Jeudi 14 Mai 2009 --À la veille de deux échéances importantes (élections européennes et régionales en Belgique), la question de la régularisation des sans-papiers s’immisce dans les thèmes de campagne. Les harraga venus d’Algérie sont concernés. Ils sont à Charleroi, à Bruxelles et à Liège. Premier constat, comme toujours, ici, les lignes de séparation entre le Nord, Flamand, plutôt conservateur, et le Sud, francophone, censé être progressiste, restent intangibles. Les Néerlandophones sont, du moins dans les sondages, des sceptiques, pas adeptes de la régularisation. Alors que le sud du pays, la Wallonie, y serait favorable. À Bruxelles, qui compte pourtant le plus grand nombre d’irréguliers, l’opinion publique est très favorable à des régularisations importantes. Le caractère bilingue de la capitale fédérale ainsi que son statut de ville européenne expliquent, sans doute, cette générosité bruxelloise envers ses étrangers. Mais, aussi et surtout, la demande en main-d’œuvre qualifiée de la part des entreprises. Les irréguliers, selon une étude récente du Centre de l’égalité des chances, seraient pour la plupart des diplômés à bagages universitaires et/ou possédant des métiers sûrs. Pour autant, la bataille de la régularisation n’est pas encore gagnée. Il est vrai, cependant, que beaucoup de partis démocratiques évoquent, de plus en plus, cette perspective. Les harraga venus d'Algérie, nombreux à Charleroi, Bruxelles et Liège, attendent avec beaucoup d’espoir les décisions qui iront dans le sens de l'assainissement de leur situation.
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14th May 2009 04:00 #8
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