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  1. #449
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    Tifariti 16 Octobre 2008
    S.E. M. Nicolas Sarkozy
    Président de la République Française
    Président du Conseil de l’Union Européenne

    Monsieur le Président,

    C’est parce que nous sommes convaincus que l’Union Européenne que vous présidez est devenue, au cours des dernières années, le moteur et la vitrine d’une Europe démocratique qui, en réussissant à faire des valeurs de liberté, d’égalité et de bonne gouvernance la base et l’essence de son système, s’est imposée à la fois comme modèle et très puissant stimulant pour tous les autres peuples et nations en quête de liberté et de dignité. Et c’est parce que nous sommes persuadés que cette auguste et prestigieuse organisation , ne peut, au risque et de se déjuger et de se discréditer , se faire la complice, à l’orée du vingt énième siècle, d’une politique de colonisation et de répression perpétrée par le Royaume du Maroc au Sahara Occidental depuis des décennies, en violation flagrante et manifeste, de la légalité internationale et au mépris des droits les plus élémentaires de la femme et de l’homme sahraouis, que nous avons décidé de nous adresse à vous.

    Monsieur le président,

    Au cours des derniers jours, et contre toute attente, l’Union européenne a accordé un « statut privilégié » au Royaume du Maroc, et a approuvé un train de mesures destiné à renforcer son partenariat avec lui dans les domaines, entre autres, politiques et sécuritaires.

    Ces mesures ne peuvent être jugées, si elles viennent à être traduites dans les faits sans contrepartie réelle de la partie marocaine sur des sujets aussi importants que celui des droits des hommes et des femmes sahraouis dans les zones occupées par le Royaume marocain et l’organisation du référendum d’autodétermination du peuple du Sahara Occidental toujours promis par la communauté internationale et constamment retardé par les autorités marocaines, que comme un encouragement manifeste à l’occupation illégale par le Royaume belliciste et expansionniste du Maroc. Sans oublier que ce statut spécial accordé par l’Union au Maroc et conforté par de nombreuses facilités dans plusieurs domaines, serait à coup sûr considéré, à juste titre, comme la manifestation ostentatoire d’une franche méfiance à l’égard des autres peuples de la région ; peuples qui, parce que, engagés dans de sérieux et prometteurs processus de consolidation démocratique auraient mérité de la part de l’Europe démocratique, de ses institutions et de ses représentants un soutien et une aide à la mesure des défis qu’ils affrontent.

    Monsieur le président,

    Vous n’ignorez sans doute pas que le Sahara Occidental demeure aux yeux de la communauté internationale un territoire non autonome qui ploie, depuis 1975, sous le joug d’une occupation militaire entreprise en violation flagrante des principes de la charte et des résolutions des Nations unies.

    Vous n’ignorez pas non plus que la cour internationale de justice (CIJ), saisie par les autorités marocaines , en l’absence pourtant des représentants légitimes du peuple sahraoui, pour se prononcer sur d’éventuels liens entre le Sahara Occidental et le Royaume du Maroc a affirmé solennellement et je le cite : « la cour conclut que les éléments de renseignements portés à sa connaissance n’établissent l’existence d’aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara occidental d’une part, le Royaume du Maroc ou l’ensemble mauritanien d’autre part. La Cour n’a donc pas constaté l’existence des liens juridiques de nature à modifier l’application de la résolution 1514(XV) de l’Assemblée générale des Nations Unies quant à la décolonisation du Sahara Occidental et en particulier l’application du principe d’autodétermination grâce à l’expression libre et authentique de la volonté des populations du territoire. »

    Avec le déploiement des forces de la MINURSO (Mission des Nations Unies pour un référendum au Sahara Occidental) en 1991, le Sahara Occidental a été placé sous mandat des Nations Unies.

    Faut-il vous rappeler, par ailleurs, M. le Président, que la question du Sahara Occidental est inscrite depuis 1966, sur l’agenda de la Commission des Questions Politiques Spéciales et de la Décolonisation (Commission de décolonisation) des Nations Unies, et que depuis lors, elle est en attente d’un dénouement heureux qui ne pourrait intervenir qu’en forçant l’occupant marocain à reconnaître ses torts et à permettre au peuple sahraoui, par le biais d’un référendum, juste, général et régulier, de choisir librement son devenir.

    Monsieur le Président,

    Depuis l’invasion militaire de son pays par le Royaume du Maroc, une partie importante de la population sahraouie a été forcée à l’exil où elle vit dans des conditions précaires et difficiles, alors que l’autre partie restée dans le territoire sous l’occupation marocaine, transformé en prison à ciel ouvert, est constamment l’objet d’une politique systématique de répression féroce et inhumaine qui se traduit, en règle générale, par des arrestations, des enlèvements, et des disparitions forcées au demeurant, régulièrement dénoncés par les Organisations Internationales des droits de l’homme et par des organisations non gouvernementales.

    Le caractère aveugle et systématique des mesures répressives que font subir à nos populations civiles, les autorités coloniales marocaines dans les zones du Sahara Occidental sous leur occupation, a fait qu’il n’y a pas une seule famille sahraouie qui n’ait été touchée directement dans sa dignité ou souffert dans sa chair de la répression pratiquée, dans l’impunité totale, par les autorités d’occupation marocaine.

    Il est à relever, par ailleurs, que le Maroc a procédé au cours des dernières années à la construction d’un mur, doté de moyens de surveillance sophistiqués et truffé de mines anti-personnelles. Ce mur long de 2300 km, divise le territoire sahraoui en deux parties.

    En décidant de couper le territoire ainsi, les autorités marocaines ont lourdement accentué la souffrance des familles sahraouies en coupant tout lien entre elles. Elles se sont ainsi rendues responsables d’un crime dont elles doivent rendre compte devant La communauté internationale.

    M. le président,

    Le Front POLISARIO n’est pas, faut-il y insister contre le fait que l’union européenne ait des relations de coopération ou des rapports privilégiés avec le Maroc. Ce qu’il craint et redoute, et que vous pouvez aisément comprendre c’est que le Maroc profite de tels rapports et les considère comme un encouragement ou une caution de la part de votre organisation à son entreprise coloniale. Ce qui ne manquerait pas, vous conviendrez, d’engendrer de fâcheuses conséquences pour la stabilité et la paix dans la région du Nord Ouest de l’Afrique dans son ensemble et se répercuter négativement sur ses rapports avec l’Union Européenne.

    Les pays de l’Union Européenne, en accordant un statut spécial et privilégié au Maroc, ne peuvent pas ne pas avoir mesuré ces sérieux risques, et prévu la manière de contenir cet éventuel grave dérapage porteur, à ne point douter, de réels dangers pour l’évolution de la question du Sahara Occidental et pour l’avenir et la stabilité de toute la région du Maghreb.

    Dans le cas contraire, nous ne pouvons que les leur rappeler en espérant qu’ils sauraient à temps prendre les mesures appropriées pour désamorcer une situation qui risque de semer les germes d’une déstabilisation dans la région du Maghreb. Et l’une des premières mesures qui seront susceptibles à nos yeux d’éviter le pire est, en premier lieu, d’amener le Royaume du Maroc à mettre fin à sa politique de répression et aux pratiques dégradantes qu’il fait subir à nos populations civiles dans les zones du Sahara Occidental qu’il occupe illégalement, et, en second lieu, à honorer les engagements qu’il a solennellement et officiellement pris dans le cadre des Nations Unies pour permettre au peuple sahraoui d’exercer, loin de toute forme de pression et de coercition, son droit imprescriptible à l’autodétermination et à l’indépendance.

    Je vous prie de croire M. le Président de bien vouloir croire en l’expression de mes hautes et sincères considérations.

    Je serais par ailleurs très reconnaissant à votre excellence qu’elle pourrait faire état du contenu de ma lettre à ses collègues dirigeants de l’Union Européenne


    Mohamed Abdelaziz
    Secrétaire Général du Front Polisario
    Président de la République Arabe Sahraouie Démocratique

  2. #450
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    Lundi 20 octobre 2008 -- Le ministre de la Défense de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), M. Mohamed Bouhali, dénonce dans cet entretien exclusif accordé hier au Jeune Indépendant les blocages marocains du processus de négociations de même que le parti pris de son «allié», la France.

    Le Jeune Indépendant : M. Christopher Ross a été accepté par le Front Polisario comme nouveau médiateur onusien dans le dossier sahraoui. Qu’en est-il de la partie marocaine ?

    Mohamed Bouhali : Effectivement, nous avons donné notre accord de principe pour la désignation de M. Christopher Ross comme nouvel envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU au Sahara occidental. Comme attendu, la partie marocaine l’a refusé ou du moins bloque la nomination officielle de M. Ross comme tel. Nous l’avons toujours dit, les Marocains refusent tous ceux qui s’inscrivent dans une démarche neutre. Toute personne qui véhicule l’impartialité et la droiture dans le conflit est systématiquement rejetée par le Maroc. Nous l’avons vérifié avec l’ancien envoyé spécial James Becker. La monarchie du Makhzen pleure encore Van Walsum qui a travaillé pour la concrétisation de ses visées. La désignation officielle de l’Américain Christopher Ross reste bloquée par le Maroc. Pourtant, il (le Maroc ndlr) se targue d’être l’allié sûr des Etats-Unis et que le lobby américain soutien les thèses marocaines…

    La 4e commission de l’ONU a réaffirmé le caractère de «territoire non autonome» du Sahara occidental qui reste à décoloniser…

    La 4e commission des Nations-Unies a désigné le Maroc comme seule partie responsable du drame que vit le peuple sahraoui. D’ailleurs, beaucoup d’intervenants ont condamné l’entêtement du Maroc à maintenir son fait accompli colonisateur, et appelé à régler le conflit qui passe irrémédiablement par l’exercice du peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination à travers un référendum.

    En attendant, les droits de l’homme restent bafoués dan les territoires occupés…

    Ce constant est fait par toutes les missions des ONG. Le rapport de la commission des droits de l’homme de l’ONU reste non publié. Nous continuons à demander sa publication. Le représentant de la France à l’ONU a menacé d’user du droit de veto si le rapport venait à être publié. Quand la France atteint ce stade, nous nous interrogeons sur ce que son gouvernement attend de nous.

    La France est-elle toujours l’allié privilégié du Maroc ?

    Nous nous attendions avec l’élection de Nicolas Sarkozy à un saut qualitatif dans sa politique vis-à-vis du conflit qui nous oppose au Maroc. M. Sarkozy avait prôné durant sa campagne électorale la rupture avec les démarches précédentes. Malheureusement, il s’est avéré que le nouveau chef d’Etat français se noie dans un soutien inconditionnel à la politique colonisatrice du Maroc. M. Sarkozy ne se différencie guère de ses prédécesseurs Chirac et Mitterrand. Le gouvernement français n’arrive toujours pas à se départir de son soutien aveugle au Maroc et de son hostilité tout aussi aveugle à l’égard du peuple sahraoui. C’est la nature de la France.

  3. #451
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    Mardi 21 Octobre 2008 -- Les représentants de syndicats des travailleurs issus des quatre coins de la planète se sont penchés, lors d’une conférence internationale, sur la situation des travailleurs sahraouis dans les territoires occupés mais aussi sur l’exploitation illégale par le Maroc des richesses du Sahara occidental. Au deuxième jour des travaux du 6e congrès des travailleurs sahraouis (l’UGTSARIO), qui devait voir l’élection d’un nouveau secrétaire général, les représentants des principaux syndicats des travailleurs de France, d’Espagne, d’Italie, d’Afrique, d’Algérie et d’Australie, outre leur soutien exprimé à la cause sahraouie, ont exprimé, en l’espace d’une conférence internationale, leur désapprobation face à la situation dramatique que vivent les travailleurs sahraouis dans les territoires occupés par le Maroc. Un territoire qui n’a pas échappé à la fureur colonisatrice puisque illégalement exploité par le régime marocain avec la complicité d’entreprises multinationales. A ce propos, Ron Guy, représentant de l’Australie, a longuement parlé de l’implication d’entreprises australiennes (trois en tout) dans l’exploitation des richesses naturelles du Sahara occidental, notamment le phosphate «très importé» par ce pays.

    «Nous avons commencé le travail il y a sept ans en menant beaucoup de campagnes contre cette pratique. Nous avons assisté aux AG des entreprises impliquées dans l’exploitation des richesses sahraouies et écris à ces entreprises pour ne pas dire qu’elles ne savent pas ce qui se passe», a-t-il dit. L’intervenant a révélé qu’un groupe parlementaire australien de soutien au peuple sahraoui sera formé par les trois principales formations politiques australiennes, le 25 novembre prochain. Celui-ci a proposé l’élaboration d’une motion d’interpellation par les présents et qui sera adressée au gouvernement australien. Le SG de l’Organisation des syndicats des travailleurs espagnols, Joseba Echebarria, a dénoncé, quant à lui, le traitement réservé aux travailleurs sahraouis dans les territoires occupés. «Cette politique discriminatoire à l’égard des Sahraouis travaillant dans ces territoires démontre, on ne peut mieux, le caractère colonisateur au Sahara occidental», affirme-t-il.

    Au cours de son intervention au nom de l’UGTA, Rachid Aït Ali a souligné aux présents que le devoir des syndicalistes est d’élargir l’élan de solidarité et de renforcer le mouvement syndical autour de la question sahraouie. «En Algérie, nous nous battons pour les droits des travailleurs, mais il se trouve qu’un peuple est exploité par un pays frère», s’indigne M. Aït Ali qui voit la nécessité des syndicats espagnols et français de faire pression sur leurs gouvernements respectifs. De son côté, l’Adjoint du SG de l’Union des organisations syndicales africaines, Demba Diop, a souligné que le combat des Sahraouis est à inspirer de celui de l’ANC qui a vaincu l’apartheid. «L’apartheid se croyait invincible car soutenu par les Occidentaux et financé par les Américains. Or, toutes les causes justes vaincront, quelles que soient les épreuves. La cause sahraouie est la nôtre !» a-t-il conclu.

    Les travaux de cette conférence internationale se poursuivent toujours afin de dégager une résolution et adopter probablement le principe de dépêcher une délégation aux territoires occupés par le Maroc. Le dernier déplacement d’une délégation composée de trois membres représentant les syndicats de France, d’Italie et d’Espagne a été refoulée après avoir séjourné une journée en prison le 20 février passé.

  4. #452
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    Mardi 21 octobre 2008 -- Le président sahraoui Mohamed Abdelaziz rencontrera, le 4 novembre prochain à New York, le Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon. L’annonce a été faite par M. Abdelaziz, lundi soir à Tifariti (territoires sahraouis libérés) en marge des travaux du 6e Congrès de l'Union générale des travailleurs du Polisario. Cette rencontre, a-t-il précisé aux journalistes, portera sur l’avenir des négociations avec le Maroc que la partie sahraouie souhaite « constructives » et « fructueuses ». Le président sahraoui entend rappeler à l’institution onusienne ses responsabilités dans ce conflit et mettre l'accent sur la nécessité pour elle de jouer son rôle et d'honorer son engagement pris il y a 17 ans concernant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.

    Le président Abdelaziz a ajouté que le gouvernement sahraoui « n'a constaté aucune pression de la part des Nations unies sur le gouvernement marocain pour amener ce dernier à mettre fin à son entêtement et à sa politique colonialiste ». Et d’affirmer que la Minurso est réduite à « un simple instrument de contrôle du cessez-le-feu. Elle n'est plus l'instrument permettant la réalisation des revendications de la légalité internationale liées au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination ».

    Le président sahraoui, également Secrétaire général du Front Polisario, a fait savoir que sa rencontre avec Ban Ki-moon abordera aussi la question de l'organisation d'un référendum « libre et régulier » pour l'autodétermination des sahraouis. De même que le rapport du Commissariat de l'ONU des Droits de l'Homme, non publié à ce jour en raison de pressions marocaines et de ses alliés. « Le gouvernement sahraoui ira aux Nations unies pour tirer la sonnette d'alarme en raison des exactions du gouvernement marocain contre les sahraouis », a ajouté Mohamed Abdelaziz tout en affirmant « la disponibilité » de son gouvernement « à négocier de nouveau ».

    Concernant les date et lieu de la reprise des négociations, M. Abdelaziz a déclaré que « rien de nouveau n’a filtré pour le moment ». Tout en rappelant que son gouvernement avait donné son accord pour la désignation du nouvel envoyé spécial, Christopher Ross, en remplacement de Peter Van Walsum, l’intervenant a estimé que les futures négociations "exigent une médiation capable de les superviser et d'assurer leur suivi".

  5. #453
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    October 22, 2008 -- The 4th Committee of the UN General Assembly on Tuesday (October 21st) approved a resolution on the Western Sahara issue supporting ongoing negotiations to resolve the case and praising the intentions of parties in the dispute to enter into more intensive talks. In the document, the UN General Assembly credited Morocco for the negotiations' renewed momentum.

    In related news, Polisario Front leader Mohamed Abdelaziz announced plans to meet with UN Secretary General Ban Ki Moon November 4th in New York to engage in "constructive" and "fruitful" negotiations with Morocco, APS reported. The Sahrawi leader's comments came in a news conference Monday in Tindouf during the 6th Congress of the General Union of Polisario Workers.

  6. #454
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    Mercredi 22 octobre 2008 -- La quatrième Commission de l'Assemblée générale des Nations unies relative aux questions politiques spéciales et à la décolonisation a adopté, mardi soir par consensus, une résolution de soutien au processus de négociations entre le Front Polisario et le Maroc en vue de parvenir à l'autodétermination du peuple sahraoui. Prenant acte du rapport de Ban Ki-moon, la Commission a également appuyé les efforts déployés par le secrétaire général de l'ONU et son nouvel envoyé spécial, tout en réaffirmant la responsabilité de l'Organisation des Nations unies à l'égard du peuple du Sahara occidental.

    La commission a réaffirmé, en outre, le droit inaliénable de tous les peuples à l'autodétermination, conformément « aux principes énoncés dans la Charte des Nations unies et dans sa résolution 1514 (XV) du 14 décembre 1960 qui contient la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples colonisés ». Les membres de la quatrième Commission de l’Assemblée générale se sont, par ailleurs, félicités de l'engagement des deux parties en conflit, le Maroc et le Front Polisario en l’occurrence, à continuer « de faire preuve de volonté politique et de travailler dans une atmosphère propice au dialogue ». Les auteurs de la résolution ont préconisé que les futurs pourparlers soient plus « intensifs », qu’ils s’entourent de « bonne foi » et qu’ils ne soient pas précédés de « conditions préalables », en allusion aux pressions exercées par le Maroc.

    A l’issue de cette adoption, l'Algérie a exprimé hier sa satisfaction par la voie de son ministère des Affaires étrangères. Dans un communiqué, elle estime que de cette résolution « vient conforter et consolider le processus de décolonisation inéluctable de ce territoire ».

  7. #455
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    Vendredi 24 octobre 2008 -- La ministre de la Culture de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), Khadidja Hamdi, a dénoncé, jeudi à Alger, le «pillage» par les autorités d'occupation marocaines du patrimoine archéologique du Sahara occidental. La ministre s'exprimait en marge de la cérémonie de clôture de la deuxième réunion des ministres africains de la Culture. La responsable sahraouie a déclaré que son gouvernement détenait « des preuves matérielles » confirmant ses dires tout en ajoutant qu'une bonne partie de ce patrimoine volé est déposée dans des musées au nord du Maroc, en Espagne, en France et même en Allemagne.

    « Les autorités d'occupation encouragent aussi la dégradation de ce patrimoine archéologique », a-t-elle aussi dénoncé avant de relever que ces pratiques sont devenues trop fréquentes ces deux dernières années bien qu'elles aient été dénoncées à maintes reprises par le passé. La ministre a rappelé la compagne médiatique initiée par le ministère de la Culture de la RASD pour sensibiliser l'opinion publique internationale sur l'impératif de sauvegarder ce patrimoine qui demeure un bien collectif de l'humanité.

    Les organisations internationales activant dans ce domaine, comme l'UNESCO et la Commission des Affaires sociales et culturelles de l'Union Africaine (UA), a-t-elle précisé, ont également été saisies sur cette importante question. « C'est un cri pour arrêter ces pratiques barbares et préserver la mémoire archéologique du peuple sahraoui d'un pillage effréné », a-t-elle ajouté au sujet de cette campagne.

    Sur le chapitre de l'autodétermination du peuple sahraoui, Khadidja Hamdi a indiqué que la réunion des ministres africains de la Culture représente « un front culturel important pour les peuples qui luttent pour l'indépendance ». Mme Hamdi a apporté son soutien au projet régional proposé par la République unie de Tanzanie de mettre en place une structure visant à promouvoir la mémoire et le patrimoine historique et culturel relatif aux mouvements de libération en Afrique.

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