Jeudi 22 Mai 2008 -- Le ministre de la Défense de la République arabe sahraouie démocratique, Mohamed Lamine Bouhali, semble peu convaincu ou carrément sceptique quant à une solution politique au conflit du Sahara occidental. Il préconise une guerre ouverte du moment que le cessez-le-feu conclu entre le Front Polisario et le royaume du Maroc n'a plus raison d'être aujourd'hui avec l'incapacité de l'ONU à mettre en œuvre ses engagements. Il a évoqué aussi avec franchise les relations sahraouies et la position de l'Espagne, de la France et des pays arabes sur la question.
Le Jeune Indépendant : Quelle approche faites-vous entre le 20 mai 1973 et le 20 mai 2008. Y-a-t-il lieu de dégager une situation de comparaison ?
M. L. Bouhali : Une approche totalement distincte. Le 20 mai 1973 nous étions dans une situation inédite : nous étions faibles, avec des armes traditionnelles, à savoir quelques fusils de chasse, et nous n'avions pas de bases solides. La situation était donc très difficile pour nous car ce n'était que le début. Aujourd'hui, les choses ont changé et nous possédons désormais une armée. Comme vous l'avez constaté lors du défilé militaire, notre armée s'est rajeunie. La majorité écrasante de nos troupes est composée de jeunes de moins de vingt-cinq ans. Cela pour démontrer à ceux qui sèment la désinformation et la propagande en affirmant que nos jeunes sont partis vivre en Europe. Nous avons donc des bataillons spécialisés. Nous sommes doublement satisfaits car nous avons aussi une base de soutien populaire consistante.
Allez-vous aborder le 5e round des négociations sous la houlette du facilitateur onusien Peter Van Walsum ?
Non ! Nous avons respecté Van Walsum au moment de sa nomination par le secrétaire général de l'ONU. Nous avons appréhendé dès le début son incapacité à gérer le conflit, contrairement à son ancien homologue James Becker. Malgré cela, nous l'avons adopté car nous n'avons jamais rejeté quelqu'un et nous essayons de collaborer avec tous les médiateurs. Mais depuis son parti pris flagrant en faveur de l'agresseur, il nous est impossible de lui renouveler notre confiance avec lui.
Vous avez déclaré qu'il faut revenir au plan de règlement initial. Faites-vous allusion aux dernières résolutions, le plan de Becker ou le plan de paix de 1991 ?
Becker est venu pour résoudre un problème, à savoir le reniement du Maroc de ses engagements depuis décembre 1999. Il a tenté de trouver un compromis, en dehors du plan de règlement original, basé sur une autonomie de cinq ans qui sera suivi par un référendum d'autodétermination, une sorte de promiscuité avec la situation que nous avons d'ailleurs acceptée. Le plan initial est le retour sur la base de l'accord de 1991 tributaire du cessez-le-feu, qui est tout simplement l'organisation d'un référendum d'autodétermination. Maintenant, si les Nations unies nous signifie l'incompatibilité du plan et qu'elle ne peut organiser un référendum, cela veut dire que le cessez-le-feu n'a plus raison d'être. Alors, que fait l'ONU si elle est incapable d'organiser un référendum d'autodétermination ?
Vous avez déclaré que les quatre derniers rounds n'ont rien apporté et que vous ne vous attendez pas à une quelconque évolution dans le futur. Pourquoi donc y prendre part ?
En vérité, ce n'est que pour démontrer à la communauté internationale que nous ne refusons pas la voie pacifique mais que c'est l'ONU qui n'arrive pas à mettre en œuvre le plan de règlement. Donc, il s'agit de se désengager de toute accusation de radicalisation de notre position. Je vous fais savoir aussi que nous n'avons pas encore décidé de prendre part au 5e round même s'il existe quelques prévisions.
Que reste-t-il du plan de paix onusien. Pensez-vous vraiment que la solution pacifique est toujours possible ?
Cette approche est erronée. Nous ne croyons plus à la solution politique. Je pense que nous allons vers une guerre car le cessez-le-feu n'a plus raison d'être vu de l'incapacité de l'ONU d'organiser un référendum d'autodétermination...
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Thread: Western Sahara conflict
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23rd May 2008 00:51 #351
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Yassine Mohellebi :
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23rd May 2008 00:52 #352
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continued.....
Vous avez déclaré au Jeune Indépendant en marge de la tenue du 12e congrès du Front Polisario en décembre 2007 que, faute d'une solution politique après négociations, les Sahraouis reprendront les armes. Qu'en est-il au juste ?
Nous avons dit que dans le cas où l'ONU reste incapable de trouver une solution politique et que tant que le Maroc persiste dans son fait colonial, nous irons vers une guerre ouverte contre le Maroc colonial. Le congrès jouit d'un mandat de quatre ans et, d'ici là, si une solution ne pointe pas à l'horizon, alors nous irons vers la guerre.
Qu'en est-il de la Minurso ?
Je vous rappelle que nous n'avons jamais violé le cessez-le-feu, et le prolongement du mandat de la Minurso jusqu'à avril 2009 pour une année est une décision étrange.
Si guerre il y a, comment appréhendez-vous un conflit entre une armée sahraouie composée de quelques 20 000 hommes avec les forces armées royales qui possèdent toute une technologie avec un effectif 250 000 hommes et le même nombre de réservistes ?
(Rires) En vérité l'équation est fausse car il faut prendre en considération notre expérience acquise en seize ans de guerre. Il était impensable, à l'époque, que les Sahraouis puissent affronter une armée marocaine durant l'invasion de 1975. C'était ce qui se disait dans le monde arabe. Est-ce que le Maroc a vaincu l'armée sahraouie ? Non, car la problématique des forces des deux armées ne peut être vue sous cet angle. Il ne s'agit pas de deux armées classiques qui s'affrontent avec des tactiques de guerre académiques bien connues. Depuis quand une résistance armée est soumise à ce genre d'équation ? Peut-être qu'une grande armée peut prématurément vaincre une résistance comme c'était le cas du Maroc qui avait occupé la région de Tifariti et plusieurs autres régions avec du matériel militaire très avancé. Mais, après quelques années de guérilla et d'embuscades, les troupes marocaines ont été prises au piège. Nous avons même réussi à libérer la ville de Smara en faisant plus de 200 prisonniers et en récupérant du matériel de guerre. Pour nous, si guerre il y a, le Maroc sera le grand perdant.
Que pensez-vous des manœuvres militaires effectuées par les forces marocaines dernièrement ?
D'un coté c'est pour mobiliser les troupes et maîtriser les moyens de combat et, de l'autre, c'était essentiellement pour nous faire une démonstration de force. Pour nous, c'est un non-événement car nous n'avons pas peur.
Entretenez-vous une coopération militaire avec des pays tiers ?
Effectivement, nous avons nos alliés avec lesquels nous échangeons des expériences comme l'Algérie, l'Afrique du Sud, l'Angola ou le Nigeria et des pays de l'Amérique latine. Cela dit, notre coopération s'arrête à nos besoins en matière de préparation militaire et de logistique car nous avons notre propre philosophie dans les combats qui est basée essentiellement sur la guérilla.
Quels soubassements, selon vous, a le soutien de l'Espagne mais surtout de la France au Maroc dans le dossier du Sahara occidental ?
Le gouvernement socialiste espagnol est traditionnellement allié de la monarchie alaouite pour des raisons d'intérêts. La France, quant à elle, voit ce conflit sous deux angles. D'un côté, elle le voit d'un œil de colonisateur car les responsables français demeurent ceux de la France coloniale et ils ont de tout temps protégé la monarchie du Maroc. L'autre élément est la haine qu'éprouvent les anciens colonisateurs contre le peuple algérien et sa glorieuse révolution. Ils considèrent que la révolution sahraouie est le prolongement de la révolution algérienne. Pour eux, donc, il s'agirait d'une probable confirmation de la glorieuse révolution algérienne et que les deux voisins seront des alliés stratégiques dans les domaines politique et économique. Ce qui, d'après eux, menacerait l'existence même de la monarchie marocaine, source de grands intérêts pour les Français. Je vous rappelle que la France a combattu aux côtés des Mauritaniens de Mokhtar Ould Dada et des Marocains contre le Front Polisario.
Pourquoi, selon vous, la question sahraouie ne bénéficie pas d'un intérêt particulier au sein de la Ligue arabe comparativement avec d'autres questions comme la question palestinienne ou celle libanaise ?
Il faut dire une vérité : les Arabes ont été colonisés par Israël qui n'était pas si puissante que cela. Ils n'ont pas réussi à mettre les sionistes dans les eaux de la Méditerranée. Alors, ils se sont dits, pourquoi ne pas essayer avec les Sahraouis (rires) ? Durant la marche verte de Hassan II sur le Sahara occidental, les Arabes d'Egypte, du Golfe comme l'Arabie Saoudite et même le Soudan ont soutenu le Maroc. Ils nous accusaient d'être des communistes. Franchement, le problème des Arabes est étrange ! Pourquoi cette hostilité ? Pourquoi cette haine ? Pourquoi cet argent destinée à l'extermination des Sahraouis ? Des milliards de dollars ont été attribués au Maroc pour se doter d'avions de combat, de chars et j'en passe. Je n'arrive pas à expliquer cette frénésie.
Comment analysez-vous la venue d'une délégation officielle de la République islamique d'Iran aux festivités commémoratives ?
Pour nous, l'Iran a été toujours un partenaire. Je vous rappelle que, dans le passé, nous entretenions des relations diplomatiques jusqu'à la crise algéro-iranienne durant la décennie du terrorisme qu'a vécue l'Algérie. Et vous savez que l'Algérie et la République sahraouie sont des alliés naturels. Donc, chaque incident se répercute systématiquement sur nous. Aujourd'hui les choses se sont épanouies et les relations entre l'Algérie et l'Iran semblent au beau fixe.
Etes-vous optimiste ?
Nous sommes très optimistes car les Arabes et le monde n'ont plus d'arguments à faire valoir contre nous. Nous sommes aussi des musulmans mais pas des extrémistes.
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23rd May 2008 06:16 #353
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23rd May 2008 10:50 #354
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May 22, 2008 -- The Polisario Front destroyed 2,000 anti-personnel mines in Tifariti on Wednesday (May 21st), to mark the group's 35th anniversary, Algerian press reported. According to APS, this is the third such operation undertaken by the Polisario since signing the Geneva Call in 2005. The agreement engages non-state actors to respect and to adhere to humanitarian norms, starting with a ban on anti-personnel mines.
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24th May 2008 20:18 #355
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Samedi 24 Mai 2008 -- Jeudi à Bruxelles, la constitution du groupe inter parlementaire «Pour la paix au Sahara occidental» a été lancée à l’initiative de la sénatrice socialiste Christiane Vienne. Cette première réunion, tenue à huis clos, a regroupé des parlementaires belges de différents partis et des Sahraouis, en présence du représentant du Front Polisario en Belgique, Jamal Zakari, et du président de l’Eucoco (Conférence de la coordination européenne pour la solidarité avec le peuple du Sahara occidental) et du Comité belge de soutien au peuple sahraoui, M. Pierre Galland. «Cette réunion s’est tenue malgré les pressions incroyables exercées par l’ambassade marocaine, qui a tout essayé pour empêcher les parlementaires d’aller au bout de leur initiative», a souligné M. Jamal Zakari. Ces pressions ont été qualifiées d’«inacceptables» par les parlementaires belges, d’autant plus qu’il a eu lieu dans l’enceinte du Parlement, a-t-on relevé. M. Gallant a déploré le comportement agressif des journalistes marocains. Il a estimé qu’il était du droit des parlementaires de tenir une réunion sans la presse pour faire un travail et constituer ce groupe. M. Zakari a, pour sa part, présenté la situation actuelle qui prévaut dans les territoires occupés, tout en insistant sur «la responsabilité de la communauté internationale dans la décolonisation du Sahara occidental». En plus d’une visite dans la région, ce groupe prévoit, dans une prochaine étape, d’inviter avant la fin de juin l’ambassadeur marocain à Bruxelles et le représentant des Nations unies pour avoir leur point de vue. Mme Vienne a affirmé qu’au moins 30 parlementaires ont confirmé leurs participations aux activités du groupe.
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26th May 2008 21:50 #356
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Lundi 26 Mai 2008 -- L’écrivain américain, Jean Lamor, trouve que le Maroc fait «abstraction du peuple sahraoui à la manière de l’Etat hébreu qui fait abstraction du peuple palestinien». Lors d’un passage à Paris, l’intellectuel américain, cité par l’APS, a répliqué à l’écrivain marocain Tahar Benjelloun qui, dans une déclaration à l’hebdomadaire italien l’Espresso, «s’est engagé de manière irréfléchie sur la question sahraouie [à] en empruntant les thèses et les termes de la propagande de l’Etat marocain». «C’est d’ailleurs la règle de base pour toute instance colonisatrice : ignorer la population habitant la terre qu’on désire coloniser ou la diaboliser pour en faire l’ennemi désigné», a encore dit l’écrivain, relevant «les similitudes entre les méthodes de répression appliquées respectivement par Israël et le Maroc à l’égard des populations palestiniennes et sahraouies».
Depuis le début de la colonisation dans ces deux régions, on a assisté à «des bombardements des populations pour provoquer l’exode des habitants, à une répression féroce de la population restée dans les territoires militairement occupés, à la construction d’un gigantesque mur répressif et à l’injection massive de colons et la construction effrénée de colonies et d’infrastructures au seul usage de ces colons avec l’occupation militaire des capitales [El Ayoune et El Qods]», a-t-il rappelé. Il a ajouté que, «finalement, chaque Etat, Israël comme le Maroc, consolide son occupation illégale de ces territoires colonisés par la violation systématique et répétitive des résolutions de l’ONU assortie d’une campagne de propagande internationale massivement mensongère».
Décrivant les réalités coloniales, M. Lamore a dénoncé les «enlèvements, tortures et incarcérations arbitraires que subissent les Sahraouis au quotidien» dans les territoires occupés où «la presse y est interdite, les commissions d’enquête parlementaires européennes en sont refoulées et où s’opère la spoliation massive des ressources naturelles par l’occupant marocain malgré les injonctions de l’ONU». «A lui seul, le mur du Sahara occidental illustre la hauteur des engagements consacrés à la répression du peuple sahraoui», a-t-il poursuivi, s’indignant de cette «infamie des murs» qu’il a qualifiée d’«exception des temps modernes où un pouvoir de type tyrannique est porté à entraîner des solutions extrêmes pour ses besoins momentanés».
Le reporter américain a aussi évoqué «ces vastes territoires du Sahara occidental, largement un tiers de la zone que le Maroc a tenté d’annexer, mais que le Front Polisario a libéré». «C’est là que la RASD [République arabe sahraouie démocratique, ndlr] a élu sa capitale provisoire, Tifariti. Lors des grandes célébrations, congrès et autres manifestations culturelles, on peut y croiser des milliers de personnes venues de tous les pays du monde.» En ce qui concerne les camps de réfugiés sahraouis qu’il a comparés avec ceux des Palestiniens, il a relevé que de «nombreux visiteurs venus de pays européens et surtout d’Espagne, autant que des Etats-Unis ou du Japon, ont témoigné du drame des peuples privés de leur terre, de leur patrie, d’où ils ont été chassés au napalm, il y trente-trois ans par l’armée marocaine». Il en a déduit que «nier la RASD, c’est aussi s’opposer à la vision d’une majorité de nations africaines qui sont elles-mêmes issues de luttes âpres et récentes pour leur propre indépendance et qui ont déjà reconnu la nation sahraouie».
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26th May 2008 21:55 #357
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RABAT/ALGIERS, May 26, 2008 (Reuters) -- A U.N. envoy's push for a rapid end to Africa's oldest territorial dispute has delivered a jolt to a decades-old diplomatic impasse between Morocco and the Western Saharan independence movement.
The U.N. mediator for the territory, which boasts lucrative phosphate reserves and rich fishing waters, last month told U.N. Security Council members that independence was unrealistic.
That unusually frank assessment by envoy Peter van Walsum put him at odds with the Polisario Front movement, which has sought to keep the independence option open in months of talks with Morocco, which annexed the former Spanish colony in 1975.
Van Walsum said he had "concluded that there was no pressure on Morocco to abandon its claim of sovereignty over the territory and, therefore, that an independent Western Sahara was not a realistic proposition."
Van Walsum, a Dutch diplomat, later explained his remarks as a kind of "gamble" to break the negotiating logjam.
Both Rabat and Polisario have stuck to irreconcilable positions in peace talks mediated by van Walsum, perpetuating a 33-year-old stalemate that has poisoned relations between Algeria and Morocco and held back north Africa's development.
Algeria is the principal ally of Polisario and site of its headquarters. Like many African states, Algeria opposes Moroccan control of the territory and sees it as Africa's last colony.
But Algiers also has other differences with Morocco, principally a Moroccan claim to stretches of southern and western Algeria that Morocco says were under its sovereignty before the French won control over the area in the 19th century.
Morocco was delighted with van Walsum's remarks. They were rare recognition by a senior neutral player of a diplomatic reality - that Rabat can and will reject independence as long as its control has the quiet backing of big powers like the United States and France.
"The hidden premises in van Walsum's argument are to do with France and the United States," said Western Sahara expert Jacob Mundy, referring to growing warmth some Western officials for Rabat's plan to grant the territory limited self-rule.
But Walsum's move dismayed Polisario and its many African supporters including Algeria and South Africa, key backers without whom a peaceful resolution is unlikely, analysts say.
Polisario dismissed his comments as illegal and unfair. "Technically what van Walsum said is rational. The problem is he blew his credibility with Polisario and Algeria," said Mundy.
Azzedine Layachi, an Algerian political scientist, said the remarks had left the basic structure of the dispute intact.
"You can expect continuing stalemate until more than one party starts to hurt," he said. "The status quo doesn't hurt the Algerians or Moroccans - only the weakest party, the Sahrawis."
Claiming age-old rights over the territory, Morocco moved into the territory after Spain withdrew in 1975, triggering a war with Polisario until 1991 when the U.N. brokered a truce.
The United Nations was supposed to stage a vote allowing Western Saharans to choose their leaders but Morocco now opposes that, saying the region is part of its national territory.
Tens of thousands of Sahrawis displaced by the conflict have lived since the mid-1970s in camps on a windy plateau deep in the Algerian desert and rely on aid, much of it from Algeria.
Algeria, Morocco's regional arch rival, says the issue is one of decolonisation and notes that U.N. resolutions support the Sahrawis' right to self-determination. Polisario still wants the referendum held, with full independence as one option.
Algeria is unimpressed by Western arguments that the dispute should be solved rapidly so the region can cooperate to fight other threats such as terrorism or migration. Western Sahara is a major issue in its own right, it says.
Morocco, which lacks Algeria's oil wealth, hopes an end to the dispute would help repair its economic ties to Algeria.
But Moroccans also suspect Algeria's oil gives it little immediate incentive to build economic cooperation with Rabat.
The neighbours have had uneasy relations since they fought a border war in 1963-64. The land frontier has remained closed since it was shut in 1994 amid security concerns.
"The real problem is that 'the political Algerian mood' towards Morocco had not changed for decades and the enmity against Morocco pervades the military," said Taoufik Bouachrine, a leading Morocccan analyst of Maghreb relations.
Morocco's critics say the stalled status quo also suits Rabat, because it gives the kingdom more time to develop its already profound economic hold on the territory.
In remarks to Dutch daily NRC Handelsblad, van Walsum suggested he had acted out of sympathy for Sahrawi refugees.
"The moral dilemma is that Polisario is more on the side of right than Morocco. But because the Security Council will never force Morocco into a referendum on independence, they (Council members) are actually choosing the status quo, that is to say: a deadlock with no prospects."
"Polisario is 33 years in the camps. Is it morally fair to accept that another generation of Polisario children grow up in the camps?"







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