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Thread: Western Sahara conflict
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12th November 2008 00:22 #477
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12th November 2008 00:59 #478
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November 11, 2008 -- Algerian Interior Minister Nourredine Yazid Zerhouni on Monday (November 10th) refuted remarks made by King Mohammed VI regarding Western Sahara that Algeria is attempting to "balkanize the Maghreb", local press reported. In a speech last Thursday to mark the 33rd anniversary of the "Green March", the Moroccan ruler also criticised Algeria for the country's "obstinate refusal" to normalise its relations with Morocco and re-open the land border closed in 1994. "We have always dreamed of building an Arab Maghreb and have long pursued this ideal," Zerhouni told reporters. The "real question", he added, is which kind of Maghreb will be built.
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12th November 2008 19:46 #479
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Mercredi 12 Novembre 2008 -- Le président de l’Assemblée générale de l’ONU, le Nicaraguayen Miguel Discoto, a déclaré sur la chaîne Al-Arabia que l’indépendance du Sahara occidental est l’unique salut au conflit qui oppose le Front Polisario au Maroc depuis 33 ans. Le président de l’Assemblée générale de l’ONU a parlé de ses efforts dans la résolution du conflit, estimant que «le Sahara occidental est une colonie espagnole qui n’a jamais appartenu au royaume du Maroc». Il a ajouté que «si l’on veut reconnaître les droits des Sahraouis, cela ne peut se faire que par l’octroi d’une indépendance complète sur ses terres». Miguel Discoto note que «le Sahara occidental n’a jamais fait partie du Maroc et subséquemment, les deux parties se sont mises d’accord dans des engagements qui ne sont pas honorés», et qu’entre 50 et 60% du territoire reste toujours occupé. «Aujourd’hui, l’avenir reste incertain. Peut-être que dans huit ou neuf mois, j’aurai une réponse mais je ne pense pas que cette question va être gardée à l’écart car il faut trouver une solution juste», a-t-il ajouté. M. Discoto s’est déjà prononcé à l’occasion du 60e anniversaire de la constitution de la première force onusienne de maintien de la paix, et a souligné «qu’en dépit des efforts déployés au niveau diplomatique, le Sahara occidental demeure occupé». Il a réaffirmé que «le processus de décolonisation du Sahara occidental se trouve dans une impasse depuis 1991, date du déploiement de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso)». Le responsable onusien a par ailleurs exprimé sa grande préoccupation face aux violations continues des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, indiquant avoir demandé du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme de rendre public son rapport élaboré en 2006.
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16th November 2008 00:06 #480
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MADRID, November 15, 2008 (AFP) — Thousands of people marched across central Madrid Saturday to back demands by the Polisario Front for self-determination for the people of the Western Sahara.
The protesters, more than 8,000 according to organisers, marched behind a banner reading "For a free and independent Sahara. No to the sale of arms to Morocco. Let's avoid another war."
A statement signed by several Spanish artists and read out at the gathering called on the Madrid government "not to look the other way" and "assume its historical responsibility" toward the people of the Western Sahara.
Western Sahara is a former Spanish colony which was annexed in 1975 by Morocco. The Polisario Front, backed by Algeria, wants independence for the territory on the northwest African coast.
After 16 years of war, a ceasefire between Morocco and the Polisario was declared in 1991. But Rabat repeatedly pushed back a promised self-determination referendum and since 2002 has insisted such a plebiscite is not necessary.
The Polisario and Morocco have held four rounds of fruitless, UN-sponsored talks in the New York suburb of Manhasset on the issue since June 2007, but a date for a fifth round has yet to be been set.
Spain has gradually moved toward a position on the issue which is more favourable to Morocco, after having backed for years UN calls for a referendum on independence for the territory.
Some demonstrators at Saturday's protest condemned Spain's Socialist government of Prime Minister Jose Luis Rodriguez Zapatero, shouting "Zapatero listen, the Sahara is not for sale."
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16th November 2008 20:01 #481
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Dimanche 16 Novembre 2008 -- Comme chaque année, les organisations de la société civile espagnole organisent une manifestation populaire pour dénoncer l’accord tripartite de Madrid et appeler à l’autodétermination du peuple sahraoui. A l’appel de la Coordination espagnole des associations solidaires avec le peuple sahraoui (CEAS) et la plate-forme des artistes «Tous pour le Sahara occidental», les Espagnols sont descendus hier, dans les rues de Madrid pour soutenir les Sahraouis dans leur lutte pour l’autodétermination.
«Depuis plus de 33 ans, l’armée marocaine occupe un territoire qu’elle a envahi par la force : le Sahara occidental (...) et le Maroc continue toujours de refuser d’appliquer les résolutions de l’ONU visant à parachever un processus de décolonisation», a souligné la CEAS dans un communiqué à la veille de cette manifestation. Cette marche vient dénoncer également le 33e anniversaire de la signature des accords tripartites de Madrid du 14 novembre 1975, à travers lesquels l’Espagne a cédé le territoire du Sahara occidental au Maroc et à la Mauritanie. Cette manifestation qui s’est terminée devant le ministère espagnol des AE reste aussi un moyen de «dénoncer énergiquement l’attitude de l’Etat espagnol et sa relation privilégiée avec la monarchie alaouite».
L’attitude de l’Union européenne est aussi dénoncée par les manifestants, après que l’UE eut commis un «acte contraire à la légalité internationale» en signant avec le Maroc un accord de pêche qui inclut illégalement les eaux territoriales du Sahara occidental.
Ont participé à cette manifestation des responsables sahraouis et des stars espagnoles qui demeurent mobilisées pour que le gouvernement espagnol «reconnaisse le statut diplomatique du Front Polisario comme premier pas pour la reconnaissance de la RASD».
Dans un autre chapitre, la célèbre militante sahraouie des droits de l’homme, Aminetou Haidar, a reçu, jeudi dernier, à New York, le prix de la Fondation Robert F. Kennedy Memorial. Lauréate à plusieurs reprises de la part de prestigieuses ONG, cette militante des droits de l’homme, née au Sahara occidental en 1967, a joué un rôle clé dans plusieurs campagnes organisées pour libérer des prisonniers politiques sahraouis en lutte pacifique pour leur droit à l’autodétermination, et a été arrêtée, emprisonnée, torturée à plusieurs reprises par les forces marocaines occupant son pays.
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16th November 2008 21:56 #482
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Violations des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés :
Le mouvement international de solidarité se mobilise
par Hafida Ameyar
Dimanche 16 Novembre 2008 -- La situation des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental reste très préoccupante. Le constat a de nouveau été établi par la Coordination européenne de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO), élargie à de nombreux comités d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, lors de sa 34e conférence qui s’est tenue à Valence (Espagne) du 6 au 10 novembre dernier. De l’avis de Pierre Galand, le chef d’EUCOCO, “la rencontre de Valence a un sens particulier”, d’autant qu’elle intervient au lendemain de l’élection du nouveau président des États-Unis. “Nous comptons faire un appel à M. Obama afin d’établir l’état de droit à l’échelle internationale et pour revenir aux normes de l’ONU”, confie-t-il aux journalistes présents. Mais pour M. Galand comme pour tout le mouvement de solidarité avec les Sahraouis, la question des droits de l’homme dans l’ex-colonie espagnole ne saurait s’écarter de l’état de l’occupation illégale du “territoire non autonome” du Sahara occidental, encore moins du droit fondamental du peuple sahraoui à disposer de lui-même. “Concernant l’autodétermination du peuple sahraoui, réaffirmée récemment par la 4e Commission (de décolonisation) de l’ONU, personne ne peut la contester, pas même l’Union européenne”, soutient le président d’EUCOCO. Plus tard, à l’ouverture des travaux de la conférence, il remarque qu’à la veille du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, “le monde est en régression”. “Aujourd’hui, il y a urgence, déclare-t-il, de réhabiliter l’ensemble des droits humains, individuels et collectifs, sociaux, économiques, culturels et politiques.” M. Galand souligne ensuite que “la conférence internationale” de Valence refuse que “les droits du peuple sahraoui soient bafoués par l’Espagne, ancienne puissance coloniale, par le Maroc, puissance occupante militairement et colonisatrice, et par l’ONU”. “Nous appelons l’Espagne à reprendre sa responsabilité et à dénoncer publiquement les dits accords de Madrid du 14 novembre 1975, qui constituent une violation caractéristique du droit international”, tient-il à préciser.
De son côté, le Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’homme (Codesa) témoigne que les militants sahraouis des zones occupées du Sahara occidental sont devenus la cible privilégiée des autorités marocaines. Dans un message qui sera lu, le Codesa brosse la situation des droits de l’homme, faite d’humiliations quotidiennes, d’emprisonnements et d’interdiction aux ONG sahraouies de se constituer en associations légales. À propos des manifestants sahraouis “réclamant le droit à l’autodétermination et le respect des droits de l’homme”, le collectif indique qu’ils sont soumis aux “méthodes de torture corporelles et psychiques les plus barbares” avant d’être abandonnés à la périphérie des villes ou arrêtés puis livrés à l’appareil judiciaire marocain. Pour appuyer ses dires sur la répression qui touche les civils sahraouis, le Codesa rappelle le cas de Lmbarki Hamdi et Lkhlif Abacheikh, deux jeunes Sahraouis morts sous la torture, celui de Salek Saaïdi, aspergé d’un liquide inflammable, de même que celui de Najem Bouba et Mahmoud El Barkaoui, violés dans les locaux de la police de Tan Tan, qui purgent actuellement une peine de 4 ans de prison ferme à Inzegane. Sans oublier de parler de Soltana Khaya, une jeune Sahraouie qui a vu son œil droit crevé, en mai 2007, sans pouvoir accéder aux soins médicaux avancés, et d’El Ouali El Qadmi qui souffre d’une paraplégie totale, depuis mai 2008. Le Codesa n’a pas omis de remettre sur le tapis le dossier des 526 disparus sahraouis, dont le sort est toujours inconnu, en déplorant en même temps le silence entourant l’identité des dépouilles découvertes, en 2007, dans deux fosses communes situées dans les territoires sahraouis occupés, l’une à El Ayoun et l’autre à Smara. Il a enfin suggéré la présence d’observateurs internationaux et de journalistes dans les territoires occupés, pour être témoins, entre autres, du déroulement des procès des Sahraouis. L’idée de “l’observation des procès” et celle de l’accès aux territoires sous occupation ont été partagées unanimement par les participants à la rencontre.
Que fait l’ONU en matière de protection des civils ?
Le Bureau international pour le respect des droits de l’homme au Sahara occidental (BIRDHSO), pour sa part, a insisté sur le rôle de l’ONU “dans la protection des droits humains” dans les territoires sahraouis occupés. Au niveau de l’atelier des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, les représentants de cette organisation ont proposé aux comités et associations de solidarité de mener “un travail de lobbying” auprès des États membres du Conseil de sécurité pour les faire adhérer à l’idée d’assistance de la population sahraouie. Le BIRDHSO a en outre attiré l’attention sur “les limites” du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, surtout pour le travail des ONG qui, selon lui, ne peuvent plus se suffire d’être présentes aux réunions du Conseil ni se satisfaire de quelques interventions sur le Sahara occidental.
Il faut dire que la réflexion autour des mécanismes onusiens de protection de la population sahraouie des territoires occupés – comme d’ailleurs l’aménagement des territoires sahraouis libérés — a interpellé pratiquement tout le monde, à commencer par la délégation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) conduite par le président Abdelaziz, les juristes internationaux et les organisations versées dans la défense des droits humains. Mais en attendant de connaître les détails de la réflexion menée en ateliers (qui seront diffusés prochainement), et pour “pallier les grandes défaillances de l’ONU” en matière de protection de la population sahraouie civile, Ali Tamek, militant sahraoui des territoires occupés du Sahara occidental, également un des invités de marque de la conférence, a proposé de lancer une campagne internationale pour connaître le sort des disparus sahraouis et libérer les détenus politiques. Il a aussi plaidé pour la création d’un organe d’information qui éclairera régulièrement sur la situation dans les territoires occupés. L’autre initiative abordée à la 34e conférence concerne la plainte déposée en Espagne contre le Maroc. Il s’agit plus exactement d’une plainte déposée en septembre 2006 par l’association des familles de prisonniers et disparus sahraouis (Afapredesa) et des organisations espagnoles, contre de hauts responsables marocains, pour leur implication dans des actes de torture et de génocide contre le peuple sahraoui. En octobre 2007, la demande a été acceptée par le juge Balthazar Garzon, qui a aussitôt ouvert une enquête, qui se poursuit à ce jour. Si l’on en croit le BIRDHSO, cette action comporte un “enjeu politique important”, lequel exige, par conséquent, plus de moyens pour que la plainte aboutisse.
Il faut noter que la 34e conférence des comités de soutien au peuple sahraoui a enregistré la participation de plus de 500 délégués venant de 25 pays. Elle s’est distinguée par la présence de militants sahraouis des territoires occupés qui, pour la plupart, ont connu l’emprisonnement et la torture. Il s’agit de Soltana Khaya, Ali Tamek, Brahim Dahane, Ahmed Hamed et El Mami Amar Salem. Dans sa déclaration finale, la conférence de Valence a rendu un “hommage appuyé” aux militants sahraouis des territoires occupés, non sans dénoncer “les représailles multiformes et les violations massives et répétées” des droits de l’homme commises par Rabat à leur encontre.
La 34e conférence a, par ailleurs, réitéré sa position quant à l’arrêt de “la spoliation illégale et éhontée des ressources naturelles” du Sahara occidental, en signalant plus loin la situation humanitaire “en constante dégradation” des réfugiés sahraouis. Sur ce point, elle a appelé les agences humanitaires du système des Nations unies à “s’éloigner des pressions politiques” et à accomplir “pleinement leurs obligations”. En tout cas, le mouvement de solidarité est décidé de se faire entendre et a promis de ne pas chômer d’ici sa 35e rencontre, prévue à Barcelone en 2009.
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17th November 2008 00:26 #483
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Yasmine Djaber :
Dimanche 16 Novembre 2008 -- Le parlement régional de la région d'Emilia Romagna (Italie) a adopté récemment une résolution appelant son gouvernement et les autres gouvernements autonomes à soutenir le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et à exiger le respect des droits de l'Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental, selon une information de l'agence de presse sahraouie (SPS) citant une source de la représentation du Front Polisario en Italie.
La résolution en question appelle à « l'application des résolutions du Conseil de sécurité et le respect du droit international et les droits des peuples de disposer d'eux-mêmes ». Elle appelle également à « plus d'initiatives » en faveur des réfugiés sahraouis qui vivent dans des conditions éprouvantes. Le texte rappelle en outre que le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme avait fait état, dans son rapport de 2006, de la détérioration de la situation des droits de l'Homme dans les territoires occupés du Sahara occidental. Ces violations avaient été également réaffirmées par le SG de l'ONU, Ban Ki-Moon dans ses derniers rapports au sujet des droits humains, selon la même source.
Dans ce contexte, le parlement régional d'Emilia Romagna a exprimé son intention d'envoyer une mission d'enquête au Sahara occidental pour s'enquérir de la situation des droits de l'Homme. Et de rappeler, à ce propos, que trois de ses membres ont déjà visité ce territoire ou ils ont été l'objet d'intimidation de la part des autorités marocaines. Le parlement d'Emilia Romagna a, enfin, exprimé son regret devant le refus des autorités marocaines de répondre à sa demande afin de lui permettre de s'y rendre à nouveau pour y accomplir sa mission humanitaire.







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