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Centre culturel français d’Alger : Des activités variées et accessibles

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  • Mardi 8 Juin 2010 -- Lors d’une rencontre ?* Alger, le dimanche 6 juin, au Centre culturel français, l’historien Benjamin Stora a affirmé que le discours du général de Gaulle du 16 septembre 1959 constitue un changement politique radical sur le dossier algérien. Venu ?* Alger au début du mois pour présenter deux de ces ouvrages, la Gangrène de l’oubli et le Mystère de Gaulle : Son choix pour l’Algérie, édités par Sedia, l’historien français Benjamin Stora a, lors d’une rencontre au Centre culturel français, le dimanche 6 juin, expliqué que le discours du 16 septembre 1959 du général de Gaulle constitue une rupture «radicale» dans le sens où «il a considéré que le dogme Algérie partie intégrante de la France n’est plus immuable». Le conférencier a noté que c’est la première fois qu’une «nouvelle conception» de la politique française autour de la question algérienne est alors proposée. M. Stora a ainsi relevé les trois choix proposés dans ce discours : l’intégration de l’Algérie ?* la France, un rapport d’association dans un cadre fédéral, soit une sorte d’autonomie, ou alors la «séparation», c’est-?*-dire l’indépendance.

    Pour cet historien ayant de nombreux travaux sur la question algérienne, «la grande nouveauté contenue dans le discours de de Gaulle réside dans le fait que les Algériens (musulmans) ont la possibilité de s’exprimer sur ces trois choix». Il a expliqué ce revirement dans l’attitude du général de Gaulle face ?* la question algérienne par l’exacerbation de la bataille diplomatique, «celle des opinions publiques», et dans laquelle la France se trouve alors isolée. Cette bataille diplomatique, entamée ?* partir de la crise de Suez de 1956, «a fait que deux puissances mondiales ont opté pour une nouvelle doctrine politique favorisant les mouvements de libération nationale». Il a précisé qu’il s’agit de la position de l’ex-Union soviétique et celle des Etats-Unis d’Amérique qui, dès 1957, se sont prononcés, globalement, pour l’autodétermination des peuples en guerre de libération. Le conférencier a également estimé que «la question européenne est alors décisive», dans la mesure où de Gaulle a opté pour «le binôme France –Allemagne» pour une nouvelle politique européenne. Il a également soulevé la question relative au coût «très lourd» de la guerre d’Algérie, au moment où la France s’est engagée pour une opération de modernisation de son appareil économique.

    Dans ce contexte, «le général de Gaulle a en face de lui une présence politique des Algériens, représentée par le gouvernement provisoire de la République algérienne, l’armée des frontières qui est toujours présente, les maquis de l’intérieur qui continuent le combat malgré la puissance de feu déployée depuis janvier 1959, ?* travers le plan Challe, ainsi que la présence de l’immigration algérienne, par le biais de ce qui est appelé la 7e wilaya qu’il ne faut pas négliger». Pour Benjamin Stora, il y a aussi un autre front qui a menacé d’une guerre franco-française, faisant que de Gaulle avance dans une situation «périlleuse». Il a évoqué les difficultés auxquelles le général est alors confronté dans son propre gouvernement avec ses ministres, ?* l’instar de Jacques Soustelle qui va se positionner du côté des ultras et de Michel Debré, ainsi que ses rapports avec les chefs de l’armée française. Sa visite en décembre 1960 a coïncidé avec les manifestations en Algérie. Ces événements lui ont permis de constater «de visu et pour la dernière fois, les raisons qui vont le pousser ?* aller vers le processus qui se matérialisera par le référendum d’autodétermination».

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    • Sarah Haïdar :


      Dimanche 27 Juin 2010 -- La clôture de la troisième édition des ateliers jazz, initiés par le Centre culturel français d’Alger, aura lieu le 8 juillet prochain avec un concert de jazz animé par les élèves de cette troisième promotion sous la direction du jazzman algérien Azzedine Tebibel. La troisième édition des ateliers jazz, organisée par le Centre culturel français d’Alger, a été lancée en janvier 2010. Une dizaine de jeunes musiciens ont été sélectionnés par le jazzman algérien Azzedine Tebibel pour bénéficier, tout au long d’une année, d’une formation approfondie dans le domaine du jazz. Cette sélection a été effectuée, d’après M. Tebibel, selon des critères bien précis : «Je ne reçois dans ces ateliers que des jeunes ayant déj?* une certaine maîtrise d’un ou de plusieurs instruments musicaux. Qu’ils soient issus du conservatoire ou autodidactes, ils doivent avoir un minimum de notions en musique. Mon rôle est de leur inculquer, dans la théorie comme dans la pratique, la connaissance du jazz.»

      M. Tebibel, qui dirige ces ateliers depuis leur création en 2008 par le CCFA, insiste sur la nécessité de l’initiation sérieuse ?* l’univers du jazz. Il regrette, de ce fait, le manque de professionnalisme dans ce qui se fait actuellement en la matière sur la scène algérienne : «Il ne suffit pas d’improviser sur scène ou de s’inspirer des standards de maîtres pour se proclamer jazzman. Il faut un apprentissage et une initiation approfondie pour comprendre et maîtriser réellement le concept de ce genre musical.» Une dizaine de jeunes musiciens ont donc été choisis pour prendre part ?* ces ateliers. M. Tebibel, qui les a accompagnés et suivis de près tout au long de cette année 2010, avait pour seul objectif de leur dispenser un enseignement solide en matière de jazz afin qu’ils puissent s’intégrer par la suite dans le monde professionnel avec une maîtrise artistique valable. «Le jazz est un genre musical noble auquel on ne peut accéder qu’après avoir bénéficié d’un apprentissage efficace», a affirmé le pianiste Tebibel.

      Pour information, le concert final de cette troisième édition des ateliers jazz aura lieu le 8 juillet prochain dans les jardins du CCF d’Alger. M. Tebibel et sa jeune troupe présenteront au public le fruit d’une année de travail. Plusieurs standards de jazz signés par les plus grands maîtres du genre seront joués ?* l’occasion : Miles Davis, Charlie Parker, Herbie Hancock... Fils de musicien, Azzedine Tebibel est pianiste professionnel depuis l’âge de 16 ans. Il effectue des études supérieures en musique ?* Paris et commence ?* s’intéresser au jazz en 1985 pour devenir, plusieurs années plus tard, l’un des plus célèbres jazzmans algériens internationalement reconnu.

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      • Samedi 2 Octobre 2010 -- Auteur et éditeur de dictionnaires, Jérôme Robert animera, demain ?* 17 h au Centre culturel français d’Alger, le centenaire de la naissance de Paul Robert. L’année 2010 est également celle du centenaire de la naissance de Paul Robert, auteur et fondateur des dictionnaires le Robert. Dictionnaire de référence après le Larousse, en Algérie, son fondateur s’appelle Paul Robert. Originaire de Chlef (ex-Orléansville), il est célébré cette année au Centre culturel français d’Alger par son petit-fils Jérôme, lui-même auteur et éditeur de dictionnaires scientifiques. Le conférencier de ce dimanche a notamment contribué ?* l’élaboration de la dernière version de la Grande Encyclopédie Larousse en trois volumes. Il a également fondé la société Editions de l’analogie, Sciences & co, qui s’implique dans la médiation scientifique. La commémoration de M. Robert représente une aventure éditoriale exceptionnelle, d’autant qu’elle ne cesse jusqu’?* aujourd’hui de servir les francophones dans le monde entier et de raffermir leurs relations. Ce centenaire est aussi sujet d’exposition au Salon international du livre et de la presse de Genève de cette année. Livrée sur la base d’archives tirées du fonds Paul Robert déposé ?* la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne, l’exposition met en valeur la modernité d’une œuvre idéalement adaptée ?* la publication électronique, notamment sur Internet. Originaire des Hautes-Alpes, la famille Robert s’est implantée en Algérie en 1849, ?* Chlef. Paul Robert avait créé sa société ?* Alger en 1951. Puis, son aventure s’est poursuivie ?* Casablanca, avant que la Société du Nouveau Littré, dictionnaire le Robert ne s’installe ?* Paris. Il faudra attendre 1964 pour que le Grand Robert soit livré ?* ses milliers de souscripteurs impatients et salué par une critique unanime. Paul Robert a prêté une attention particulière ?* la richesse et ?* la diversité du français. La méthode du Robert consiste ?* intégrer au sein des définitions des renvois fondés sur des associations d’idées. Elle préfigure l’hypertexte et s’avère être un outil puissant pour retrouver le mot qu’on a «sur le bout de la langue» afin d’enrichir son vocabulaire, apprécier des nuances sémantiques…

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