Dimanche 28 Février 2010 -- Le collectif “La journée sans immigrés : 24 heures sans nous” organisera le 1er mars une grande journée de mobilisation afin de démontrer aux autorités françaises que les immigrés sont indispensables au bon fonctionnement de la machine économique. Selon Nadir Dendoune, porte-parole du collectif, l’initiative vise à “mettre en relief la valeur de l’apport de tous à la prospérité générale”. La veille, un concert de soutien au Cabaret Sauvage précédera le rassemblement du 1er mars. La date a été choisie par les organisateurs pour faire un clin d’œil au 1er mars 2005 et à l’entrée en vigueur du “Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile” (Ceseda) plus connu sous le nom de “code des étrangers”. Ce dernier instaure le concept d’immigration choisie en fonction des besoins économiques français, une vision utilitariste rejetée par bon nombre de citoyens. Le manifeste du collectif expose clairement les causes de l’initiative. “Nous, femmes et hommes, de toutes croyances, de tous bords politiques, et de toutes couleurs de peau, immigrés, descendants d’immigrés, citoyens conscients de l’apport essentiel de l’immigration à notre pays, en avons assez des propos indignes tenus par certains responsables politiques visant à stigmatiser ou criminaliser les immigrés et leurs descendants”.
“Quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a beaucoup que ça pose problème”
Constitué en septembre 2009, le collectif veut répliquer aux propos du ministre Brice Hortefeux tenus avec un jeune militant d’origine maghrébine. Selon une enquête de France Info, près de 63,1% des Français jugent le débat sur l’identité nationale “peu constructif et nombre d’entre eux déplorent la stigmatisation des populations immigrées”. Aussi, le collectif a même été jusqu’à envoyer une lettre au président Sarkozy, qui en tant que fils d’immigrés hongrois, est invité “à ne pas travailler et ne pas consommer ce jour-là”. Néanmoins conscient des difficultés que représente l’organisation d’une telle journée, le collectif “La journée sans immigrés : 24h sans nous” a déjà entamé des négociations avec les instances syndicales tout en se revendiquant apolitique. L’initiative a fait son chemin, puisqu’en Italie un collectif similaire s’est mis en place, où les dérives racistes sont légion avec son cortège de violences à l’encontre des immigrés, précise le collectif. Selon l’INSEE, près de 5 millions d’immigrés vivent sur le territoire français et rien n’augure de bon si la France se privait un jour de ses immigrés.
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28th February 2010 00:36 #1
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2nd March 2010 00:14 #2
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Mardi 2 Mars 2010 -- L’esplanade de l’hôtel de ville de Paris a vécu hier une ambiance particulière à l’occasion du rassemblement initié par le collectif «24 heures sans nous» pour souligner l’apport des immigrés à l’économie française. Des centaines de personnes se sont donné rendez-vous sur cette esplanade pour répondre, dans une ambiance bon enfant et très colorée, à l’appel de ce collectif qui se définit comme «un mouvement citoyen indépendant» composé d’immigrés, de leurs descendants et de citoyens français solidaires. Devant une table dressée par les membres du collectif, les participants à ce rassemblement s’empressent d’acheter le tee-shirt noir frappé en lettres blanches du slogan «24 heures sans nous» pour l’enfiler sur place avant de participer à des marches autour de l’esplanade. De petits rubans jaunes et des autocollants proposés également à la vente connaissent un franc succès. Des groupes se sont formés pour discuter de cette action. Les médias étaient présents en force pour couvrir l’évènement. Les membres du collectif étaient très sollicités par les journalistes. Ils se sont prêtés avec sollicitude au jeu des questions-réponses.
Nadia Lamarkbi, présidente du collectif, a souligné l’importance de cette journée sans immigrés et la nécessité d’abandonner certains stéréotypes. «Qu’on arrête de considérer les immigrés comme des clandestins, des sans-papiers, comme des appendices externes à la société et des gens qui viennent squatter le système», a-t-elle indiqué à l’APS, soulignant que «les immigrés veulent vivre en paix et veulent continuer à travailler. Ils veulent qu’on reconnaisse qu’ils contribuent à la création de la richesse de la France en travaillant, en consommant et en participant à la vie sociale et économique de ce pays». «Pourquoi ne pas prendre en compte cet aspect de l’immigration plutôt que de s’arrêter aux aspects négatifs ?» s’est-elle interrogée.
Pour Nadia Lamarkbi, l’idée d’organiser cette journée a pris de l’ampleur pour devenir «une affaire européenne». «Notre appel lancé sur Facebook a pris une autre dimension. Le réseau Internet n’ayant pas de frontières a permis à d’autres personnes de s’approprier notre idée dans d’autres régions de France, en Italie, en Espagne et bientôt en Allemagne et en Belgique», a-t-elle expliqué, précisant que «chaque personne peut être porteuse de ce mouvement. S’arrêter de travailler ou de consommer durant une journée est une décision individuelle. Toutes ces actions individuelles mises bout à bout donneront inévitablement naissance à un acte politique». Insistant sur le caractère symbolique de cette action, la présidente du collectif mesure l’impact de cette journée par ses retombées psychologiques. « Si l’on arrive à déconstruire tous les imaginaires autour de l’idée de l’immigration, ce résultat vaudrait tous les chiffres et les statistiques du monde», a-t-elle expliqué.
Fort de leur succès, les organisateurs de cette «protesta» ne comptent pas s’arrêter à cette première sortie sur le terrain. «Aujourd’hui, nous voulons alerter l’opinion publique et les décideurs. Demain, nous voulons construire un mouvement fort avec les autres collectifs européens. Nous prévoyons une réunion pour réfléchir sur les moyens et les actions permettant de porter notre voix devant le Parlement européen. C’est là que se décident les lois. En tant que citoyens et travailleurs, nous ferons des propositions sur la manière de penser l’immigration», a ajouté Nadia Lamarkbi.
L’idée d’initier cette action est née suite aux propos du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, lors du campus d’été des jeunes de l’UMP, à Seignosse, qui avait dit au sujet des Arabes «quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes». Le collectif a décidé de réagir à ces petites phrases assassines qui font partie du paysage politique français. Le choix de la date du 1er mars n’est pas fortuit. «Il correspond au 1er mars 2005, jour de l’entrée en vigueur du code de l’entrée et de séjour des étrangers et du droit d’asile COSEDA. Une loi anti-immigrés qui institutionnalise une immigration choisie sur des choix économiques», a indiqué Nadir Dendoun.
Selon le journal le Monde, dans son édition datée de dimanche, les effectifs d’immigrés employés en France sont estimés en 2007 à près de 3 millions de personnes. Ils représentent 11,3 % de la population active. Près de 24 % de cette population immigrée travaille dans le secteur des services domestiques et 23 % dans les hôtels et restaurants. «Une journée sans nous» est une action qui reprend l’idée de l’initiative similaire «A Day without an Immigrant», organisée aux Etats-Unis, le 1er mai 2006, pour protester contre l’administration Bush qui voulait criminaliser l’immigration clandestine.
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2nd March 2010 13:41 #3
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Sarkozy est fils d'immigrés MAIS n'est pas un immigré.
Si même ce collectif met tout le monde dans le même panier, on n'est pas sortis de l'auberge !







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