Jeudi 24 Juillet 2008 -- Un ressortissant algérien emprisonné en France est entré dans une grève de la faim depuis le début du mois de juillet, pour protester contre « une campagne judiciaire le ciblant » comme il est apparu dans les déclarations de son avocate française. L’avocate a rapporté que le détenu Abdelhamid Hakkar, 53 ans, est en bonne santé, même après plusieurs jours de son mouvement de protestation, mais il est atteint du point de vue psychologique. Elle a déclaré qu’il est déterminé à poursuivre la grève qui a commencé le 3 juillet, vu qu’il n’a bu que de l’eau sucrée.
La justice française a condamné Hakkar à la prison à perpétuité trois fois en 1984, accusé d’avoir commis un crime dans la région centre de la France mais Hakkar nie cette accusation. Lors de sa période de détention, il a été transféré 45 fois entre différentes prisons et il est resté à l’isolement 12 années. Il a également été condamné plusieurs fois pour des délits liés à sa période de détention dont une tentative de fuite. Le détenu avait demandé, en janvier 2006 dans une lettre signée par neuf autres prisonniers, à renouer avec l’exécution de la peine de mort au lieu de la prison à perpétuité.
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24th July 2008 23:54 #1
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Un Algérien entame une grève de la faim dans une prison française
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24th July 2008 23:57 #2
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Jeudi 24 juillet 2008 -- A l'âge de 53 ans, Abdelhamid Hakkar, un Algérien incarcéré en France depuis le 2 septembre 1984, vient de passer presque la moitié de son existence derrière les barreaux. Le destin et le combat à la fois particuliers et tragiques de cet homme pour retrouver sa liberté sont mis sous les feux de la rampe grâce à Libération, qui en a livré le récit à ses lecteurs dans son édition d'hier. Condamné en 1989 par la Cour d'assises de l'Yonne à la perpétuité, avec une période de sûreté de dix-huit ans, pour son implication dans une fusillade qui fit un mort et un blessé, des policiers, l'Algérien a toujours nié avoir tué.
Il est en grève de la faim depuis 20 jours (3 juillet dernier) pour protester contre ce qu'il qualifie «d'acharnement judiciaire» à son encontre. «Il est procédurier, il agace, mais il faut dire qu'il a eu droit à un traitement particulier», indique, citée par Libération, son avocate, Me Marie-Alix Canu-Bernard, qui recense douze années d'isolement au total et 45 transferts depuis 1984, «dont les deux tiers totalement injustifiés». «Il est à la fois désespéré et déterminé, il veut obtenir une intervention du ministère et du consulat d'Algérie», explique une amie.
Actuellement, Abdelhamid Hakkar est incarcéré à la Maison centrale d'Ensisheim (Haut-Rhin). Mais au cours de ses longues années d'incarcération, près de 24 ans, Abdelhamid Hakkar a déjà causé beaucoup de soucis à l'administration judiciaire française. En 1989, comme déjà mentionné, la Cour d'assises de l'Yonne le condamne à la perpétuité avec une période de sûreté de dix-huit ans. Mais l'accusé, qui nie avoir tué, n'assiste pas à son procès et il a renvoyé ses deux avocats commis d'office, qui avaient tenté sans succès d'obtenir un report de l'audience. Hakkar n'en restera pas là. Il saisit la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg, qui lui donne raison et condamne la justice française à le rejuger. Un nouveau procès s'impose, mais il ne sera ouvert qu'en 2003 seulement, puis un autre en 2005 en appel. Le verdict sera quasiment le même: perpétuité assortie d'une peine de sûreté de seize ans.
Durant sa longue détention, Hakkar a été condamné quatre fois pour des faits d'évasion, tentative ou aide à l'évasion. En 2004, il avait réussi à obtenir de la justice la suspension de sa mise à l'isolement en raison «de sa durée particulièrement longue» et de ses «effets psychologiques négatifs sur l'intéressé». En 2006, il demande avec d'autres détenus condamnés à la perpétuité, les «10 de Clairvaux », le rétablissement de la peine de mort, préférant «en finir une bonne fois pour toutes» plutôt que de «crever à petit feu».
En 2004 et 2005, ses demandes de libération conditionnelle ont été rejetées. Une dernière, formulée en 2006, traîne de juridiction en juridiction depuis deux ans et demi. Elle a été rejetée une première fois à Tarbes, puis jugée irrecevable par la Cour d'appel de Pau, selon laquelle Hakkar n'avait pas purgé sa peine de sûreté. Un argument battu en brèche par la Cour de cassation qui rétablit les faits en indiquant que la période de sûreté de seize ans a bel et bien pris fin le 2 septembre 2000. L'affaire a finalement été renvoyée devant la Cour d'appel de Bordeaux, qui a confirmé le rejet le 2 juillet dernier. Retour donc à la case départ. Car la cour estime que Hakkar, «célibataire sans enfant, ne peut invoquer la vie de famille». Elle juge peu sérieux ses projets professionnels. Le détenu a longtemps été isolé et, selon un document de l'administration pénitentiaire, son dossier disciplinaire «ne fait pas apparaître de compte-rendu d'incident depuis l'année 1999». Mais malgré cela, les juges écrivent que «ni l'évolution de [sa] personnalité ni son parcours carcéral ne sont de nature à caractériser des efforts de réadaptation sociale». L'appréciation des juges ne tient pas debout, selon Hakkar. «On m'octroie à l'inverse des réductions de peine [alors que] ce bénéfice est accordé «aux condamnés qui manifestent des efforts sérieux de réadaptation sociale», s'étonne-t-il dans une lettre.
Dernière bizarrerie du dossier: en 2006, la fiche pénale du détenu indiquait, selon son avocate, qu'il était libérable en septembre 2009; depuis 2007, l'échéance a été repoussée au 3 juin 2012... Mais en dépit de cet « acharnement », Hakkar a eu raison de ne jamais baisser les bras. Le Conseil de l'Europe suit depuis longtemps son cas, tout comme Jack Lang, qui vient d'écrire au président Bouteflika pour obtenir «l'intervention directe» de Nicolas Sarkozy, selon Libération.
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7th August 2008 15:58 #3
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Jeudi 7 aout 2008 -- Après un mois de grève de la faim, Abdelhamid Hakkar, un Algérien incarcéré en France depuis le 2 septembre 1984, a été transféré, lundi dernier, de la maison centrale d'Ensisheim à l'hôpital prison de Nancy, en raison de son état de santé jugé très grave. Sa situation désespérée a poussé son avocate, Marie-Alix Canu-Bernard, à demander la désignation d'un interlocuteur au ministère de la Justice pour clarifier la situation de son client. L'avocate a indiqué dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction que «mon client est arrivé au comble de la désespérance et son état de santé ne peut que s'aggraver. Je demande la désignation d'un interlocuteur au ministère de la Justice pour clarifier sa situation pénale et mettre fin aux contradictions exprimées par l'administration pénitentiaire, le parquet et les magistrats du siège». Agé de 53 ans, Abdelhamid Hakkar a été condamné par la cour d'assises de l'Yonne, en 1989, à la réclusion à perpétuité pour le meurtre d'un policier lors d'une fusillade, avec une période de sûreté de dix-huit ans. L'affaire a été rejugée pour les mêmes faits en 2005 après l'annulation du premier procès. «Conditionnable» depuis 2000, le détenu algérien proteste, par ce mouvement de grève de la faim, contre le rejet, le 2 juillet dernier, de sa demande de mise en liberté conditionnelle. Formulée en 2006, la demande de libération conditionnelle a traîné de juridiction en juridiction pendant deux ans et demi. Elle a été rejetée une première fois à Tarbes, puis jugée irrecevable par la cour d'appel de Pau, selon laquelle Hakkar n'avait pas purgé sa peine de sûreté. La Cour de cassation a battu en brèche cet arrêt, indiquant que la période de sûreté de seize ans a pris fin le 2 septembre 2000. L'affaire a finalement été renvoyée devant la cour d'appel de Bordeaux, qui a confirmé le rejet le 2 juillet dernier. Saisie par Hakkar, la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg a condamné la France à le rejuger. Ce qui fut fait, en 2003 seulement, puis en 2005 en appel. Verdict : perpétuité assortie d'une peine de sûreté de seize ans.
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19th August 2008 20:36 #4
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Mardi 19 Août 2008 -- Du nouveau dans l'affaire de Abdelhamid Hakkar, un Algérien incarcéré en France depuis le 2 septembre 1984. La diplomatie algérienne compte intervenir en faveur de ce détenu pour favoriser sa libération. C'est ce qui a été confirmé par l'avocate du prisonnier, Me Marie-Alix Canu Bernard dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Cette nouvelle a, en effet, mis fin, le 16 août, à la grève de la faim entamée le 4 juillet dernier par Abdelahamid Hakkar en signe de protestation contre le rejet de sa demande de libération conditionnelle.
Le 4 août dernier, le détenu algérien a été transféré de la maison centrale d'Ensisheim à l'hôpital prison de Nancy suite à des complications constatées sur son état de santé. Cette évolution dans la situation de Hakkar a poussé son avocate à demander la désignation d'un interlocuteur au ministère de la Justice pour clarifier l'affaire de son client. Dans un communiqué adressé le 6 août dernier à notre rédaction, Mme Marie-Alix Canu avait souligné, « mon client est arrivé au comble de la désespérance et son état de santé ne peut que s'aggraver. Je demande la désignation d'un interlocuteur au ministère de la Justice pour clarifier sa situation pénale et mettre fin aux contradictions exprimées par l'administration pénitentiaire, le parquet et les magistrats du siège ». Hier, l'avocate a indiqué dans son communiqué que l'interruption de la grève de la faim par son client est intervenue suite « à la visite, à la maison centrale d'Ensisheim, du consul général d'Algérie, qui compte engager des démarches diplomatiques pour favoriser la libération de Abdelhamid Hakkar.
Agé de 53 ans, Abdelhamid Hakkar a été condamné par la cour d'assises de l'Yonne en 1989 à la réclusion à perpétuité pour le meurtre d'un policier lors d'une fusillade, avec une période de sûreté de dix-huit ans. L'affaire a été rejugée pour les mêmes faits en 2005 après l'annulation du premier procès. Conditionnable depuis 2000, le détenu algérien proteste par une grève de la faim contre le rejet, le 2 juillet dernier, de sa demande de libération conditionnelle. Formulée en 2006, la demande de libération conditionnelle a traîné de juridiction en juridiction pendant deux ans et demi. Elle a été rejetée une première fois à Tarbes, puis jugée irrecevable par la cour d'appel de Pau, selon laquelle Hakkar n'avait pas purgé sa peine de sûreté. La Cour de cassation a battu en brèche cet arrêt, indiquant que la période de sûreté de seize ans a pris fin le 2 septembre 2000. L'affaire a finalement été renvoyée devant la cour d'appel de Bordeaux, qui a confirmé le rejet le 2 juillet dernier. Saisie par Hakkar, la Cour européenne des droits de l'homme de Strasbourg a condamné la France à le rejuger. Ce qui fut fait, en 2003 seulement, puis en 2005 en appel. Verdict : perpétuité assortie d'une peine de sûreté de seize ans.
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26th November 2008 10:28 #5
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Mercredi 26 Novembre 2008 -- Me Dahmane Daghbouch, avocat du prisonnier algérien Abdelhakim Hakkar a déclaré qu’il entamera, à partir d’aujourd’hui, les procédures visant à poursuivre en justice la Ministre de la Justice Française, Garde des seaux, Mme Rachida Dati, ainsi que l’Ambassadeur de France à Alger, pour l’emprisonnement illégal de son client. Contacté par El Khabar, M. Daghbouch a indiqué que cette affaire a connu de nouveaux développements, après la correspondance adressée par l’ex ministre de l’Education Français, M. Jack Lang à Mme Rachida Dati, à propos de la détention arbitraire dont a fait l’objet son client, Hakkar, depuis 23 ans, en plus de la correspondance qu’il a adressée au Conseil Européen dans le cadre de la même affaire. L’avocat de Hakkar a indiqué que le président Français, M. Nicolas Sarkozy a également examiné ce dossier, et répondu en date du 19 Novembre en cours, via le directeur de cabinet de l’Elysée, par une lettre dans laquelle il a indiqué que ce dernier est intéressé par la demande de libération qui lui a été remise par Jack Lang et qu’il a chargé la ministre de la Justice d’examiner minutieusement cette dernière. D’autre part, l’avocat du prisonnier Hakkar a expliqué qu’il a contacté Jack Lang par téléphone pour discuter des derniers développements de l’affaire. Il a révélé qu’il la reconnu que son client a été victime du lobby juif.
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4th November 2010 19:34 #6
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Jeudi 4 Novembre 2010 -- Abdelhamid Hakkar, un Algérien incarcéré depuis 26 ans pour un meurtre qu'il nie, a annoncé jeudi son intention d'entreprendre une seconde grève de la faim afin de protester contre le rejet d'une demande de liberté conditionnelle, a-t-on appris jeudi auprès de l'une de ses avocats parisiens, Me Marie-Alix Canu-Bernard. "Au terme d'un parcours judiciaire et carcéral (...) hors norme", a déclaré Me Canu-Bernard à l'AFP, Abdelhamid Hakkar "a déposé une demande de libération conditionnelle en février 2006".
Le 22 juillet, selon elle, la cour d'appel de Toulouse avait "donné un accord de principe" à cette demande qui lui "apparaissait justifiée" mais avait ordonné un complément d'information "concernant trois modalités formelles sur l'aménagement de (sa) peine". "Les vérifications effectuées et rentrées au dossier de la cour d'appel se sont toutes révélées en faveur de Mr Hakkar", selon l'avocate. Mais, jeudi, ajoute-t-elle, "la cour d'Appel de Toulouse, dans une autre composition, a contre toute attente rejeté cette demande de libération conditionnelle au motif que ce projet supposait" que le détenu "puisse obtenir un titre de séjour pour travailler et rester en France pendant la durée de l'aménagement" de sa peine. Or, dit-elle, il possède une carte nationale d'identité française qui lui a été renouvelée le 16 septembre 2010. "Si la cour d'appel de Toulouse avait pris la peine de soulever ce point comme étant litigieux et ce dans le respect du contradictoire, l'administration pénitentiaire se serait empressée de lui communiquer cette pièce", dit encore Me Canu-Bernard pour qui cette "décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation" et est "inique". Son client lui a indiqué entamer une grève de la faim, a-t-elle dit.
En 2008, Abdelhamid Hakkar avait suspendu une première grève de la faim après 42 jours de jeûne dans l'espoir d'une intervention des autorités algériennes en sa faveur. Il s'était mis en grève pour "dénoncer l'acharnement de la justice française contre lui". Le détenu algérien a été condamné à trois reprises à la perpétuité pour le meurtre d'un policier, en 1984 à Auxerre (Yonne), qu'il nie avoir commis.
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6th November 2010 01:38 #7
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Samedi 6 Novembre 2010 -- Incarcéré depuis 26 ans dans une prison française pour le meurtre d'un policier, un détenu d'origine algérienne, Abdelhamid Hakkar, a décidé d'entreprendre une nouvelle grève de la faim afin de protester contre le rejet d'une demande de liberté conditionnelle, a indiqué jeudi l'AFP qui cite Me Marie-Alix Canu-Bernard, l'un de ses avocats. Le 22 juillet, la cour d'appel de Toulouse avait «donné un accord de principe» à la demande de M. Hakkar, déposée en 2006, estimant qu'elle lui «apparaissait justifiée», a expliqué à l'AFP cette avocate parisienne. Mais la cour, qui avait ordonné un complément d'information, a finalement rejeté la demande au motif que ce détenu devait d'abord «obtenir un titre de séjour pour travailler et rester en France pendant la durée de l'aménagement» de sa peine, a ajouté l'avocate. Cette «décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation» et est «inique», a-t-elle poursuivi en expliquant que la cour aurait pu savoir que son client possède une carte nationale d'identité française qui lui a été renouvelée le 16 septembre 2010. En signe de protestation, Abdelhamid Hakkar, âgé de 55 ans, a décidé d'entamer une grève de la faim, a ajouté Me Canu-Bernard. En 2008, il avait déjà entamé une grève de la faim, avant de la suspendre 42 jours plus tard, dans l'espoir d'une intervention des autorités algériennes en sa faveur. Il dénonçait «l'acharnement de la justice française contre lui». Le détenu a été condamné à trois reprises à la perpétuité pour le meurtre d'un policier, en 1984 à Auxerre, qu'il nie avoir commis. Depuis lors, il a aussi été condamné à diverses peines pour des délits pendant son incarcération, dont quatre tentatives d'évasion. En janvier 2006, il avait signé avec neuf autres détenus de la centrale de Clairvaux, tous condamnés à perpétuité, un texte réclamant «le rétablissement de la peine de mort» plutôt que la «perpétuité réelle».
Suite à cette décision, la famille d'Abdelhamid Hakkar s'est dite atterrée, et en état de choc. Elle n'aurait jamais pu imaginer un tel refus. Selon des membres de sa famille, tous les rapports concernant cette libération étaient favorables. Le projet professionnel est tout à fait acceptable et tout à fait convenable. «Comment alors interpréter ce refus ?». Du côté de sa famille, ce n'est rien d'autre que du mépris, plus grave encore un harcèlement sans nom, sans motif... et surtout sans fin. Ces interminables années de détention, les nombreuses années d'isolement, les innombrables transferts... «en bref, le traitement carcéral particulièrement sévère infligé à Abdelhamid (depuis 1984) nous laisse perplexes. Comment illustrer et expliquer toutes ces souffrances infligées à Abdelhamid», se demande la famille Hakkar. «Qui veut la peau d'Abdelhamid Hakkar ?», s'interrogera l'une de ses sœurs. «Pourquoi la justice se montre-t-elle aussi peu clémente? Pourquoi Abdelhamid dérange-t-il autant? Sa personnalité, sa combativité, sa richesse d'esprit lui valent autant de mépris ?» Un de ses frères, les larmes aux yeux, demandera à échanger sa vie contre celle de son frère aîné : «je veux juste qu'il goutte un peu de liberté. Prenez-moi ma vie, rendez-lui la sienne». La famille de Hakkar s'interroge sur «les valeurs républicaines : Liberté, Egalité, Fraternité… comme elle s'interroge sur le symbole de la justice». La famille a toujours cru en une justice vraie et droite, en une justice juste et raide.







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