l’enlèvement des deux touristes autrichiens en Tunisie, le 22 février dernier, montre à quel point un fait isolé peut avoir des implications multilatérales et les tractations pour leur libération informent sur les imbrications dans nos frontières avec la Libye, le Mali et le Niger. Il faut être attentif à ce qui s’y passe car il y a des indices de transformation à fort potentiel de risques pour l’Algérie qui y perdrait plus que tout autre pays et plus que partout ailleurs parce que l’Afrique subsaharienne est notre profondeur naturelle et stratégique. Déstabiliser cette région, c’est viser l’Algérie avant tout en la coupant de sa population qui est sa première garantie de sa défense.

  7. #294
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    Jeudi 3 avril 2008 -- La rencontre de travail et d’action de solidarité regroupant une délégation parlementaire de la commission des affaires étrangères de l’APN, le président du groupe parlementaire de fraternité algéro-sahraoui et la délégation du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) a débouché sur l’organisation prochaine à Alger d’une rencontre parlementaire internationale de soutien au peuple sahraoui.

    «Nous multiplions les initiatives en collaboration avec le président de la commission des affaires étrangères de l’APN, M. Si Afif, en vue d’élaborer une action parlementaire qui devra associer tous les partenaires dont l’objectif sera la création d’un groupe parlementaire africain de solidarité avec le peuple sahraoui», a déclaré Tayeb El-Houari, président du groupe parlementaire de fraternité algéro-sahraoui. Cela avant d’annoncer qu’une rencontre internationale de parlementaires issus des cinq continents aura lieu à Alger.

    L’objectif de cette rencontre internationale, qui entre dans un cadre plus large, à savoir ratisser large auprès de la communauté parlementaire internationale, est de «presser le Maroc à respecter les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité qui passe par l’autodétermination du peuple du Sahara occidental». Ainsi, en sus de cette rencontre de haut niveau prévue les 26 et 27 avril, il a été décidé l’organisation d’activités politiques dont la semaine de solidarité d’Alger-Centre avec la ville d’El-Ayoun occupée.

    Cette semaine, qui se tiendra du 8 au 13 mai prochain, se veut comme la consécration du protocole de coopération et d’accord de jumelage entre la ville d’El-Ayoun et celle d’Alger-Centre. «Nous irons symboliquement au camp des réfugiés d’El-Ayoun pour exprimer notre solidarité avec la capitale sahraouie occupée», a déclaré le P/APC d’Alger-Centre, Tayeb Zitouni.

    De son coté, Si Afif a estimé qu’un groupe parlementaire africain de solidarité avec la RASD est plus que nécessaire. «Il y a des députés de pays africains et arabes qui sont extrêmement sensibles à la question sahraouie et nous devons conjuguer nos efforts pour faire pression sur le Conseil de sécurité afin d’amener le Maroc à se souscrire aux engagements internationaux, notamment les dernières résolutions», a-t-il ajouté. Concernant les négociations en cours entre le Front Polisario et le royaume du Maroc, Si Afif a regrette que «le 4e round n’a pas pu assouplir les divergences entre les deux parties à cause de l’entêtement du Maroc à ne discuter que de son plan d’autonomie».

    Par ailleurs, le président du CNASPS, Mahrez Lamari, a indiqué que cette rencontre de solidarité se déroule au moment où le peuple sahraoui traverse une de ses plus difficiles périodes allant de la répression dans les territoires occupés à l’épuisement des stocks alimentaires dans les camps de réfugiés. Il a annoncé que beaucoup d’activités seront organisées, entre autres la semaine de protestation qu’abritera le royaume de Belgique les 8 et 9 avril et la conférence internationale de Tifariti, prévue le 20 mai prochain.

    La rencontre d’hier intervient, faut-il le souligner, au moment où les sociétés civiles ont décidé de faire de 2008 une année de «solidarité agissante» en faveur de la cause du peuple sahraoui.

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