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  1. #36
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    Nadjia Bouzeghrane :


    Lundi 23 Février 2009 -- Hier colonisés, aujourd’hui exploités, demain régularisés ». « On bosse ici. On vit ici. On reste ici. Régularisation ». Les slogans sont d’abord clamés timidement, puis les voix deviennent plus fermes. Quelque 200 travailleurs algériens sans papiers ont manifesté, samedi matin, de la place Stalingrad à Barbès, pour dire qu’ils sont victimes de discrimination, une discrimination dénoncée par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), le 15 septembre 2008. Cette discrimination, du point de vue des militants associatifs qui défendent les sans-papiers algériens, (Droits Dévant !! et le Comité des sans-logis), repose sur « l’interprétation arbitraire » faite par l’Etat français de l’accord bilatéral algéro-français de 1968, modifié en 1995 et en 2001. « Le gouvernement algérien doit mettre son poids, prendre ses responsabilités et donner en cette veille d’élection, un signe politique » pour amener à la régularisation des travailleurs algériens sans papiers, estime Jean-Claude Amara en ajoutant qu’« il s’agit d’un chantage des autorités françaises pour contraindre l’Etat algérien à signer les accords d’immigration choisie ». « Les consulats algériens ne doivent plus délivrer de laisser-passer d’expulsion des sans-papiers faisant l’objet d’une procédure de reconduite à la frontière, parce que cela équivaut à se rendre complices d’une mesure injuste », ajoute le responsable de Droits Devant !! Monseigneur Gaillot, président de Droits Devant !!, déclare aux manifestants : « Votre lutte doit aboutir. Quand on se remémore le passé, on voit que vous avez besoin d’être reconnus, il faut que vous soyez des citoyens de plein droit ici en France comme en Algérie. »

    « C’est une injustice, une discrimination ; ce qu’on obtient pour d’autres, on ne peut pas l’avoir pour les Algériens », s’indigne-t-il. « Dans cette affaire, il y a un réflexe colonial vis-à-vis des Algériens. Cela me fait mal au cœur de voir comment on traite en France les Algériens. Ceux qui sont là à manifester se sentent traqués, vivent avec la peur dans le ventre », ajoute-t-il. Jean-Claude Amara rappelle qu’une lettre ouverte a été transmise au président Bouteflika en juin 2008, qu’ils ont été reçus par l’ambassadeur d’Algérie, le consulat général de Paris et le directeur du Centre culturel algérien. Les manifestants auraient été certainement plus nombreux, n’était la peur de se voir interpellés par les forces de police. Jean-Claude Amara a eu des mots rassurants : « n’ayez crainte, notre manifestation est autorisée par la préfecture de police de Paris et les policiers présents sont là pour nous ouvrir la circulation. » À Barbès, badauds, commerçants manifestent leur sympathie et leurs encouragements aux manifestants. Parmi ces derniers, on notait la présence des membres des comités des sans-papiers d’Afrique subsaharienne pour montrer que « la cause est commune et que la solidarité est de règle ». Cette première manifestation publique sera suivie d’une réunion générale, ce mardi, au siège de Droits Devant !!, d’une rencontre-débat au centre culturel algérien sur les travailleurs sans papiers algériens à une date qui devra être déterminée ultérieurement.

  2. #37
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    Lundi 16 Mars 2009 -- Des statistiques officielles, obtenues par El Khabar, ont indiqué que les autorités Françaises ont extradé, durant l’année 2008, plus de 3 072 Algériens vers leur pays natal, en vertu des lois contre l’immigration depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Les Algériens occupent la seconde place, derrière les Roumains, en matière de nombre des extradés de la France, durant la première année de l’application des mesures de l’immigration, alors que les Marocains viennent en troisième position. Les statistiques ont révélé que la France a extradé 3 072 Algériens durant l’année 2008, entre sans papiers ou ceux qui ont voulu régulariser leur situation vis-à-vis de la nouvelle loi sur l’immigration et que leur demandes avaient été refusées, tant dis que les Roumains viennent en tête de liste, en matière de personnes dont le dossiers avaient été refusés. Ce qu’on remarque, c’est qu’un mutisme officiel Algérien a entouré les dossiers d’expulsions, enregistrées en 2008, comme on n’a pas annoncé les doléances contre des décisions d’extradition qui ont été prononcées. La France a l’habitude d’annoncer l’expulsion des Algériens pour des raisons « de sécurité », mais le chiffre sus mentionné, concerne des cas qui ne concordent pas avec les mesures d’immigration. Derrière ces dossiers, le ministère Français « de l’immigration et de l’insertion et d’identité nationale », dont la création par le Président Français « Nicolas Sarkozy » depuis qu’il a pris les commandes de la France au milieu de l’année 2007, a provoqué une grande polémique au sein de les classes politiques et culturelles Françaises, qui considèrent que cela est contraire aux mœurs Françaises.

  3. #38
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    Lundi 4 Mai 2009 -- Halima Bechkok vit en France depuis 22 ans. Adoptée à l'âge de 3 ans par sa tante, elle est fière du bout de chemin qu'elle a parcouru, avec des études plutôt réussies, un BEP et un niveau bac. Elle épouse Sid Ahmed Bechkok à la mairie de Toulouse en 2007 et de cette union naissent deux charmantes filles, Moudina, et Wihem. La petite dernière est à peine âgée de 1 mois et demi. Là où s'arrête la belle histoire, c'est quand Sid, son époux, un garçon tranquille, aspire à obtenir un titre de séjour dans le cadre de « vie privée et familiale ».

    Il reçoit tout d'abord deux récépissés, l'un de trois mois, puis un autre de 1 mois ; tout semble aller correctement pour ce garçon qui mène une vie rangée quand il reçoit une injonction de quitter le territoire. Pour la famille Bechkok, c'est une véritable catastrophe. Enfin, lors d'un simple contrôle routier, il est menotté et amené au commissariat, où il sera placé en garde à vue pour fini au centre de rétention à Cornebarrieu. Il y restera 32 jours avant d'être embarqué en direction d'Oran… Le jeudi 23 avril 2009, dans la matinée au centre de rétention de Cornebarieu, un père de famille s'apprête à dire au revoir à ses deux petites filles. Sid Ahmed Bechkok n'a connu sa petite dernière que dans le centre, elle venait de naître lorsqu'il a été placé à Cornebarrieu.

    Le tribunal de Toulouse a rejeté tous ses appels, pourtant Sid Ahmed attendait encore la réponse de la cour d'appel administrative de Bordeaux. Il ne connaîtra pas cette décision puisque l'expulsion a lieu ce fameux jeudi à 15 h 30 sur un vol Toulouse-Oran.

    « En pratique, explique la Cimade, l'administration comme les juges administratifs renvoient cette famille vers une procédure de regroupement familial. Or pour avoir accès à cette procédure, M. Bechkok devait repartir en Algérie et attendre que son épouse produise 12 fiches de paie au moins égales au SMIC. Ensuite il faut que la préfecture et la DDASS donnent un avis favorable. Alors, un visa pourra être demandé. Dans le meilleur des cas cela durera 2 ans. »

  4. #39
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    Vendredi 15 Mai 2009 -- Ils seraient 100 000, voire même 120 000 Algériens à vivre en situation irrégulière en France. Dans le centre de rétention de Vincennes, une dizaine d’entre eux attendent que la justice statue sur leurs dossiers. El Watan Vendredi a recueilli leurs histoires.

    Anis, 30 ans (Tizi Ouzou) arrêté à Pigalle : "Je ne veux pas que l’on me mette les menottes comme un délinquant"

    Ce n’est pas une blague. J’ai été arrêté le 1er avril à 19h dans le quartier de Pigalle. Je rentrais du travail – je bossais dans une entreprise de bâtiment appartenant à un Algérien – quand j’ai été interpellé par des policiers en civil. Sans papiers, ça ne pardonne pas. Vingt-quatre heures de garde à vue, ensuite bienvenue au centre de rétention de Vincennes. Bien que nous soyons bien traités, ça reste tout de même une prison. J’ai quitté l’Algérie en juin 2003. J’en avais marre d’être au chômage. Alors j’ai tenté l’aventure en Europe. J’ai vécu trois ans à Rome, vadrouillé en Suisse, à Malte et en Espagne avant de m’installer à Paris. Je gagnais bien ma vie. En assurant des petits boulots, j’arrive à gagner 1200 euros par mois. J’envoie régulièrement de l’argent en Algérie pour aider ma famille. Au centre de Vincennes, les Algériens reçoivent chaque mercredi la visite d’un représentant du consulat. Celui-ci écoute nos doléances et repart avec des formulaires. C’est le consulat qui délivre ces laissez-passer » qui permettent aux autorités françaises de nous expulser. Si tu as les moyens pour débourser 1500, voire 2000 euros à un avocat, celui-ci pourrait plaider ta cause. Même en payant, tu n’es pas sûr d’éviter l’expulsion. Certains ont payé de fortes sommes et ils se sont retrouvés dans un avion en partance pour le bled. De toutes les façons, les Algériens sans papiers vont tous être expulsés. Ici, on nous dit que le gouvernement algérien a déjà payé 30 000 billets d’avion pour les clandestins concernés par les mesures d’expulsion. Il faut croire que nous sommes très mal vus. On dirait que les policiers veulent faire du chiffre en expulsant le plus grand nombre d’Algériens. Aujourd’hui (jeudi 23 avril), ils ont affiché la date de mon départ : 1er mai à 8h. Je ne veux pas que l’on me mette les menottes comme à un délinquant, que l’on me jette dans un avion pour me retrouver une fois de plus en Algérie. Je suis bien en France. Je travaille correctement, je ne vole pas, je vis dignement. Pourquoi retourner là-bas quand je sais que je n’ai aucune chance de m’en sortir. Refaire ma vie à 30 ans, c’est comme escalader l’Himalaya pieds nus.

    Idir, 31 ans (Ouadhias) interpellé à Place de Clichy : "Le procureur a soupçonné un mariage blanc"

    J’ai été appréhendé dimanche 19 avril à 21h30 non loin de la Place Clichy. J’ai grillé un sens interdit alors que je roulais à vélo. Sans papiers, ça n’a pas raté. En plus, j’avais bu quelques verres. Après une garde à vue de 48 heures, j’ai atterri au centre de Vincennes où nous sommes bien traités : repas chauds, douches, visites chez le médecin, c’est un camp digne d’un hôtel deux étoiles. Entre Algériens, il règne un esprit de solidarité, mais tous attendent avec anxiété la décision des juges. Le soir, pour dormir, nous prenons des cachets sinon l’angoisse et les remords t’empêcheront de trouver le sommeil. Lorsque je suis arrivé en France en août 2003, je n’avais pas l’intention d’y rester. Je voulais souffler un peu à Paris avant de repartir chez moi. Au bout de quelques mois, l’envie de poser mes valises s’est imposée. Je savais que j’allais vivre des galères en France, mais l’espoir d’obtenir un jour la carte de séjour constitue la meilleure raison de vivre. En 2007, j’ai fait la connaissance d’une Italienne. Nous avons décidé de nous marier pour que je puisse régulariser ma situation. Pour éviter un refus — les mairies parisiennes sont devenues de plus en plus strictes — nous avons opté pour une mairie du nord de la France. Suite au dépôt de notre dossier de mariage, le procureur a fait une enquête sur notre couple. J’ai donc été placé en garde à vue pendant 48 heures pour les besoins de cette enquête. Hélas, le procureur s’est opposé à notre union arguant que nous ne nous connaissions pas assez pour contracter un mariage. Il a soupçonné un mariage blanc. Pourtant, ce n’est pas le cas. Revivre en Algérie ? Je n’y pense pas, même si je sais que j’ai peu de chances d’éviter une expulsion. Repartir au bled avec les menottes, débarquer au village avec l’étiquette d’expulsé me rendent vert de rage.

    Hocine 27 ans (Boumerdès) raflé à Barbès :
    "Ils me mettront à l’hôpital des fous de Joinville, à Blida, m’abrutir avec des piqûres et des cachets"

    J’ai été interpellé le jeudi 16 avril à midi dans le quartier de Barbès. Alors que je me rendais à la préfecture pour récupérer mon récépissé de carte de séjour, je suis tombé après un banal contrôle d’identité. Les policiers m’ont emmené dans un commissariat avant de m’expédier vers le centre de Vincennes. J’ai bien expliqué aux policiers que j’avais un rendez-vous ferme à la préfecture, mais ils n’ont rien voulu savoir. Quant au juge, il a été catégorique : « Vous ne pouvez pas rester en France. Vous allez être expulsé vers l’Algérie. » Voilà, par cette phrase, il tire un trait sur ma vie. J’ai quitté l’Algérie en juillet 2005. J’étais fatigué d’être au chômage, de ne pas avoir de perspectives pour mon avenir. Après une année en Italie, je rentre en France en 2006. Il y a six mois, j’ai fait une grave dépression nerveuse. Aujourd’hui encore je suis un traitement psychiatrique. Je travaille trois jours par semaine en vendant des cosmétiques à la Courneuve. Mon employeur me verse 150 euros qui me permettent de subsister. C’est un peu la misère, mais au moins en France, je bénéficie de soins appropriés. D’ailleurs, mon médecin est intervenu auprès des autorités pour demander ma libération, mais personne ne l’a écouté. J’ai reçu la visite d’un responsable du consulat d’Algérie. Il m’a écouté lui raconter mes déboires, rempli un formulaire avant de repartir en me disant « Rebbi essahel ». Ici, nous sommes une trentaine d’Algériens. Mais chaque jour, ils ramènent de nouveaux candidats à l’expulsion. Rares sont ceux qui sortent du centre libres. Presque chaque jour, des policiers viennent pour embarquer un ou deux Algériens pour les ramener au bled. Je ne veux pas repartir en Algérie. Je sais ce qui m’attend une fois sur place. Ils me mettront à l’hôpital des fous de Joinville, à Blida. Ils vont m’abrutir avec des piqûres et des cachets jusqu’à ce que je devienne un légume. Je ne veux pas mourir à petit feu là-bas, mais vivre ici.

    Djamel, 33 ans (Oran) cueilli à Pigalle :
    "Ma fiancée m’aide à tenir le coup J’ai été interpellé le 31 mars à 20h en sortant du métro Pigalle."

    Des policiers en civil m’ont emmené dans un fourgon direction la préfecture de La Cité. Dans un étage réservé aux clandestins, j’ai été placé en garde à vue pendant vingt-quatre heures avant d’être admis au centre de rétention de Vincennes. Deux jours plus tard, je suis traduit devant un juge qui m’a accordé un sursis de 15 jours. Mon appel devant le tribunal administratif a été rejeté. Le juge a donc maintenu la décision de reconduction aux frontières. Je n’ai presque plus d’espoir de rester en France. Je serai certainement renvoyé en Algérie. Je n’ai pas peur d’y retourner, mais plutôt gêné de devoir affronter les regards et les sarcasmes des gens. On m’appellera « L’expulsé »… Après neuf ans passés en France, je vais donc retourner d’où je suis venu. Quel immense gâchis ! J’ai obtenu un diplôme de technicien supérieur en 1999. Bien sûr que j’ai cherché du travail, mais partout où j’allais on me servait la même rengaine : « Pas d’embauche. » Aussi, j’ai pris la décision de partir, de fuir. En juin 2003, avec un visa pour l’Allemagne dans la poche, je me rends d’abord en Espagne avant d’atterrir en France. Je ne suis pas venu pour faire du tourisme, mais pour y faire ma vie. Pendant ces neuf dernières années, j’ai vécu de petits boulots dans le bâtiment, la restauration ou dans le commerce. Je ne gagnais pas des masses, mais assez pour vivre décemment. Il y a quelques années, j’ai déposé une demande d’asile territorial, mais celle-ci a été rejetée. Il ne me restait que le mariage pour régulariser ma situation. Il y a cinq mois, j’ai fait la connaissance d’une compatriote qui possède la nationalité française. Notre relation est sérieuse si bien que ma mère est venue d’Algérie pour la demander en mariage. Aujourd’hui, notre projet risque de tomber à l’eau. Elle me rend visite chaque jour au centre de rétention et m’aide ainsi à tenir le coup. Sans elle, je suis perdu. Je n’ai pas la force de refaire ma vie en Algérie. Là-bas, je n’ai rien, hormis ma famille. Je ne dis pas que l’Algérie c’est l’enfer, mais ma vie aujourd’hui est en France. S’ils m’expulsent, je reviendrai car ma compagne et moi sommes décidés à nous marier.

    ***
    Depuis 2005, date à laquelle les autorités françaises ont décidé de multiplier les reconductions aux frontières, il ne se passe pas un jour sans qu’un sans-papiers algérien ne soit interpellé avant d’être expulsé vers l’Algérie. L’année dernière, 3 072 Algériens ont été renvoyés au bled et tout porte à croire que ce chiffre sera revu à la hausse au cours de cette année.

  5. #40
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    Samedi 23 Mai 2009 -- Le député français Jean-Pierre Brard s'est rendu vendredi soir au centre de rétention administratif (CRA) de Vincennes, devant lequel s'était regroupé une cinquantaine de manifestants, pour rencontrer Zohir un élève algérien de 19 ans menacé d'expulsion, a-t-on appris auprès de l'élu.

    Zohir élève du lycée horticole de Montreuil (Seine-Saint-Denis), dont toute la famille habite en France, a été placé en rétention au CRA de Vincennes depuis dix jours. Selon son comité de soutien, il devait être expulsé samedi 23 mai.

    Après avoir rencontré le jeune homme vendredi soir au CRA, M. Brard a dit à l'AFP qu'il ne serait pas expulsé samedi "parce que son nom avait disparu de la liste" car "il n'a pas eu de sauf-conduit du consulat d'Algérie". M Bard a affirmé" avoir "prévenu le ministère que ça allait chauffer". "On va continuer la bataille" il faut "aller jusqu'au bout" et si "il est expulsé il faudra qu'il m'expulse avec lui" car "c'est honteux", a-t-il ajouté.

    Après sa rencontre avec le jeune homme, M. Brard s'est exprimé devant les manifestants, selon la police, réunis dans le calme devant le CRA de Vincennes pour soutenir le jeune Zohir.

  6. #41
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    Samedi 23 Mai 2009 -- Un lycéen algérien de 19 ans menacé d'expulsion a quitté libre samedi après-midi le centre de rétention administrative (CRA) de Paris-Vincennes, a indiqué à l'AFP le député Jean-Pierre Brard qui lui avait rendu visite vendredi soir. Le député s'est réjoui de la libération de ce lycéen, indiquant que "la bataille va continuer pour sa régularisation" mais que "c'est déjà une bonne étape de franchie".

    Zohir, élève au lycée horticole de Montreuil (Seine-Saint-Denis), dont toute la famille habite en France, était placé en rétention au CRA de Paris-Vincennes depuis dix jours et, selon son comité de soutien, devait être expulsé vers l'Algérie samedi.

    Après avoir rencontré le jeune homme vendredi soir au CRA, M. Brard avait indiqué à l'AFP qu'il ne serait pas expulsé samedi "parce que son nom avait disparu de la liste" car "il n'a pas eu de sauf-conduit du consulat d'Algérie". M. Brard avait affirmé" avoir "prévenu le ministère que ça allait chauffer". "On va continuer la bataille" car "c'est honteux", avait-il ajouté. Après sa rencontre avec le jeune homme, M. Brard s'était exprimé devant une cinquantaine de manifestants réunis dans le calme devant le CRA pour soutenir le jeune Zohir.

  7. #42
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    Mardi 23 Juin 2009 -- C'est un cas peu commun. Un ancien cadre d'Air Algérie qui a exercé jusqu'en 2005 comme responsable d'une agence de la compagnie nationale à Toulouse, risque aujourd'hui d'être tout bonnement expulsé de France. Il s'agit de Mourad Foudala, âgé de 59 ans, ancien patron de l'agence Air Algérie à Toulouse, qui se bat avec sa famille pour obtenir un titre de séjour que la préfecture tarde à lui délivrer. Le combat de Foudala a été porté au grand jour par le journal français La Dépêche.

    Tombé gravement malade en 2005, après trois années d'activité, Mourad Foudala perd son poste, après que la compagnie Air Algérie eut mis fin à son contrat de travail. Son titre de séjour arrive à expiration en 2007, et depuis il est considéré par l'administration comme un sans-papiers. «Je ne me considère pas comme un sans-papiers mais comme une personne dépossédée de ses papiers», soutient-il. En avril dernier, il est même placé en garde à vue avec sa famille par la police française aux frontières. «Malgré mon dossier médical sérieux, mes attaches familiales et de nombreux appuis de parrainage, l'administration et la justice ne veulent toujours rien savoir», confie-t-il à La Dépêche.

    Le tribunal administratif a confirmé dernièrement l'arrêté préfectoral visant à lui refuser le renouvellement de son titre de séjour au motif qu'il n'a pas de contrat de travail. Mais il ne se décourage pas. Il dit avoir fait appel de cette décision. «Cette affaire nous ronge. La police peut débarquer à tout moment. Mais je ne me cache pas, nous ne sommes pas des délinquants», affirme-t-il. Et pour joindre l'acte à la parole, il s'est inscrit à la faculté des lettres et prépare pour septembre un mémoire sur l'écrivain Corneille. Selon La Dépêche, citant une source de la préfecture de Toulouse, une solution serait sur le point d'être proposée à Foudala, son épouse et son fils mineur. «Un aménagement de statut» pourrait ainsi permettre à cette famille de résider en France après deux longues années et plusieurs obligations de quitter le territoire français.

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