Mardi 8 Avril 2008 -- La grande partie occupée du territoire du Sahara occidental continue de constituer le leitmotiv des dizaines de rapports d’organisations non gouvernementales et de mouvements politiques soucieux du respect des droits les plus élémentaires des peuples, de surcroît ceux colonisés. Le Sahara occidental occupé par le Maroc se dispute tristement la place des contrées les plus reculées du monde en matière d’émancipation civique et d’expression libre.
La dégradation de la situation humanitaire au Sahara occidental et au Sud du Maroc est due à la persistance de campagnes de répression violente par les forces d’occupation marocaines, sur une population otage qui exprime son ras-le-bol, fruit d’un rejet, on ne peut plus clair, de près de 33 ans d’occupation. Là, le monde reste indifférent tant l’interventionnisme des puissances est généralement tributaire d’intérêts, strictement basés sur la «realpolitik». Cette tendance mondiale a évidemment bien été perçue par le régime du Maroc qui s’emploie à tester toutes les formes de la répression pour réduire en cendres l’espoir, la lutte et la détermination des Sahraouis à exercer leur droit à l’autodétermination et donc à l’indépendance. Un droit pourtant reconnu de tous, y compris par le régime de Mohamed VI.
60 détenus d’opinion sahraouis sont depuis le 29 février en grève de la faim pour exiger l’amélioration de leurs conditions de détention et l’obtention d’un statut de détenus politiques, 15 jeunes sahraouis, disparus depuis le 25 décembre 2005 suite à leur enlèvement par les services secrets marocains dans des conditions non encore élucidées, 560 civils et 151 prisonniers de guerre sahraouis, disparus depuis le début du conflit. Constat effroyable établi par toutes les organisations des droits de l’homme.
Dans son rapport de 2006, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme avait souligné que toutes les violations des droits de l’homme commises au Sahara occidental se nourrissent de la non application du droit fondamental qu’est celui de l’autodétermination. Pourquoi le Haut-Commissariat aux droits de l’homme repousse-t-il durant presque deux ans la publication de ce rapport et pourquoi ne veille-t-il pas à la mise en application de ses recommandations ? Qu’attendent donc l’ONU et le Conseil de sécurité pour appeler le régime marocain à la retenue et le sommer de respecter les droits des Sahraouis ? En vérité, le Royaume de Sa Majesté qui aiguise sa détermination jusqu’au-boutiste compte sur un franc et vieil appui au sein de l’instance onusienne, celui de la France.
En ce mois d’avril, le dossier sahraoui sera sur la table du Conseil de sécurité et de la 4e commission de l’ONU. Une commission chargée à juste-titre du parachèvement de la décolonisation dans le monde. La question du Sahara occidental rebondira encore une fois sur la table des puissances avec le rapport du secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, qui devrait remettre les conclusions d’un énième round de négociations entre les deux belligérants en se basant sur les informations recueillies par son représentant personnel au dossier, le Néerlandais, Peter Van Walsum.
Que diront Ban Ki-moon et le Conseil de sécurité ? Le renouvellement de la MINURSO (Mission des Nations-unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) et un appel, peu convainquant, aux deux parties afin d’engager des discussions plus substantielles ( ?) pour parvenir à un accord politique, et du bout des lèvres - car la volonté fait défaut - réitérer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Au même moment, la France et consorts tenteront, en coulisse, comme à l’accoutumée, de faire pression sur les autres partenaires du Conseil de sécurité afin de les amener à embrasser la thèse marocaine d’autonomie et enterrer un peu plus les chances de voir ce conflit réglé et donner en même temps un coup sérieux à la crédibilité de l’ONU. Au pire des cas, l’axe France-Maroc-Israël consacrera le statu quo.
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8th April 2008 20:32 #295
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Yassine Mohellebi :
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9th April 2008 14:56 #296
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Mercredi 9 Avril 2008 -- C’est en perspective du lancement par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU de son nouveau mécanisme d’«examen périodique universel» (EPU) sur la situation des droits fondamentaux dans les 192 Etats membres des Nations unies que la représentation du Front Polisario au Royaume-Uni et en Irlande a appelé les organisations de défense des droits de l’homme à lever le voile sur les pratiques répressives du Maroc contre le peuple sahraoui dans les territoires occupés du Sahara occidental.
Dans un message aux organisations humanitaires, le Front Polisario a appelé à publier des communiqués qui condamnent ces pratiques et révèlent le manquement du Maroc à ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme. Le Maroc a été classé parmi le premier groupe devant faire l’objet d’examen dans le cadre du nouveau mécanisme de vérification du respect des droits de l’homme.
C’est ainsi que le Front Polisario a exhorté les ONG à condamner les pratiques marocaines et à envoyer des correspondances aux parlementaires et à toute personne en mesure d’exercer des pressions ou de se faire l’écho de ces condamnations. Par ailleurs, le Front Polisario a invité ces organisations à insister dans leurs messages de condamnation sur les 32 ans d’occupation marocaine marqués par des violations impunies des droits de l’homme.
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11th April 2008 11:12 #297
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Ghada Hamrouche :
Jeudi 10 Avril 2008 -- Les ONG britanniques ne démordent pas. Tour à tour, elles se relayent dans leur revendication de rendre public le rapport du haut-commissaire des Nations unies sur la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental (HCDH), élaboré, en 2006, et tenu secret depuis sa rédaction. Mardi, c’était au tour de Campagne pour le Sahara occidental, (Western Sahara Campaign) de maintenir la pression sur le gouvernement britannique, membre du Conseil de sécurité de l’ONU afin de rendre public le rapport du bureau du HCDH. L’ONG pour la solidarité avec la lutte du peuple sahraoui a appelé, dans un communiqué, le gouvernement britannique à œuvrer à rendre public ce rapport, immédiatement, et à appliquer ses recommandations de manière effective. Le bureau du haut-commissaire des droits de l’Homme avait envoyé, en 2006, une commission d’enquête au Sahara occidental et dans les camps des réfugiés, à Tindouf, en Algérie. Cette mission devait enquêter sur les rapports des organisations des droits de l’Homme relatifs aux «violations des droits humains». Le rapport établi a conclu que toutes les violations enregistrées «sont dues à la privation du peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination».
Le communiqué, répercuté par l’Agence de presse algérienne (APS), souligne qu’«en plus du rapport du Haut-Commissariat des droits de l’Homme, Amnesty International et Human Rights Watch, qui figurent parmi les organisations internationales les plus intéressées par la défense des droits de l’Homme, avaient mentionné dans leurs rapports que la répression politique et les violations des droits de l’Homme sont devenues monnaie courante dans les territoires du Sahara occidental». Selon ces rapports, «la population sahraouie est privée de ses droits fondamentaux : la liberté d’expression et le droit au rassemblement sont limités, le sort réservé aux protestataires civils est la prison, la maltraitance de la part de la police et la torture systématiques».
Aussi, Western Sahara Campaign se dit «extrêmement préoccupée par la situation des droits de l’Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental», a précisé son communiqué qui «exprime les craintes de l’organisation au sujet des répercussions graves pouvant découler de cette situation, notamment sur la paix et la sécurité dans la région du Maghreb arabe». La répression marocaine, peut-on y lire, «a atteint des proportions graves, vu les cas de violence, de torture, de détention arbitraire, de viol, de disparition et de procès sommaire, dénoncés de façon régulière par les citoyens sahraouis», a ajouté la même source. Le communiqué a également indiqué qu’une soixantaine de détenus sahraouis poursuivent, depuis deux mois, une grève de la faim, en protestation des conditions de détention. La représentation du Front Polisario au Royaume-Uni et en République d’Irlande ainsi que les organisations de défense des droits de l’Homme avaient dénoncé le même jour, soit mardi dernier, les pratiques répressives marocaines à l’encontre du peuple sahraoui dans les territoires occupés.
Le Polisario a appelé de son côté, dans une lettre, ces organisations à publier des communiqués de dénonciation pour mettre à nu le non-respect par le Maroc de ses engagements internationaux, à l’occasion du début, lundi dernier, de l’examen par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, de la situation des droits fondamentaux dans 192 pays membres, à la faveur de son nouveau mécanisme «contrôle périodique global». Le Maroc, rappelons-le, figure dans le premier groupe de pays devant se soumettre au contrôle, dans le cadre de ce nouveau mécanisme, dans le but d’évaluer le degré de respect des droits de l’Homme. Le Polisario a appelé, donc, les organisations humanitaires à dénoncer les pratiques marocaines, à adresser des correspondances à l’intention des parlementaires et de tout acteur susceptible d’exercer des pressions sur le Maroc et de faire entendre la voix des Sahraouis.
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12th April 2008 12:08 #298
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UNITED NATIONS, April 11, 2008 (KUNA) -- Morocco late Friday deplored the "increasingly" deteriorating human rights of the Sahrawi refugees in the Tindouf camps in Algeria, at a time the Polisario Front condemned Morocco's pattern of human rights abuses of the Sahrawi people in "occupied" Western Sahara.
The conditions of those "people' are a "source of concern to the Kingdom and to the international community as a whole, given the extent and ongoing nature of the violations of their human rights," Moroccan envoy Mustafa Sahel told the Secretary-General in a letter.
"In view of the prolongation of this tragic situation," he said, "responsibility for the violations committed on Algerian soil must be determined".
He said it is "imperative" that Algeria allow the UN High Commissioner for Refugees (UNHCR) to visit the camps to identify and register the "persons living there," and to "determine their wishes concerning voluntary return to their country of origin (Morocco)".
In his turn, President Mohamed Abdelaziz, Secretary-General of the Polisario Front condemned today in a letter to the Security Council president "the continued pattern of human rights abuses (by Morocco) of the Sahrawi civilian population inside the occupied territory (Western Sahara)".
He called on the council to mandate the UN Mission in Western Sahara (MINURSO) "to monitor the human rights of inhabitants of the Western Sahara. This is a minimum that must be done to protect the Sahrawi people from repression and mistreatment," Abdelaziz said in his letter.
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14th April 2008 21:08 #299
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Kamel Aït Bessaï :
Lundi 14 Avril 2008 -- Le journaliste-écrivain américain Jean Lamore, qui était l’hôte jeudi dernier de l’Assemblée nationale française, a estimé que «la France doit amener le partenaire marocain à la raison sur la question du Sahara occidental». Il a déclaré que «le Maroc court un grave danger avec ce plan d’autonomie dont le nom est si trompeur, car il n’incarne rien d’autre que la confirmation d’une colonisation illégale».
Il a également insisté, lors de cette rencontre, sur l’importance d’un «partage de l’information» avec les autorités françaises sur la question du Sahara occidental. «Dans le cas du Sahara occidental où le peuple sahraoui lutte pour qu’on respecte une procédure référendaire signée par les deux parties concernées, le Front Polisario et le gouvernement marocain, l’oubli a été artificiellement construit par le Maroc et ses alliés dans l’ultime affaire de décolonisation du continent africain», a rappelé M. Lamore dans l’exposé qu’il avait fait devant un groupe de réflexion de la droite française UMP, «Nation et République», dirigé par le député souverainiste Jacques Myard.
Jean Lamore a considéré qu’il est anormal que le Maroc continue impunément à violer les résolutions de l’ONU comme il l’a fait plus de soixante-dix fois en ce qui concerne la question des droits du peuple sahraoui «sans que les membres du gouvernement français ne se rendent compte de la tricherie». C’est là l’importance que pouvait revêtir à ses yeux cette rencontre avec la majorité parlementaire française, en réponse à une question de l’APS. Tout en se défendant de vouloir donner des leçons à l’Assemblée nationale française, M. Lamore inscrit sa contribution «dans un esprit de partage des informations», indiquant qu’il était «simplement question que la France puisse, dans cette affaire, écouter les deux parties».
Dubitatif, le journaliste américain fera remarquer que cela «n’est pas du tout le cas actuellement». Il a dit s’être rendu compte que «les informations et les idées préconçues concernant ce conflit découlent toutes d’une seule source qui est celle des services marocains».
Le débat qui s’est engagé entre le journaliste-écrivain américain et les législateurs français a été marqué par le témoignage d’un général de l’armée de l’air française qui avait participé à l’attaque par des Jaguars français des colonnes du Front Polisario au cours de la guerre.
Le militaire français a avoué que «le rôle que peut jouer la France aujourd’hui est très simple : ouvrir le dossier, ne plus recevoir les informations d’une seule source, mais prendre en considération les multiples aspects de la question. Ce serait un grand pas vers un semblant d’impartialité». Pour lui, «le réel danger est que la France continue à accepter la vision dissonante du conflit que lui livre l’Etat marocain» car, a-t-il indiqué, «si on continue à sous-estimer l’importance de ce conflit, la guerre, la vraie, ne tardera pas à reprendre, mettant tout le monde, y compris la France, dans une situation difficile».
Dans la foulée, le conférencier rappellera que «le Maroc saigne (financièrement) à maintenir une armée d’occupation au Sahara, alors que l’écart entre les riches et les pauvres se creuse chaque jour plus profondément. C’est là le terrain de prédilection du terrorisme».
Jean Lamore a également mis en exergue «les similitudes patentes entre la stratégie qu’applique l’Etat israélien à l’égard des Palestiniens et celle mise en œuvre par le Maroc à l’égard des populations sahraouies restées dans les territoires du Sahara occidental, illégalement occupés par les forces marocaines».
Parmi les similitudes entre les politiques israélienne et marocaine, le conférencier a cité «le bombardement original des populations civiles pour provoquer l’exil, le refus de reconnaître le statut de ces populations exilées et leur droit au retour, le refus de reconnaître l’identité des populations civiles restées sous le contrôle des forces d’occupation, la construction d’un gigantesque mur de séparation à caractère répressif, la colonisation massive des zones illégalement occupées, la construction frénétique d’infrastructures au seul profit des colons et des forces d’occupation, l’occupation militaire de la capitale religieuse ainsi que la violation à caractère répétitif des résolutions de l’ONU dans le seul but de consolider les territoires illégalement annexés».
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18th April 2008 06:18 #300
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April 17, 2008 -- UN Secretary General Ban Ki-moon urged Morocco and the Polisario Front to enter into "a more intensive and substantive phase of negotiations" without preconditions, the UN press centre announced on Wednesday (April 16th). In his latest report to the UN Security Council following a mid-March round of UN-mediated talks on Western Sahara held in Manhasset, New York, Ban insisted that the status quo was unacceptable. "Momentum can only be maintained by trying to find a way out of the current political impasse through realism and a spirit of compromise from both parties," the secretary general said. He acknowledged some progress, however, citing an agreement by Morocco and Polisario Front to allow both land and air visits between family members separated by the conflict. Ban also pointed out progress made in clearing mines and removing explosive ordinance from the region.
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19th April 2008 05:28 #301
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Samedi 19 Avril 2008 -- Le Front Polisario a appelé, jeudi, à l’arrêt d’un calendrier précis pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental, mettant en garde contre les retards qui offrent plus de temps au Maroc de consacrer son plan d’annexion du Sahara occidental. Cet appel lancé par M. M’hamed Khadad, coordinateur du Polisario auprès de la Minurso (Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental) est contenu dans un article paru jeudi dans l’édition européenne du Wall Street Journal et intervient avant le prochain examen de la question sahraouie par le Conseil de sécurité et l’éventuelle reconduction du mandat de six mois de la mission onusienne en territoire sahraoui.
M. Khadad a estimé qu’entre-temps et que «pour que le renouvellement du mandat de la Minurso ne sert plus les intérêts marocains, il est indispensable d’élargir les prérogatives de cette mission». Ainsi, la Minurso, estime-t-il, pourrait être chargée de «veiller au respect des droits de l’homme et d’arrêter un calendrier pour l’organisation d’un référendum juste et équitable pour donner l’opportunité au peuple sahraoui de décider de son avenir conformément aux décisions de l’ONU».
M. Khadad, membre de la délégation sahraouie participant aux négociations avec le Maroc à Manhasset, a dit que la Minurso faisait, à la base, «partie de l’accord de cessez-le-feu entre le gouvernement marocain et le Polisario décidé en 1991». Sa mission consistait à «superviser une courte période de transition qui devait aboutir à l’organisation d’un référendum au Sahara occidental». Une consultation qui permettrait aux électeurs sahraouis de choisir entre le rattachement au Maroc, l’autonomie sous la souveraineté marocaine ou l’indépendance totale.
Cependant, bien que son mandat était limité dans le temps, la mission de la Minurso est marquée depuis 17 ans par plusieurs interruptions en raison des différends sur le type de l’électorat devant prendre part à ce référendum.
Lors de cette période, le Maroc a œuvré pour la consécration du «plan d’annexion illégale du Sahara occidental» en exploitant la question du terrorisme pour se rapprocher des Etats-Unis afin d’obtenir leur appui et pouvoir ainsi «intensifier les actes de répression à l’encontre du peuple sahraoui», selon M. Khadad.
Le royaume du Maroc a également bénéficié de l’appui de la France qui «veut maintenir certaines zones d’influence au Maghreb en soutenant Rabat», a ajouté le dirigeant sahraoui. Cette situation, a-t-il poursuivi, a permis au Maroc de confiner la question du Sahara à «un simple thème de débat» à l’ONU. Une situation qui autorisait le Maroc à «rejeter les accords, à faire fi de tous les engagements antérieurs et à prendre les décisions et les efforts de l’ONU à la légère», déplorait-il. Le responsable sahraoui a mis en garde contre les tentatives visant à imposer l’autonomie au peuple sahraoui sans référendum, ce qui, a-t-il souligné, serait «une violation directe non seulement de l’ONU et du modèle de décolonisation mais aussi des fondements du droit international».
Pour M. Khadad, «le fond de la question est que le Sahara occidental n’a jamais été reconnu comme étant une partie du Maroc, d’un pays ou d’une instance internationale». «Cette position est confirmée par l’avis consultatif promulgué par la Cour internationale de justice qui prouve que les revendications marocaines sont injustifiées du point de vue du droit international», rappelait-il à cet égard. En revanche, la République arabe sahraouie démocratique «est reconnue par 80 pays et est membre de l’Union africaine», faisait-il valoir. Aussi, pense-t-il qu’il serait «illogique» d’avancer des soi-disant «dispositions de l’autonomie» qui seront appliquées dans «une région occupée de façon illégitime, dont le fonctionnement politique et les infrastructures socio-économiques sont indépendants de l’occupant».
M. Khadad, a réitéré l’attachement du Polisario au plan de paix appuyé, en 1991, par l’ONU et approuvé par le Maroc et le Front Polisario et qui prévoit la tenue d’un référendum «car étant la dernière étape du processus». De ce fait, l’ONU doit, à travers la Minurso, garantir que «le Maroc honore ses précédents engagements», estime-t-il, indiquant que le non-respect de ces engagements constituerait «une victoire pour l’opportunisme politique et non une solution durable au nom de la bonne gouvernance et de la démocratie».







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