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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Khadidja Baba-Ahmed :


    Dimanche 7 Mars 2010 -- Véritable tragédie juridique, la double peine que subissent les femmes de nationalité ou d’origine algérienne vivant en France ainsi que les Françaises épouses d’Algériens. Quel est le problème ? Bien qu’elles vivent en France, dans un environnement social et institutionnel où les libertés sociales et individuelles sont plus importantes que dans le pays d’origine, les femmes subissent souvent le poids du statut personnel de leur pays d’origine et, de plus en plus intensément, les conséquences du rôle des femmes dans les représentations patriarcales, très fortement véhiculées dans beaucoup de familles algériennes et, plus globalement, maghrébines : mariages forcés, violences, obsession de la virginité… L’islamisme et ses gourous ayant fait leur nid dans les quartiers à forte présence d’immigrés, la condition de la femme immigrée s’en trouve aggravée et ses libertés fortement restreintes.

    Souad Bekkouche, de l’association «Vingt ans barakat », qui ne cesse, en toutes occasions et pas seulement lors de la célébration du 8 mars, d’en parler, explique, dans Elle compte sur nous, un document du Conseil général de Seine-Saint-Denis : «La convention franco-algérienne de 1964 dispose que tout jugement rendu en Algérie est exécutoire de plein droit en France. Un mari non satisfait du jugement de divorce rendu par une juridiction française peut se rendre en Algérie et obtenir un jugement plus favorable, puisque le Code de la famille lui permet de divorcer de façon unilatérale. De retour en France, il saisit alors le juge de l’exequatur. Le jugement est transcrit automatiquement sans qu’en France les services de l’Etat civil et le parquet ne contrôlent les conditions dans lesquelles le divorce a été prononcé.» Et si en France, la polygamie constitue un délit, un Algérien marié en France peut prendre, en toute impunité, une seconde épouse. Plus grave encore, en cas de décès de l’époux, la première épousée en France peut se voir contrainte par le règlement de certaines caisses de retraite françaises de partager la pension de réversion avec l’épouse vivant en Algérie !

    À cela, il faudrait ajouter que les femmes immigrées arrivées en France sous le régime du regroupement familial ont beaucoup de difficultés à obtenir un statut de résidente autonome, parce que, légalement, elles ne peuvent quitter leur mari sans risquer d’être reconduites à la frontière. C’est pourquoi il est urgent, aujourd’hui, de prendre en compte la situation spécifique des femmes étrangères en situation irrégulière, demandent des associations de femmes françaises et étrangères, en développant des outils d’information adaptés à leurs besoins, autres que le support écrit, et ce en dénonçant et en révisant les conventions bilatérales et multilatérales qui méconnaissent le principe constitutionnel d’égalité entre les femmes et les hommes et qui portent atteinte, en France, aux droits des femmes, en améliorant l’accès au logement et à l’hébergement de ces femmes et, enfin, en leur délivrant de plein droit un titre de séjour indépendant, tout en donnant la priorité aux droits fondamentaux de la personne sur les questions administratives.

  2. #2
    Tipaza is offline Registered User
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