Dimanche 27 Avril 2008 -- Un incident a opposé dimanche le chef du gouvernement algérien et un ministre marocain sur le Sahara occidental au cours de la célébration du 50e anniversaire de la Conférence des partis maghrébins tenue à Tanger en 1958 en faveur de l'union du Maghreb.
Intervenant lors d'une réunion publique à Tanger réunissant des responsables des partis politiques au pouvoir dans les cinq pays d'Afrique du nord, le ministre d'Etat marocain et dirigeant socialiste Mohamed El Yazghi, a dans son discours « appelé les dirigeants maghrébins, particulièrement le président algérien Abdelaziz Bouteflika, à soutenir le projet marocain pour sortir le dossier du Sahara de l'impasse ».
Cette intervention a fait vivement réagir le chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem. « L'Algérie a toujours défendu depuis son indépendance les causes justes et les mouvements de libération nationale, au Mozambique, en Angola et même dans son voisinage », a-t-il lancé faisant clairement allusion au soutien que son pays apporte au Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui.
« Voulez-vous que l'Algérie renonce à ses principes. Mon pays fait face à des accusations », a-t-il ajouté avant d'être interrompu par l'assistance qui scandait « le Sahara est marocain ». Le Premier ministre marocain Abbas El Fassi a été contraint d'intervenir pour demander à la salle de respecter « l'intervention de M. Belkhadem ». Ce dernier a conclu: « l'histoire dira qui est le responsable du blocage ». M. El Fassi a affirmé que « la question du Sahara est sacrée au Maroc ». « On ne va pas la résoudre dans cette salle, mais avec justice, objectivité et calme », a-t-il ajouté.
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27th April 2008 23:20 #316
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27th April 2008 23:24 #317
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TANGIERS, Morocco, April 27, 2008 (AFP) — A summit aimed at kick-starting Maghreb economic integration was disrupted Sunday when Moroccan and Algerian government ministers clashed over the disputed Western Sahara region.
The Arab Maghreb Union, founded in 1989, had not met since 1994, mainly due to a dispute between Morocco and Algeria over the status of the coastal territory, despite recent United Nations mediation with its Polisario independence movement.
The summit - which also involves Tunisia, Libya and Mauritania - marked the 50th anniversary of a Tangiers conference which first called for a Maghreb union, and was supposed to be about issues such as a joint currency and removing frontier controls.
But it quickly descended into a row between these two protagonists, with Moroccan state minister and socialist leader Mohamed El Yazghi calling on Algeria President Abdelaziz Bouteflika to "support the Moroccan plan to drag the (Western) Sahara case out of its impasse."
Algerian Prime Minister Abdelaziz Belkhadem quickly hit back, saying that Algiers has backed "just causes" and independence movements in Mozambique, Angola "and even within its neighbours" - a reference to the Polisario in Western Sahara, which borders Morocco and Algeria to the south.
As he spoke, Belkhadem was interrupted by chants of "Moroccan Sahara" which forced Morocco's Prime Minister Abbas El Fassi to intervene.
Morocco annexed West Sahara in the 1970s following the withdrawal of former colonial power Spain, sparking a war with the Polisario. The two sides agreed a ceasefire in 1991, but a promised self-determination referendum never materialized.
The border between Morocco and Algeria has been closed since a 1994 attack in the Moroccan city of Marrakesh blamed by Rabat on Algerian security services.
The summit is also discussing cooperation - even across closed borders - on drug trafficking and illegal emigration to Europe.
El Fassi said open borders were a necessity to "accelerate the rhythm of the Maghreb's construction into a common area where development, peace and stability" could reign.
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27th April 2008 23:35 #318
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Dimanche 27 Avril 2008 -- La négociation dans le cadre des Nations unies "reste la clé d'une solution politique" au conflit du Sahara occidental, a affirmé dimanche à Alger le négociateur en chef du Front Polisario Mahfoudh Ali Beïba.
"La voie reste la négociation dans le cadre de l'ONU, sur la base de ses résolutions avec pour objectif l'autodétermination", a déclaré M. Beïba à la presse, en marge d'un colloque international sur l'autodétermination des peuples. "Nous attendons la prochaine résolution du Conseil de sécurité (sur le Sahara occidental), le 29 avril, pour voir l'horizon" des négociations entre le Maroc et le Polisario sur l'avenir de cette une ancienne colonie espagnole, annexée par Rabat en 1975.
Rabat et le Polisario poursuivent depuis juin 2007 des négociations directes sous l'égide de l'ONU, à Manhasset, dans la banlieue de New-York, qui n'ont encore abouti à aucun résultat. Ils sont convenus d'une cinquième session de discussions à une date indéterminée.
M. Beïba a souligné que "toute solution doit être basée sur la légalité internationale, de façon à préserver l'harmonie et l'entente dans la région".
Mais "si le processus politique s'arrête, alors la voie sera ouverte à d'autres alternatives, y compris la lutte armée", a-t-il averti.
M. Beïba a dénoncé le "parti pris" de l'envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara Occidental, Peter van Walsum, qui a estimé la semaine dernière que l'option de l'indépendance du Sahara occidental était "irréaliste".
Le réalisme "est de voir les choses comme elles sont, non comme on voudrait qu'elles soient", a-t-il rétorqué, estimant que "cette personne (Van Walsum) s'est mise hors jeu par ses déclarations".
Le Polisario réclame l'organisation d'un référendum d'autodétermination, sous l'égide de l'ONU, qui laisserait aux électeurs sahraouis le choix entre le rattachement au Maroc, l'indépendance ou l'autonomie sous souveraineté marocaine. Rabat préconise une seule option, l'autonomie sous souveraineté marocaine.
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28th April 2008 00:44 #319
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April 27, 2008 -- Moroccan authorities deported four French human rights activists on Friday (April 25th), after accusing them of assisting Western Saharan separatists. The action was criticised by Amnesty International, which described the expulsion as "another setback against human rights defenders working on Western Sahara". Police detained the four activists from Action by Christians against Torture in Tan-Tan, before taking them to Agadir where they were put on a plane to Paris. One of the activists was reportedly organising a visit by international human rights groups to the disputed territory to "help the separatists", according to police.
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28th April 2008 02:50 #320
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Lundi 28 Avril 2008 -- Le siège de l’APN abrite, depuis hier, le premier Colloque parlementaire international consacré à “l’autodétermination des peuples”, qui a été initié par le groupe parlementaire d’amitié et de fraternité “Algérie-Sahara occidental”. Commentant la rencontre de deux jours, le président de l’APN, Abdelaziz Ziari, a déclaré à l’ouverture des travaux que l’organisation d’un tel forum “exprime la position ferme de l’Algérie de défense de causes justes dans le monde”. Il a, par ailleurs, précisé que la position d’Alger, pays membre des Nations unies, s’accorde avec “la légalité internationale”. Plus loin, M. Ziari a réagi aux développements ayant marqué récemment le dossier de décolonisation du Sahara occidental et constaté que le conflit maroco-sahraoui “perdure et reste, par conséquent, un foyer de tension dans la région du Maghreb”. De l’avis du président du Parlement, la solution à ce conflit est tributaire des négociations engagées sous la conduite de l’ONU, en vue de la tenue d’un “référendum juste sur l’autodétermination du peuple sahraoui”.
Des universitaires sont également intervenus, notamment sur “l’histoire du principe des peuples à disposer d’eux-mêmes” et celle de la consultation référendaire comme “solution historique aux questions de décolonisation”. Pour le juriste Boudjemaâ Souilah, également président de la commission des affaires étrangères du Conseil de la nation, il est heureux d’enregistrer que 53 pays dans le monde ont recouvré leur indépendance depuis l’adoption de la Charte des Nations unies. Sur le registre de l’autodétermination, ce dernier a tenu à mettre en avant “les responsabilités” qui incombent à la communauté internationale et au Conseil de sécurité vis-à-vis des peuples “agressés et colonisés”. M. Souilah a estimé qu’il revient à l’ONU de “s’adapter aux principes de l’autodétermination”, en prenant en compte, dans le même temps, les “questions sensibles”, telles que le pillage des richesses naturelles des territoires occupés, les atteintes aux droits de l’Homme, etc.
La mise en garde de Mahfoud Ali Beïba
Pendant la journée d’hier, des députés et sénateurs, algériens et étrangers, se sont exprimés sur les déclarations faites, le 27 avril dernier, par l’envoyé personnel du secrétaire général au Sahara occidental, qui a suggéré au Conseil de sécurité d’exclure l’option d’indépendance. Pour bon nombre d’entre eux, Peter van Walsum “a outrepassé son rôle de médiateur et de facilitateur de l’ONU” et s’est même “discrédité en s’écartant du chemin de la neutralité”, voire en faisant table rase des “positions de l’Assemblée générale et des autres structures de l’ONU, ainsi que des luttes et des souffrances des Sahraouis”.
Ces avis confortent la position du Front Polisario et des autorités de la RASD, une position réitérée hier par le président du Parlement sahraoui, Mahfoud Ali Beïba. Dans une déclaration faite à la presse, en marge du séminaire, ce dernier a souligné que Peter van Walsum, “d’un point de vue moral, n’avait pas à tenir de tels propos”. “M. Walsum, en tenant de tels propos, a mis fin, de fait, à sa fonction de médiateur”.
Le président de la délégation sahraouie aux négociations de Manhasset (États-Unis) a également laissé entendre que la sortie de l’émissaire de l’ONU n’a rien d’étonnant car “nous savions que M. Walsum avait, dès le départ, une idée bien arrêtée sur le conflit”, que son coup de force s’ajoute à la liste des opposants à l’autodétermination et à l’indépendance. “Certains secrétaires généraux des Nations unies et leurs envoyés spéciaux nous ont habitués à ce parti pris en faveur du Maroc”, a expliqué M. Beïba, référence faite notamment à Peres de Cuellar, Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan, les prédécesseurs de Ban Ki-moon.
Sur un autre plan, le responsable du Parlement sahraoui a insisté sur l’attachement du Polisario à ses engagements internationaux, affirmant : “Pour nous, les Nations unies représentent le cadre approprié des négociations pour la recherche d’une solution politique, sur la base des résolutions, qui ont pour finalité l’autodétermination du peuple sahraoui.” Il a, cependant, mis en garde contre toute tentative d’imposer une solution contraire à la volonté et aux droits nationaux des Sahraouis, dont les conséquences seront dramatiques pour la région. “Le Maroc a 160 000 soldats devant le mur (érigé par Rabat dans les années 80, ndlr). C’est vrai que les deux forces en présence ne sont pas équilibrées, mais dans le cas où la solution politique n’aboutit pas, toutes les options sont possibles, y compris la lutte armée”, a-t-il annoncé.
Enfin, concernant la prochaine réunion du Conseil de sécurité, prévue pour demain, M. Beïba a exprimé son soulagement après la désapprobation, par ce même conseil, des “idées personnelles” de Peter van Walsum. “La prochaine résolution du Conseil de sécurité va clarifier les perspectives du processus de négociations”, a-t-il déclaré.
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28th April 2008 22:29 #321
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RABAT, April 28, 2008 (Reuters) - Antagonism between neighbours Algeria and Morocco overshadowed celebrations to mark 50 years since Maghreb countries first agreed to work towards a modern regional union free of colonial power France.
Sharp words over the disputed territory of Western Sahara disrupted Sunday's gathering in Tangier in northern Morocco and highlighted old political tensions that have stymied efforts to create a Maghreb alliance to rival the European Union.
Morocco annexed Western Sahara in 1975 and Algeria supported Saharan independence movement Polisario when it took up arms against Morocco. The U.N. brokered a ceasefire in 1991 but Western Sahara's status is still in limbo.
The show of unity in Tangier was interrupted after Moroccan Minister of State Mohamed El Yazghi appealed to Maghreb leaders to resolve a stalemate over Western Sahara by supporting a Moroccan offer of limited autonomy for the territory.
Visiting Algerian Prime Minister Abdelaziz Belkhadem reacted with indignation.
"History will show who is responsible for this deadlock," he said, according to delegates at the meeting, which gathered officials from the region's ruling political parties.
Some hecklers in the audience shouted "The Sahara is Moroccan" in response, Algeria's El Watan newspaper reported.
The April 1958 conference at Tangier's Marshan Palace came shortly after the independence of Tunisia and Morocco and aimed to unite Maghreb nations in a common effort to rid the region of colonialism and promote the interests of their citizens.
Since then, Algeria and Mauritania have also won their independence but efforts to deepen cooperation on security, economic growth, defence and jobs have largely proved a failure.
The Maghreb has the lowest internal trade of any region in the world. The border between Algeria and Morocco has been shut since 1994 and Maghreb countries criticise one another for failing to cooperate in fighting terrorism and organised crime.
Al Qaeda aligned rebels have carried out a series of deadly suicide bombings in oil exporter Algeria, while normally peaceful Morocco, Mauritania and Tunisia have seen a pick-up in activity by Islamic militants.
The fact that Belkhadem, who was visiting in his role as head of Algeria's historic independence party the FLN, attended the Moroccan gathering at all was seen by some as progress.
"This meeting commemorates a historic act," said a Moroccan delegate who asked not to be named. "Belkhadem's retort was to be expected, but his visit was a positive sign. It's essential we revive the spirit of the first Tangier meeting."
The gathering ended with a joint declaration in which the delegates demanded a "common vision" to help Maghreb states face globalisation and terrorism and devise a common security policy.
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28th April 2008 22:49 #322
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April 28, 2008 -- The president of the Algerian national people’s congress indicated during the international colloquium on self-determination held in Algiers on Sunday, that the Western Sahara conflict is still considered as the main object of tension between Morocco and Algeria.
The president of the Algerian national people’s congress (NPC) Abdelaziz Ziari on Sunday reiterated Algeria’s position over the Western Sahara - Morocco stalemate, stating that Algeria supports the right of the Sahraouian people to self determination. This statement comes as Morocco calls for a normalisation of bilateral relations between the two neighbouring countries.
Algerian support for the Sahraouian people in their struggle to obtain self-determination is considered by the head of Algerian parliament as “humanitarian and legal”.
In his statement Ziari, who focused on the Algerian position in defending a just cause through its active participation for the realisation of peace and international security, pleaded for a free and fair referendum towards self-determination under the auspices of the United Nations.
The head of the Algerian parliament, in his quest to create awareness in the international community, also deplored the long suffering endured by the Sahraouian people whose rights he said “have been violated”.
Meanwhile, Boudjema Souilah, the National Council’s head of Foreign Affairs commission, has warned “countries that cooperate with Morocco to stop plundering natural resources from Western Sahara".
Algeria continues to support the Sahraouian people’s fight for self-determination under the aegis of the security council of United Nations despite a statement last week by a UN special envoy indicating independence for Western Sahara is unattainable.
Analysts have raised concerns about the imminence of a possible renewal of hostilities in the region if Morocco continues refusing the Sahraouian people their right to self-determination.







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