Announcement

Collapse
No announcement yet.

Centre culturel français d’Alger : Des activités variées et accessibles

Collapse
X
 
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts

  • #46

    Lundi 18 Février 2008 -- Les règles du savoir-vivre dans la société moderne est le titre de la pièce présentée, hier et aujourd’hui, au Centre culturel français dans le cadre de ses activités culturelles. Ecrite par Jean-Luc Lagarce et mise en scène par Laëtitia Mentec de la compagnie Léontine, cette œuvre a comme décor un “salon à l’allure très graphique mais aux limites indéterminées, La Dame parle des règles à suivre, pour vivre en bonne intelligence avec le monde d’aujourd’hui. Elle énumère des principes, des obligations, des impératifs administratifs, avec beaucoup de zèle, cherchant souvent le mot exact qui précise sa pensée”.

    Comment


    • #47

      Dimanche 24 Février 2008 -- Les amateurs de théâtre sont conviés ce soir à découvrir sur les planches, les péripéties rebondissantes d’une pièce théâtrale intitulée Opening Night, de John Cromwell, adaptée par Michel Carnoy et mise en scène par Jean-Paul Bazziconi. Résumé en quelques mots : “Étrange combat que celui de Fanny Ellis. Femme fatale, star déchue, qui se retrouve, l’espace d’une heure, face au miroir de sa vie. Alors, cette heure, celle de la dernière chance est aussi celle du bilan…”

      (places limitées)

      Comment


      • #48

        Dimanche 24 Février 2008 -- Après la présentation de la pièce de théâtre les Règles du savoir-vivre dans la société moderne, le Centre culturel français d’Alger (CCFA) renoue avec le 4e art aujourd’hui à partir de 19h30 avec Opening night de John Cromwell, une adaptation de Michel Carnoy. La mise en scène est élaborée par Jean-Paul Bazziconi, assisté de Joëlle Picaud, avec Marie-Christine Barrault et Michel Carnoy.

        La trame de l’histoire est essentiellement axée autour du personnage de Fanny Ellis. Cette dernière, après une cure de désintoxication, fait son retour au théâtre. Dans une loge minable, elle affronte ses anciens démons. L’amour, la passion, la fidélité d’Hector, son homme à tout faire, seront-ils assez forts pour aider Fanny à entrer sur scène ?

        Femme fatale, star déchue, elle se retrouve, l’espace d’une heure, face au miroir de sa vie. Alors cette heure, celle de la dernière chance, est aussi celle du bilan… L’heure d’affronter dans le miroir ce double fardé qui a toujours dirigé sa vie ; cet autre soi qu’elle connaît si bien et si mal ; cette star qu’elle a créée, tantôt aimée, tantôt haïe… L’alcool, l’aigreur, la peur… Continuer, pour cette folie de faire «le plus beau métier du monde» !

        «Quel bonheur pour le metteur en scène que je suis de pouvoir offrir aux spectateurs cet «envers du décor», cette humanité théâtrale, cette magie de l’instant qui n’appartient ordinairement qu’à moi, qu’aux régisseurs, qu’aux habilleuses, qu’à cette famille d’enfants privilégiés qui peuplent les coulisses de tous les théâtres du monde. Tous ceux qui vous disent «ce soir, on joue !», et qui trouvent un sens merveilleux à l’existence sur un rideau qui se lève…», déclare le metteur en scène Jean-Paul Bazziconi.

        Il reste à signaler qu’Opening night a été créée en 1968 à New York. La pièce, immédiatement retenue dans les dix meilleures pièces de l’année, servit de base au scénario du film de John Cassavetes, avec Gena Rowlands dans le rôle de Fanny Ellis. Sorti en 1978, il a été projeté au Festival de Cannes en 1992 et a obtenu ensuite un immense succès.

        Durant cette année, Marie-Christine Barrault avoue dans le journal Pariscope que «c’est un véritable rôle de composition».

        Enfin, quant au Magazine Elle, il commente en disant que «Marie-Christine Barrault excelle, comme Gena Rowlands autrefois, à traduire le désespoir d’une femme qui a sacrifié enfants et amours à sa carrière».

        Comment


        • #49

          Comment


          • #50

            Jeudi 28 février 2008 -- Le Centre culturel français d’Alger organise, aujourd’hui, à partir de 14h30 une conférence sur le théme de “ La Sociologie et société : réciprocité des influences et asymétrie des relations ”. Ce rendez-vous qui entre dans le cadre des activités culturelles du centre sera animé par Ali El Kenz, Professeur de sociologie à l’université de Nantes, directeur de recherches à l’IRD.

            Comment


            • #51

              Dimanche 2 Mars 2008 -- Le fameux film intitulé Au NON de Vinci, qui retrace l’histoire d’un ancien déserteur de l’armée française ayant rejoint les rangs du FLN pendant la guerre d’Algérie, sera finalement projeté à l’écran ce mercredi (19h) au Centre culturel français d’Alger, et ce, en présence du personnage principal du film, Claude de Vinci. De tendance communiste, cet ancien artiste du music-hall français, qui, à l’instar de nombreux intellectuels progressistes français de l’époque, s’était prononcé contre la guerre d’Algérie, déserta son contingent, en 1956 à Bordj Bou-Arréridj, pour rejoindre le FLN et servir fidèlement et longuement la Fédération de France du FLN comme “porteur de valises”. Le film a été réalisé par le jeune cinéaste Mebarek Menad et les commentaires sont de notre confrère Mohamed Haouchine. En cette occasion, le réalisateur du film souhaite la présence de nombreux historiens et d’anciens moudjahidine pour enrichir les débats et apporter des témoignages forts sur cette facette de la guerre d’Algérie.

              Comment


              • #52

                Mardi 4 Mars 2008 -- La littérature au féminin a été au centre de toutes les attentions, dimanche dernier, au Centre culturel français d’Alger. Et pour cause : une rencontre s’étalant sur toute la journée lui a été consacrée, sous le titre «écritures exutoires, écritures formatrices». L’initiatrice et principale organisatrice de ce rendez-vous littéraire n’est autre que l’écrivaine et enseignante de littérature à l’université d’Alger, Yamilé Ghebalou-Haraoui. La rencontre sera également animée par 9 autres femmes majoritairement universitaires, venues discourir sur des textes féminins qui les ont marquées.

                L’écriture féminine ne fait pas couler beaucoup d’encre dans la critique littéraire, ou du moins pas autant qu’en font couler les œuvres masculines. «Et pourtant, les femmes sont tout autant capables de créer des œuvres de grandes factures», dira d’emblée Naïma Bayhou, chargée de cours au département de français de l’université d’Alger qui ébauchera les échanges de cette rencontre.

                C’est quelque peu pour contrecarrer ce désolant constat que ces dix femmes sont venues proposer des lectures et des analyses de textes puisés dans la littérature féminine universelle. Ainsi, les conférencières s’intéresseront autant à des auteures reconnues, telles que la canadienne Nancy Huston, Marguerite Duras et Françoise Sagan, qu’à des écrivaines contemporaines qui s’inscrivent dans une nouvelle forme d’expression, à l’image de la jeune poétesse algérienne Samira Negrouche, de la journaliste chroniqueuse et romancière française Sophie Fontanelle, la de nouvelliste et romancière franco-algérienne Leïla Sebbar et des écrivaines Rajae Benchemsi (Marocaine) et Sylvie Germain (Française).

                Ainsi, Aïcha Dada, maître-assistante au département d’interprétariat, s’épanchera sur les chroniques épistolaires modernes de Sophie Fontanelle, et mettra en relief sa plume corrosive et burlesque qui «s’inscrit dans le tchiken littérature, autrement dit littérature de poulette». Un genre romanesque moderne qui répond aux «normes des romans à l’eau de rose, sauf qu’il contient plus d’épines que de roses», dira–t-elle.

                Manel Aït Mekideche, cadre supérieure dans une entreprise nationale, s’intéressera, elle, à l’exil créateur en abordant les mots et les maux de Nancy Huston et de Leïla Sebbar, à travers leur correspondance cristallisée dans un recueil intitulé Lettres parisiennes. Un recueil qui immortalise les échanges des deux romancières marquées par l’exploration d’elles-mêmes dans leur situation d’exil.

                Nassima Amrani, enseignante au département de français de l’université d’Alger, parlera, pour sa part, de la Québécoise Anne Hébert, à travers l’une de ses nouvelles, le Torrent, qui retrace par la voix d’un narrateur travesti - car le personnage masculin qui raconte l’histoire n’est autre qu’Anne Hébert elle-même selon l’analyse de l’enseignante - l’histoire d’un personnage qui vit sous l’emprise d’une mère tyrannique.

                Sous le titre Ecritures décisives, Feriel Oumsalem et Massiva Aït Ouarab, également enseignantes au département de français, s’intéresseront chacune, successivement, à Françoise Sagan et son écriture de soi et à l’autobiographie, l’autofiction et les jeux narratifs dans l’écriture formatrice de Marguerite Duras.

                A l’ombre de Grenade, le recueil de poésie de Samira Negrouche sera analysé par Fadela Chabane à travers une communication intitulée «Boire à la source du temps». Et la dernière communication de la rencontre sera consacrée à l’écriture devant la foi, sous les regards critiques de Latifa Mezali, enseignante à l’université d’Alger et de Yamilé Haraoui-Guebalou, organisatrice de la rencontre. Les deux oratrices examineront donc l’envers et l’endroit de la foi chez Rajae Benchemsi et Sylvie Germain.

                La rencontre a été vivement embellie par des interludes poétiques et musicaux de la troupe «Sœurs de plume» (accord). Cette troupe est constituée de deux musiciens avertis, d’un guitariste et d’un flûtiste, les frères Bouchakour, et de deux poétesses en herbe : Louisa Benissad et Naziha Attmani. Ainsi, au rythme des paroles proférées par les femmes présentes pour donner un espace privilégié aux écritures féminines, la troupe a interprété des pièces musicales et poétiques saisissantes. Une rencontre instructive, passionnée et artistique à la fois. A saluer !

                Comment


                • #53

                  Mercredi 5 Mars 2008 -- La star française du rock, Katel, animera aujourd’hui à partir de 19h30 un concert à la salle Ibn Zaydoun. Organisé par le Centre culturel français d’Alger (CCFA), ce concert clôturera une tournée effectuée le mois dernier dans plusieurs villes du Maroc.

                  Katel est une chanteuse française, révélée au public en 2006 par un titre interprété en duo avec Yann Tiersen, la Rade. Depuis, elle a enregistré deux albums : Katel, autoproduit en 2003, et Raides à la ville, en 2006.

                  A travers le concert qu’elle animera dans la capitale, vous découvrirez une chanteuse emportée dans son élan dès la première note. C’est une véritable tornade renversant tous les obstacles sur son passage, impossible à stopper à tel point qu’il est difficile de caractériser son style.

                  Frénétique, passionnée, puissante, persuasive, avec des mots durs et guitare orageuse, elle a pu à travers son dernier albums nous montré qu’elle peut maintenir une pression constante tout au long de son album. Avec sa guitare acoustique, elle ressemble à Dominique A, avec sa rage dégagée c’est presque le retour de Noir Désir.

                  Mais Katel se distingue par ses textes radicaux et par son envie a mordre à plein dents la vie qui l’entour et la consume. Si dans les années précédentes, les conditions et les relations humaines sont plus décrites à travers les livres, aujourd’hui nous l’apercevons à travers les phrases sans concessions de Katel.
                  Son terrain de guerre se porte essentiellement sur la condition de la femme. Souvent, ses textes sont défavorables aux hommes.

                  Calmée puis énervée par la présence masculine, Katel hait le mensonge (le somptueux One day), aime le romantisme tel sa chanson Quel animal vit.
                  Ainsi, nous découvrirons une chanteuse douée, alliant une rythmique rapide à un chant exprimant des idées fortes.

                  Ce concert vaut le détoure, car les amoureux du Rock, découvriront ses plus beau répertoire à l’instar de Carapace, poétique et lointain comme le chant d’une sirène, ou le Voyage impossible, torturée et brutale comme une furie indomptable, ou encore Tigres en papier perdue dans des pensées douces.

                  Enfin, Katel dégage une force hors du commun par son ton sec et tranchant.
                  Nous concluons en lui laissant la parole : «C’est un désir de transformer. J’ai la sensation que le monde est une matière, qui si je dois la vivre sans la transformer je risque de m’ennuyer un bout de temps. Je me sers alors de mes expériences, de mes lectures, de mes écoutes, de mon quotidien pour en faire quelque chose d’artistique. C’est une évidence depuis mon enfance : d’avoir envie de ne pas recevoir des choses telles qu’elles sont mais de les transformer.»

                  ***

                  One day




                  Raides à la ville



                  La vieille

                  Comment


                  • #54

                    Samedi 8 Mars 2008 -- Le film documentaire Au «Non» de Vinci, de Menad M’barek a été projeté mercredi au Centre culturel français d’Alger. La projection a eu lieu en présence du réalisateur, du personnage principal, Claude Vinci, et de l’historien Daho Djerbal qui a animé les débats qui s’en sont suivis. Avant de laisser place à la projection de ce film documentaire, M. Daho Djerbal a souligné l’importance de ce genre de réalisation cinématographique, affirmant que «ce film relève non seulement de l’histoire, mais aussi d’un devoir de mémoire, car il rétablit une certaine vérité, celle portant sur les Français qui ont refusé de participer aux côtés des troupes militaires coloniales à la guerre d’Algérie».

                    Quant à Claude Vinci, âgé de 76 ans, il a témoigné avec beaucoup d’émotion de sa participation à la guerre d’Algérie aux côtés des Algériens. «Ma désertion s’est faite de façon naturelle, d’autant plus que j’étais un militant communiste et que j’avais rejoint la résistance durant la Seconde Guerre mondiale pour lutter contre l’occupation allemande. Après avoir consulté la cellule de ma formation politique, le Parti communiste français (PCF), à propos de mon rappel dans les rangs de l’armée pour partir en Algérie, un vote a été organisé, à l’issue duquel 19 personnes contre 3 ont décidé de ma participation pour soi-disant inculquer les idées communistes aux militaires français», a révélé Claude Vinci. Arrivé en Algérie, il ne perçoit pas immédiatement le déroulement d’une guerre.

                    Et à Claude Vinci de relater : «Les premiers jours, nous étions en vacances. Il faisait beau, nous nous baignions dans un lac, près de Msila. Jusqu’au jour où, le 8 août 1956, on convoqua notre compagnie, pour rejoindre des régiments de parachutistes et de légionnaires, à bord de 5 hélicoptères. A notre arrivée, à l’entrée de Tizi Ouzou, au lieu dit Les portes de fer, nous avons assisté pour la première fois à un massacre. L’armée française, comme de véritables SS, ont tué des femmes et des enfants à l’aide de lance-flammes. Ils ont quasiment incendié tous les douars de la localité, au nombre de 5. J’ai essayé de tirer sur ces SS mais ma mitraillette s’était enrayée. Tout le monde m’avait vu. Le soir même, je décidais de déserter. Ce que fis en prenant le train, à 6 h, à destination d’Alger.»

                    Arrivé à Alger, il n’hésite pas à contacter des éléments du Parti communiste algérien (PCA). Il leur demande de le mettre en contact avec des responsables du FLN et de l’ALN, pour faire avec eux la révolution. Selon Claude Vinci, ces derniers lui suggèrent de repartir vers son pays pour intégrer la fédération FLN de France. Il y militera jusqu’à l’indépendance. Son combat pour la libération des peuples colonisés ou opprimés n’en est pas resté là, puisque il n’hésitera pas à rejoindre le groupe de Mohamed Boudia qui a milité pour la cause palestinienne jusqu’à son assassinat par le Mossad en 1973.

                    A travers ce film, le réalisateur Menad M’barek a indiqué vouloir «ne pas laisser réduire au silence les mémoires». Au «Non» de Vinci retrace le destin particulier de Claude Vinci, un jeune appelé de l’armée française, mobilisé durant la guerre d’Algérie et qui décida de déserter. Il finira par être porteur de valise à la fédération FLN de France. Un homme qui, face au diktat du colonialisme, n’a écouté que sa conscience, comme bien d’autres. Ni dans les livres ni dans les documentaires télévisés, nous ne retrouvons trace de ces personnes qui ont participé au combat pour l’indépendance de l’Algérie. Claude Vinci, Henri Maillot, Yveton… tant de personnes oubliées ou marginalisées par l’histoire. Le film documentaire de Menad M’barek est très important en ce sens qu’il contribue à faire sortir de l’anonymat de grandes figures historiques.

                    Comment


                    • #55

                      Lundi 10 mars 2008 -- Le centre culturel français d'Alger (CCFA) organise dans le cadre de ses activités artistiques une rencontre sous le titre, "D'Eschyle à Malraux." Ce rendez-vous, qui se déroulera aujourdhui à partir de 19h30, sera animé par l'écrivain Mohamed Kacimi de coincert avec le journaliste Ameziane Ferhani.

                      Demain à partir de 17h et jeudi à 14h30 toujours au Centre culturel français une conférence autour du thème "Journalistes, des mots et des doutes" sera proposée par le journaliste Henry Weill.

                      Comment


                      • #56

                        Lundi 10 Mars 2008 -- Le Centre culturel français d’Alger a préparé pour cette semaine et durant trois jours un programme riche et varié dans plusieurs domaines. Ce programme attendu spécialement par les universitaires va débuter aujourd’hui à partir de 19h30 avec des lectures de Mohamed Kacimi de son livre D’Eschyle à Malraux.

                        La plupart des gens savaient que Voltaire, Hugo, Gide ou De Gaulle avaient des idées sur les Arabes. Mais rares sont ceux qui entendaient parler d’Eschyle, de Luther, de Diderot, de Kafka, de Claudel ou encore de Stendhal qui, en 1822, s’écriait : «J’aimerais mieux être Arabe du Ve siècle qu’un Français du XIXe siècle.» Au hasard de ses recherches avec Chantal Dagron, Mohamed Kacimi a récolté, de l’Antiquité à nos jours, dans la littérature occidentale, des centaines de citations très contrastées sur les Arabes, l’islam, le coran, Mohamed. Tout y défile, depuis l’admiration béate jusqu’à l’aversion irrémédiable, quand ce ne sont pas ces deux attitudes chez le même écrivain : Flaubert par exemple, fou d’Orient au point de regretter le dévoilement des femmes ou demandant de raser La Mecque pour mettre fin au fanatisme. Le seul sentiment absent est l’indifférence : l’Arabe peut être à nos yeux, l’autre par excellence. Il n’en est pas moins l’étranger le plus proche physiquement de l’Occident depuis quinze siècles, et aujourd’hui plus que jamais.

                        Mohamed Kacimi reviendra demain à partir de 17 h pour une rencontre avec Ameziane Ferhani, journaliste. Poète, romancier et dramaturge, Mohamed Kacimi El-Hassani est né en 1955 à El-Hamel (Bou Saada) dans une famille de théologiens. Parfait bilingue, il a étudié à la medersa et à l’école française. Après une licence de littérature française à l’université d’Alger, il s’installe à Paris en 1982. Il a publié deux romans, le Mouchoir (L’Harmattan, 1987) et le Jour dernier (Stock, 1995) ainsi que deux essais. Il collabore également à des journaux et à la radio France Culture. Dans les années 1990, il s’oriente vers l’écriture dramaturgique. Sa pièce, 1962, obtient le prix Lugano du théâtre. Avec Babel taxi et la Confession d’Abraham, son univers théâtral, entre l’actualité et l’histoire, confirme son originalité. Traduites en plusieurs langues, ses pièces sont jouées en Europe, aux États-unis... En tant que responsable de l’association internationale, Écritures vagabondes, il a initié des chantiers de théâtre au Liban, en Syrie, dans les Territoires palestiniens, au Maroc et au Canada.

                        Enfin, le dernier jour de ce programme est le jeudi 13 mars à partir de 14h30 avec une conférence débat animé par le journaliste Henry Weill autour du thème : «Journalistes, des mots et des doutes». L’image des journalistes est brouillée. Internet est roi, la «blogosphère» offre à chacun «l’opportunité» de devenir journaliste. Demain, si ce n’est aujourd’hui, tous journalistes…Ce serait si simple !

                        Pourtant, cette ère nouvelle peut renforcer les journalistes dans leur capacité à remplir cette mission essentielle : informer. S’appuyant, ainsi sur des méthodes qui ont fait leurs preuves : vérifier, croiser, douter. En utilisant une langue efficace débarrassée des approximations et des tics de langage. En évitant d’être suivistes. En ne se faisant pas dévorer par la pensée unique. En polissant la formation des futures consœurs et confrères. En respectant enfin une indispensable éthique.

                        Comment


                        • #57

                          Lundi 24 Mars 2008 -- Le centre culturel français organise aujourd’hui et demain à partir de 19h30 la présentation d’une pièce théâtrale qui s’intitule, Anna et ses sœurs. La conception ainsi que la mise en scène de cette œuvre est de Géraldine Bénichou du Théâtre du Grabuge avec Madeleine Assas - Salah Gaoua (chant) et Philippe Gordiani (guitare électrique). Jeudi prochain le CCF propose une conférence sous le thème “ Pierre Vidal-Naquet, l’engagement et l’histoire” animée par l’historien Gilles Manceron.

                          Comment


                          • #58

                            Mercredi 26 Mars 2008 -- La pièce de théâtre Anna et ses sœurs a été présentée lundi au Centre culturel français d’Alger et le sera encore ce soir. La pièce nous en met plein la figure : tout ce qui s’y déroule rappelle un passé qui ne passe toujours pas et ce présent pesant. Dès l’abord, le metteur en scène, Géraldine Benichou, en fera la genèse. Elle utilisera à dessein les témoignages de sa grand-mère, Anna, juive de Tlemcen, qu’elle « contraindra » à parler. Anna s’est toujours tue sur « son existence algérienne ». L’ayant fait, elle parlera de ses rapports avec les Arabes, pas toujours paisibles, et de cette haine intercommunautaire qui s’est installée à cause de la guerre d’Algérie. Tour à tour, l’actrice, Madeleine Assas, fera sien le destin d’Anna et des femmes qui se sont retrouvées en France pour des raisons différentes. La voix de Gaoua Salah s’est superposée à celle d’Anna avant de finir par s’y confondre. L’acteur qui s’est trouvé sur un fauteuil à bascule, parlera de « ses » douleurs et « ses » pensées. A ces témoignages d’une pied-noie loquace, s’est ajouté celui de beaucoup de « sœurs » avec qui elle partage un destin : celui du départ et des questionnements sur cette terre de France. Ces femmes choisissent le départ souvent sous la contrainte. L’existence les y oblige. Mais la réalité hexagonale est tout autre, on y est confronté, selon elles, à la bureaucratie et aux préjugés. Deux questions sont mises en évidence par l’actrice qui ne se fait pas violence en « s’appropriant » les souffrances des « sœurs » : comment naît-on Français et comment le devient-on ? L’identité est d’être au centre de cette pièce qui pose plus de problèmes qu’elle ne peut en résoudre. Mais est-ce son rôle ? Toutes les sœurs parlent l’histoire personnelle qui se confond avec celle des nations, africaine, asiatique, ou encore celle des anciennes républiques populaires de l’Europe de l’Est. A tous ces témoignages qui « ressassent » souvent des clichés sur le fait migratoire, une complainte essayera d’apporter l’apaisement sans trop y parvenir. Les textes de Idir chantés par Gaoua sont, par moments, « en décalage » avec la « trame » de la pièce. Un aller-retour vers Anna « court » tout au long de la pièce. La fin nous rappelle que cette réalité relatée est très franco-française, mais nous sommes affrontés à elle parce que beaucoup des nôtres veulent être de ce côté-là de la mer sans y parvenir.

                            Comment


                            • #59
                              Fella Bouredji :


                              Mercredi 26 Mars 2008 -- C’est dans la salle de spectacle archicomble du Centre culturel français d’Alger que la compagnie «le théâtre du Grabuge» s’est évertuée, lundi dernier, à émouvoir, faire rire, interpeller et faire chavirer un public algérois venu nombreux découvrir son dernier spectacle. Une mise en scène saisissante où se mêlent documents sonores, images projetées sur l’arrière-scène tapie de blanc, déclamations de textes, accompagnement musical et puis jeu théâtral, le tout sous le titre évocateur de Anna et ses sœurs. Le décor est planté, la guitare bien accordée, les comédiens en place et le public patiemment installé.

                              Mais avant que la lumière n’éclaire la scène, Géraldine Bénichou, metteur en scène et conceptrice du spectacle, tient tout d’abord à s’adresser à son public, notamment pour l’éclairer sur l’origine de cette création. «C’est un projet qui est né ici même en Algérie, il y a deux ans, lorsque la troupe était venue présenter sa pièce Cri d’Antigone.» Marquée par le voyage effectué en Algérie, la terre qui a vu naître sa grand-mère, dès son retour en France, la responsable de la compagnie entreprendra avec sa grand-mère une conversation qui soulèvera bien des interrogations dans son esprit tarabusté par les réalités contemporaines.

                              Des interrogations sur l’exil, l’identité et l’immigration qui constituent la genèse de son spectacle. Ainsi, pour avoir des réponses à ses questions, Géraldine Bénichou fera parler une vingtaine de femmes étrangères installées dans l’Hexagone. Et les paroles de ces femmes en situation d’exil prendront toutes les formes dans le jeu de la comédienne principale, Madeleine Assas. Une comédienne qui s’est laissé habiter par l’expérience intime de chacune de ces femmes. Amour, mariage, traditions coercitives, conditions difficiles des femmes, convictions religieuses, et puis surtout circonstances douloureuses, parfois même déchirantes, de l’exil seront les thèmes qui alterneront à travers les voix des femmes venues de Turquie, du Soudan, du Congo, du Maroc, du Rwanda, d’Afghanistan, du Togo, ou encore d’Algérie s’installer en France, terre de tous leurs espoirs de liberté et de paix.

                              Les voix de ces immigrées se confondront avec celle de la comédienne pendant que des images très évocatrices seront projetées sur l’arrière-scène. Celles d’un formulaire de demande de naturalisation à la nationalité française, différents graffitis mais aussi l’image de la bouche vieillie et des mains ridées de la grand-mère. La grand-mère dont le discours raciste représente le fil d’Ariane de tout le spectacle. Ainsi, l’enregistrement de la conversation qu’a eue Géraldine Bénichou avec celle qu’elle appelle candidement sa «mamie» sera diffusé tandis que Salah Gaoua le reprendra tout en jouant son rôle.

                              La plupart du temps, la pièce sera doublée, puisque le texte enregistré est repris et joué par l’un ou l’autre des comédiens, en synchro ou par écho. Le tout saccadé par des interventions musicales de la voix vibrante de Salah Gaoua qui a interprété plusieurs chants kabyles et même l’hymne national algérien, et des tonalités rythmiques de la guitare électrique de Philippe Gordiani qui est même intervenu à certains moments dans le jeu théâtral. Un spectacle qui a captivé le public.

                              D’autant plus qu’il était porteur de problématiques actuelles qui nous renvoient forcément aux idées véhiculées par les différentes politiques d’immigration et les illusions et espoirs qui secouent bien des candidats au grand départ. Ainsi, durant plus de deux heures de mise en scène, les personnes présentes ont été ballottées entre rire, dérision, émotions très vives et gravité saisissante. Un spectacle riche et évocateur. A saluer.

                              Comment


                              • #60
                                Farah Bachir-Chérif :


                                Mercredi 26 Mars 2008 -- Après des études de philosophie, Géraldine Bénichou fonde, à Lyon en 1996, «le théâtre du Grabuge» avec Lancelot Hamelin. En 2003, elle intègre l’Unité nomade de formation à la mise en scène du Conservatoire de Paris. Dans ce cadre, elle participe à des stages de mise en scène sous la direction d’Alain Françon, Bob Wilson Claude Strazt, Ludovic Lagarde et Kristian Lupa.

                                Après avoir travaillé sur des textes de Marie-Louise Fleisser, Bertolt Brecht, Marguerite Yourcenar et Lancelot Hamelin, elle s’engage dans une démarche de création à la croisée de récits fondateurs et de paroles contemporaines. Et c’est lundi dernier, au Centre culturel français d’Alger, que Géraldine nous a présenté sa pièce théâtrale Anna et ses sœurs qui parle de femmes ayant souffert de l’exil, dont sa grand-mère, une française juive née à Tlemcen. Avec la création d’Anna et ses sœurs, Géraldine Bénichou aborde l’exil et l’immigration à partir d’une interview de sa grand-mère juive d’Algérie et de témoignages d’une vingtaine de femmes immigrées qu’elle a rencontrées au cœur de l’agglomération lyonnaise. A partir des paroles de ces femmes, la création Anna et ses sœurs est une tentative d’ouverture à des réalités intimes et sociales de l’exil et de l’immigration.

                                Après le spectacle, Géraldine a invité les personnes présentes à participer à un débat. Assise d’une manière très décontractée sur le rebord de la scène, ni micros ni distance entre elle et le public. L’échange était libre et ouvert. En répondant aux questions, elle explique le choix de la langue kabyle dans les chants interprétés par Salah Gaoua. Elle dira qu’elle voulait simplement le laisser s’exprimer dans sa langue maternelle, comme toutes les autres femmes. Interrogée sur l’absence de la femme palestinienne dans cette pièce, Géraldine Benichou répondra qu’elle n’a pas eu l’occasion d’en rencontrer, en soulignant qu’il n’y a aucun message politique dans sa pièce, qu’elle veut juste donner la parole aux femmes. Et que le seul message qu’elle veut transmettre c’est le sentiment.

                                Comment

                                Unconfigured Ad Widget

                                Collapse
                                Working...
                                X