Mardi 27 Mai 2008 -- Le président sahraoui, M. Mohamed Abdelaziz, a exhorté, hier, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, à «intervenir en urgence» pour protéger les étudiants sahraouis de l’université de Marrakech soumis à une répression marocaine féroce. Le président sahraoui a indiqué que «des forces marocaines, composées de plusieurs corps de police et paramilitaires marocains ont chargé avec férocité des étudiants sahraouis dans le campus universitaire de Marrakech, faisant plusieurs victimes dans les rangs des étudiants, à la suite du sit-in qu’ils ont organisé pour soutenir leurs compatriotes emprisonnés dans les geôles marocaines». Il a également relevé le cas de garde-à-vue des défenseurs sahraouis de droits humains, Chreiyef Bouayla et Mrabih Youssef, «soumis depuis très longtemps et sans jugement, à des interrogatoires dans les locaux de la police marocaine».
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Thread: Western Sahara conflict
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27th May 2008 00:50 #358
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28th May 2008 20:56 #359
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Mercredi 28 Mai 2008 -- L’envoyé de l’ONU au Sahara occidental, Peter Van Walsum, a reconnu, dans une interview au journal néerlandais NRC Handelsblad, que le droit est «plus du côté du Front Polisario» et que le Maroc «cherche désespérément à légitimer» son occupation des territoires sahraouis. «Le dilemme moral est que le Polisario est plus du bon côté que le Maroc. Mais parce que le Conseil de sécurité ne forcera jamais le Maroc à un référendum sur l’indépendance [du Sahara occidental], il a finalement opté pour le statu quo», a déclaré M. Van Walsum. Le Front Polisario a «légalement les meilleures cartes», a-t-il reconnu. Le Conseil de sécurité, «du fait de sa manière d’agir» sur ce dossier, «n’a servi à rien durant les trente-trois ans» qu’a duré le conflit au Sahara occidental, a-t-il ajouté. De son côté, le Maroc «cherche désespérément à légitimer» son occupation du Sahara occidental, a-t-il poursuivi.
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28th May 2008 21:03 #360
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Mercredi 28 Mai 2008 -- Une dizaine de manifestations de soutien au peuple sahraoui, pour la plupart inédites, seront organisées en Algérie d’ici à la fin de l’année en cours, dans le cadre d’une «mobilisation» de la société civile algérienne en faveur de la décolonisation du Sahara occidental. Ces manifestations, selon les déclarations du président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS), Mahrez Lamari, à l’agence de presse officielle (APS), «revêtent un caractère multiforme : politique, éducatif, culturel et humanitaire».
Le point nodal de ces manifestations sera la tenue, prévue début décembre prochain à Alger, d’une conférence internationale des villes jumelées et solidaires avec les villes sahraouies. Cette conférence sera précédée d’une série de «jumelages» de villes algériennes et sahraouies, initiées par des élus des deux parties. Mascara, ville symbole de l’Emir Abdelkader, sera ainsi jumelée avec la localité sahraouie libérée de Tifariti, lors d’une cérémonie, le 9 juin, qui coïncide avec la Journée du martyr sahraoui, a relevé M. Lamari. Un jumelage similaire aura lieu entre Batna, «symbole des Aurès, l’un des bastions de la révolution de Novembre», et Bir Lehlou, qui a vu la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), le 27 février 1976, entre Tiaret et Smara et Constantine et Aousserd, a-t-il ajouté.
Alger-centre, jumelée avec El Ayoun, accueillera en août une grande caravane sahraouie, avec au programme des animations culturelles et une exposition-vente de l’artisanat sahraoui, selon la même source. Avant cela, du 15 juillet au 25 août, quelque 200 élus, artistes et membres de la société civile algérienne participeront à une caravane qui sillonnera tout le territoire national pour «donner des conférences, animer des meetings et faire des expositions et des soirées artistiques, autour du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et la liberté», a souligné le président du CNASPS. Il s’agit de la «première manifestation du genre depuis au moins dix ans», a-t-il dit.
Sur le plan humanitaire, une caravane d’aide se rendra au début du prochain Ramadhan dans les camps de réfugiés, où le Croissant-Rouge algérien (CRA) se chargera de la distribution des dons qui auront auparavant été collectés sur tout le territoire national, a-t-il poursuivi. D’autre part, 1 000 enfants sahraouis seront accueillis du 12 juillet au 25 août dans des camps de vacances répartis sur presque toutes les wilayas côtières, a relevé M. Lamari. Un plan d’action a été élaboré avec différents ministères pour permettre à des jeunes Sahraouis de bénéficier de stages en Algérie dans les domaines sportif, culturel et médiatique. «Toutes ces activités constitueront également un espace de solidarité avec la résistance des Sahraouis dans les territoires occupés par le Maroc, où les violations des droits de l’Homme sont systématiques», a-t-il conclu.
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30th May 2008 17:40 #361
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Jeudi 29 mai 2008 -- Des sénateurs américains ont demandé au département d’Etat américain de respecter le droit du peuple sahraoui à l’autonomie et de se conformer à la légalité internationale accusant l’adjoint du représentant des Etats-Unis à l’ONU d’avoir failli à sa mission sur le vieux dossier sahraoui. Dans une lettre adressée avant-hier à la secrétaire d’Etat américaine, Mme Condoleeza Rice, et dont le Jeune Indépendant a obtenu une copie, les sénateurs dont les démocrates Edward Kennedy et Patrick Leahy ont fait part de leur mécontentement quant à l’incapacité de M. Zalmay Khalilzad et ses adjoints «à faire valoir l’engagement des Etats-Unis en faveur du droit des populations indigènes du Sahara occidental à l’autodétermination, un droit reconnu par la communauté internationale». Pour les sénateurs, ce droit est clairement établi par la légalité internationale, constitue l’un des principes fondateurs de la charte de l’ONU et également consacré dans les droits de l’homme.
Les six représentants du Sénat se sont déclarés choqués par les propos tenus par l’adjoint de l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’ONU, Alejandro Wolf, qui a soutenu que le «Polisario devrait négocier le plan de large autonomie proposé par l’occupant marocain». Ces propos constituent une dérive grave de l’administration du président George Bush et de la diplomatie américaine, ont souligné ces sénateurs, estimant qu’il était du devoir du représentant américain de faire valoir le principe d’une indépendance du Sahara occidental balisée par un référendum consacrant la fin de l’occupation marocaine sur la base de toutes les résolutions de l’ONU depuis le début du conflit en 1975. Pour les sénateurs, les propos de M. Wolf constituent aussi un blanc-seing au profit du Maroc pour maintenir son statut de colonisateur et surtout une reconnaissance de l’invasion du territoire sahraoui par les forces armées royales il y a 33 ans.
Les sénateurs ont demandé à Mme Rice de rappeler à l’ordre l’ambassadeur pour «cet impair sans précédent» qui attise la tension au Maghreb et en Afrique du Nord, au lieu de favoriser le retour de la stabilité qui passerait par le règlement du conflit sahraoui. Aux yeux des sénateurs dont certains sont connus pour leur probité politique, les propos de M. Wolf ressemblent à un parti pris flagrant en faveur du Maroc qui risque de contrarier les négociations, et constitue, par ricochet, un véritable camouflet à la dernière résolution du Conseil de sécurité qui avait exhorté les deux protagonistes (Le Front Polisario et le Maroc) à négocier dans le cadre de la légalité internationale. La lettre des sénateurs américains coïncide avec la publication du rapport 2008 d’Amnesty International sur la situation des droits de l’homme dans le monde dans lequel l’organisation dénonçait les violations des droits de l’homme au Sahara occidental commises par l’occupant marocain.
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31st May 2008 16:05 #362
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Samedi 31 Mai 2008 -- La société civile européenne ne cesse d’exprimer son soutien au peuple sahraoui et à la justesse de sa cause. Ce week-end a été encore une fois l’occasion pour les Espagnols comme pour les Français d’apporter leur soutien à la lutte pacifique du peuple sahraoui pour faire valoir son droit à l’autodétermination et dénoncer la répression marocaine et ses violations perpétuelles des droits de l’Homme. Ainsi, la capitale espagnole, Madrid, a été jeudi le théâtre choisi par de nombreuses associations sahraouies de défense des droits de l’Homme pour dénoncer les graves violations de ces droits dans les territoires sahraouis occupés par le Maroc, alors que des partis politiques espagnols et les ambassadeurs d’Algérie et d’Afrique du Sud ont réaffirmé le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination.
Intervenant sur le thème «territoires occupés et droits humains», au deuxième jour de la rencontre organisée depuis mardi dernier par les universités publiques de Madrid sur le Sahara occidental, des représentants du Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’Homme (Codesa), de l’Association sahraouie de victimes de graves violations des droits humains (Asvdh) et de l’Association des familles de disparus et prisonniers sahraouis (Fapradesa) ont dénoncé tour à tour les autorités marocaines qui «poursuivent leur politique de répression contre la population sahraouie dans les territoires sahraouis, notamment depuis le déclenchement de l’intifadha». Ils ont dénoncé, dans ce sillage, les violations de ces droits, les détentions arbitraires quotidiennes ainsi que les jugements iniques et les menaces de mort contre les militants sahraouis et, partant, contre le peuple sahraoui «pour le seul fait de s’exprimer librement en faveur de son indépendance».
Les défenseurs des droits de l’Homme ont été unanimes à demander la publication du rapport élaboré en 2006 par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l’Homme, dénonçant au passage des pays occidentaux qui sont derrière sa non-publication. «La position [de ces pays] fait du Maroc un des pays qui ne peut pas être condamné dans le cadre de l’ONU malgré le niveau élevé et gravissime des violations des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés y compris contre le peuple marocain lui-même», a souligné M. Brahim Noumria, membre du Codesa. Une impunité dénoncée par les autres intervenants qui ont cité des exemples concrets de militaires marocains déclarés innocents et pourtant responsables de la mort sous la torture de plusieurs Sahraouis.
D’autres militants des droits de l’Homme ont appelé à l’ouverture de ces territoires aux ONG internationales pour «témoigner de la violente répression qui s’abat sur le peuple sahraoui». Ces organisations ont affirmé par ailleurs la détermination des Sahraouis à poursuivre leur lutte pacifique «quel que soit le prix à payer pour défendre le droit à l’autodétermination», tout en avertissant que cette lutte «aura ses limites et que le peuple sahraoui recourra à d’autres moyens pour se défendre». Intervenant sur le thème «la dimension internationale du Sahara occidental», les ambassadeurs d’Algérie et d’Afrique du Sud en Espagne, MM. Mohamed Hanneche et Vusi Bruce Koloane, ont réaffirmé à cette occasion le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, un droit confirmé par la communauté internationale dans son ensemble.
Au sujet des négociations de Manhasset entre le Front Polisario et le Maroc, l’ambassadeur algérien a constaté que les discussions «n’ont pas réellement avancé à cause de la tentative du Maroc de vouloir imposer unilatéralement sa thèse sur l’autonomie». Le diplomate sud-africain, qui a réitéré la position de son pays à l’égard de la RASD, a affirmé que sa reconnaissance par l’Afrique du Sud «obéit à la légalité internationale» et réitéré le soutien de son pays à la «juste cause sahraouie, d’autant que le Sahara occidental est la dernière colonie en Afrique». «L’occupation illégale de ce territoire par le Maroc affecte la légalité internationale et viole le principe sacré de l’intangibilité des frontières héritées du colonialisme», a-t-il ajouté, affirmant que son pays soutient, par conséquent, la RASD pour qu’elle puisse jouer le rôle qu’elle mérite au sein de l’Union africaine (UA).
Par ailleurs, des députés de partis politiques espagnols, comme le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, au pouvoir), le Parti populaire (PP, principal parti d’opposition), Izquierda Unida (Gauche unie, IU) ou le Parti nationaliste basque (PNV) ont appelé le gouvernement espagnol à défendre le principe du respect de la légalité internationale et critiqué le rôle de la France, des Etats-Unis et de l’Espagne dans le conflit du Sahara occidental. Pour le leader de IU, M. Gaspar Llamazares, le conflit sahraoui «reflète les carences de la légalité internationale», déplorant le fait que son pays «ait privilégié les intérêts de sécurité dans le Maghreb au détriment du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination».
Parallèlement à cette rencontre, un rassemblement de solidarité a eu lieu mercredi soir à Paris devant l’Assemblée nationale française pour dénoncer la répression qui s’est abattue contre le peuple sahraoui en lutte pacifique pour son droit à l’autodétermination. De nombreuses associations, dont celles des amis de la RASD (AA-RASD), d’amitié et de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA), des Sahraouis en France (ASF), des familles des prisonniers et disparus sahraouis (Aapredesa), le Comité pour le respect des libertés et droits humains au Sahara occidental (Corelso), l’ACCA et l’ARAC, ou encore l’association algérienne «Vivre ensemble», soutenus par des militants du Front Polisario ainsi que des politiques de différents courants se sont rassemblés devant l’Assemblée nationale française pour dénoncer «l’aggravation de la situation des droits de l’Homme dans les territoires sahraouis occupés» et les blocages marocains dans les «négociations directes entre le Maroc et le Polisario pour la mise en œuvre des résolutions de l’ONU».
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2nd June 2008 09:31 #363
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Lundi 2 juin 2008 -- Les Sahraouis réaffirment leur attachement à une solution juste et définitive. Un engagement réitéré par le Conseil des ministres sahraoui réuni samedi sous la présidence de M. Mohamed Abdelaziz, président de la RASD et secrétaire général du Front Polisario, pour une solution juste et définitive de la question sahraouie dans le cadre du respect de la légalité internationale. Il a également affirmé son refus de toute approche qui ignore le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination. Le Conseil des ministres sahraoui a donc souligné «la nécessité pour les Nations unies d’assumer pleinement leur responsabilité envers le Sahara occidental en vue d’accélérer le processus de décolonisation de cette dernière colonie d’Afrique, et de protéger les Sahraouis des violations perpétrées par l’Etat marocain dans les territoires sahraouis occupés et le sud du Maroc», selon le communiqué répercuté par l’agence de presse sahraouie SPS. Le Conseil dénonce la répression sauvage dont sont victimes les étudiants sahraouis dans les universités marocaines, s’incline à la mémoire du défunt «Daaki Ahmed, étudiant sahraoui et militant actif à l’université El Cadi Ayad de Marrakech» et condamne avec vigueur la négligence de son état de santé par les autorités marocaines ayant entraîné sa mort.
Le communiqué du Conseil des ministres sahraoui évoque également «la précarité de l’état de santé des étudiants sahraouis dans la même université du fait de l’intervention sauvage des forces de répression marocaines le 14 mai 2008 ayant fait plusieurs victimes, dont El Wali Qadmi et Abdallah Chaiba qui sont actuellement hospitalisés à l’hôpital de la ville dans un état critique», lit-on encore dans le communiqué. Le Conseil exige en outre l’ouverture des régions colonisées aux observateurs et aux médias indépendants, la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus politiques sahraouis. Il a également appelé à faire toute la lumière sur le sort de plus de 500 disparus civils et prisonniers de guerre au Maroc. Il s’est dit satisfait du succès des festivités marquant la célébration du 35e anniversaire du déclenchement de la lutte armée organisées dans la province de Tifariti. Un tel succès consacre la souveraineté de la République sahraouie sur son territoire national libéré. Le conseil a remercié «tous les amis du peuple sahraoui venus nombreux de tous les continents du monde, porteurs d’un message de solidarité et de soutien à la cause sahraouie», et salué la «large couverture médiatique nationale et internationale de cet évènement et l’intérêt qui lui a été manifesté de par le monde».
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4th June 2008 09:01 #364
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June 4, 2008 -- The refugees’ eyes burned as they recounted terrible tales, culled, they said, from decades of hard living in camps in an unforgiving desert, half a world away.
One man told of a holding center for unwed mothers, cordoned off from relatives and friends. A woman said that a camp’s leaders smuggled away foreign aid, even as residents of the camp starved. Another man described escaping with his pregnant wife under the cover of night, fleeing toward the Moroccan border as the camp’s police chased them through a thicket of land mines.
But were the refugees’ depictions of life in the camps overstated, as some human rights workers wonder? And were they brought to the United States to advance a foreign country’s claim on their homeland?
The refugees are Sahrawis from Western Sahara, products of a tangled, nearly forgotten conflict between Morocco and a Sahrawi rebel group, the Polisario Front, that has dragged on for more than 30 years.
Western Sahara is a former Spanish colony wedged among Mauritania, Algeria, Morocco and the Atlantic Ocean, and it has been in political limbo since Spain withdrew in 1976.
After Spain’s departure, Morocco annexed most of the land, an action that no other country recognized, and the Polisario Front waged a bitter battle for independence that led to a cease-fire in 1991. There has been a political impasse over its status ever since.
In the course of the conflict, many of the Sahrawi people fled to western Algeria to live in camps administered by the Polisario Front and paid for by international and humanitarian aid. An estimated 90,000 to 160,000 Sahrawis currently live in these camps.
A delegation of six Sahrawi refugees — four women wrapped in brilliantly hued abayas and two men with somber stares — recently visited New York and Washington to talk about their suffering under the Polisario Front. In doing so, they also reflected the highly politicized tug of war over the sovereignty of Western Sahara.
They all once lived in refugee camps run by the Polisario Front in Algeria, but are now based in Western Sahara, subsisting in part on Moroccan aid. Their trip was sponsored by a lobbying group for Morocco, and they met with officials and reporters, to whom they described the camps, through an interpreter, as corruption-riddled prisons that they were not allowed to leave.
“The Polisario people to us just look like the Mafia people,” said Said Abderahman, 28, who said he left a camp with his pregnant wife, Salma Essalek, 25, last fall in what both described as a treacherous escape. “The international agencies are giving plenty of food, and the local population is not getting it.”
Another Sahrawi refugee, Brahim al-Selem, 34, said he was a policeman in the camps but had to pay a smuggler last August to flee after being imprisoned for speaking out against the Polisario Front.
But representatives of Human Rights Watch and the United Nations High Commissioner for Refugees said they did not know of any refugees who had been prevented from leaving the camps.
Mouloud Said, who represents the Polisario Front in Washington, went further, denouncing the refugees’ statements as hyperbole and contending that they were being used for political purposes by Morocco.
“These people are brought by the Moroccan public relations companies here, so they have to mislead,” he said.
There have been various efforts over the years to resolve the Western Sahara question. After the cease-fire was brokered in 1991, a United Nations mission was set up to organize a referendum in the territory to determine Western Sahara’s future, but Morocco and the Polisario Front could not agree on who was eligible to vote.
Eric Goldstein, a research director for the Middle East and North Africa division of Human Rights Watch, said Morocco had encouraged non-Sahrawis to settle in Western Sahara, because of what Morocco views as their historic ties to the land. Sahrawis now form a minority there.
Two years ago, Morocco proposed allowing the region a measure of autonomy, under the purview of Morocco, a proposal that France and the United States backed. But the Polisario Front rejected it.
Morocco also began accusing the Polisario Front of human rights abuses in its camps in Algeria. Some critics say this was largely to distract attention from violations that Morocco itself was accused of inflicting on Sahrawis.
In a May 2008 report, Freedom House, a human rights group based in the United States, described Morocco’s treatment of the Sahrawis in Western Sahara as highly repressive and only slightly better than “the worst of the worst.”
All of which, some say, casts doubt on some aspects of the accounts provided by the delegation of Sahrawi refugees, who have since returned to Morocco-controlled Western Sahara. Mr. Goldstein and Sergio Calle-Norena, who works with the United Nations High Commissioner for Refugees in Morocco, said that while leaving the camps was logistically difficult, freedom of movement was allowed.
“I’m not doubting their individual stories, but it has to be seen in context,” Mr. Goldstein said. “The reason Morocco is funding their trip is to try to discredit the Polisario at a moment when they hope that its own proposal for autonomy will prevail.”
Interviewed in a stately conference room in Morocco’s permanent mission to the United Nations in New York, the refugees were passionate in telling their stories. But most, when asked, refused to say what should become of their homeland.
“We came here for humanitarian reasons, not to discuss politics,” said Naba Deddah el-Meki, 42, who now lives with her eldest daughter in Western Sahara. She described widespread theft in the camps of aid supplied to the Polisario Front.
The former Polisario police officer, Mr. Selem, was more direct: “We would like the Western Sahara to remain part of Morocco, of course.”
Robert M. Holley, the executive director of the Moroccan American Center for Policy, the lobbying group that organized the trip, said he selected the delegation from hundreds of refugees who flooded into Morocco from Algeria. Nearly all of them, he said, spoke of repression and corruption in the camps, and of imprisonment for those who tried to leave.
Mr. Holley insisted that his group’s decision to bring the delegation to the United States was separate from Morocco’s effort to realize its plan for autonomy in Western Sahara. The goal, he said, was simply to expose what he described as severe restrictions and harsh conditions in the camps.
“People can argue about politics, but we want people to understand the human costs,” Mr. Holley said. “The lives of these people, daily, are being destroyed.”
“These people aren’t telling lies,” he said, “they’re telling their lives.”




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