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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    April 15, 2009 -- A delusional French father has been charged with starving and beating his eight children in the belief that it would make them good Muslims.

    Police were alerted after a neighbour spotted one of the children, a boy of 13 who weighed just 70lbs, foraging in bins for food in the Mediterranean town of Banyuls-sur-Mer.

    "The teenager was painfully thin, shivering, with bloody marks on his face, bare feet and sores. He said he had been beaten for stealing a handful of sugar," said local prosecutor Jean-Pierre Dreno.

    Searching the family apartment on Saturday police found seven other children, aged seven to 17, in a state of hunger and neglect, including two girls, aged 13 and 15, who each weighed just 22kg.

    The boy and two sisters have been taken to hospital and the other siblings taken into care, while their parents have been detained on charges of depriving their children of food, and physical abuse.

    The father, a market worker of Moroccan origin, and his wife, an east European Muslim convert, told police they sought to raise their family in strict obedience to Islam, which they said included going without food.

    There were no food supplies in the flat and the eldest girls had been taken out of class because of a French law banning headscarfs in public schools.

    "The parents explained that they practised their religion scrupulously, and with a very strict diet," said the prosecutor.

    The 49-year-old father told investigators he had beaten his son to cure him "because he was possessed by lies."

    "We are dealing with a delusional person, this is a cult-like situation," Dreno said. "This went way beyond any kind of religious practice, however rigorous."

    Commenting on the case, the Paris Mosque said the father was clearly deluded in his interpretation of Islam, stressing that even during the fasting month of Ramadan, children are exempt, along with pregnant women and the elderly.

  2. #2
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    Mercredi 15 Avril 2009 -- Un couple a été mis en examen après que leurs enfants ont été retrouvés maigres et maltraités à leur domicile. C'est parce que l'un des huit enfants d'une famille vivant à Banyuls-sur-mer, près de Perpignan (Pyrénées-Orientales), s'est échappé du domicile familial, que ses frères et sœurs âgés de 7 à 17 ans, affamés et maltraités, souffrant pour trois d'entre eux de malnutrition grave, ont pu être récupérés par les services de police ce week-end.

    Le garçon âgé de 16 ans, pesant 32 kg pour 1,65m, errait vendredi dernier dans une rue de Banyuls-sur-mer et a attiré l'attention d'un habitant qui a prévenu les gendarmes. "L'enfant marchait pieds nus, le visage ensanglanté", a précisé le procureur de la République, Jean-Pierre Dréno, sur l'antenne de France Info.

    Les parents, un couple d'une cinquantaine d'années, ont été mis en examen et incarcérés pour privation d'aliments et de soins, manquement à leurs obligations légales, ainsi que violences sur mineurs. Trois enfants ont été hospitalisés, les autres ont été placés en foyer, indique ce mardi le site du quotidien régional Midilibre.com.

    Jean-Pierre Dréno précise que le garçon retrouvé dans la rue était "conduit dans la salle de bain" et "frappé à coups de bâton". Les enfants avaient en guise de lit de simples "couvertures, pas de jouets et des livres pour étudier", précise le procureur de la République. Seuls les trois plus jeunes enfants étaient scolarisés.

    Le père de famille, de confession musulmane, a justifié ses actes en affirmant que l'amaigrissement était "un signe de réussite de ses enfants" et qu'il fallait les "purifier".

  3. #3
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    Mercredi 15 Avril 2009 -- Les résidents du logement HLM du Puig à Banyuls (Pyrénées-Orientales), où vivait le couple écroué pour maltraitance sur ses 8 enfants, ont découvert avec étonnement la situation dramatique de voisins qu'ils considéraient sans problème.

    L'appartement du rez-de-chaussée, où vivait la famille avant que les parents ne soient écroués lundi et les enfants hospitalisés ou placés dans un centre, avait les volets fermés mercredi. La voisine la plus proche, Evelyne Galia, voyait souvent les enfants jouer sur le petit terrain de terre battue séparant sa maison du HLM, un petit bâtiment de trois étages, à quelques centaines de mètres du centre de la petite station balnéaire méditerranéenne de 4.600 habitants.

    "Ils avaient des jouets, ils s'amusaient, c'étaient des enfants normaux", constate-t-elle. "Ma fille travaille dans le social, elle ne s'est rendu compte de rien" concernant la maltraitance, ajoute-t-elle. "On ne peut pas dire, on n'a rien remarqué". "Ce n'était pas des voisins à problèmes", reconnaît Evelyne Galia. "Il faut dire que c'étaient des gens renfermés. Lui ne disait pas bonjour, elle était toute maigre, toute blanche, sans dents...", indique-t-elle.

    Une autre voisine n'a jamais perçu le moindre problème, non plus. Mais confirme l'isolement dans lequel vivaient les enfants : "Ils revenaient de l'école et restaient chez eux". Quant au père, "il ne nous adressait pas la parole". Sylvie Lopez, une amie de la mère vivant dans le même immeuble, considère que la mère était "très affectueuse avec ses enfants, très discrète".

    Dans un jardin proche, trois mères de famille déclarent qu'"elles discutaient avec elle de la pluie et du beau temps". La maltraitance ? Elles n'ont rien vu : les filles étaient habillées de vêtements amples et les garçons de djellabah. Les parents, fervents musulmans, obligeaient souvent leurs filles à porter le voile. "Julio", 15 ans, qui était allé au CM2 avec l'un des fils, note que "la mère avait un problème avec le port du voile" et était entrée en conflit avec l'école sur cette question. La maigreur de son camarade ne le choquait pas puisqu'il l'avait toujours vu comme cela, explique-t-il.

    "C'était des gens très discrets", confirme Emmanuelle Hemon, une habitante du quartier qui promène ses deux enfants sous les fenêtres aux volets fermés. "On n'aurait jamais cru qu'ils auraient fait ça". À la mairie, un bâtiment ocre donnant sur les palmiers, la baie et son port de plaisance, la réceptionniste fait savoir qu'aucun des élus n'est là. Mais de toute façon, ajoute-t-elle, "on a découvert l'affaire en même temps que tout le monde".

    La famille vivait apparemment dans le dénuement. Mais personne aujourd'hui ne déclare s'en être rendu compte dans leur entourage immédiat.

  4. #4
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    Jeudi 16 Avril 2009 -- Pendant sept ans, la famille Yahi a vécu repliée sur elle-même avec ses huit enfants dans un appartement HLM de Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales). Depuis la mise en examen mardi et l’incarcération des parents pour privation d’aliments et de soins ainsi que violences sur mineurs, de multiples questions se posent pour tenter de comprendre comment le martyre des enfants a pu durer si longtemps, alors qu’un signalement avait déjà été fait.

    Seules les trois plus jeunes filles de 7, 8 et 9 ans, étaient scolarisées. Les trois aînées, voilées, suivaient l’enseignement à distance, depuis que l’Education nationale avait refusé de les scolariser avec leur couvre-chef. Parmi elles, les deux âgées de 14 et 15 ans, pesaient 22 kg. Elles apprenaient le Coran, pratiquaient la prière et les ablutions selon les directives de leur père, 49 ans, un « illuminé », marchand ambulant d’origine marocaine, fervent pratiquant musulman. Avec son épouse d’origine slave et convertie en 2000, ils entendaient éduquer leurs enfants dans la purification par l’amaigrissement et l’isolement social.

    « Le père avait un comportement sectaire. C’est lui qui réglait tous les détails de la vie quotidienne dans l’appartement. Les enfants ne pouvaient pas sortir et les repas étaient peu nombreux. Ce week-end, les enfants ont donné le sentiment d’être affamés », raconte Jean-Pierre Dreno, le procureur de la République de Perpignan. En garde à vue, le père a indiqué, qu’outre le besoin de purification, c’est aussi l’absence de perception du RMI qui l’empêchait de nourrir correctement ses huit enfants. Or, le couple percevait chaque mois €1 931 (allocations familiales, APL…) plus ses propres revenus de travailleur indépendant, soit environ €400.

    Il avait la tête en sang

    Cette vie discrète dans un appartement en rez-de-chaussée sans chauffage et sans meubles, a fini par éclater au grand jour, lorsque Yassin, 16 ans, 1,65 m pour 32 kg s’est enfui. Il avait volé du sucre et avait été frappé à coups de bâton par sa mère, Brigitte, 48 ans, totalement sous la dépendance psychologique de son mari. Lorsque l’enfant a été vu fouillant dans les poubelles, il avait la tête en sang. Comment le calvaire des enfants est-il passé inaperçu, aussi bien à l’école qu’au centre aéré, où les enfants arrivaient avec de nombreuses épaisseurs de vêtements et braconnaient les goûters des petits copains ? « Parfois, Yassin présentait des bleus sur les jambes. Mais comme il faisait le sauvage à la récréation, on pouvait penser que c’était le résultat de bagarres », ajoute Dellia, 16 ans, une ancienne camarade de classe du garçon.

    Au printemps 2004 pourtant, une enquête sociale avait été ouverte sur signalement d’un enseignant de l’école de Banyuls. « Les enfants paraissaient paumés, mais l’assistante sociale n’a jamais pu faire son travail. Elle a été éconduite. Le dossier a suivi chez le procureur, puis chez le juge pour enfants », raconte le docteur Isabelle Lemoine, de la Direction de la solidarité départementale. Faute d’éléments jugés suffisants, le dossier judiciaire avait alors été refermé début 2005. « Les parents ont mis en place un système d’écran de fumée », justifie aujourd’hui Roland Giraud, le directeur adjoint de la solidarité départementale. « Cette famille vivait en autarcie », a expliqué aussi le procureur. Trois des enfants, les plus maigres, étaient toujours hospitalisés hier. Les cinq autres ont, eux, été placés en foyer.

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