Mercredi 10 Novembre 2010 -- Mardi prochain, le 16 novembre, Rafik*, homosexuel algérien, doit être reconduit en Algérie. Rafik a fui son pays en raison de son homosexualité – l’article 338 du code pénal algérien prévoit jusqu’à deux ans d’emprisonnement et des amendes pour les actes homosexuels – et s’est réfugié en France en décembre 2009. En 2006, Rafik est tombé amoureux d’un ressortissant français, Amine*. Ils se voient plusieurs fois par an, lorsqu’Amine se rend en vacances en Algérie. «Leur relation, bien que clandestine, suscite des rumeurs», explique l’Association pour la reconnaissance des droits des personnes homosexuelles & transsexuelles à l’immigration et au séjour (Ardhis) dans un communiqué. «L’Algérie pénalise l’homosexualité et, même si les arrestations sont rares, l’homophobie s’en trouve donc encouragée, conduisant fréquemment à des actes de persécution envers les personnes homosexuelles. En septembre 2007, Rafik est agressé physiquement, ce qui lui occasionne des blessures au visage et au cou. À partir de cet épisode, la vie sociale de Rafik s’est réduite telle une peau de chagrin parce qu’il se sentait perpétuellement menacé. Cette situation le décide alors à quitter l’Algérie coûte que coûte. En septembre 2009, il s’embarque sur un rafiot et parvient à gagner l’Europe. Il retrouve Amine à Paris, seule personne auprès de qui il veut construire sa vie aujourd’hui.»
Les deux hommes prévoyaient de se pacser en décembre prochain, et attendaient de pouvoir prouver un an de vie commune pour demander la régularisation administrative de Rafik. La loi exige en effet, pour qu’un étranger puisse demander sa régularisation, qu’il vive un an sur le territoire français. Mais pendant cette période, il est sans papiers, donc dans l’illégalité. C’est ainsi que Rafik a été arrêté lors d’un contrôle de police le 17 octobre, rapporte l’Ardhis. Sous le coup d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, Rafik a été placé en centre de rétention à Vincennes: «Par méconnaissance des voies de recours en rétention, faute d’interprète et d’assistance juridique, il n’a pu contester cette décision d’éloignement dans les délais prévus devant la juridiction administrative, s’inquiète l’association. Quant à la demande d’asile qu’il a pu formuler en urgence, celle-ci a été rejetée en 1ère instance par l’Ofpra. À ce stade tous les recours légaux suspensifs sont épuisés et un vol est programmé le 16 novembre courant pour le reconduire en Algérie». L’Ardhis appelle donc à écrire au préfet de police de Paris (un modèle de lettre est disponible dans le groupe Urgence, expulsion d’homos de la communauté Yagg) pour lui demander, «au nom des droits humains et au nom du droit à la vie privée et familiale», de libérer Rafik, d’abroger l’arrêté de reconduite à la frontière et de délivrer à Rafik une autorisation provisoire de séjour afin de lui permettre de saisir la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).
* Les prénoms ont été changés
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10th November 2010 16:33 #64
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3rd February 2011 16:33 #65
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Jeudi 3 Février 2011 -- Le collectif contre une immigration jetable assure une présence continue devant le commissariat de police de Saint-Nazaire, depuis ce jeudi matin. À l'intérieur est retenu Tayeb, un Algérien de 38 ans, qui vit en France depuis plus de dix ans. Il a été contrôlé mercredi soir par les policiers de Saint-Nazaire. «Il a déjà déposé un dossier de demande d'asile. Fragile psychologiquement, il peut prétendre à un statut d'étranger malade», explique Marie-Elisabeth Allaire, du collectif qui suit son dossier depuis plusieurs mois.
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17th March 2011 18:52 #66
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Jeudi 17 Mars 2011 -- Une centaine de personnes réclamant la libération d'un Algérien de 19 ans placé en rétention et menacé d'expulsion ont manifesté jeudi devant la préfecture du Val-de-Marne, qui statuera vendredi soir sur son cas et celui de sa famille, également en situation irrégulière. Lycéens, enseignants et parents d'élèves (80 selon la police, 350 selon les organisateurs) portant des banderoles demandant la "libération" et la "régularisation" d'Abdenour Hadjirabia, élève de 19 ans en terminale au lycée Saint-Exupéry de Créteil, se sont rassemblés dans l'après-midi devant la préfecture. Une délégation composée de militants du Réseau éducation sans frontières (RESF), d'enseignants et parents d'élèves était reçue au même moment pour demander l'annulation de l'arrêté de reconduite à la frontière et un titre de séjour pour cet Algérien et sa famille. La préfecture va "réexaminer la situation de toute la famille" et se prononcera "demain (vendredi) soir", s'est réjoui Pablo Krasnopolsky de RESF 94. "Nous avons bon espoir que cela (...) débouche sur sa libération et sur un titre de séjour +vie privée et familiale" pour toute la famille", a-t-il dit à l'AFP. Arrêté dimanche soir lors d'un contrôle routier, Abdenour Hadjirabia, résidant en France avec ses parents et trois frères et soeurs depuis six ans, a été placé au centre de rétention administrative (CRA) de Choisy-le-Roi. Il doit comparaître devant le tribunal administratif de Créteil le 22 mars.
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18th March 2011 20:10 #67
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Vendredi 18 Mars 2011 -- La préfecture du Val-de-Marne a décidé de maintenir en rétention un Algérien de 19 ans scolarisé à Créteil et menacé d'expulsion, malgré la mobilisation jeudi d'une centaine de personnes demandant sa libération, a indiqué vendredi le Réseau éducation sans frontières (RESF). Avec cette décision, "la préfecture a choisi l'épreuve de force" et "commis une énorme bêtise", estime Pablo Krasnopolsky, de RESF 94, joint par téléphone. "La mobilisation va s'intensifier dans les lycées du Val-de-Marne", a-t-il ajouté. Jeudi après-midi, plusieurs dizaines de lycéens, enseignants et parents d'élèves (80 selon la police, 350 selon les organisateurs) avaient manifesté devant la préfecture pour réclamer "des papiers pour Abdenour". Cet élève de 19 ans, en terminale au lycée Saint-Exupéry de Créteil, résidant en France avec ses parents et trois frères et sœurs depuis six ans, avait été arrêté dimanche soir lors d'un contrôle routier, puis placé au centre de rétention administrative (CRA) de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne). Il doit comparaître devant le tribunal administratif de Créteil le 22 mars.
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21st March 2011 18:24 #68
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Lundi 21 Mars 2011 -- Environ 300 lycéens, enseignants et parents d'élèves se sont rassemblés lundi à Créteil devant la préfecture pour demander la régularisation d'un Algérien de 19 ans, élève de terminale menacé d'expulsion, a constaté un journaliste de l'AFP. Interpellé le 13 mars après un contrôle routier et placé en rétention, Abdenour Hadjirabia a été libéré mais reste visé par un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF). Un premier rassemblement avait eu lieu à Créteil la semaine dernière en soutien à cet élève du lycée Saint‑Exupéry à Créteil qui vit en France depuis six ans avec ses parents et ses frères et soeurs, eux aussi sans‑papiers. "Il faut abroger l'arrêté de reconduite et accorder un titre de séjour vie privée vie familiale pour permettre à Abdenour de suivre sa scolarité normalement", a réclamé Pablo Krosnapolsky, du Réseau éducation sans frontières (RESF). De nombreux lycéens étaient présents lundi devant les grilles de la préfecture pour réclamer eux aussi, sur des banderoles et dans des chansons improvisées, "des papiers pour Abdenour". "C'est une période cruciale. Il passe son bac à la fin de l'année", a rappelé David Capdepont, conseiller principal d'éducation (CPE) du lycée. Une délégation, emmenée notamment par le député-maire (PS) de Créteil Laurent Cathala, a été reçue en préfecture.
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20th April 2011 20:05 #69
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Mercredi 20 Avril 2011 -- Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté mercredi à Strasbourg contre l'interpellation dans une résidence universitaire d'une étudiante algérienne en situation irrégulière, ont indiqué le collectif Justice et Libertés et le Réseau Universités Sans Frontières. Ils condamnent l'interpellation de Walid Belatal, étudiante en 2e année de Master de Civilisation anglaise «qui était déjà en possession d'un billet retour vers l'Algérie mais voulait passer son examen de fin d'études avant de rentrer dans son pays». Elle s'était vu refuser en début d'année le renouvellement de son titre de séjour «étudiant» par la préfecture et avait alors déposé un recours administratif qui avait été rejeté. La jeune femme a été placée en centre de rétention en vue de son expulsion. L'UNEF a dénoncé dans un communiqué «les conditions scandaleuses de l'arrestation opérée directement dans sa chambre, attribuée par le CROUS». Pour le syndicat étudiant «cette situation est symptomatique de la logique purement comptable dans laquelle basculent les politiques en matière d'immigration». Il interpelle le gouvernement et le réseau des CROUS, exigeant qu'ils permettent aux étudiants de se concentrer sans inquiétude sur leurs études dans les lieux de vie étudiante prévus à cet effet. Interrogé à Strasbourg par l'AFP, Christian Chazal, le directeur du CROUS a argumenté : «il y a des lois que les représentants de l'État appliquent et il est difficile pour l'opérateur public que nous sommes, situé en bout de chaîne, de s'y opposer». «Nous devons ainsi permettre l'accès de forces de police en cas de situation illégale», a‑t‑il résumé.







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