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Centre culturel français d’Alger : Des activités variées et accessibles

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  • #31
    Originally posted by Al-khiyal View Post

    Théâtre

    Lundi 14 janvier à 19 h 30 La Veuve et le Grillon de Daniel Soulier
    avec Jeanne Vitez et Daniel Soulier, musique de Julien Skiwron.
    Décors et costumes de Camilla Barnes
    Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

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    • #32

      Samedi 19 Janvier 2008 -- Rachid Mokhtari animera demain au Centre culturel français (CCF), dans le cadre des soirées scopitone, une conférence sur l’histoire de la chanson algérienne née dans les milieux populaires de l’émigration en France. De 1963 à 1980, pas moins de 250 bistrots, fréquentés par des émigrés, ont été équipés de scopitones, juke-box à images. Ces machines diffusaient des petits films musicaux réalisés par une équipe française qui mettaient en scène des chanteurs du Maghreb et du Machrek. Rachid Mokhtari, en spécialiste de la chanson kabyle, va revisiter cette épique époque et, cerise sur la gâteau, à la fin de la conférence, il y aura un tour de chant de trois chanteurs de scopitone, Akli Yahiatène, Arezki Bouzid et Améziane Mohand.

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      • #33
        Originally posted by Al-khiyal View Post

        Chant lyrique

        Jeudi 17 janvier à 19h30 Elsa Lévy, soprano, accompagnée au piano par Simon Zaoui
        à l’auditorium de la Radio algérienne, centre culturel Aïssa-Messaoudi 21, boulevard des Martyrs.
        Invitations à retirer au Centre culturel français - Places limitées.

        Samedi 19 Janvier 2008 -- Poésie romantique et chant lyrique ont fusionné jeudi soir à l’auditorium de la radio algérienne pour transporter le public algérois lors s’un récital de chant lyrique organisé par le Centre culturel français.

        Elsa Levy, accompagnée de Simon Zaoui au piano, a quitté pour quelques jours l’Opéra de Paris, spécialement pour enchanter la scène algéroise.
        La salle ne débordait pas de monde en cette soirée mais les personnes présentes semblaient toutes être captivées autant par la grâce dans les gestes que par la voix vibrante de la soprano.

        Au programme, pour le récital, un répertoire sélectif. Pour commencer un extrait de Faust, l’opéra en cinq actes de Charles Gounod. Un air de Marguerite, un premier morceau avec lequel l’artiste marquera son empreinte : une voix impressionnante par sa puissance, des nuances remarquables et aussi des gestes et une expression corporels des plus élégants. S’ensuit un second titre, D’amour l’ardente flamme, air de marguerite dans la Damnation de Faust, extrait de l’œuvre d’Hector Berlioz, un autre compositeur français.

        D’une subtilité musicale à une autre, la chanteuse multipliera les variations vocales, en interprétant un cycle de six mélodies sur des poèmes de Théophile Gauthier. D’abord, Villanelle et le spectre de la rose, ensuite, Sur les lagunes et absences et enfin, Au cimetière et l’Ile inconnue. Le pianiste qui se balançait discrètement en exécutant ses partitions semblait emporté par sa voix mélodieuse tout autant que l’auditoire qui n’a cessé d’applaudir ses prestations vocales à chaque fin de morceau. Pour le dernier titre au programme, Youkali, un chant juif de Kurt Weil, la soprano se laissera aller davantage.

        Sa voix parcourra les gammes et gratifiera même le public de quelques passages déclamés, même s’ils étaient très courts. Ses gestes seront plus éloquents et son visage plus animé. En tournant les pages de ses partitions, elle se permettra quelque liberté dans les mouvements qui expriment son adhésion avec les textes chantés. Après avoir salué le public, la diva reviendra pour interpréter un dernier classique, Gut en Nacht de Brahms.

        Le récital n’a pas duré plus d’une heure mais a été un vrai moment de délectation pour les passionnés d’opéra.

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        • #34

          Dimanche 20 Janvier 2008 -- L’écrivain et journaliste tunisien, opposant au régime de Benali, présentera mardi au Centre culturel français d’Alger son dernier livre au titre ô combien symbolique, Je ne partirai pas. Toufik Benbrik est l’auteur aussi du Rire de la baleine, Et maintenant tu vas m’entendre et The Palgieurs.

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          • #35

            January 21, 2008 -- Reporters Without Borders condemns a decision by the French Cultural Centre in Algiers to cancel an invitation to Tunisian journalist Taoufik Ben Brik to present his latest book. “Ben Brik has not been able to express himself in the Tunisian press for years and now he faces censorship by the Algerian authorities,” the press freedom organisation said. “Regardless of the pressure to which it may have been subjected, one can only deplore the French embassy’s lack of support.”

            Ben Brik was told that the literary meeting at the French Cultural Centre planned for 22 January had been postponed indefinitely. He was to have presented his latest book, “I will not leave,” published in Algeria by Chihab. He said the French embassy received a call from the office of the Algerian president asking it to cancel the meeting. Reached by telephone by Reporters Without Borders, the French embassy’s cultural attaché refused to comment. In May 2000, Ben Brik was banned from taking an Air Algérie flight to Algiers, where he had planned to formally call off a hunger strike.

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            • #38

              Mardi 22 janvier 2008 -- Le centre de langues du français et de l'Allemand ouvre ses portes. Celui-ci fonctionnera au centre culturel français.

              Il sera ouvert du dimanche au jeudi, de 10 à 12 heures 30 et de 14 à 17 heures. Selon les indications des responsables du centre culturel français, «ce sera un espace polyvalent et les cours d'apprentissage des langues française et allemande comprendront un maximum de 15 apprenants par classe, avec une méthode d'enseignement interactive, avec un laboratoire de langues et d'une bibliothèque spécialisée».

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              • #39

                Jeudi 24 janvier 2008 -- Ali Bensaâd, géographe, maître de conférences à l'université de Provence (Aix Marseille 1), chercheur à l'IREMAM/CNRS (Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman), sera l'hôte du centre culturel français, le 2 février prochain. Selon un communiqué du centre culturel, cet universitaire donnera une conférence ayant pour thème «l'Union méditerranéenne, la circulation et les flux migratoires: quel projet pour la Méditerranée ?».

                C'est à partir de 15 heures que le conférencier parlera «de la circulation des hommes en direction de la rive nord, qui, à la différence de celle des marchandises, se trouve aujourd'hui quasiment arrêtée», indique le communiqué, en précisant «que les politiques de coopération euro-méditerranéenne ont fait prévaloir le souci de sécurité et l'économie, en faisant l'impasse sur la dimension humaine, qui est la raison de leur échec».

                Il tentera donc de cerner des questions telles que «comment est gérée aujourd'hui la mobilité des hommes en Méditerranée et comment ces derniers contournent et subvertissent les politiques migratoires ?

                Quelle place nouvelle a le Maghreb comme zone de transit entre l'Afrique et l'Europe et comme zone de départ de flux informels tels que les harraga». Et enfin «quelle place accorde-t-on à la question du projet d'Union méditerranéenne».

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                • #40

                  Jeudi 24 Janvier 2008 -- Les «harraga», un sujet épineux et encore méconnu dans sa dimension humaine, est le thème de l’exposition photo du photographe algérien Kays Djilali, qui se tient au Centre culturel français (CCF) d’Alger depuis le 20 janvier. Comme le titre, il s’agit de photos de ces hommes, femmes et enfants africains candidats à l’émigration clandestine et qui arrivent parfois en famille en Algérie d’où ils espèrent partir vers l’Europe en quête d’une vie meilleure dans des pays qui n’en veulent pas. Ils transitent par Djanet et Tamanresset avant de rallier Alger où ils espèrent trouver un travail qui leur permettra de rassembler de quoi payer l’ultime voyage. Les œuvres en noir et blanc mettent en exergue leur vie quotidienne qui est un véritable enfer. Pas moins d’une vingtaine d’œuvres traduisent une misère et la dure vie à laquelle sont confrontés ces clandestins.

                  Concernant les motivations du choix de ce sujet qui fait tache d’huile en Algérie, l’artiste dira qu’il y a «quelque temps, le Comité international pour le développement des peuples [CISP] m’a demandé de faire un documentaire sur les harraga, et c’était une occasion pour moi de réaliser en parallèle un reportage photo». Quant au choix du noir et blanc, le photographe affirme que la couleur aurait desservi le sujet, comme le noir et blanc «est plus expressif», d’où le choix de Kays.

                  Les œuvres sont parfois des portraits de jeunes clandestins, qui, avec beaucoup de pudeur, ont accepté de se laisser prendre en photo, mais «ce n’est pas du tout une mise en scène» précise-t-il. Et d’ajouter : «Ce n’était pas facile de convaincre les clandestins pour que je puisse les prendre en photo. J’ai dû établir une relation amicale avec eux et j’ai pris le temps nécessaire pour les connaître, il fallait les mettre en confiance.»

                  Car, expliquera l’artiste, ces derniers avaient fait de mauvaises expériences en acceptant d’être photographiés par d’autres photographes dans le passé, mais leur photo a été exploitée pour illustrer d’autres sujets, dont le trafic de drogue et la prostitution.

                  Sur d’autres illustrations, Kays met l’accent sur les petits boulots qu’exercent ces personnes qui rasent les murs de nos villes. Ils sont cordonniers, porteurs ou manœuvres, proposant leurs services sur nos trottoirs. Les enfants ont aussi leur place dans cette exposition. L’objectif de Kays a saisi tous ces petits corps de bébé qui partagent le sort malheureux de leurs parents dans les squats.

                  Sur les illustrations sans légende, «faute de temps», explique l’artiste, aucun indice ne montre que les photos ont été prises en Algérie, sauf une, où le personnage lit un quotidien algérien. Mais les photos ont un point commun : la misère, le mal-vivre et la détresse qui noircissent le quotidien de tous ces clandestins, sont le fil d’Ariane qui les lie. Pour cela, le photographe souligne : «Mon objectif à travers ces illustrations était de rendre à ces individus un peu de leur dignité, et c’est pour cela que je ne donne pas beaucoup d’intérêt à l’endroit» où la photo à été prise.

                  Notons que le photographe Kays Djilali est également graphiste et qu’il collabore à différents magazines et livres d’art. Il est également co-réalisateur d’un film documentaire, le Piège, consacré au destin des migrants subsahariens au Maghreb (2006). L’artiste annonce que les œuvres exposées seront le sujet d’un recueil de photos.

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                  • #41

                    Mercredi 30 janvier 2008 -- Après les affres de la colonisation et ceux du terrorisme sanglant de la décennie noire, qui ont traversé et marqué notre Algérie, c’est au tour des «harraga» d’investir le champ littéraire algérien.

                    L’immigration clandestine interpelle de plus en plus les écrivains contemporains, autant que les Algériens qui «brûlent» la mer Méditerranée ainsi que les subsahariens qui, après une longue traversée du désert, se retrouvent à Alger pour en faire de même. Et découvrir la manière dont nos écrivains le pensent et le conçoivent a été le thème d’une rencontre qui a rassemblé dans une même salle trois d’entre eux et une dizaine de férus de littérature pour en débattre au Centre culturel français. Deux heures durant et dans une ambiance à la fois intime et empreinte de distance, Mustapha Benfodil, Hamid Skif et Habbib Ayyoub feront part de leurs conceptions et de leurs expériences littéraires aux personnes présentes.

                    D’emblée, Hamid Skif exprimera sa révolte face au vocable «harraga» qu’il qualifie de dévalorisant, pour ensuite exposer les motifs qui l’ont amené à aborder ce thème. Il ne s’agit pas pour lui «d’aller dans le sens du vent ou d’exploiter un phénomène de mode». Le choix de cette thématique est simplement dû au «bouleversement ressenti face à ce drame qui concerne tous les Maghrébins et Africains». Son dernier roman la Géographie du danger met donc en scène un personnage candidat à l’immigration clandestine. Mustapha Benfodil s’appuiera, lui, sur sa pièce Clandestinopolis, diffusée récemment à Paris, pour exprimer sa conception de cette problématique mais tout en précisant qu’aucun de ses textes ne s’inspirent directement de ce phénomène. Il s’agit pour lui, et notamment dans sa dernière parution, d’explorer «une clandestinité intérieure».

                    Habib Ayyoub en parlera, quant à lui, sans pour autant s’appuyer sur l’un de ses romans en particulier mais de l’ensemble de son œuvre. Il mettra en relief, lors de ses interventions, autant la complexité de ce thème que les diverses formes qui peuvent le porter en littérature. Au rythme des interventions du public présent, autant de points seront relevés : la liberté de l’écrivain dans le choix de ses thèmes, la question de l’engagement et celle des stratégies narratives.

                    Un débat très riche, au cours duquel chacun a exprimé sa vision de ce phénomène dramatique. Un débat tellement riche qu’il a été difficile d’éviter les digressions en tout genre. Ainsi, la liberté d’expression, le journalisme et le fondement même de la création littéraire ont été discutés. Une rencontre fructueuse pour toutes les personnes présentes car l’écoute, la sincérité et le partage des expériences étaient au rendez-vous.

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                    • #42

                      Samedi 2 fevrier 2008 -- L’artiste Slimane Raïs expose à partir de jeudi jusqu’au 6 mars au Centre culturel français. Né en 1964 à Constantine, diplômé de l’Ecole supérieure d’art de Grenoble et de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger, cet artiste est hors du commun.

                      Il a mis son talent au service du lien social, car il n’intervient pas sur la matière et l’espace, la représentation picturale ou photographique. C’est plutôt à travers des interventions mettant en jeu une rencontre qu’il trouve son inspiration la plus durable dans des échanges de paroles, d’objets personnels, d’histoires, de secrets…Il expérimente, à partir de ce qui constitue la part la plus individuelle de chacun de nous, un nouveau lien social.

                      Cet artiste qui a exposé dans plusieurs espaces à travers le monde tente de donner à son art une particularité aux dimensions humaines. La critique dit de lui : «Pour délimiter sa démarche, la référence à l’esthétique relationnelle, à laquelle on attache fréquemment son travail, ne peut suffire.

                      Pareillement, le socle conceptuel que l’artiste propose lui-même depuis 1994 et qu’il résume par le ppcm (le plus petit commun multiple) ne peut lui non plus tout à fait circonscrire une œuvre qui, si elle a l’élégance de proposer une grande lisibilité formelle, possède une belle complexité de sens et de lectures.» Slimane Raïs crée donc des rencontres.

                      Accueilli dans un lieu, dans un contexte, il y développe un moyen (toujours différent) d’entrer en relation, à partir d’un petit rien commun, susceptible de polariser l’échange. Il n’y a pas pour autant d’exploitation plastique de l’échange créé.

                      Ainsi, certains notent que «l’œuvre n’est pas une conséquence de la relation engagée. Elle est cette relation et la relation est l’œuvre. Le spectateur n’accède, qu’à certains fragments de l’œuvre. On peut même imaginer que certaines œuvres de Slimane Raïs n’ont pour public que lui-même et celui ou celle avec qui il a fait l’œuvre !».

                      C’est ainsi que ce qui différencie le travail de Slimane Raïs d’une action artistique de révélation sociale, voire sociologique, c’est sa délicate implication personnelle dans l’œuvre. Certes il n’y a pas de pathos ou d’exposition autobiographique, mais il n’y a pas non plus de distanciation froide et complètement neutre.

                      Slimane Raïs crée la situation et assume d’en être de façon forcément subjective et sensible l’un des deux acteurs. Parmi les qualités constitutives des œuvres de Slimane Raïs on trouve bien sûr la maîtrise des éléments formels et plastiques qu’il choisit pour rendre compte ou accompagner la relation : vidéo, installation, performance, dessin, téléphone, écrits … Mais avant tout, peut-être, on trouve l’exigence, l’authenticité et la qualité de la rencontre, et une certaine éthique relationnelle.

                      La dialectique qu’il provoque entre l’espace privé et public ne se fait jamais au détriment de la préservation de l’intégrité privée de l’Autre. Aujourd’hui, le recul devient suffisant pour commencer à mettre en perspective les différents processus menés par Slmane Raïs depuis 1994.

                      On découvre alors qu’une œuvre parmi les plus cohérentes est en train de se construire. Des troquets-troqués du quartier Berriat de Grenoble, en passant par les pourparlers d’Annecy, les portraits-robots du quartier de l’abbaye, les calendriers intimes d’Ivry-sur-Seine, les pastilles de Dortmund et les cabines de séduction de Lyon (entre autres interventions !), on constate que ces situations révèlent et activent la synergie qui doit pouvoir exister entre le roman personnel de l’individu et le roman collectif d’une communauté.

                      L’art de Slimane Raïs est bien un art qui s’inscrit dans le champ social. Il détient même un caractère politique subtil, par le maillage social qu’il induit face au morcellement social qui s’accroît. Ce qui est étonnant, c’est qu’il y parvient sans agiter les problématiques collectives habituelles.

                      Il y parvient en parlant… d’amour, de chagrin, de rêve, de peur, d’émotion, de secret, d’intimité, bref, de ce qui constitue le tremblement le plus diffus d’une vie.

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                      • #43

                        Dimanche 3 février 2008 -- Les deux artistes sont revenus lundi au Centre culturel français d’Alger aux sources d’une musique qui ne cesse de prendre de l’ampleur. La ville latino-américaine, Buenos Aires s’est invité au CCF d’Alger. La salle était comble et le public qui y avait pris place était aussi comblé. Buenos Aires est la ville où le tango a pris racine et s’est propagé à travers le monde. La ville a influencé tous ceux qui s’y sont rendus, qu’ils soient du continent européen ou d’ailleurs. Les deux interprètes, un bandonéoniste-artiste qui joue d’un instrument inventé par un Allemand, Jérémy Vannereau, et un guitariste, Eric Franceries partagent ce goût pour le tango de la ville latino-américaine. Le duo de Buenos Aires, c’est beaucoup d’émotion en direct, de la passion et du bonheur à transmettre au public par ce style de musique, carrefour de la tradition créole et des influences culturelles immigrantes. Les influences y sont à coup sûr. Virtuose de la musique argentine, ce duo offre des harmonies d’une dimension rare, où le rythme ne s’essouffle jamais et, où les sonorités nous emmènent outre-Atlantique.

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                        • #44

                          Jeudi 7 février 2008 -- Le Centre culturel français d’Alger organise aujourd’hui à partir de 14h30 une conférence-débat sous le thème «Philosopher en Algérie : Michel Foucault : une pensée du sujet». Cette conférence sera animée par le professeur de philosophie et directeur de programme au Collège international de philosophie, Mathieu Potte-Bonneville.

                          L’étude sur le philosophe Michel Foucault a longtemps été interdite dans le programme universitaire. Aujourd’hui encore, rares sont les professeurs qui osent le citer ou faire référence à lui durant leurs cours. C’est pour cela que l’initiative du CCFA est plus que louable.

                          Michel Foucault est né en 1926 à Poitiers, dans une famille de notables de province. Il est mort il y a vingt ans tout juste. «Le compte rond peut laisser sceptique : parce que le poids d’une pensée ne se mesure pas en base dix, parce que les commémorations ennuient, où l’on dresse des icônes qui trop souvent dispensent d’agir et de comprendre.

                          Mieux vaudrait, à ce compte, rendre Foucault à sa pénombre, tenir secrète l’action qu’il exerce sur les chercheurs comme sur les militants, taire ses livres dont on ne se revendique pas, qui ne font ni courant ni école, livres qu’on lit très tard comme on tient une lampe allumée.

                          Mieux vaudrait parler du présent : on a l’âge de ses effets, et au diable les anniversaires», écrit Mathieu Potte-Bonneville dans la revue Vacarme. Cette conférence vise a mieux faire connaître les pensés de ce grand philosophe du XXe siècle.

                          D’ailleurs, longtemps identifiée à une étude structuraliste des règles anonymes du discours et de la société, la démarche de Michel Foucault accorde pourtant une importance centrale au problème du sujet. Comment sommes-nous amenés à nous poser comme les auteurs de nos paroles et de nos actes? Cette question court tout au long de l’œuvre de Foucault, soucieuse à la fois de déceler les illusions enveloppées dans cette attitude, et de rechercher, dans le jeu du discours ou aux marges des institutions, l’espace d’une liberté possible.

                          Il s’agit alors de montrer comment le sujet est construit et reconstruit par les savoirs, investi par les relations de pouvoir, et comment il entreprend de se transformer lui-même à travers les pratiques de soi. Enfin, il est indispensable d’assister à une conférence sans connaître son animateur.

                          C’est ainsi que nous dirons brièvement que Mathieu Potte-Bonneville a 38 ans. Il est agrégé, docteur en philosophie, est actuellement professeur en classes préparatoires (lycée Jean-Jaurès, Montreuil), et directeur de programme au Collège international de philosophie.

                          Il est également membre du comité de rédaction de la revue trimestrielle Vacarme, disponible en librairie et en ligne (Vacarme). Outre de nombreux articles, Potte-Bonneville a publié de nombreux ouvrages tels que Michel Foucault, l’inquiétude de l’histoire aux éditions PUF, en 2004, et Amorces aux éditions Prairies ordinaires, en 2006.

                          Il a également réalisé un livre d’entretiens avec l’éditeur Eric Hazan intitulé Faire mouvement aux éditions Prairies ordinaires, en 2005. Il publie en novembre 2007 aux éditions Prairies ordinaires, en collaboration avec l’historien Philippe Artières, le livre D’après Foucault.

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                          • #45

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