Announcement

Collapse
No announcement yet.

Centre culturel français d’Alger : Des activités variées et accessibles

Collapse
X
 
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts

  • #16
    Mercredi 31 octobre 2007 -- Le Centre culturel français d’Alger (CCFA) organise ce jeudi 8 novembre à partir de 17 h une conférence débat autour du thème «Problématiques de l’identité du point de vue anthropologique». Elle sera animée par Véronique Nahoum-Grappe avec Jean-François Poirier.

    On peut aborder l’identité de deux façons : en portant son attention sur les processus qui nous permettent d’agréger et de désagréger, de composer et de décomposer les éléments épars de notre identité, fragment par fragment, petite touche par petite touche.

    On peut aussi se pencher sur les identités «massives» : nationales, politiques, religieuses, ethniques, linguistiques, sexuelles... Mais ce qui nous est immédiatement donné à considérer ce n’est pas le massif, c’est le particulier, le fragment.

    Il s’agit dès lors d’examiner comment ces agrégats instables et fragiles que sont nos identités individuelles peuvent être happés par ces blocs imposants que nous appelons identités collectives. Véronique Nahoum-Grappe appartient à ce qu’on pourrait appeler l’école française d’anthropologie du quotidien où l’on retrouve Françoise Héritier qui a succédé à Claude Lévi Strauss au Collège de France, Marc Augé, Georges Vigarello et Gérard Althabe, pour ne citer que quelques-uns des noms les plus connus.

    Véronique Nahoum-Grappe a étudié, dans ce cadre, l’esthétique du corps, les conduites d’excès et de dépendance, la violence et la cruauté, les rapports entre les sexes. Cette approche ethno-anthropologique du présent n’ignore pas la philosophie.

    Ses études prennent en effet appui aussi bien sur la phénoménologie (Merleau-Ponty) que sur le Bachelard des rêveries à partir de la matière. Dans son dernier livre, Balades politiques, elle résume ainsi sa démarche : «Je qualifie aussi mon travail d’ethnologique parce que c’est la discipline qui me semble la plus adaptée à ma démarche.

    En effet, là où l’anthropologie cherche à faire une théorie globale de l’«homme», l’ethnologue prend son balluchon et va sur le terrain pour voir.»

    Comment


    • #17

      Samedi 10 novembre 2007 -- La première conférence est organisée ce mardi 13 novembre à partir de 17h, dans le cadre l’événement «un auteur, un livre», sous le thème «Le roman historique algérien». Cette conférence sera animée par Adriana Lassel, Lucas le Morisque, Djamel Souidi, Amastan le Sanhaji et Abdelaziz Ferrah.

      Le roman historique algérien, dans la diversité de ses rapports entre la fiction et l’objectivité des faits, est un genre qui, depuis la rupture d’octobre 1988, s’est imposé comme une ouverture de l’imaginaire dans le passé lointain ou proche du Maghreb dont les dynasties, les icônes jusqu’aux faits d’armes de la guerre d’indépendance de l’Algérie nourrissent des écritures où se croisent, à des degrés divers, réalité des faits et peinture subjective, épopée des hommes et féerie des paysages...

      Les deux autres conférences sont prévues le jeudi 15 novembre. La première, à partir de 14h30, sera animée par Leïla Sebbar, Emna Belhaj Yahia, Maïssa Bey, Rajae Benchemsi et Cécile Oumhani autour de la thématique portant sur «les écrivaines du Maghreb. A cinq mains».

      Cinq écrivains, cinq femmes qui entretiennent avec le Maghreb un lien d’affection particulier (terre natale ou d’élection), mettent en scène, déclinent et libèrent l’imaginaire de la main : qu’elle soit outil ou figure de violence, de la rupture, de la douleur autant que de la complicité, de l’affranchissement, de l’apaisement ou du désir, ce que la main déploie et dit, c’est toujours la spécificité d’un lien, d’un(e) fil(iation), tissé(e) avec l’autre, quand ce n’est pas avec soi-même… Dans cette chorégraphie orchestrée à cinq mains, il est surtout question de corps, de mémoire, de croyances, d’émotions secrètes et intimes, du temps dont les traces sont déposées au creux des lignes de la main – et ultimement pour nous, converties en lignes d’encre sur la feuille blanche de l’écrivain.

      L’ouvrage A cinq mains est publié aux éditions Chèvre feuille étoilée en janvier 2007 La deuxième conférence est prévue à partir de 17h. Maïssa Bey, Samira Negrouche et Rajae Benchemsi sont attendues pour animée cette rencontre autour du livre Mon père publié aussi aux éditions Chèvre feuille étoilée en janvier 2007.

      «Une diversité d’histoires, de souffrances, de bonheurs ; une fresque de l’histoire d’un Maghreb du début du XXe siècle, révélée par ces filles de pères juifs, chrétiens, musulmans. Des filles écrivaines, historiennes, sociologues, psychiatres, journalistes, scrutent, presque désespérément, les souvenirs verrouillés par les silences et le temps. Une quête pathétique, des textes-lettres au père, l’irremplaçable absent», racontent les trente et une femmes qui ont collaboré à réaliser ce livre. Elles ont choisi le territoire du livre et du savoir. Le père né et élevé au Maghreb : Tunisie, Algérie, Maroc, dans l’une des cultures musulmanes, juives, chrétiennes ou laïques, a transmis à sa fille son goût des lettres et des sciences, transgressant ainsi l’ordre patriarcal qui, partout, infériorise une fille.

      Elles racontent, dans un cours récit inédit, cette aventure complexe, singulière, qui a fait d’elles des «femmes du livre», des femmes libres. Les livres de la fille seront le lien secret au père.

      Comment


      • #18
        Mardi 13 Novembre 2007 -- Le Centre culturel français d’Alger organise, aujourd’hui à 17 heures dans ses locaux, dans le cadre de son programme culturel «Un auteur, un livre», une rencontre littéraire sur le roman historique algérien autour d’Adriana Lassel, auteur de Lucas le Morisque, de Djamel Souidi, auteur de Amastan le Sanhaji, et Abdelaziz Ferrah, auteur de Moi, St Augustin. Le débat abordera ce genre littéraire, dans la diversité de ses rapports entre la fiction et l’objectivité des faits, qui s’est imposé, depuis la rupture d’octobre 1988 comme une ouverture de l’imaginaire dans le passé lointain ou proche du Maghreb nourri aussi bien de faits réels et de vérités historiques de la guerre d’indépendance de l’Algérie que de tableaux peints sur fond d’histoire.

        Comment


        • #19
          Jeudi 15 novembre 2007 -- Le Centre culturel français d’Alger (CCFA) organisera deux conférences-débats autour de l’histoire et la mémoire. La première conférence est prévue le 22 novembre prochain à partir de 14h30, autour de la thématique : «Histoire et mémoire. Du bon usage de la mémoire.»

          Cette conférence sera animée par Pierre Nora. Ce dernier a poursuivi une activité d’universitaire et d’éditeur. Élu en 1977 directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales, spécialisé dans l’étude de l’historiographie et du sentiment national, Pierre Nora s’est surtout consacré, dans le cadre d’une «histoire du présent», à l’élaboration d’une problématique générale de la mémoire historique contemporaine.

          Il en a tiré son œuvre principale les Lieux de mémoire en sept volumes parus en 1984, 1986 et 1993 aux éditions Gallimard. Après avoir créé en 1964, aux éditions Julliard, la collection de poche «Archives», il est entré comme directeur littéraire en 1965 chez Gallimard pour y développer les livres de sciences humaines.

          Il y a en particulier créé la «Bibliothèque des sciences humaines» en 1966, la collection «Témoins» en 1967, la «Bibliothèque des histoires » en 1970. Il y a également fondé en 1980 la revue le Débat qu’il dirige d’ailleurs à ce jour.

          Il est, depuis 2001, élu à l’Académie française. Histoire et mémoire ont toujours entretenu des rapports étroits et compliqués. Ces rapports avaient fini par se stabiliser depuis le milieu du XIXe siècle avec la définition d’une histoire critique, méthodique et scientifique.

          Depuis une trentaine d’année, la montée en puissance de la mémoire dans toutes les sociétés contemporaines est venue bousculer cet équilibre. Comment définir à nouveau leurs rapports ? La seconde conférence est prévue le 29 novembre à partir de 14h30.

          Elle sera animée par Philippe Joutard sous le thème «histoire et mémoire : ces voix qui nous viennent du passé». Philippe Joutard est professeur d’histoire à l’université de Provence et à l’Ecole des hautes études en sciences sociales à Paris.

          Il est aussi ancien recteur des académies de Besançon et de Toulouse. Il appartient à l’équipe fondatrice de la revue l’Histoire, et au comité d’orientation du Monde des religions et de Historia anthropologia y fuentes orales. Il préside le centre Alpin et Rhodanien d’ethnologie.

          Il a publié seul ou en collaboration une quarantaine d’ouvrages et plus d’une centaine d’articles. Ses travaux ont principalement porté sur le protestantisme cénevol, et sur le fonctionnement de la mémoire collective. Enfin, il réfléchit actuellement sur les rapports entre histoire et mémoire dans les sociétés contemporaines entre autres à propos de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, et du développement des identités nationales, menant des études comparées sur la construction des mémoires historiques et leurs diverses composantes.

          Comment


          • #20
            Dimanche 18 Novembre 2007 -- Le roman historique a été le thème central d’une rencontre littéraire organisée mardi dernier par le Centre culturel français d’Alger dans le cadre de son programme «Un auteur, un livre». Trois écrivains ont été conviés à répondre aux questions du public peu nombreux, à savoir Adriana Lassel, Abdelaziz Ferrah et Djamel Souidi, respectivement auteurs de Lucas le Morisque, Moi, Saint Augustin et Amastan Sanhaji.

            Le directeur du CCF présente les trois auteurs qui feront voyager le lecteur dans le temps et dans l’espace avant de céder la parole à l’universitaire Rachid Mokhtari.

            Jetant un regard sur les origines du roman historique qui trouve une forte attention dans le champ éditorial algérien ces dernières années, l’animateur rappelle que les années 2000 ont vu naître les lettres de noblesse de cette écriture. Et de souligner les différentes époques où l’histoire, et selon les besoins, trouve écho, depuis la naissance de la littérature algérienne sous la plume de Mouloud Feraoun, de Mohamed Dib et de Mouloud Mammeri qui focaliseront leurs écritures dans une matrice historique, née du déni. Ces voix porteront la terre natale et signifieront une totale indépendance jusqu’à la littérature des années quatre-vingt-dix qui connaîtra également une violence autant sur le plan de l’écriture que de l’interrogation. Ainsi l’histoire est présente dans toute la production littéraire et constitue un élément essentiel de sauvegarde de la mémoire. Il dira de ces auteurs qu’ils sont des conteurs de l’histoire et que chaque écriture présente un univers et une histoire propres.

            Articulant le débat autour de trois axes, les motivations, transhumance, icône et dynastie, esthétique et histoire, les invités ont répondu, chacun selon sa démarche et la conception qu’ils ont de l’écriture et de l’histoire. Pour l’auteur de Lucas le Morisque, il s’agit d’interroger l’expérience qu’elle a traversée et surtout ne pas chercher à raconter des histoires dramatiques et d’ajouter que la littérature est un grand support de la connaissance de l’histoire. Abdelaziz Ferrah, pour sa part, dira que la naissance de son premier livre était un souvenir d’enfance y ayant baigné dans un espace où le nom de la Kahina est souvent répandu, le devoir de mémoire s’est imposé. Et Djamel Souidi d’enchaîner que sa motivation est de faire connaître l’histoire et de participer à sa connaissance.

            Né des turbulences de l’histoire, le livre de madame Lassel explore du XVIe siècle jusqu’au XVIIe siècle la terre d’Andalousie et ce, jusqu’à l’Amérique, en passant par la France, l’Empire ottoman, «l’histoire d’un homme dont les ancêtres maternels et paternels représentent des musulmans d’Espagne qui, de conquérants, sont devenus des expulsés», nous dit-elle. Pour Farah, c’était chercher la berbérité de saint Augustin, fils d’un païen berbère et de saint Monique, né à Thagast et reconstituer sa vie de berbère et ce, depuis sa naissance et d’ajouter que «ce qui m’intéresse c’est l’enfant indigène». Pour, l’universitaire Souidi, interroger ce moment précis de l’histoire, c’est de comprendre les luttes et des enjeux des zenatas et les sanhajas qui étaient constamment en lutte et quêter ce moment fort de l’histoire musulmane où il y avait trois califats, Le Caire, Cordoue et Baghdad.

            Le dernier volet du débat portera sur l’esthétique et l’histoire. L’animateur dira qu’il trouve une touche poétique incontestable dans Lucas le Morisque, des élégies et un temps de nostalgie et puis l’auteur de dire qu’un homme âgé a une manière de raconter.

            Une diversité de techniques discursives chez Farah qui passe du théâtre au roman et à la poésie et même au journalisme romancé.

            Et une subtilité de décrire et une précision dans le geste et le ton, y compris le vêtement dans l’univers de Souidi. Avant de laisser le micro au public, Mokhtari fera une synthèse et citera des exemples de cette écriture en pleine croissance comme par exemple la Révolte des saints d’Ahmed Akkache, Vivre, c’est croire du docteur Djenass, la Nuit du corsaire de Corinne Chevalier et le tout dernier-né du professeur Belgacem Aït Ouyahia parlant de Jugurtha.

            Le public a, enfin, retrouvé le temps de poser des questions et les auteurs de répondre pour que le naufrage ne foudroie pas la mémoire. Et que l’écriture reste l’ultime salut de l’homme face à ce qui le broie : l’amnésie.

            Si, par ailleurs, cette écriture de l’histoire romancée trouve une forte affluence et suscite un intérêt considérable dans le travail de la création, il est nécessaire de mettre en exergue l’indéniable attachement à cette source depuis les premiers balbutiements de la littérature algérienne, toutes expressions confondues. Car, devant la sauvagerie coloniale, l’histoire déploie toute sa cavalerie pour juguler la falsification.

            Et au-delà de la situation coloniale, il faut aussi dire que le pouvoir tirant sa légitimité d’une histoire triturée à sa guise, l’écriture romanesque désacralise cette manière de récupérer et de manipuler le discours historique. Qu’est-ce qu’écrire si ce n’est bouleverser. Nous pourrons citer à titre d’exemple le Fleuve détourné de Rachid Mimouni, les Chercheurs d’os de Tahar Djaout, l’Invention du désert qui raconte la vie d’Ibn Tumert et explore son époque, la formulation du poète est saisissante lorsqu’il écrit, dans un poème intitulé Histoire, ces mots : Régler la parade des squelettes / Refaire les dates à sa guise / Retoucher les biographies / Effacer le précédent / Le patriotisme est un métier. On peut aussi signaler le tout récent Imaqar de Rachid Mokhtari ou Hôtel Saint-George de Boudjedra dont un personnage, l’ébéniste français, construit des cercueils pour dire que l’histoire hante le paysage littéraire.

            Comment


            • #21
              Lundi 19 novembre 2007 -- Le Centre culturel français d’Alger organisera demain à partir de 17 h une conférence débat ayant pour thème «La Chine et l’histoire». Cette conférence sera animée par Pierre Gentelle. Il s’agit là de représentations cartographiques et de schémas vus par Pierre Gentelle, géographe archéologue.

              Pour une lecture plus complète du lien entre hier et aujourd’hui, il reprendra les grandes périodes d’échanges mondiaux pour les schématiser : de la carte au schéma, pour mieux faire apparaître une réalité choisie parmi cette longue élaboration, dépasser la représentation du territoire pour mieux représenter une idée.

              Sur le principe des schémas, Pierre Gentelle reprendra 2 500 ans de l’histoire de Chine : du réel au schéma, une réduction du temps à quelques périodes et faits choisis, désignés comme significatifs, pour mieux lire la Chine d’aujourd’hui et son intégration au monde.

              Du pays à la carte, la réduction est légitime et nécessaire, pour des raisons pratiques. On n’emporte jamais un pays avec soi, mais sa représentation à une échelle réduite est plus maniable. Cette réduction exige un choix drastique de simplification : c’est lui qui fait sens.

              La carte appauvrit volontairement le réel pour mettre en évidence l’essentiel aux yeux de celui qui la fait ou de celui qui la commande. De la carte au schéma, il n’y a qu’un pas supplémentaire. Le schéma désigne encore plus ce qui compte dans le projet.

              Il est encore plus abstrait que la carte. Destiné à montrer, à faire apparaître une réalité choisie au sein de la réalité, il n’a besoin de la forme du pays qu’en raison de son objectif. Il n’a pas besoin de la carte qui porte en elle, par rapport au projet, un excès d’informations.

              Le schéma est une essence, un distillat. C’est dans le cheminement inverse, du schéma à la carte et de la carte au réel, que le schéma peut trouver sa validité, emporter la conviction ou réclamer des schémas complémentaires. Il rend visible les manques.

              Il entraîne la discussion. Il impose des corrections. Il est tentant d’appliquer cette démarche à l’histoire d’un peuple. Un problème parmi d’autres laissés dans l’ombre : il faut réduire l’histoire au schéma de la géographie.

              Comment


              • #22
                Mercredi 21 novembre 2007 -- Le Centre culturel français d’Alger (CCFA) organise, jeudi 29 novembre à partir de 14h30, une conférence débat autour de la question du «syndicalisme enseignant algérien dans les années 1960». Cette conférence sera animée par Aïssa Kadri, maître de conférences en sociologie à l’université de Paris 8 et directeur de l’Institut Maghreb-Europe (Paris).

                Elle remplace celle de Philippe Joutard, reportée à 2008 pour des raisons de santé. De «La voix des humbles» à l’APIFA (Association professionnelle des instituteurs français d’Algérie) et la SES (Section de l’enseignement secondaire), les instituteurs et les enseignants qui ont exercé en Algérie ont toujours été présents dans les débats, aussi bien ceux concernant l’école, son rôle et ses fonctions, que ceux plus larges qui touchent à l’évolution de la société.

                «Loin des partis et des dogmes», leur position de «neutralité active» va progressivement, avec la montée du nationalisme et sa radicalisation, les engager dans les luttes syndicales et sociales. La scission syndicale qui suivit la visite de Guy Mollet en Algérie, en mars 1956, a engagé les différents courants dans des prises de position plus tranchées – les enseignants algériens, en grande partie, vont rejoindre le mouvement syndical d’obédience nationaliste ; les instituteurs et enseignants partisans de l’Algérie française vont créer leur propre syndicat et leur propre revue et se radicaliser, passant d’un assimilationniste affirmé à – pour un faible nombre d’entre eux – des dérives para-militaires.

                Cependant, la plus grande partie des enseignants vont privilégier l’engagement pédagogique et social (centres sociaux et éducatifs) tentant, autant que faire se peut, de maintenir, dans le contexte de radicalisation de la guerre, un fonctionnement plus ou moins protégé de l’institution.

                Ces engagements, qui se sont manifestés dans les dernières années de la guerre –après de multiples affrontements syndicaux – par un plus clair soutien à l’idée d’indépendance nationale, vont transmuter en solidarités actives et en implications socioéducatives et pédagogiques dans la mise en place d’un système national d’enseignement.

                La phase postindépendance sera aussi marquée par des engagements multiples et variés touchant les différents ordres d’enseignement. Si elles apparaissent indissociables, les luttes corporatistes vont principalement s’adresser à l’Etat français, les exigences pédagogiques le seront à destination de l’Etat algérien, notamment à travers deux volets : la formation de formateurs d’une part et la conception de supports et d’outils pour l’enseignement d’autre part.

                Nombre d’entre eux, notamment ceux en charge du secondaire et du supérieur, s’identifient au projet politique socialisant en construction dans les années 1960.

                Comment


                • #23
                  Dimanche 25 novembre 2007 -- Pierre Nora n’a pas pu se déplacer à Alger pour des raisons de santé. La conférence prévue jeudi dernier, n’aura lieu qu’au printemps prochain. A sa place un documentaire sur Paul Ricœur a été projeté, le philosophe de l’Herméneutique, notion pleine de signification qu’il s’est toujours employé à disséquer. Le philosophe français est resté toujours égal à lui-même et fidèle à premières convictions. Passeur, il l’est à coup sûr. Pour beaucoup, il est resté le modèle de l’intellectuel toujours « interpellé par l’événement et essayant d’y répondre simplement en penseur et non en maître-penseur. Passeur exemplaire, ayant tissé des amitiés fidèles mais sans concession avec de nombreux philosophes et penseurs contemporains, il se situe à la croisée de trois grandes traditions philosophiques : la philosophie réfléxive française, celle dite continentale européenne et l’analytique anglo-saxonne » Orphelin de mère, Ricœur perd son père une année après le début de la Première Guerre mondiale. Licencié en philosophie à 20 ans, il est classé deuxième à l’agrégation en 1935. « Longtemps partisan du pacifisme et d’une théologie de gauche radicale, il se résoudra tardivement à l’importance des institutions étatiques », relève-t-on. Il découvre les écrits de Husserl qui l’ont marqué. Mort il y a deux ans, le philosophe restera celui qui ne s’est pas départagé de sa vision du monde, humaniste à tout point de vue.

                  Comment


                  • #24
                    Dimanche 2 Décembre 2007 -- Le Centre culturel français (CCF) à Alger organise, le 16 décembre à partir de 14h, une conférence sur “La démocratie et le politique : usages et mésusages des mots”.

                    Elle sera animée par Jacques Roncière, philosophe et professeur émérite à l'université Paris VIII, et Jean-François Poirier, philosophe et écrivain.

                    Comment


                    • #25
                      Samedi 15 Décembre 2007 -- «Religion et civilisation», est l’intitulé de la table ronde initiée par le Centre culturel français d’Alger jeudi dernier. La salle était archicomble, quelques chaises ont même été installées en dehors, c’est dire l’intérêt que ce débat a suscité. Présenté par le journaliste Yacine Temlali, le thème relève d’une subtile complexité. Une variété d’interprétations suggère diverses pistes d’interrogations, et de préciser que le fait religieux est très vivace et qu’il n’est pas seulement lié au monde musulman.

                      Il donne l’exemple des Etats-Unis d’Amérique, entre autres, où la religion occupe une place prépondérante dans la vie de tous les jours. Ce dernier a bien dessiné les lignes directrices du débat avant de laisser la parole à Alain Gresh, en premier lieu, ensuite à cheikh Khaled Bentounes, puis au public en dernier lieu.

                      Dans son brillant exposé, Alain Gresh, spécialiste du Moyen-Orient et rédacteur en chef du Monde diplomatique, remet en question de prime abord quelques concepts avancés par les serviteurs de la Maison- Blanche, à savoir la Fin de l’histoire de Fukuyama et le Choc des civilisations de Samuel Huntington et faisant l’historique de ce mot considéré comme le triomphe du monde occidental où les valeurs libérales constituent le ciment idéologique. Il précisera que le premier à avoir glissé le mot est l’universitaire britannique Bernard Lewis, un spécialiste de la Turquie, qui donnera en 2003 le contenu idéologique de l’invasion de l’Irak.

                      Après la première guerre du Golfe en 1990, l’idée sera vite répandue. Après la mort de la menace rouge (communiste), c’est la menace verte (islam), c’est avec ces propos que les Etats-Unis d’Amérique donnent vie à leur entreprise de destruction massive, l’exemple de l’Irak est on ne peut plus stupéfiant. En quelque sorte, sans les conflits, la Maison-Blanche aura du mal à fonctionner. Ce qui fera dire à Bush que la guerre qu’il engage n’est pas politique mais une guerre de conflits de valeurs. Ce qui a permis l’émergence d’une nouvelle politique américaine, juste après les attentats du 11 septembre, l’apocalyptique Bush affirme même la longue vie de la guerre.

                      L’intervention de l’auteur de L’Islam, la République et le monde, a fait preuve d’une rigueur analytique et d’une précision assez perspicace. Il égrènera les raisons qui ont encouragé ces «Etats salauds» selon la formule de Derrida, à asservir le monde. La défaite de 1967 ainsi que la politique de Khomeiny, le droit de vote des femmes, la question du foulard notamment passeront au crible de l’analyse. Les exemples sont aussi riches que variés, la Chine, le Liban sont cités comme exemple, l’un pour son émergence qui fait frissonner l’Amérique et le deuxième pour son hétérogénéité. L’idée de guerre contre l’islam, dira-t-il, «me semble d’autant plus fausse. Bush et Ben Laden ne sont qu’une variation du mal».

                      Cheikh Khaled Bentounes, chef spirituel de la confrérie Alawiya, quant à lui, dira sans emphase que l’intérêt financier et le marché libre priment, il n’y a pas de choc des civilisations, mais un choc d’ignorance, martèle-t-il. Pour lui, l’essentiel pour le musulman est l’image qu’il se fait de lui-même. Et il enchaîne : «Il y a chez nous une tendance à vouloir enfermer l’islam dans des limites de compréhension, ce qui donne de l’orthodoxie.» «Il y a une main basse sur l’islam», dira-t-il.

                      Dans son intervention, il retrace l’historique de la naissance de la salafia en France (1884) sous l’impulsion de Djamel Eddine Al Afghani et de Mohamed Abdou. Et plus tard le successeur, Rachid Ridha, et sa fameuse revue El Manar qui réhabilitera le wahhabisme, considéré pourtant comme une hérésie. Il évoquera le premier congrès musulman en juin 1926 en Arabie saoudite, La Mecque sous Abdelaziz Saoud, et ses conséquences sur le cheminement de l’islam. Son analyse s’est également portée sur l’émergence de l’islam en Asie. Il dira à ce propos qu’il est le signe visible d’une cordialité. Pour le cheikh, les musulmans sont pris entre le marteau et l’enclume. L’islam est devenu suspect aux yeux de l’Occident, pour ce dernier, il n’y a de musulman qu’intolérant.

                      Le public a eu l’opportunité de dégager cette frustration qui le ronge, les quelques interventions ont montré le brouillard qui continue à l’entourer.

                      Comment


                      • #26
                        Is there a " Centre CULTUREL ALGERIEN" in London? ..does anyone know?

                        Comment


                        • #27
                          Originally posted by Sminette View Post

                          Is there a " Centre CULTUREL ALGERIEN" in London? ..does anyone know?
                          This guy should have an idea:

                          A.C.I.L. : The Algerian Community in London

                          Administrator : Toufik Bakhti

                          68 Turner Road
                          Walthamstow
                          London
                          United Kingdom
                          E17 3JQ

                          Tel: 07864032446

                          Comment


                          • #28
                            Centre culturel français d’Alger

                            Jazz avec Pierrick Pédron Quartet

                            Mardi 8 janvier à 19 h 30 Salle Ibn-Zeydoun, office Riadh El-Feth
                            Pierrick Pédron, sax alto ; Laurent Coq, piano ; Vincent Arto, contrebasse ; Fabrice Moreau, batterie.
                            Billet : 200 DA en vente à la salle Ibn-Zeydoun.

                            Théâtre

                            Lundi 14 janvier à 19 h 30 La Veuve et le Grillon de Daniel Soulier
                            avec Jeanne Vitez et Daniel Soulier, musique de Julien Skiwron.
                            Décors et costumes de Camilla Barnes
                            Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

                            Conférence Histoire et mémoire

                            Jeudi 17 janvier à 14 h 30 au CCF «Pour une histoire sociale de la mémoire»
                            avec François Dosse, historien.
                            Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

                            Chant lyrique

                            Jeudi 17 janvier à 19h30 Elsa Lévy, soprano, accompagnée au piano par Simon Zaoui
                            à l’auditorium de la Radio algérienne, centre culturel Aïssa-Messaoudi 21, boulevard des Martyrs.
                            Invitations à retirer au Centre culturel français - Places limitées.
                            Last edited by Guest 123; 16th January 2008, 12:51.

                            Comment


                            • #29
                              Originally posted by Al-khiyal View Post
                              This guy should have an idea:

                              A.C.I.L. : The Algerian Community in London

                              Administrator : Toufik Bakhti

                              68 Turner Road
                              Walthamstow
                              London
                              United Kingdom
                              E17 3JQ

                              Tel: 07864032446
                              Thanks Al-Khiyal ..I'll have a look

                              Comment


                              • #30

                                Mardi 8 Janvier 2008 -- La salle Ibn Zeydoun, à Ryadh El Feth, renoue avec les soirées jazz qui ont fait sa renommée sur la place d’Alger. Rendez-vous est donné, ce soir à 19h30, pour un 100% jazz acoustique avec Pierrick Pédron Quartet qui y donnera un concert organisé par le Centre culturel français d’Alger et avec lequel il inaugure en beauté son programme d’activités culturelles et artistiques pour l’année 2008.

                                Pour la modique somme de 200 dinars, tous les accros de ce style musical où improvisation rime avec perfection pourront se laisser emporter par les volutes musicales du saxophone alto de Pierrick Pédron accompagné d’un trio génial avec lequel il forme le quartet qui écume les grandes scènes européennes : le pianiste Laurent Coq, le contrebassiste Vincent Artaud et le batteur Fabrice Moreau, qui seront ses partenaires sur cette scène algéroise.

                                Influencé par la musique de Charlie Parker (1920-1955), Pierrick Pédron a développé un style et un son dont la fluidité et la limpidité s’inspirent de la musique du maître incontesté «Birdy», le musicien des musiciens, qu’il a sondé dans ses moindres subtilités jusqu’à devenir lui-même un maître incontournable du saxophone alto et un compositeur inspiré.

                                «Instrumentiste d’exception, soliste génial au phrasé unique et à la sonorité puissante, Pierrick Pédron est le saxophoniste dont on n’a pas fini d’entendre parler», écrit à juste titre une critique que confortent les distinctions attribuées à Pierrick Pédron qui a reçu, entre autres, le Django Reinhardt 2006 du meilleur artiste de l’année et le prix Boris Vian 2006 du meilleur album français de l’année attribués par l’Académie du jazz, le Disque d’émoi de l’année 2006 de Jazz Magazine et une nomination aux Victoires du Jazz 2007 dans la catégorie Révélation de l’année.

                                Comment

                                Unconfigured Ad Widget

                                Collapse
                                Working...
                                X