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  1. #36
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    Algerian Foreign Minister Mohammed Bedjaoui held talks with US Secretary of State Condoleezza Rice on Friday (March 23rd) during a working visit to Washington. According to Algerian press reports, the discussions covered hydrocarbons, military co-operation, and the Western Sahara issue. Rice informed the chief of the Algerian diplomacy of her plans to visit Algeria soon for the continuation of America-Algerian political talks. Bedjaoui described the meeting as "constructive" and said it helped deepen the dialogue between the two countries in terms of bilateral relations and international issues of common interest. While in the US, Bedjaoui met UN Secretary General Ban Ki-moon, South-African ambassador to the UN Dumisani Kumalo and representatives of the member states of the Security Council to discuss Algeria's stance on Western Sahara, prior to the Secretary General's report on the issue planned for April 20th.


  2. #37
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    Lundi 26 mars 2007 -- Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, M. Mohamed Bedjaoui, a mis en garde les différents membres du Conseil de sécurité de l’ONU sur la responsabilité historique qui pourrait être la leur s’ils venaient à s’écarter de la légalité internationale au bénéfice du projet marocain d’autonomie interne pour le Sahara occidental.

    S’exprimant samedi soir depuis Washington, M. Bedjaoui a souligné que la communauté internationale «a le devoir d’assumer ses responsabilités historiques en appuyant la légalité internationale quant à la mise en place du principe d’autodétermination du peuple sahraoui».

    Dans une déclaration faite à l’issue de sa tournée à New York et à Washington, le ministre d’Etat affirme avoir «mis en garde les différents membres du Conseil de sécurité sur la responsabilité historique qui pourrait être la leur s’ils venaient à sortir de la légalité internationale en avalisant le projet d’autonomie interne».

    Pour le chef de la diplomatie algérienne, sortir de la légalité internationale «reviendrait à s’écarter des décisions pertinentes de la communauté internationale (…) Militant en faveur de l’autodétermination du peuple sahraoui». M. Bedjaoui, qui précise que la plupart de ses interlocuteurs «sont conscients de l’importance de trouver une solution juste à une occupation coloniale», ajoute que «cette occupation ne fait qu’accroître les souffrances du peuple sahraoui».

    Se disant convaincu que «la communauté internationale doit réagir» à cette trop longue attente du peuple sahraoui, M. Bedjaoui note que ses interlocuteurs sont «aussi conscients qu’il ne peut être question, malgré les pressions, de faire dévier l’ONU dangereusement vers une impasse».

    L’Algérie soutient «le principe de l’autodétermination des peuples, a-t-il affirmé en indiquant avoir expliqué à ses interlocuteurs «les préoccupations» de l’Algérie, qui ne peut «rester indifférente au sort de 150 000 réfugiés accueillis sur le sol algérien», à voir se régler rapidement un problème qui est «un déni de droit d’un peuple à disposer de son avenir».

    M. Bedjaoui s’est ainsi dit «rassuré» sur le fait qu’il ait trouvé «un écho favorable» chez la majorité de ses interlocuteurs. Ces derniers sont, selon le ministre d’Etat, «préoccupés par l’exigence de faire respecter les engagements de la communauté internationale sur la question sahraouie et de ne pas céder à l’attrait d’une quelconque solution qui outrepasserait le cadre de la légalité internationale».

    «J’ai eu des échos tout à fait réfléchis et favorables», a soutenu M. Bedjaoui. Abordant «le projet marocain», le ministre d’Etat affirme que «personne», parmi ses interlocuteurs, «n’a entre les mains les détails de ce plan», signalant au passage que ces derniers disent avoir seulement «entendu parler» d’un projet de solution que préparerait le Maroc.

    Il rappelle à cet effet que le peuple sahraoui et de nombreux pays, dont l’Algérie, s’opposent à toute «solution unilatérale» et «récusent ce projet» qui signifie tout simplement, a-t-il ajouté, «une autonomie captive qui s’insère ad vitam aeternam et définitivement dans le cadre de la souveraineté nationale marocaine».

    L’ex-président de la Cour internationale de justice de La Haye explique qu’un tel projet est «en contradiction flagrante avec les dispositions déjà existantes quant au règlement de la question sahraouie». Réaffirmant qu’une décision unilatérale «renie les engagements de l’ONU de mener le peuple sahraoui à exercer librement son droit à l’autodétermination», M. Bedjaoui indique que le souhait de l’Algérie est de voir se faire «un référendum sincère, transparent, libre, objectif et absolument irréprochable à tous les égards», dont le processus sera «mené de bout en bout par les Nations unies».

    M. Bedjaoui, qui a rencontré lors de sa visite l’ayant conduit lundi et mardi à New York et à Washington la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le président en exercice du Conseil de sécurité, l’ambassadeur sud- africain, Dumisani Kumalo, et les représentants des pays membres du Conseil, dit avoir senti «un intérêt marqué» chez ses différents interlocuteurs, «y compris Mme Rice», précise-t-il.

    Ces derniers ont manifesté, selon lui, leur «volonté de voir se dessiner une solution qui rétablisse la stabilité dans la région». Souhaitant, enfin, que les Etats-Unis «prennent parfaitement conscience (…) qu’il est impératif de faire respecter la légalité internationale», M. Bedjaoui précise que les Américains disent s’en tenir «à l’application des solutions qui seraient prises au sein de l’ONU».

    Pour rappel, le Conseil de sécurité examinera, le 20 avril prochain, le rapport du secrétaire général de l’ONU sur la question du Sahara occidental.


  3. #38
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    Lundi 26 mars 2007 -- M. Mohamed Bedjaoui semble s’être éloigné de sa réserve, samedi dernier, lorsqu’il a choisi de mettre les membres du Conseil de sécurité face à leur responsabilité sur le projet d’autonomie pour le Sahara occidental, que Rabat compte présenter en avril prochain à l’ONU.

    Le projet dont le contenu reste jusqu’à présent plus mystérieux qu’une pochette-surprise avait été rejeté dès son annonce par le Front Polisario. Un projet qui, bien que son contenu ne soit pas dévoilé, se trouve tout de même couvé par la France officielle qui s’est empressée à le trouver «constructif».

    En réalité, tout désigne ce projet d’essence coloniale comme destructif puisqu’il recèle en lui-même les apports en mesure d’augmenter les risques d’affrontements. D’où, suppose-t-on, la solennité des propos de Bedjaoui lorsqu’il affirmait : «j’ai mis en garde les différents membres du Conseil de sécurité sur la responsabilité historique qui pourrait être la leur s’ils venaient à sortir de la légalité internationale en avalisant le projet d’autonomie interne.» Une déclaration qui n’est pas sans gravité quand on la mesure à la pondération du ministre.

    Sinon, l’homme a-t-il jamais lancé une mise en garde sans qu’il y ait risques ? Et peut-on éviter la préoccupation lorsqu’on sait que le projet brandi unilatéralement par Rabat remettra, de fait, en cause le cessez-le-feu conclu entre le Front Polisario et le Maroc en 1991 ? Dans un tel cas, la MINURSO (Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental) n’aura plus de raison d’être.

    Et si jamais son mandat n’était plus prorogé, cela voudra dire que le langage des armes risque de reprendre ses droits. Un risque que le président Bouteflika reconnaissait avéré au cas où la diplomatie continue à échouer. «C’est une hypothèse qui, à mon avis, ne peut être écartée mais dont la réalisation n’est pas du tout souhaitée par nous qui préférons la solution pacifique par l’organisation sous l’égide de l’ONU d’un référendum d’autodétermination», répondait-il sur ce sujet à El Pais.

    Les sahraouis ont opposé dès le départ leur refus au projet marocain, mais qu’en pensent-ils précisément ? «L’autonomie marocaine n’est pas seulement une remise en cause de la légalité internationale mais aussi du cessez-le-feu», soulignait M. Mohamed Sidati, ministre sahraoui délégué pour l’Europe, dans son intervention mardi dernier, au siège du parlement européen.

    Pour sa part, M. M’hamed Khadad, le coordinateur sahraoui avec la MINURSO, rappelait, samedi dernier à M. Julien Hartson, le nouveau représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, que toute déviation de la voie référendaire est «politiquement inacceptable, légalement injustifiable et, par conséquent, sapera inéluctablement les fondements du cessez-le-feu en vigueur…».

    La diplomatie algérienne, qui ces derniers temps fait montre d’un dynamisme certain dans le traitement de questions liées aussi bien à notre région qu’à celles du Moyen-Orient, de l’Afrique ou du monde en général, continue de traiter le dossier du Sahara occidental comme une affaire de décolonisation depuis les années 1960.

    C’est dire que la position de l’Algérie n’est pas antimarocaine mais une position de principe qui date bien avant l’invasion du territoire par les FAR (Forces armées royales) et la «nekba» sahraouie déjà vieille, elle, de plus de trente ans.


  4. #39
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    It may be the first time that the US administration is overenthusiastic about encouraging any Arab mediation between Morocco and Algeria to consider the opportunities available for the parties concerned to accept a UN-backed reconciliation formula. The betting on the efforts exerted by Egyptian President Hosni Mubarak is at the forefront of these opportunities, on the grounds that he witnessed the developments of the dispute from the beginning. Mubarak seems to be more understanding of the sensitivities of North Africa, especially as his country's role can address the Arab Maghreb, which is absent from many equations in the Middle East.

    Like former US Secretary of State Madeline Albright, who was the first to propose to Rabat to make a tangible, realistic vision to find a solution that would satisfy all the concerned parties, US Secretary of State Condoleezza Rice will not face big difficulties in encouraging Algeria and Morocco to hold negotiations, despite their different views. Algeria will reiterate its options in defending the Polisario Front, which the former does not conceal its support for. Morocco can also defend the Sahrawis, who are loyal to it under the Royal Advisory Council for Saharan Affairs (CORCAS). However, the scene will not be completed without a third Arab sponsoring party that has good relations with both Morocco and Algeria, particularly as the situation between the two neighbors neither allows for a smooth dialogue nor is it at the highest level of tension that is close to secession. It raises concern only within its negative impact on the situation toward the war on terror and growing fears of the lack of monitoring the sub-Saharan Sahil area, because the US administration relies on full concerted efforts and cooperation among the region's countries to face these precedents.

    In Rabat, as well as in Algiers and Cairo, officials were informed of a new American discourse to the effect that dialogue is inevitable. Although it has not begun directly, it can be carried out through a third party, where Cairo can play a reconciliation role that can begin with the Sahara issue, attempts to activate the Maghrebi Union, which Egypt has asked to join when it was appealing, and then end with the African depth parallel to the American plan for the African force. By doing so, Washington's attempts, which addressed the Maghrebi and Egyptian decision-makers, are meant to assume a task more than just solving the Sahara dispute or dissolving it partially and gradually through preoccupation in regional affairs in a way that re-draws the priorities of the stage. Whether the region's countries support this vision or consider it just a notice of the US' inclinations, it will go ahead without leaving a large margin of choice to those who suspect or accept its goals.

    What is beyond than the American wishes, which have become keener on avoiding the mistakes that resulted in ready-made views on the regional disputes and how to solve them, is that they did not impose a solution or a vision about the future of peace, security and stability in North Africa, but rather gave the parties concerned the freedom to take the initiative to find real solutions without upsetting the existing balance, relying on the fact that the region's peoples are the most familiar with its problems. Therefore, betting on the Egyptian efforts or any other good efforts, the US has made headway in consecrating new options whose significance is supposed to be understood by the concerned partners. At the very least, the dialogue with the Americans is neither subject to the mode that was prevalent prior to the end of the Cold War, nor was it affected by the logic of preferences. While hinting at the commercial relations was an indication of the degree of closeness to or distance from the American interests intertwined with that of its political and economic partners, intent on the logic of reaching new partnership agreements in the Maghrebi region urges us to reconsider the adopted policies, especially as Washington has been optimistic, more than once, about the economic future of the Maghrebi region in the case that the Sahara dispute is resolved and the concerned sides head for partnership commitments and development assistance.

    The prominent shift known by North Africa within the context of openness to democracy uncovers a new track of developments that is more important to the Americans than involvement in conflicts. It is noticeable from the dossiers addressed by the US that it has become aware of the role that should by assumed by the UN, representing international legitimacy. This is not because the cancellation of this role in the war on Iraq and the absence of mechanisms to implement the US commitment to a two-State plan in the Middle East cost the US dearly, but because the solutions based on international legitimacy, including the political reconciliation solution to the Sahara dispute, are the only thing that can withstand if circumstances change.

    More than three decades ago, the praise-worthy efforts made by Egyptian President Hosni Mubarak, when he was vice president, bore fruit and defused the situation in the region. That is why the Americans paid interest in monitoring the event in light of the current developments that indicate that there is an objective visualization to the solution to which all parties will be bound.

    Although the Sahara crisis has never been put on any Arab summit agenda, just seeking Egyptian mediation makes room for reviving it in perspectives that may seem different from the first version of this mediation. But it is still required at the Arab, Maghrebi and bilateral levels, so long as the framework, in which it moves, seems clear and can accommodate the hopes pinned on the establishment of security, peace and stability in North Africa.


  5. #40
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    Italy's Foreign Minister Massimo D'Alema called for an increase in Italian investment in Morocco on Tuesday (April 3rd), during talks in Rabat with his Moroccan counterpart Mohamed Benaissa and Prime Minister Driss Jettou. "We want to encourage Italian investments in a country which is growing very fast, is carrying out important reforms and where there are great opportunities because there is an open economy," AKI quoted D'Alema as saying.

    Reportedly, D'Alema also urged direct negotiations between Morocco and Algeria over the Sahara dispute, which according to him "hinders" the development of the Arab Maghreb Union.

    D'Alema arrived in Tunisia on Wednesday for a two-day visit.


  6. #41
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    Samedi 7 avril 2007 -- La France renouvelle son appui à Rabat et à sa dernière trouvaille en y mettant toutefois une petite nuance. Le soutien s’adresse désormais au «caractère constructif de la démarche marocaine» et non plus au plan marocain pour l’autonomie au Sahara occidental comme proclamé initialement.

    Les nouvelles idées «pourraient fournir une base possible pour une reprise des négociations», estimait le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, M. Jean-Baptiste Mattei. Le porte-parole ne précise cependant pas que les négociations doivent se dérouler entre le Front Polisario et le Maroc, les deux belligérants reconnus ès qualité par l’ensemble de la communauté internationale.

    Pis, il laisse clairement entendre que l’Algérie devrait être incluse dans les négociations, même s’il ne la cite pas nommément. «Nous disons entre les parties. Elles se reconnaîtront elles-mêmes», répondait-il, acculé par la presse.

    Personne n’ignore que la France, membre permanent du Conseil de sécurité, a toujours soutenu y compris militairement le Maroc dans sa politique coloniale. Comme tout le monde sait, Paris a toujours appuyé les thèses marocaines lorsqu’elle ne les a pas inspirées.

    D’ailleurs, les dirigeants sahraouis ont de tout temps dénoncé l’appui français, y compris par la voix de leur président Mohamed Abdelaziz, qui le jugeait sans gloire. Que la France aide le Maroc a officialiser sa formule de «protectorat» au Sahara occidental, cela peut procéder de vieux réflexes du XVIIIe siècle et donc cela se comprend.

    Mais pousser à la table des négociations l’Algérie alors qu’elle ne cesse de répéter qu’elle n’a rien à revendiquer au Sahara occidental, qu’elle n’est pas le tuteur des Sahraouis et qu’elle ne parlera jamais en leur nom, c’est là un entêtement difficile à comprendre.

    Si l’Algérie n’a aucune prétention sur le Sahara occidental, qui reste à ses yeux un problème de décolonisation, elle possède en revanche des principes auxquels elle ne pense pas déroger. Mais la France, qui veut à tout prix voir Alger négocier, sera-t-elle de la partie ? Et que proposera-t-elle pour contourner la légalité internationale et l’autodétermination, un droit imprescriptible des peuples qu’elle avait quand même fini par appliquer en Algérie après une présence de 132 ans ? En réalité, Paris appuie un plan mort-né au point que les Marocains eux-mêmes n’arrivent plus à masquer totalement leurs doutes là-dessus.

    N’avait-on pas essayé d’arrondir les angles au Maroc et avancé récemment de «source marocaine proche du dossier» que «le projet d’autonomie s’inspire de l’accord-cadre de Baker de 2001» ? Si l’on était sûr de soi, aurait-on besoin de faire référence au plan Baker et de lui trouver des vertus après les fanfaronnades de l’époque qui voulaient que la proposition de James Baker, l’ancien secrétaire d’Etat américain, avait été mise en échec «grâce à la ténacité de la diplomatie marocaine» ? Quoi qu’il en soit, les Sahraouis, et ils ne sont pas les seuls, considèrent à juste titre que le projet d’autonomie est une remise en cause du cessez-le-feu signé en 1991 dans le cadre d’un règlement négocié entre le Polisario et le Maroc, puis renié par Rabat.

    Paris, approuverait-elle les reniements ?


  7. #42
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    MOSCOW, April 10 (Itar-Tass) - Algeria’s Foreign Minister Mohammed Bedjaoui will discuss prospects for intensification of bilateral relations and the situation around Western Sahara in Moscow on April 12-13.

    The Algerian minister will hold talks with his Russian counterpart Sergei Lavrov on April 13, a well-informed diplomatic source told Tass.

    “The sides plan to discuss the Middle East situation and Western Sahara’s problem,” the source said.

    A dispute around Western Sahara broke out more than three decades ago.

    Morocco is categorically against losing its four southern provinces, but the Algeria-backed Polisario Front struggles for this territory's independence.


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