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  1. #442
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    October 8, 2008 -- UN Secretary General Ban Ki-moon needs more time to decide on the new special representative to Western Sahara, MAP reported on Tuesday (October 7th). "I have started the consultations with the parties concerned for a particular person whom I have an intention to appoint. It may take a little bit more time for me to consult with the parties concerned," he was quoted as saying at a press briefing. He also voiced his determination to speed up the process of negotiations "as soon as the special envoy is appointed".

  2. #443
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    Jeudi 9 octobre 2008 -- Les forces de sécurité marocaines ont une fois de plus réprimé un sit-in pacifique, organisé par les citoyens sahraouis dans la ville de Goulmine dans le sud du Maroc pour dénoncer l’occupation marocaine du Sahara occidental. C’est ce qu’a rapporté hier l’agence de presse sahraouie SPS. Cette énième répression de l’occupant marocain coïncide avec l’examen, depuis lundi dernier, du dossier sahraoui par la commission de décolonisation de l’ONU. Les citoyens sahraouis réprimés avaient exprimé leur «attachement au droit inaliénable» de leur peuple à l’autodétermination, «conduisant inéluctablement à l’indépendance», selon un communiqué cité par SPS. Ils ont également appelé à la «libération inconditionnelle» de tous les prisonniers politiques sahraouis, «encore dans les prisons marocaines», notamment l’étudiant sahraoui, El Wali Gaddimi, qui «se trouve dans un état de santé critique», a-t-on déploré de même source. Les manifestants sahraouis ont dénoncé «avec force» les récentes interventions «barbares» contre des citoyens sahraouis «sans défense», dans la ville de Smara occupée, saluant ainsi la résistance pacifique du peuple sahraoui dans les territoires occupés du Sahara occidental, au sud du Maroc et dans les universités marocaines, a ajouté SPS.

    A New York, les pétitionnaires sur le Sahara occidental ont appelé, hier, l’ONU à agir pour faire valoir le droit du peuple sahraoui à disposer de lui-même. Des membres d’ONG, des juristes et de simples «citoyens du monde» sont venus mardi au siège de l’Organisation des Nations unies à New York pour appeler l’organisation mondiale à l’action dans le dossier du Sahara occidental, où une «tragédie humaine oubliée» est en cours depuis 33 ans. Les intervenants ont bénéficié de dispositions spécifiques au fonctionnement de l’ONU qui permettent à tout un chacun de venir s’exprimer en tant que «pétitionnaire» devant la 4e commission de l’Assemblée générale chargée de la décolonisation, sur un des seize territoires non autonomes, dont le Sahara occidental fait partie depuis 1963.

    «Des organisations prestigieuses décernent des prix à des militants sahraouis des droits de l’Homme dans les territoires occupés par le Maroc, alors que l’ONU reste les bras croisés devant les violations qui y sont perpétrées», a déploré M. Felipe Briones Vives, de l’Association internationale des juristes pour le Sahara occidental. La revendication sahraouie à l’autodétermination est «légitime, celle du Maroc concernant sa souveraineté prétendue sur le Sahara occidental ne l’est pas», a-t-il affirmé. M. Vives a estimé que l’ONU «doit organiser le référendum d’autodétermination si les négociations entre le Maroc et le Front Polisario n’aboutissent pas dans un délai raisonnable». «En droit international, les choses sont claires. Ni le fait accompli ni le temps qui passe ne peuvent faire mourir une obligation juridique», a affirmé, à son tour, M. Vincent Chapaux, assistant auprès du Centre de droit international de l’université libre de Bruxelles. «Chaque année, vous le répétez : le droit à l’autodétermination reste applicable. Et c’est la raison pour laquelle il continue d’exister et ne doit rien concéder au fait accompli à l’occupation marocaine», a-t-il ajouté en s’adressant aux délégués des pays membres de l’ONU et de la 4e commission.

  3. #444
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    Jeudi 9 octobre 2008 -- L’Américain Christopher Ross est le nouvel envoyé spécial de l’ONU au Sahara occidental en remplacement de Peter Van Walsum, ce qui va immanquablement relancer la cadence des pourparlers RASD-Maroc, en rupture depuis six mois. Le ministre des Affaires étrangères de la RASD, M. Mohamed Salem Ould Salek, a été informé par l’ONU de cette désignation que la partie sahraouie a consentie. Le secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, «nous a informés de cette nomination que nous avons acceptée», a déclaré M. Ould Salek dans un entretien à l’APS, en marge des travaux de la quatrième commission de l’Assemblée générale de l’ONU. Le Polisario a accepté cette nouvelle nomination à condition de négocier sur la base des résolutions du Conseil de sécurité qui «reconnaissent toutes la nécessité» de l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination. L’éviction de Van Walsum et son remplacement par Ross ont déstabilisé la diplomatie du makhzen qui entreprend des pressions sur le secrétariat général et sur le nouvel envoyé personnel pour accepter la démarche de son prédécesseur qui a été refusée par le Conseil de sécurité. Depuis le renvoi de M. Van Walsum, «la délégation marocaine est très nerveuse et essaie de créer toutes sortes de confusions lors des débats et des discussions avec les délégations, mais comme toujours elle ne parviendra pas à ses objectifs, car il est clair que pour la communauté internationale et spécialement la quatrième commission qui représente tous les pays du monde, la question du Sahara occidental est une question de décolonisation», a assuré M. Ould Salek. Toujours est-il que le Maroc n’a pas encore accepté la nomination de M. Ross. L’ONU a annoncé, à la fin d’août, la fin du mandat de Peter Van Walsum au Sahara occidental, après sa prise de position en avril dernier en jugeant «irréaliste» l’indépendance du Sahara occidental. Van Walsum avait supervisé depuis juin 2007 quatre rounds de négociations directes entre les deux parties sans toutefois enregistrer des avancées palpables.

  4. #445
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    Jeudi 9 octobre 2008 -- La première rencontre internationale de solidarité avec le peuple sahraoui, tenue récemment à Séville (Andalousie, sud de l'Espagne), a dénoncé la position "complice" de l'Espagne et de l'UE dans la poursuite de l'occupation militaire du Sahara occidental par le Maroc, et réaffirmé le droit de ce peuple à l'autodétermination, seule à même de parachever le processus de décolonisation dans ce territoire. "Nous dénonçons la position complice du gouvernement espagnol et de l'Union européenne, au niveau diplomatique, dans la poursuite de l'occupation, produit de l'alliance des grandes puissances avec le régime marocain, ainsi que des accords économiques et commerciaux entre l'Espagne et l'UE avec le royaume du Maroc, avec pour objectif l'exploitation des ressources souveraines du peuple sahraoui", souligne un communiqué rendu public au terme des travaux de cette rencontre.

  5. #446
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    Mercredi 15 Octobre 2008 -- L'Union européenne semble se positionner davantage du côté de la légalité internationale dans le conflit du Sahara Occidental, si l’on en juge par le contenu du communiqué rendu public, à l’issue de la septième réunion du conseil d’association entre l’UE et le Maroc, qui s’est tenue lundi dernier au Luxembourg. Au grand dam de Rabat, les chefs européens de la diplomatie ont estimé qu'“il est important que les négociations, conduites par l'envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies, puissent parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permettra l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental comme le disposent les résolutions des Nations unies”.

    Bruxelles affirme, par ailleurs, apporter son “plein appui à la pleine mise en œuvre de la résolution 1813 du Conseil de sécurité, adoptée à l'unanimité le 30 avril 2008, qui demande aux parties de faire preuve de réalisme et d'esprit de compromis et d'engager des négociations de fond”. Ce discours plus conforme à la légalité internationale, laquelle assure au peuple sahraoui le droit à l’autodétermination, est contraire aux positions de certaines capitales européennes, notamment Paris et Madrid, qui soutiennent la proposition marocaine d’autonomie. Ainsi, l’Union européenne se dit convaincue que les parties en conflit, à savoir le Maroc et le Front Polisario, “doivent entrer dans une phase plus substantielle de négociations et faire preuve de retenue, de bonne foi, de réalisme, d'engagement et d'esprit de compromis”. En d’autres termes, aucune partie ne peut imposer quelque chose à l’autre comme tente de le faire le Maroc actuellement en faisant de son plan d’autonomie, la seule base de négociations avec les Sahraouis.

    D’ailleurs, il est clairement précisé dans le communiqué que l'UE a pris note de la proposition marocaine présentée le 11 avril 2007 au Secrétaire général de l'Organisation des Nations unies, ainsi que de la proposition du Front Polisario présentée au Secrétaire général le 10 avril 2007. Partant de là, l’Union européenne exprime son “plein soutien aux négociations de Manhasset sur le statut futur du Sahara occidental, lancées l'année dernière avec l'adoption de la résolution 1754 du Conseil de sécurité”. Ne s’arrêtant pas à ce stade, les ministres européens des Affaires étrangères réaffirment que l'UE exprime “son attachement à la situation des droits de l'homme au Sahara Occidental et rappelle les obligations qui incombent à chaque partie”, et encourage, à cet égard, le Maroc à considérer la possibilité de l'organisation par voie terrestre des visites familiales. Dans le même ordre d’idées, Bruxelles invite le Maroc à sauvegarder la liberté d'association et de rassemblement, notamment dans les territoires occupés du Sahara Occidental, appelant les forces d'autorité marocaines à faire preuve de retenue dans le recours à la force.

  6. #447
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    Jeudi 16 octobre 2008 -- En réponse aux allégations marocaines faisant état de prétendus liens entre la nébuleus Al-Qaïda et le Front Polisario, dans le but de discréditer la lutte du peuple sahraoui pour son droit à l’autodétermination, l’ambassadeur de la RASD à Alger a rejeté en bloc ces accusations, précisant que “les territoires libérés du Sahara occidental, contrôlés par des Sahraouis, sont la région la plus sécurisée dans le monde contre les actions terroristes”. Invité de l'émission “les Points sur les I” de Radio-Algérie-Internationale, le représentant diplomatique du Front Polisario à Alger a qualifié les allégations marocaines, au sujet d'un prétendu lien entre le Front Polisario et Al-Qaïda, d’“accusation infondée”. Brahim Ghali a affirmé, à ce sujet, que “les territoires libérés du Sahara occidental, contrôlés par des Sahraouis, sont la région la plus sécurisée dans le monde contre les actions terroristes”. Il a argumenté en ajoutant : “Par les actes, nous prouvons que les Sahraouis n'ont pas de lien avec le terrorisme international et nous œuvrerons sans cesse à maintenir la paix et la sécurité dans notre région.”

    Par ailleurs, il a réaffirmé : “L'option de la guerre et du retour à la lutte armée est toujours de mise tant que le Maroc s'obstine à occuper le Sahara occidental.” Sans manquer de rappeler : “La lutte armée demeure, conformément à la déclaration de 1973 du Front Polisario, le seul moyen de permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination.” Cela étant, l’ambassadeur de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a indiqué que la désignation de M. Christopher Ross, en tant que nouvel envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU au Sahara occidental, était “une preuve de l'échec du plan du Royaume du Maroc”. Ghali a estimé que le non-renouvellement du mandat de M. Peter Van Walsum constitue en soi “un échec de l'initiative marocaine qui l'a accompagné et qui porte sur le projet d'autonomie”. Il a exprimé son souhait que “le nouvel envoyé personnel fasse preuve d'objectivité et prenne une position équilibrée dont l'objectif principal serait l'application de la légalité internationale, d'autant que le conflit s'inscrit dans la durée du fait de l'obstination du Maroc”.

    Le diplomate sahraoui a souligné que ce conflit dure depuis 33 ans, durant lesquels “l’ignorance de la volonté des Sahraouis a conduit à l'échec”, et “toute tentative de recherche de pseudo-solutions fut inutile”, tout en précisant que “le Front Polisario au même titre que la RASD ont donné leur acceptation au nouvel envoyé personnel qui n'a pas encore été officiellement désigné du fait de l'obstination de l'autre partie”. “Après le départ de M. Walsum, les Marocains ont déduit que le secrétaire général de l'ONU avait signifié une fin de non-recevoir à son rapport”, a-t-il indiqué, tout en estimant que “le rejet par les Marocains de la nomination du nouvel ambassadeur est une forme de chantage exercé sur l'ONU pour qu'elle accepte leurs conditions”, chose que le secrétaire général “ne fera pas”. Quant à la situation actuelle au Sahara occidental, Brahim Ghali a dit que c’est le “statu quo”, avant d’ajouter que “les séries de négociations sont en suspens à cause de l'obstination de la partie marocaine”.

    En outre, il a déclaré que “le déroulement des évènements a prouvé que le projet du Maroc ne peut constituer une plate-forme sérieuse pour le règlement du conflit”, et que “tout atteste de l'échec du projet marocain mort-né”. Pour lui, Van Walsum a tenté de dénaturer la vérité du conflit, ce qui relève de l'impossible, car “le peuple sahraoui possède un droit légitime à l'autodétermination et à l'indépendance que lui reconnaît l'ensemble de la communauté internationale”. Dans cet ordre d’idées, il a dit : “Les tentatives marocaines visant à gagner du temps ne servent pas les intérêts du Maroc car ces tergiversations constituent une arme à double tranchant en ce sens qu'elles favorisent la diffusion du sentiment nationaliste sahraoui et contribuent à la clarification de la situation aux yeux de la communauté internationale ainsi qu'à la consolidation du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination”.

    À une question sur la position pro-marocaine de l'Europe, l'ambassadeur a répondu que “cette partialité n'est pas absolue”, en ajoutant à ce propos que “s'il existe des parties européennes qui penchent du côté du Maroc, cette position ne fait pas l'unanimité au sein de l'Union européenne qui a rappelé la nécessité de trouver une solution au conflit, de poursuivre les négociations, ce qui est loin de constituer une partialité en faveur du Maroc au détriment du Sahara occidental”.

  7. #448
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    Dimanche 19 octobre 2008 -- Le Président sahraoui Mohamed Abdelaziz a affirmé que le «statut avancé» accordé récemment par l'Union européenne (UE) au Maroc est porteur de «réels dangers» pour l'avenir du Sahara occidental et la stabilité du Maghreb. A la surprise générale, les ministres européens des Affaires étrangères, réunis au Luxembourg, ont accordé le 15 octobre au Maroc ce «statut avancé» qui implique notamment une intégration progressive du pays dans le marché intérieur de l'UE.

    «Les pays de l'Union européenne, en accordant un statut spécial et privilégié au Maroc, ne peuvent pas ne pas avoir mesuré les sérieux risques » porteurs «de réels dangers pour l'évolution de la question du Sahara occidental et pour l'avenir et la stabilité de toute la région du Maghreb», a estimé M. Abdelaziz dans une lettre au président français et président en exercice de l'UE, Nicolas Sarkozy, selon l'agence de presse sahraouie (SPS). «Le Front Polisario n'est pas contre le fait que l'UE ait des relations de coopération ou des rapports privilégiés avec le Maroc, mais nous craignons que de telles relations soient interprétées par le Maroc comme un encouragement ou une caution à son entreprise coloniale», a ajouté M. Abdelaziz.

    Par ailleurs, le président Mohamed Abdelaziz a reçu, samedi 18 octobre, au siège de la présidence sahraouie une délégation italienne composée des ex-ministres de la coopération et de la santé ainsi que des élus et des membres des conseils municipaux de la région de Toscane. A cours d’un diner, M. Abdelaziz a appelé la communauté internationale à tout mettre en œuvre pour permettre au peuple sahraoui d’exercer en toute liberté son droit à d’autodétermination par la voie d’un référendum juste, libre et transparent. «Il est temps de mettre fin à ce conflit vieux de plus de 33 ans», a dit M. Abdelaziz, cité par l’agence SPS.

    Lors de cette visite, la délégation italienne avait exprimé vendredi à la localité Chadhmia (territoire Mahbès, Sahara occidental) sa condamnation des reports successifs du referendum d'autodétermination du peuple sahraoui, au cours d’une démonstration devant le mur de la honte, qui divise le Sahara Occidental et son peuple en deux parties, et exigeant le démantèlement de ce «symbole de l'occupation militaire marocaine», selon la SPS. Cette délégation comprenant plus de 90 personnalités a effectué une visite de quelques jours dans les wilayas sahraouies et a eu des entretiens avec plusieurs responsables politiques sahraouis.

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