Lundi 22 Février 2010 -- Le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a souligné, samedi à Alger, la nécessité d'oeuvrer au perfectionnement du Conseil des droits de l'homme (CDH) relevant de l'Organisation des Nations unies. Intervenant à l'ouverture d'une réunion informelle (retraite) sur la révision des méthodes de travail et du fonctionnement du Conseil des droits de l'homme, en présence d'un nombre important d'ambassadeurs, représentants permanents de leurs pays au sein de ce conseil à Genève, M. Medelci a affirmé qu'il est du devoir des pays membres du CDH d'"oeuvrer au perfectionnement de ce précieux et incontournable outil qu'est le conseil". Il a également plaidé pour le renforcement du rôle du président du CDH et de son bureau et celui du Haut commissariat aux droits de l'homme, ainsi que pour la "promotion de l'indépendance et de l'objectivité des mécanismes spéciaux du conseil". "Je vous engage à renforcer les moyens de faire prévaloir la compréhension mutuelle et de dégager des fonds placés sous son autorité pour permettre au conseil d'apporter une assistance technique aux nombreux pays qui la demandent", a-t-il ajouté.
Le ministre a relevé, en outre, que la rencontre d'Alger "se tient sous le signe d'un partenariat ouvert, multiforme, convivial et fécond, au service exclusif des droits de l'homme, partout dans le monde, à travers des échanges porteurs de passerelles de confluences et d'esprit. D'évaluation, pour rester fidèles à l'idéal commun porté par la Déclaration universelle des droits de l'homme". M. Medelci a estimé que le Conseil des droits de l'homme a pris un "bon départ", notant que "l'Algérie a eu le privilège d'avoir bénéficié, après l'évaluation par les pairs de l'Union africaine, d'une des premières évaluations du Conseil, dans le cycle de l'évaluation périodique universelle". "Nous avons souscrit à la plupart de ses recommandations et nous ferons un rapport sur leur mise en oeuvre au conseil en temps utile", a-t-il poursuivi. Il a affirmé, dans le même cadre, que "les situations de la moitié des Etats membres de l'ONU en matière des droits de l'homme ont été passées en revue avec succès", estimant que "l'effet d'émulation et la promotion des meilleures pratiques en la matière commencent à faire sentir leurs effets sur le terrain à travers le monde".
Relevant que les résolutions de l'Assemblée générale des Nations unies relatives à la création de ce Conseil comportent "des imperfections, voire quelques incohérences", il a indiqué qu'il ne s'agit pas là d'"une quelconque erreur ou omission des concepteurs de l'architecture institutionnelle du Conseil". M. Medelci a expliqué que cette situation "est le résultat des compromis politiques qui ont été nécessaires pour parvenir à un consensus". "Vouloir les corriger pourrait remettre en cause le consensus par lequel les textes ont été adoptés", a-t-il dit. Observant que c'est pour la première fois qu'un grand nombre de représentants permanents d'Etats au CDH, de toutes les régions du monde et de toutes les tendances politiques, se réunissent de façon informelle dans un pays en développement, le ministre a souhaité que cette rencontre puisse être "annonciatrice de la tenue, dans l'hémisphère sud, de temps à autres, de réunions officielles du conseil"."Notre initiative en tous cas vaut affirmation de notre volonté de revendiquer pour les pays en développement la qualité de partie prenante de plein droit dans la problématique des droits de l'homme", a-t-il précisé à cet égard.
M. Medelci a souligné que les droits de l'homme ne sont l'apanage d'aucune région du monde ou d'une quelconque culture ou civilisation génératrice exclusive" de démocratie et de droits de l'homme. "Ils (droits de l'homme) ne sauraient être des concepts forgés par un centre émetteur exclusif et universel pour être imposés à une périphérie, simple et passive consommatrice de valeurs et normes qui puisent, pourtant, leur force et leur pertinence dans la diversité de nos civilisations", a-t-il encore affirmé. Rappelant l'action de l'Emir Abdelkader en 1860 pour sauver la vie aux minorités chrétiennes et juives à Damas (Syrie), il a expliqué que cette action tire son essence des préceptes du Saint-Coran, précisément ce que l'Emir Abdelkader appelait "les droits de l'humanité". Le ministre a souligné dans le même sens que "la lutte de libération du peuple algérien (..) a été conduite au nom du premier des droits de l'homme". "Cohérents avec notre passé, nous n'avons cessé, depuis notre indépendance, de revendiquer ce même droit pour les autres peuples sous occupation étrangère", a-t-il conclu.
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22nd February 2010 00:29 #1
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22nd February 2010 11:40 #2
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ALGIERS, February 22, 2010 — Algerian Foreign Minister Mourad Medelci has emphasized the need to improve the United Nations Human Rights Council. Speaking at the opening of the informal meeting on the revision of the working methods and the functioning of the Council here over the weekend, Medelci said the member states had the duty to “perfect this precious and important organization”. The minister called for the strengthening of the role of the council’s president and his office, as well as of the High Commission on Human Rights, in addition to the “promotion of the independence and objectivity of the council’s mechanisms”. “I urge you to strengthen mutual understanding and release the funds under its management to enable the Council to provide technical assistance to many countries,” he added.
The minister underlined that the meeting is being held under the theme of an open, multifaceted, convivial and fruitful partnership, for the sole benefit of human rights, throughout the world, in accordance with the Universal Declaration of Human Rights. “We have adopted most of its recommendations and will we will present a report on their implementation to the Council in due time,” Medelci said. The minister noted, however, that the resolutions of the UN General Assembly relating to the creation of the council comprise “some shortcomings, and even incoherence”.
The minister underlined that it is the first time that a large number of permanent representatives of member states, from all regions across the world and all political leanings, have been brought together in an informal meeting in a developing country, hoping that the meeting “would be heralding of the organization in the southern hemisphere, from time to time, of official meetings of the council. Medelci pointed out that “the struggle for the liberation of the Algerian people has been conducted in the name of human rights,” adding that “since our Independence we have never stopped to claim the same rights for other peoples under foreign occupation”.







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