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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Mercredi 17 Mars 2010 :


    Le 16 mars 2010, vers 14h10, je me suis rendu à l’UQAM, pour payer mes frais de scolarité. Je me suis rendu au 1er étage, j’ai pris un billet, c’était le no 112 et je me suis assis sur la chaise, j’ai vu qu’il restait 4 personnes avant moi, je me suis levé et j’ai voulu me promener un peu, question de passer le temps, en regardant en bas, j’ai vu un agent de sécurité (une femme habillée en blanc) et un homme blanc avec une barbe habillé en civil me regardaient. Je me suis dis sûrement qu’ils inspectent les lieux; je suis allé vers le côté ou il y’avait le soleil et après je suis retourné vers le local du compte étudiant; tout-à-coup les deux personnes se dirigeaient vers moi en me demandant si je suis un étudiant à l’UQAM, je disais oui je suis étudiant et je viens pour payer mes frais et voici le billet, ils m’ont dit « prouve-le nous que vous êtes étudiant ».

    J’ai leur dit «voyons, je viens pour payer les frais de scolarité et je dois vous prouver que je suis étudiant ?» Ils m’ont dit qu’ils cherchent une personne signalée avec un veston noire; je leur disais « vous avez passé devant plusieurs personnes avec un veston noir et vous ne les avez pas interrogé et vous êtes venu me voir moi ». La personne habillée en civile me dit « je n’ai aucune idée, mais si vous ne identifiez pas je dois vous faire expulser par la police ». J’ai demandé le nom de l’agent de sécurité, son collègue m’a répondu « elle vous l’a donné toute l’heure, elle ne vous le donnera pas deux fois ». J’entendais la femme agente de sécurité demander à ses collègues de regarder les photos et de m’identifier.

    Je suis retourné pour m’asseoir, et là je voyais plusieurs policiers arrivés, je suis allé à les voir; l’un d’eux est venu me parler et m’a demandé « est-ce qu’ils vous en dit pourquoi ils s’intéressent à vous ? ». J’ai dit « non à part qu’ils cherchent une personne qui a un veston noir ». Par réflexe, j’ai demandé le nom du policier, il me l’a donné et il commence à me fouiller; je n’ai fait aucune résistance. Au contraire, j’ai enlevé ma veste pour leur faciliter le travail de fouille, et là il me demandé d’aller avec lui dans un lieux discret. Ceci faisait mon affaire, pour éviter l’humiliation devant les autres étudiants, mais il changea d’avis et me dire « on descend en bas ».

    En descendant les escaliers (lentement à cause de mon dos), un policier m’a pris par le bras et il commençait à me pousser vers le bas, je lui dis « doucement s’il vous plaît »; il m’a dit « away descend ou je passe à une autre méthode ». J’ai voulu enlever mon bras de sa main pour que je puisse descendre à mon aise, mais sans même avoir le temps de faire quoi ce soit, quatre policiers sautent sur moi me mettant à terre les genoux sur mon visage, des genoux ou des pieds sur mon dos, dans une position très inconfortable pendant presque 3 minutes, malgré que je disais « faites attention je suis opéré sur le dos». Ils portaient aucune attention, au contraire ils m’écrasaient d’avantage ainsi que mon visage contre le sol devant tout le monde, j’ai sentais des chocs électriques à travers ma jambe droite car je suis opéré sur le dos et l’un d’eux pesé très fort exactement sur l’endroit ou j’ai eu l’opération.

    Ils m’ont relevé, avec des menottes très serrés sur le poignés, ils m’ont conduit vers les ascenseurs, plaqué contre le mur de l’ascenseur devant tout le monde, m’ont amené dans une salle au RC, ils m’ont fait asseoir violement, et ils m’ont dit « vous êtes en état d’arrestation, vous avez le droit de garder le silence et tout ce que vous dites sera retenu contre vous ». Après environ 10 minutes dans la salle avec des menottes, un des agents avait la gentillesse de m’enlever les menottes, et c’est là qu’ils m’ont expliqué (les policiers) que les agents de sécurité de l’UQAM ont reçu une information qu’une personne portait un grand veston noir et avait l’air d’avoir des explosifs sur lui. Ils m’ont dit par contre que la description de cette personne ne correspondait pas tout à fait à moi car il avait les cheveux long et un pantalon d’une autre couleur.

    À la fin ils m’ont dit qu’ils ne portent aucune accusation contre moi vu qu’il s’agissait d’une erreur sur la personne. Malgré tout ce que j’ai souffert, je me suis excusé auprès du policier qui a eu une blessure durant l’alteracation malgré que ce n’est pas moi qu’il a causé. J’avais des douleurs de plus en plus fortes, et ma jambe fourmillée. À un moment donné j’ai sentais une douleur tellement forte que j’avais l’impression que j’ai une fracture au niveau du dos. J’ai demandé aux policiers d’appeler une ambulance et je me suis rendu à l’hôpital Saint-Luc.

    Constatations

    J’étais visé par ma couleur et mon origine car plusieurs hommes blancs (au minimum trois) sont passés devant eux avec un veston noir et les agents de sécurité ne les ont pas interrogés.

    J’étais devant eux, mon veston ouvert et visiblement je n’avais rien sur moi et ils ont continué à me harceler.

    Les agents de sécurité m’ont identifié grâce à leurs collègues avant l’arrivée des policiers et même à là ont permis aux policiers de m’arrêter.

    Ils ne m’ont jamais expliqué la raison de l’interception à part de me dire qu’ils cherchaient une personne avec un veston noir.

    Les policiers ont commencé à me fouiller, et j’ai même enlevé mon veston mais ils ont utilisé une force très excessive et ils m’ont menotté me causant des blessures au niveau du dos et je n’ai presque plus de force sur la jambe droite et quand je marche ça me fait énormément mal du bas du dos jusqu’aux orteils.

    J’ai la difficulté de m’endormir, je dois passer un scanner vendredi le 19 mars à 9h30 et rencontrer un psychologue le plutôt possible car j’ai beaucoup de stress. Je suis victime de profilage et je ne veux pas que mes enfants vivront les mêmes choses.

    J’ai constaté que ma fille est devenue très sensible à ces actes raciaux.

  2. #2
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    MONTRÉAL, Jeudi 18 Mars 2010 -- Un étudiant d’origine algérienne accuse le service de sécurité de l’UQAM de profilage racial à la suite d’un incident qui s’est produit mardi après-midi, au pavillon J.-A.-DeSève, a rapporté TVA Nouvelles mercredi soir. La nouvelle a également été reprise à la une du quotidien The Gazette jeudi. Slimen Zahaf, 37 ans, est étudiant à la maîtrise en gestion des affaires à l’Université du Québec à Montréal. Il a été interpellé à la suite d’un appel à la bombe et estime maintenant avoir été ciblé strictement à cause de son apparence. Zahaf attendait en ligne pour payer ses frais de cours au registrariat. Vers 14 h 30, des gardes de sécurité se sont approchés de lui parce qu'il correspondait à la description d'une personne qu'on suspectait de porter une ceinture d'explosifs. On recherchait alors un homme aux cheveux courts portant une veste noire. Selon lui, les policiers ont agi sans ménagement. «La façon dont ils sont arrivés en panique, c'est comme: "Voilà, c'est une terroriste".» Selon Alain Gingras, directeur de la sécurité à l’UQAM, leur suspect ne leur facilitait pas la tâche. «On l'a interpellé, on lui a demandé de s'identifier. Dès le moment où on le lui a demandé, il était arrogant, agressif, il refusait de s'identifier», a-t-il dit à TVA. Slimen Zahaf est d'origine algérienne. Il vit au Canada depuis 14 ans et ne se considère pas comme un intégriste musulman. Il estime qu'il n'avait pas à faire la preuve sur demande de son statut d'étudiant. Il était évident, selon lui, qu'il ne portait pas de ceinture d'explosifs et que l'intervention du service de sécurité était basée strictement sur son apparence. «Ils auraient interrogé une seule personne qui passait devant eux avec un veston noir, je vous jure qu'il n'y aurait eu aucun problème. J'aurais présenté toutes mes pièces d'identité sans aucun problème.» Aucune accusation n'a été retenue contre Slimen Zahaf par la police, selon TVA.

  3. #3
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    MONTREAL, March 18, 2010 -- A student of Arab origin insisted Wednesday he was "absolutely" a victim of racial profiling when he was forcibly arrested Tuesday at the Université du Québec à Montréal after a report of a possible suicide bomber at the downtown campus. Computer specialist Slimane Zahaf was arrested - then released - shortly after 2 p.m. Tuesday, on the mistaken impression he was a terrorist carrying explosives. Montreal police and UQÀM refused to say Wednesday night whether the school had told police of the suicide-bomber report before university security staff moved in on Zahaf.

    An outraged Zahaf, a part-time MBA student at UQÀM, said Wednesday he was "humiliated" and is reconsidering his studies there. He claims the force used during his arrest aggravated a herniated disc on which he was operated several years ago. He walked Wednesday with a limp, and said he had lost feeling down his right leg. Zahaf, a father of three, develops computer applications for the provincial automobile insurance board, and has been a volunteer soccer coach for 10- and 11-year-olds in Rosemont. He holds a bachelor's degree in business re-engineering processes from HEC Montréal. He immigrated from Algeria in 1996 and is a Canadian citizen.

    Montreal police referred all inquiries to UQÀM: "We've been told we don't make any comments on that - it's all being shifted to UQÀM," said a police official who spoke on condition his name not be published. Zahaf was detained in a ground-floor lobby at UQÀM's management school on Ste. Catherine St. E., in the school's J.-A.-DeSève complex. "A person suspected of carrying a bomb" had been reported to school security "at the start of Tuesday afternoon," UQÀM spokesperson Francine Jacques said. "A third party" described a short-haired man "wearing a long black coat" to university security officials, she added. Despite repeated requests, Jacques refused to disclose the exact time UQÀM got the alert. In a face-to-face interview, Jacques said the suspect sought was "of Arabic appearance." However, during an extensive email exchange afterward, she backtracked on that element, insisting that the long black coat, short hair and the suspected bomb "were the only three clear elements."

    Zahaf said he arrived at UQÀM about 2:10 p.m. Tuesday, wearing an unzipped, medium-length black parka. "There were three other men in black coats in the area," he said: "They were white. They were not approached." Instead, Zahaf was detained, questioned, roughed up, handcuffed, told by one of about 10 police officers who he said appeared on the scene that he was under arrest and had the right to remain silent - and then released. Zahaf had been waiting to pay for one of his MBA courses. Approached as he waited for those ahead of him to be served, Zahaf said, he proffered his lineup number. Two security officials instead asked - "five times," according to Jacques of UQÀM - for Zahaf's student ID card. "Five times he refused," Jacques said, describing Zahaf's comportment as "turbulent and agitated ... aggressive and arrogant."

    Zahaf issued a two-page statement. He responded with consistency during an afternoon interview at the office of the Centre for Research-Action on Race Relations that repeatedly covered the same ground. He said he was instructed by UQÀM officials: "Prove to us you are a student." Told by guards they were looking for a man in a black coat, he said he responded: "You have passed by many people with black coats and you have not questioned them and you have come instead to see me."

    Despite multiple attempts to pin her down, Jacques of UQÀM refused to say:

    * Whether UQÀM had alerted Montreal police at any time before a 2:21 p.m. 911 call Tuesday first summoning officers in connection with Zahaf that the university was on the lookout for a possible suicide bomber.

    * Why she stated Wednesday that the university had only just confirmed Zahaf's student status - although Zahaf said he overheard a security guard on a walkie-talkie verifying his student status during the incident.

    * Whether university officials were working from several photos of the alleged suicide-bomber suspect.

    Zahaf's account was especially clear on the latter element: "I heard a female security guard ask her colleagues to look at the photos and identify me." The first police arrived about two minutes after the 911 call. "I removed my coat" - black, of medium length, not long - "to assist in the police search of me," Zahaf specified, "and I asked to go with them to a more discreet place," rather than the high-traffic lobby area, highly visible to professors and fellow students. When he tried to raise his hand, Zahaf said, "four police jumped me and put me to the ground with knees on my face, knees or feet on my back, in a very uncomfortable position for about three minutes, even though I told them: 'Be careful, I've had a back operation.' " One officer, he said, "pressed very strongly exactly on the spot where I had my back operation." He said that after he was released, he was taken to St. Luc Hospital in an ambulance. He returned later Tuesday evening to the emergency room there because of pain, and has a back exam scheduled for Friday.

  4. #4
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    MONTREAL, March 19, 2010 -- A wide array of security measures – including 15 emergency procedures in which security staff are trained – are in effect at Université du Québec à Montréal, UQÀM spokesperson Francine Jacques said yesterday. It was by far the most detailed response to a series of detailed questions posed at short notice yesterday to the city’s four universities, in the wake of an incident on the downtown campus Tuesday. Computer-software developer Slimane Zahaf, 37, a Canadian citizen of Algerian origin who is a part-time MBA student at UQÀM, was detained, roughed up, arrested and then released without any charges, on the mistaken impression he was a potential suicide bomber. UQÀM deals with “six or seven cases of major emergencies every year,” Jacques said.

    After the Zahaf incident, which left him limping, angry and humiliated, Montreal police and UQÀM refused to say whether the school had alerted police about a report of a possible suicide bomber before security staff made their initial 911 call about Zahaf at 2:21 p.m. It is UQÀM’s security director or his representative “who decides to inform Montreal police, when it is judged necessary,” Jacques said. Zahaf had said the case was “absolutely” one of racial profiling. Jacques responded that UQÀM “does not engage in any kind of profiling, whether racial, social or other.”

    Fo Niemi, executive director of the Centre for Research-Action on Race Relations, which quickly took Zahaf’s case public, said that “in recent years, we have had cases against security guards in shopping centres, transit stations, playgrounds and commercial buildings.” Private security has “a growing presence,” he added. “Many private security training programs do not provide non-discrimination training. We expect complaints of racial profiling will increase. It is vital that all security firms and schools train their staff on human rights. It is much less expensive to invest in training than to face bias lawsuits.”

    McGill University couldn’t respond rapidly in any detail. A Concordia University official said, “We won’t provide specifics,” which was similar to Université de Montréal’s response.

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