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  1. #365
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    June 4, 2008 -- The trial of Sahrawi activist Ennaama Asfari was postponed until June 16th by the Marrakesh court of appeals on Monday (June 2nd). Asfari, co-president of the Committee for the Respect of Freedoms and Human Rights in Western Sahara (CORELSO), is charged with drunk driving, violence, sabotage of public utilities and unjustified possession of a weapon.

    For Ansari and his supporters in international human rights organisations, the arrest and charges are about Sahrawi politics.

    Human rights advocacy group Amnesty International alleges that Asfari was arrested by security forces on April 13th, blind-folded and taken to an unknown place, where he was handcuffed, tied to a tree and severely beaten while being questioned about his relationship with Sahrawi student activists.

    When four French nationals, including Asfari’s wife and a delegation from Christians Against Torture, came to Morocco to observe Asfari's first hearing in late April, they were arrested, questioned and later deported as "a threat to national security".

    "Neither his wife in France nor his family in Morocco were notified of his arrest and detention, in violation of Moroccan law which requires that the suspect's family be notified," Amnesty International said in a statement released April 25th.

    "[T]he charges against him may be politically motivated and…his arrest may be meant to prevent him from continuing his activities as a human rights defender and his advocacy of the right to self-determination for the people of Western Sahara," the rights group added.

    During his original trial on April 28th, Asfari claimed he was "detained on the basis of his political positions in relation to the Moroccan occupation of Western Sahara".

    The Moroccan Human Rights Organisation (OMDH), however, reached a different conclusion regarding Asfari's allegations.

    In a press release last week announcing the results of its own inquiry, OMDH stated that all trial conventions had been respected and "circumstances, as detailed in the case and presented to the court, pertain to an offence committed against the public interest". The OMDH committee set up to observe the hearings said it did not agree with Asfari’s assertion that the case was "merely a pretext to detain him" because of his activities as activist.

    Meanwhile, the Polisario Front demanded Asfari's unconditional release, insisting that the case against him was fabricated in order to halt his activities as a "passionate defender of the Sahrawi people's rights".

    In response to the Polisario's allegations that Morocco persecutes and imprisons Sahrawis, Minister of Communications Khalid Naciri told Magharebia, "Morocco only prosecutes Sahrawi riot perpetrators. Morocco is a democratic country and like all democratic countries, it will not allow saboteurs to go unpunished."

    "[Asfari's] stances regarding the Sahara cause do not make him a hero," Naciri added. "He must submit evidence to prove the torture he claims to have been subjected to."

    A first instance court in Marrakesh sentenced Asfari to two months imprisonment and a 3,000 dirham fine.

  2. #366
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    Samedi 7 juin 2008 -- L’ambassade de la République arabe sahraouie démocratique en Algérie a célébré, jeudi, le 35e anniversaire du déclenchement de la lutte armée. «Nous réitérons notre volonté sincère d’œuvrer pour aboutir à une solution juste et définitive qui permette à notre peuple d’exercer son droit à l’autodétermination et de choisir son futur en toute liberté. Une solution qui ne peut se baser que sur le respect de principes de l’ONU et sa charte», a souligné Ibrahim Ghali, ambassadeur de la RASD à Alger, lors d’une réception organisée au Palais de la culture. Il a tenu à rappeler que «toute tentative visant à ignorer ou confisquer les droits de notre peuple est vouée à l’échec». Notons que de nombreuses personnalités politiques et du monde associatif ont participé à cette réception.

  3. #367
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    Mercredi 11 Juin 2008 -- Le Premier ministre du Portugal José Socrates, en visite dimanche dernier à Alger, a déclaré que son pays soutenait les négociations en cours entre le Front Polisario et le Maroc pour une “solution juste, définitive et acceptée mutuellement” par les deux parties. Le Portugal réaffirme ainsi avec force son appui au processus diplomatique engagé par les Nations unies dans cette ancienne colonie espagnole. “S’agissant de la question du Sahara occidental, les deux parties ont réaffirmé leur appui aux efforts des Nations unies et au processus de négociations en cours pour parvenir à une solution juste, définitive et mutuellement acceptable du conflit dans le cadre de la légalité internationale et des résolutions pertinentes des Nations unies qui consacrent le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. Elles ont réaffirmé leur volonté de contribuer à la réalisation de cet objectif”, lit-on dans la déclaration finale à l’issue de la visite du Premier ministre portugais en Algérie. Il a également affirmé que son pays voulait construire avec l'Algérie une “relation politique durable et solide pour l'avenir”. “Nous sommes ici pour construire une relation politique durable et solide pour l'avenir”, a-t-il dit avant de souligner que les deux pays “partagent une vision progressiste” de leurs relations “fondées sur une volonté de paix, d'amitié et de coexistence politique”.

  4. #368
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    June 14, 2008 -- Portugal and Algeria signed a joint declaration Monday calling for a United Nations mission to broker a 'mutually acceptable' solution to the ongoing conflict in Western Sahara, a resolution that must also recognize the right to self-determination of the Sahrawi people, officials were reported as saying by the Lusa News Agency.

    Lisbon and Algiers' common position on Western Sahara was adopted at the 2nd Portugal-Algeria summit in the Algerian capital, where Prime Minister José Sócrates headed a senior Portuguese delegation that inked a slew of bilateral accords during the one-day meeting. The 3rd Portugal-Algeria summit will take place next year in Portugal, leaders from the two countries agreed in Algiers.

  5. #369
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    Samedi 14 juin 2008 -- Préoccupante est la situation du peuple sahraoui dans les territoires occupés. Les Sahraouis, selon leur président, M. Mohamed Abdelaziz, subissent une répression sans précédent exercée «par les autorités marocaines». Selon l’agence de presse sahraouie (SPS), M. Abdelaziz, qui recevait une délégation de la jeunesse socialiste suédoise, conduite par Mme Jytte Guteland, a précisé que le gouvernement marocain «mène une grande opération de répression, d’arrestations et d’intimidation tout en imposant un black-out informatif et sécuritaire sur la région». Le président sahraoui, souligne la même source, a demandé à la délégation de «consentir davantage d’efforts aux côtés des autres organisations de jeunes en Europe afin de mettre fin au blocus imposé à la région à travers des visites et l’invitation de militants sahraouis victimes de répression qui apporteront leur témoignage sur les mauvais traitements qu’ils ont subis dans les prisons de l’occupation marocaine».

    Rappelant que cette initiative reste difficile, il a tenu à dire que ceci «ne doit pas être une raison pour laisser le gouvernement marocain agir comme bon lui semble, et en toute impunité, dans les territoires occupés», estimant que le problème réside en grande partie dans le fait que «les pratiques de répression marocaines ne sont pas portées à la connaissance de l’opinion publique internationale». Chose qu’avait rappelée mercredi dernier M. Ahmed Boukhari, représentant sahraoui auprès des Nations unies. Devant le Comité spécial onusien de décolonisation (Comité des 24), réuni mercredi à New York, M. Boukhari a soutenu que «la voie référendaire est la plus indiquée à même d’instaurer à terme une relation propice» entre le peuple sahraoui et le peuple marocain. Le représentant du Front Polisario a qualifié d’«anachronisme» le conflit au Sahara occidental qui est, a-t-il dit, «la conséquence de l’occupation marocaine, elle-même juridiquement infondée depuis son origine». A cet égard, il a estimé que «seule la négociation, sous les auspices de l’ONU, permettra de parvenir à une solution politique mutuellement acceptable et qui garantisse au peuple sahraoui le droit à l’autodétermination».

    Dans ce cadre, il a émis le vœu que les Nations unies poursuivent, dans le respect de la légalité internationale, le cycle de négociations de Manhasset. Le Maroc et le Front Polisario ont tenu 4 rounds de négociations depuis juin 2007, sous l’égide des Nations unies, à Manhasset, près de New York, sans résultats, à cause de l’intransigeance marocaine. Il déplorera, à cette occasion, que le Maroc «refuse les nombreux plans de paix approuvés par le Conseil de sécurité et le Front Polisario depuis des décennies», faisant «la sourde oreille» en contestant la composition du corps électoral envisagé dans le cadre de la tenue du référendum sur l’autodétermination. «Le règlement du conflit du Sahara occidental requiert la mise en place d’un processus de décolonisation», a affirmé M. Boukhari tout en expliquant que ce processus octroierait au peuple sahraoui «les clefs de son destin sans qu’aucune pression soit exercée sur ses composantes».

    Par ailleurs, le Comité onusien a entendu le représentant de Cuba qui a abondé dans le même sens, affirmant que la question sahraouie est une question de «décolonisation dont l’issue repose sur l’application pleine et entière de la résolution 1415» de l’Assemblée générale de l’ONU, estimant que «le peuple sahraoui doit pouvoir choisir son avenir sans subir de pression, comme le prévoient plus de 40 résolutions adoptées depuis que le Sahara occidental a été placé sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU, en 1976». Au terme de sa réunion, le Comité a adopté un projet de résolutions portant sur les renseignements relatifs aux territoires non autonomes, au nombre de 16, communiqués en vertu de l’aliéna E de l’article 73 de la Charte des Nations unies.

  6. #370
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    Keltoum Irbah :


    Lundi 16 juin 2008 -- Dans l’entretien qui va suivre, notre amie la sociologue Keltoum Irbahn a récolté le témoignage émouvant d’un militant sahraoui des droits de l’homme qui, à travers son propre parcours de militant et celui de tout un peuple, met à nu les pratiques inqualifiables de l’occupation marocaine au Sahara occidental. Malgré les atrocités subies, Messaoud Larbi, militant des droits de l’homme, fidèle à sa cause, ne veut pas «rendre le mal pour le mal, appliquer la loi du talion ou recourir à la violence». Au contraire, il donne au monde entier une leçon d’humanisme en se prononçant sans ambages en faveur de la promotion d’«une culture universelle des droits de l’homme».

    Le dernière session du Conseil des droits de l’homme, qui s’est tenue à Genève du 3 au 26 mars 2008, m’a donné l’occasion de retrouver un défenseur sahraoui des droits humains venu témoigner des violations perpétrées au Sahara occidental par la puissance occupante marocaine. Au-delà de la portée de son travail et de sa volonté de contribuer à améliorer les droits humains, ce qui ressort de cet ex-prisonnier d’opinion c’est une conviction mêlée à un pacifisme très prononcé ; il ne s’agit pas, selon lui, «de rendre le mal pour le mal, d’appliquer la loi du talion ou de recourir à la violence, mais de promouvoir une culture universelle des droits de l’homme».

    Né en 1966 à Dchaïra, Messaoud Larbi est issu d’une famille de 11 enfants et vit à El-Ayoun depuis 2002. Après des études universitaires en littérature arabe à l’université Ibn-Zouhr, il obtient sa licence en 1994, mais, à l’instar de nombreux Sahraouis, il se heurte à des formes de discrimination dans son quotidien et n’a aucune possibilité d’intégrer la sphère professionnelle en raison de ses activités militantes. Pour avoir participé à des manifestations au Sahara occidental, il a été incarcéré à deux reprises dans des prisons marocaines, le 6 décembre 1999 pour une durée de deux ans et le 20 juillet 2005 pour une durée de huit mois.

    Membre du secrétariat des défenseurs sahraouis des droits humains (Codesa) depuis 2005, Messaoud Larbi exprime son engagement en ces termes : «Le Codesa est une association qui travaille sur les relations des droits de la personne humaine pour coordonner toutes les associations internationales sur la situation des droits humains au Sahara occidental, au Sud marocain et dans les universités marocaines où se trouvent de nombreux étudiants sahraouis. Nous voulons faire connaître les violations commises par l’Etat marocain contre la population civile sahraouie. C’est pour cela que je suis membre du Codesa.»

    Le Jeune Indépendant : Quelles sont les principales violations des droits humains au Sahara occidental ?

    Messaoud Larbi : Le Sahara occidental connaît de nombreuses violations depuis 1975, comme les bombardements à l’arme chimique, les disparitions forcées, la tortue, la détention arbitraire, les exécutions et les procès arbitraires. A titre d’exemple, après les manifestations de mai 2005, 15 jeunes Sahraouis ont été enlevés le 25 mai 2005 et les Marocains ont commencé à torturer les détenus de manière quasi systématique. Selon des témoignages crédibles et concordants, des dizaines de Sahraouis ont été enterrés vivants dans des fosses communes. D’autre part, nous vivons un système d’apartheid, nous sommes quotidiennement confrontés à des mesures discriminatoires et 60 % de la population sahraouie est au chômage.

    Vous êtes venu assister pour la seconde fois aux séances du Conseil des droits de l’homme et vous avez rencontré différents experts. Quelle impression et quels enseignements en tirez-vous ?

    La première chose qui est positive pour moi c’est de pouvoir rencontrer beaucoup d’organisations, de représentants, d’écouter les débats et de connaître les mécanismes des droits humains. En ce qui concerne le travail du conseil, je pense qu’il y a trop de lenteur et les recommandations sont floues. Néanmoins, nous faisons confiance à l’ONU pour résoudre le conflit. Par l’action de l’ONU, le Front Polisario et le Maroc sont arrivés à un cessez-le-feu et ont entamé des négociations pour un règlement pacifique en 1991. L’ONU doit assumer sa responsabilité et ses engagements, faire respecter les droits humains au Sahara occidental et mettre fin au pillage et à l’exploitation illégale des ressources minières et halieutiques du territoire du Sahara occidental. Les Sahraouis souhaitent que l’ONU passe au chapitre 7 de la Charte des Nations unies pour imposer sa décision car l’autodétermination des peuples constitue un droit qui est garanti et reconnu par tous les textes internationaux.

    Quelle est votre perception du nouveau mécanisme onusien, l’examen périodique universel ?

    Cela ressemble à une mise en scène théâtrale, à un jeu de rôles entre les Etats. La tendance naturelle chez les Sahraouis est la paix, le pacifisme. Les Nations unies leur ont offert cette possibilité de pacifisme. Cela fait 17 ans que l’ONU a promis de décider de leur sort, mais ils attendent toujours la concrétisation de leur promesse. Les Sahraouis commencent à douter de cette possibilité à réaliser leur autodétermination et doutent des négociations. En mai 2006, il y a eu la visite du Haut-Commissariat aux droits de l’homme dans la région du Sahara occidental pour évaluer la situation des droits de l’homme. Après deux ans, pour des raisons inconnues, ce rapport n’est jamais paru. C’est pour cela que le peuple sahraoui voit d’un œil suspect le travail de l’ONU, et il y a une perte de confiance car le Maroc joue la carte du temps.

    Quel est le fondement de votre engagement ?

    Le peuple sahraoui est un peuple attaché à sa liberté et il a toujours refusé l’occupation étrangère. L’autodétermination est un droit inaliénable et ce droit a toujours été réclamé. De nombreux individus sont, de manière arbitraire et abusive, licenciés de leur emploi. Malgré de tels agissements impulsés et pratiqués par les autorités marocaines, la population civile sahraouie continue de mener une résistance pacifique, préférant compter sur la légalité internationale et sur le soutien de la communauté internationale pour le respect de ses droits légitimes. Mais il faut savoir que toutes les manifestations pacifiques sont réprimées ; le Maroc a peur d’une société civile sahraouie qui s’organise, qui revendique ses droits et il ne délivre pas d’autorisation pour constituer des associations. On assiste à une ségrégation à tous les niveaux de la société.

    Quel est votre avis sur le projet d’autonomie proposé par le Maroc ?

    Les Sahraouis rejettent le projet d’autonomie proposé par l’Etat marocain et réclament la tenue d’un référendum d’autodétermination. Le Maroc essaie de retrouver un autre interlocuteur que le Front Polisario. Les Sahraouis reconnaissent le Front Polisario comme son seul représentant légitime. L’Etat marocain est seul responsable du ralentissement concernant la résolution du conflit. Enfin, soulignons qu’en 2004, les autorités marocaines ont mis en place une commission baptisée Instance de l’équité et de la réconciliation. Cette instance est un organe du Conseil consultatif marocain chargée de traiter la question des violations passées des droits humains. Mais ce nouvel organe ne fait aucune référence à la situation qui prévaut au Sahara occidental depuis son annexion en 1975. Dans les territoires occupés, les restrictions concernent, entre autres, la présence de la presse internationale et d’observateurs étrangers indépendants. Toutefois, de manière récurrente, les organisations internationales, comme Human Rights Watch, Amnesty International et l’Organisation mondiale contre la torture, demandent aux autorités marocaines de respecter les droits humains au Sahara occidental et mènent des enquêtes sur les allégations de torture pratiquée par les forces de répression marocaines à l’encontre de la population sahraouie.

  7. #371
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    Mercredi 18 juin 2008 -- Le conflit du Sahara occidental, notamment le droit du peuple sahraoui à disposer de lui-même, ne sera réglé que dans le cadre de la légalité internationale. C’est la déclaration du président sahraoui et secrétaire général du Front Polisario à l’occasion du 38ème anniversaire du soulèvement de Zemla mené par Mohamed Sidi Brahim Bassiri. M. Mohamed Abdelaziz a affirmé hier qu’il n’y aura pas de solution au conflit du Sahara occidental en dehors du cadre de la légalité internationale qui stipule «l’exercice par le peuple sahraoui de son droit inaliénable a l’autodétermination et à l’indépendance».

    M. Abdelaziz a souligné que la célébration par le peuple sahraoui de cet anniversaire aux côtés du 35ème anniversaire du Front Polisario et du 32ème anniversaire de la mort d’El Ouali Moustapha Sayed est un «message fort et clair» au gouvernement marocain et à la communauté internationale. «Il n’y aura pas de solution au conflit en dehors du cadre de la légalité internationale et pas de légalité internationale sans l’exercice par le peuple sahraoui de son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance», a-t-il soutenu.

    Le président Abdelaziz, selon l’agence d’information sahraouie SPS, a réitéré l’appel du peuple sahraoui au gouvernement espagnol à «faire toute la lumière» sur le sort du disparu Mohamed Sidi Brahim Bassiri, rappelant à l’Espagne sa «responsabilité juridique» dans la décolonisation du Sahara occidental. Il a également demandé au gouvernement espagnol de s’«acquitter de ses dettes envers le peuple sahraoui qui endure les souffrances et l’exil depuis le retrait de l’Espagne du Sahara occidental en 1975, laissant le peuple de ce territoire aux mains de l’occupation marocaine».

    M. Abdelaziz a en outre dénoncé la répression «sauvage» perpétrée par les autorités marocaines contre les citoyens sahraouis dans les territoires occupés, appelant la communauté internationale «à intervenir d’urgence» pour la protection de ces citoyens sans défense. Exprimant la solidarité du peuple sahraoui avec les prisonniers politiques sahraouis, il a appelé à la libération «immédiate et inconditionnelle» de ceux qui se trouvent encore dans les prisons marocaines. Il s’est félicité dans ce cadre de la libération de Brahim Saabar et de Enaama Asfari «après avoir purgé des peines d’emprisonnement arbitraires».

    Le président de la RASD a également rendu un vibrant hommage aux disparus sahraouis, appelant à éclaircir le sort de plus de 151 prisonniers de guerre sahraouis et plus de 500 civils disparus depuis le début du conflit, ainsi que le sort de 15 jeunes Sahraouis enlevés depuis le 25 décembre 2005. A cet égard, il a lancé un appel à la communauté internationale pour «faire toute la lumière sur le sort de ces jeunes», estimant que «les autorités marocaines les détiennent dans une prison secrète».

    M. Abdelaziz a, par ailleurs, salué la position de principe de l’Algérie soutenant la légalité internationale qui appelle à permettre au peuple sahraoui l’exercice de son droit à l’autodétermination. Il a salué, enfin, les différentes voix marocaines qui ont exprimé leur soutien au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, citant la position du parti «la Voie démocratique» qui constitue, a-t-il dit, un «socle pour le maintien des relations d’amitié, de fraternité et de coopération entre les deux peuples frères, sahraoui et marocain».

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