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Centre culturel français d’Alger : Des activités variées et accessibles

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  • #91

    Lundi 3 Novembre 2008 -- Le Centre culturel français d’Alger poursuit sa programmation culturelle, avec deux représentations, ce soir et demain (à partir de 19h), du spectacle Audiberti et fils. Ce spectacle est tiré d’un texte de Jacques Audiberti, Mathias et Marcel Marechal, et dont l’adaptation théâtrale est signée François Bourgeat. Audiberti et fils est un spectacle qui joue à la fois sur cette filiation spirituelle entre un poète, Audiberti, et un metteur en scène et sur le lien qui unit Marcel Maréchal et son fils Mathias Maréchal. Puisant dans les pièces, mais aussi dans les romans, les poèmes, les essais, les interviews, François Bourgeat imagine un dialogue entre père et fils. L’entrée est libre et gratuite.

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    • #92
      Kahina Hammoudi :


      Lundi 3 novembre 2008 -- Le Centre culturel français d’Alger (CCFA) organise cette semaine deux activités culturelles différentes mais liées par les réflexions philosophiques auxquelles elles nous mènent. La première consiste en la représentation aujourd’hui et demain à partir de 19 heures de la pièce de théâtre Audiberti et fils. La seconde manifestation fait partie du cycle philo et consiste en une conférence-débat animée par Catherine Millot, écrivain et psychanalyste, jeudi 6 novembre à partir de 14h30, autour du thème «Jacques Lacan, un psychanalyste entre philosophie et science».

      Audiberti et fils est une pièce créée d’après le texte de Jacques Audiberti, avec Mathias Maréchal et Marcel Maréchal. L’adaptation théâtrale est réalisée par François Bourgeat. «Quel avenir ? Quel progrès ? Parlons plutôt de bifurquer», affirme au début Jacques Audiberti. Audiberti et fils est un spectacle qui joue à la fois sur cette filiation spirituelle entre un poète et un metteur en scène et sur le lien qui unit Marcel Maréchal et son fils Mathias. Puisant dans les pièces mais aussi dans les romans, les poèmes, les essais, les interviews, François Bourgeat imagine un dialogue entre père et fils, sans se priver du plaisir de faire malicieusement intervenir, dans cette libre fantaisie théâtrale, Audiberti lui-même… ou la divinité suprême...

      De l’enfance à Antibes aux derniers jours, ce spectacle est une traversée sensible du pays « audibertien ». Ce pays est le nôtre, partagés que nous sommes sans cesse entre souffrance et jouissance, révolte et émerveillement. Un pays de mots recréés par un immense écrivain qui ne peut s’empêcher pourtant de se demander si la poésie a encore sa place dans notre monde d’écrans et de carnages. En faisant entendre aujourd’hui la parole d’Audiberti, Marcel Maréchal retrouve le poète qui fut et reste pour lui, au-delà de la mort, l’ami, le complice et l’inspirateur. En 1963, Marcel Maréchal créait à Lyon le Cavalier seul, le chef-d’œuvre d’Audiberti, qu’il jouera en 1973 à Avignon, dans la cour d’honneur du palais des Papes, puis en Russie, en Amérique du Sud et, en 1983, dans une nouvelle version, au Théâtre national de Marseille / La Criée qu’il dirigeait alors. Marcel Maréchal a mis aussi en scène les Femmes du bœuf, l’Opéra du monde, la Poupée (en 1968, à Lyon, provoquant alors un beau scandale !), l’Opéra parlé et Quoat-Quoat. Jacques Audiberti est né à Antibes en 1899. Son père était maçon. Il est mort en 1965.

      Le reste des propositions au public consiste en une conférence-débat animée par Catherine Millot autour du thème «Jacques Lacan, un psychanalyste entre philosophie et science». Cette dernière va nous éclairer sur la pensée de Jacques Lacan, ainsi que ses travaux qui ont servi plusieurs spécialités dans les sciences sociales. Jacques Lacan, disparu en 1981, se donnait le programme, en apparence modeste, de faire un retour à Freud, car il lui semblait que la psychanalyse telle qu’elle se pratiquait dans les années cinquante du XXe siècle s’écartait des conceptions de Sigmund Freud. La pensée de Jacques Lacan, riche d’une culture philosophique, scientifique et littéraire considérable, s’est proposée de clarifier la psychanalyse freudienne en l’articulant autour de trois notions clés : le réel, le symbolique et l’imaginaire.

      Un des séminaires édités de Jacques Lacan porte d’ailleurs comme titre RSI. C’est de cet apport théorique ainsi que de la conception de la «cure» que parlera Catherine Millot. Elle évoquera aussi la religion et la mystique, deux sujets qui lui sont chers et auxquels elle a consacré son dernier livre. Cette préoccupation n’était d’ailleurs nullement étrangère à Lacan qui aimait à se gausser de l’athéisme facile, si répandu chez «les modernes», Le débat entre « Lacaniens et freudiens, fait autant rage qu’à ses débuts ».

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      • #93

        Jeudi 6 novembre 2008 -- Le Centre culturel français d’Alger a reçu la compagnie théâtrale Tréteaux de France pour deux représentations consécutives (lundi et mardi), de la pièce Audiberti et Fils, qui retrace le parcours du poète Jacques Audiberti à travers des séquences de sa vie et de ses œuvres. Adaptée et mise en scène par François Bourgeat, le spectacle d’une heure est, en fait, un collage de plusieurs textes du poète, écrivain et dramaturge Jacques Audiberti, dans lequel Bourgeat divise sa vision en deux axes : il joue à la fois sur le lien spirituel entre un poète et un metteur en scène, ainsi que sur les rapports entre un père et son fils. Vision concrétisée non seulement par la force du texte et la présence des deux comédiens, mais aussi grâce au lien qui les unit, car les deux acteurs, à savoir Marcel Maréchal et Mathias Maréchal sont liés artistiquement sur scène, par et pour le théâtre, mais ils sont aussi père et fils.

        La première scène de la pièce précipite le spectateur dans le vif du sujet. Un vieil homme, Jacques Audiberti, sans l’ombre d’un doute, vêtu en noir avec un chapeau sur la tête et des lunettes de soleil pour se protéger du monde extérieur et mettre de la distance par rapport à ces propos. L’homme est aigri et blasé. Il ne croit plus en rien et remonte vers ses belles années par l’arme du souvenir. Un autre, plus jeune et habillé en blanc, se tient debout à ses côtés, déchaussé. Ce jeune homme prénommé “Damase” est un personnage fou qui ne dialogue pas avec Audiberti, et ne commence à exister qu’à partir du moment qu’il met des chaussures. Le personnage fou se transforme en fils et Jacques Audiberti en père. Par les liens familiaux qui les unissent, les deux comédiens ont donné plus de force, de crédibilité et de sensibilité à la scène qu’ils interprétaient. Le public est ensuite revenu à Audiberti par le biais d’un entretien que le poète a réalisé avec un journaliste.

        Jacques Audiberti fut un écrivain aux multiples facettes puisque dramaturge, poète et romancier a vu le jour le 25 mars 1899 à Antibes, dans les Alpes-Maritimes ; il est mort le 10 juillet 1965 à Neuilly-sur-Seine. Son écriture retrace ses plaisirs, ses découvertes ou encore ses colères. Jacques Audiberti a marqué son encrage dans la langue et dans la culture du voyage. Il a d’ailleurs été donné à voir l’engagement du poète dans sa jeunesse par les mots qu’il considérait comme arme unique et invisible contre tout, contre tous et contre le mal. La pièce revient aussi sur le désengagement d’Audiberti, sa désespérance et sa déception du genre humain, à travers un extrait de son chef-d’œuvre théâtral le Cavalier seul, qui retrace la résurrection de Jésus et sa “démission” du genre humain. L’exceptionnel dans la représentation est que son auteur a réussi à ressusciter, l’espace d’une heure, Jacques Audiberti qui a, dans des envolées lyriques et poétiques, rappelé que “le poète était un exilé de l’humanité” et qu’“au-delà de la poésie, il y a la folie et Artaud et même Van Gogh l’ont compris”.

        En plus d’une réflexion sur le poète et sa place sociale, Audiberti et Fils effleure le thème de la réconciliation qui touche particulièrement l’Algérien et ce, à travers la rencontre du bourreau et sa victime. Les deux comédiens ont interprété leur rôle dans une grande fragilité et avec de la pudeur même. Outre son physique de jeune premier, le comédien Mathias Maréchal a séduit par son jeu sur le burlesque. C’est lui qui menait le jeu et son père, Marcel Maréchal suivait. Le rythme d’ailleurs était changeant, et le public a été tenu en haleine du début à la fin. Audiberti et Fils fut un beau moment de théâtre, une grande leçon de vie ponctuée par des airs de musique italienne, exotique (réalisé par François Fayt qui a assuré le montage) représentative de toute l’authenticité et de la fragilité du poète Jacques Audiberti. Le public algérois aura découvert ou retrouvé le poète qui a osé s’égarer au-delà de la folie.

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        • #94
          Sara Kharfi :


          Mardi 16 Décembre 2008 -- Le Centre culturel français d'Alger accueille la compagnie théâtrale palestinienne Al-Hakawati pour deux représentations consécutives (hier ainsi qu’aujourd’hui) de la pièce Une mémoire pour l’oubli, d’après le texte de Mahmoud Darwish. Mis en scène par Amer Khelil et François Abou Salem et interprété par ce dernier, le monologue Une mémoire pour l’oubli replonge le spectateur dans le contexte d’août 1982, dans la ville de Beyrouth, lorsque les autorités israéliennes assiégeaient cette ville. Le monologue met en scène un poète exilé dans sa chambre au 8e étage durant ces évènements. Mais au-delà de tout cela, le monologue traite de l’exil intérieur d’un poète, à savoir un être pas tout à fait comme les autres car sensible et avisé. Le poète entame ses pérégrinations mentales par la mort… Il parle du jour de sa mort. Celle-ci devient donc un début et non une fin ou une finalité. Après avoir réalisé qu’il était bien en vie, en chair et en os, le poète pose la problématique du souvenir et de la mémoire. Peut-on se rappeler de chaque détail d’une situation ? Selon la pièce, la réponse est malheureusement non. Malgré la vivacité du souvenir, il ne peut effectivement pas restituer les odeurs. Par exemple, pour l’odeur du café, on peut revoir la cafetière, se voir en train d’apprécier le goût, mais l’odeur reste insaisissable. Plus tard, le poète parle de la guerre, avec comme bruit de fond, le son des avions et des bombardements. En fait, la vie avant la guerre ressemble aux odeurs qu’on n’arrive pas à restituer. Elle est insaisissable et imperceptible surtout pour des gens qui n’ont connu que chaos depuis qu’ils ont vu le jour. Une mémoire pour l’oubli ne s’enferme dans aucune forme particulière, mais il y a une certaine expérimentation, pas très évidente. Le texte est en arabe. Dit ou déclamé par François Abou Salem, Une mémoire pour l’oubli garde tout son charme et toute sa beauté.

          À ne pas manquer ce soir à 19h, si vous avez raté la représentation d’hier.

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          • #95
            Fella Bouredji :


            Mercredi 17 Décembre 2008 -- Le froid mordant de ces derniers jours a dû en dissuader plus d’un de s’aventurer dans les rues d’Alger le soir. Ils n’étaient, effectivement, pas nombreux à se rendre au Centre culturel français d’Alger lundi dernier et, pourtant… le programme de la soirée valait le déplacement et la peine d’être vu. Sur scène, la compagnie El Hakawati avec François Abou Salem pour une adaptation d’une des œuvres en prose de l’une des figures de proue de la poésie arabe contemporaine, Une mémoire pour l’oubli, du défunt Palestinien Mahmoud Darwich.

            L’œuvre de Darwich porte les traces incontestables de son engagement pour la lutte du peuple palestinien, et elle a la particularité d’être essentiellement poétique. Mais le texte que Amir Nizar Zuabi et François Abou Salem ont décidé de mettre en scène est un écrit en prose paru en 1987 qui est passé presque inaperçu. C’est parce que c’est un texte plein d’intimité et différent de la poésie habituelle de Darwich que l’idée leur est venue de le mettre en scène. La première représentation a eu lieu l’an dernier à Jéricho en présence même de Mahmoud Darwich avant que la mort l’emporte. Et d’après le comédien qui interprète son rôle dans le monologue, le défunt poète avait particulièrement apprécié la mise en scène.

            Après avoir été interprétée dans plusieurs pays arabes, en France et en Belgique, la mise en scène a été proposée au public algérois, lundi et hier. 19 heures passées, la salle de spectacle du CCF est vite plongée dans le noir. C’est un bruit d’explosion qui fait sursauter le public présent en marquant le début du soliloque de la soirée. Sur scène, deux murs blancs se font face et des centaines de livres jonchent le sol. Un corps se jette brutalement sur scène comme propulsé par l’effroi. Le comédien se lève et commence à projeter sur son public des éclats de poésie, des fulgurances qui font longtemps hésiter entre amertume, cynisme et joie insensée. Plus d’une heure durant, celui qui incarne le poète palestinien en exil laissera le public chanceler entre des scènes d’un comique extravagant et d’autres d’une gravité émouvante, et le tout dans les deux langues, arabe et français, en alternance et dans une diction impressionnante.

            Dans son intégralité, le monologue représente des moments de forte tension, une atmosphère de violence. C’est que le texte traite d’un moment triste de l’histoire : l’invasion du Liban par les troupes israéliennes qui assiégèrent Beyrouth en 1982, à l’époque où la résistance palestinienne avait fait de la capitale libanaise son quartier général. Le poète exilé de Palestine, claquemuré dans son appartement du huitième étage, assiste impuissant et désabusé, à l’éclatement autour de lui de la violence avec son lot d’explosions, ses odeurs funestes et son ciel assombri de missiles. Interprète et metteur en scène franco-palestinien, François Abou Salem a saisi l’auditoire à travers ce texte peu connu de Mahmoud Darwich qui, en plus de dénoncer l’absurdité et la violence, rappelle les interminables affres que vit le peuple palestinien.

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            • #96

              Jeudi 8 Janvier 2009 -- Le Centre culturel français organise le jeudi prochain une exposition de photos de l’artiste photographe Ferrante Ferranti, qui accompagne les sentiers empruntés par le mystérieux artiste soufi, Rachid Koraïchi. L’exposition suit les traces de trois personnages illustres qui ont pour chacun une expression particulière. Des photos qui abordent le thème délicat de la prose mystique et de lieux divers inscrits dans la délicate option de la méditation effective et de la spiritualité. Le produit est un livre qui, entre photos et texte, nous mène dans un délicat voyage empreint de sagesse. Les trois acolytes de la paix, qui montrent la route au photographe, laissent leur pas à l’immortalité. Il faut dire que Ferrante Ferranti, le photographe témoin, est né à Annaba (Algérie) d’où il est parti très jeune ; il vient, à la redécouverte de son pays et de son histoire, sur le chemin de Rachid Koraïchi. Les photos prises à l’occasion de ce voyage et représentant le tombeau des ancêtres, la tombe des 7 dormants, le cimetière des Koraïchites, des images du désert environnant, des images de la tidjania ainsi que le rituel soufi, seront intégrées à l’exposition et au catalogue lors de la présentation du jeudi 15 janvier 2009.

              En ce qui concerne le deuxième acolyte, il s’agit de Farouk Mardam Bey, natif de Damas (Syrie), issu d’une très ancienne famille syrienne, il est le mieux à même d’inscrire cette aventure dans la cité millénaire de Damas en évoquant la mémoire de ces artisans aux doigts magiques installés au pied du mausolée d’Ibn Arabi, de la mosquée des Omeyyades… Quant au dernier personnage, il est illustré par le dramaturge et écrivain Mohammed Kacimi, natif d’Algérie, lui-même issu d’une confrérie soufie (El Hamel), qui raconte le compagnonnage que Rachid Koraïchi entretient depuis tant d’années avec les grands mystiques tels que : Al-Hallâj, Attar, Sidi Abû Madyân, Al Rûmi, Râbiâ al-Âdawiya… L’histoire de l’Algérie qu’ils ont traversée ensemble (avant et après l’indépendance et pendant la période troublée du terrorisme islamiste) conduit ces deux artistes algériens à chercher les moyens de donner une image de l’islam réel, tel qu’il est aussi vécu, entouré de tolérance, d’ouverture et de bonheur. Une exposition viatique qui sera la bienvenue par sa bonté en attendant, que la paix revienne dans les esprits puissants de ce bas monde si violent.

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              • #97
                Jaoudet Gassouma :


                Mardi 20 Janvier 2009 -- Le Centre culturel français d’Alger renoue avec la tradition jazzy, en organisant ce jeudi 22 janvier à 19 h à l’Office Riadh El-Feth, et plus précisément à la salle Ibn Zeydoun un concert avec «Le trio Punjab». Il est formé de musiciens explosifs au jazz multicolore. Il est animé et vivifié par les électrochocs musicaux les plus fous, produits par les musiciens. Il est question de Cyril Benhamou, au piano et à la flûte, accompagné, de Jules Bernable à la basse, François Rossi à la batterie. Le leader du trio est en fait un électron libre de la scène musicale marseillaise, Cyril Benhamou a multiplié les collaborations. Il adopte Julien Lourau, Docteur L, Gustavo Ovalles, David Walters, Dj Oil,Iam. Il joue également au sein de ses propres formations : Al Benson Jazz Band, Namasté ! Sugar Song et In & Out, avec lequel il remporte le grand prix SACEM de la composition, lors du concours de musique organisé à La Défense, à Paris, en 2006. Élevé en liberté et nourri de toutes ces influences, son nouveau projet se veut résolument électrique, rock, énervé et urbain. Auprès de François Rossi à la batterie et de Jules Bernable à la basse électrique, il forme un trio fusionnel. Musiciens baroudeurs, ayant exploré ces dernières années des univers musicaux éclectiques, notamment l’improvisation en solo, François et Jules forment une rythmique explosive sur laquelle s’appuient les claviers pluriels de Cyril. Pourquoi Punjab ? Parce que ça claque ! Dans ce nouvel objet sonore, uniquement bâti autour de compositions originales, Cyril B. nous montre son côté sombre, la face cachée de sa musique. Le trio a pris rendez-vous avec le public pour partager un moment fusionnel avec les amateurs de jazz les plus accomplis et les plus exigeants. La confrontation se fera à armes égales : musique énervée contre oreilles attentives. Le duel commencera à 19 h. le billet d’entrée est à 200 DA. Prenez vos marques et courez à la salle Ibn Zeydoun, le jazz en dépend !

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                • #98

                  Mardi 20 Janvier 2009 -- Au menu du programme figurent des documentaires très intéressants comme Amérique notre histoire (France, 2006, 90’) de Jean-Michel Meurice, une grande fresque cinématographique explorant les mythes fondateurs de la nation américaine, du Mayflower jusqu’aux années 1960, illustrée par le cinéma hollywoodien et décryptée par deux grands écrivains américains : Jim Harrison et Russel Banks, Les hommes de la Maison-Blanche (France, 2000, 3X52’) de William Karel, une enquête en trois parties sur l’emprise des USA sur la scène internationale pendant la deuxième moitié du XXe siècle.

                  Ou encore le documentaire intitulé Obama, l’homme qu’on n’attendait pas (France, 2008, 52’) réalisé par Roxanne Frias, la journaliste américaine ayant officié dans l’émission, TV Culture Pub sur M6, réalisatrice et documentariste et Perrine Dutreil et produit par la société Point du jour. Le pitch ? Retour sur le chemin, à la fois surprenant et caractéristique des Etats-Unis, qui a conduit une moitié de l’Amérique à se donner pour président un métis nommé Barack Obama, inconnu du grand public il y a quatre ans à peine. Le film de Roxane Frias se nourrit des rencontres, des traces laissées à Chicago principalement par l’action d’Obama, et du regard de ceux qui l’ont côtoyé. Roxane Frias, caméra à l’épaule est partie aux Etats-Unis sur les traces de Barak Obama, sur les pas d’un parcours initiatique et les actes et actions de sa démarche publique, citoyenne, fédératrice et de proximité.

                  Au chevet et à l’écoute du peuple américain sans distinction ou autre ostracisme ordinaire, puis cette « success story » qui a commencé à briller, à Chicago. Roxane Frias propose une quête et enquête et autre investigation sur une montée en puissance d’un Afro-Américain et métis, qui sera le président de tous les Américains. Roxane Frias signe un documentaire de référence sur l’histoire d’un outsider, Obama ! «Il s’agit d’un travail d’investigation in situ à la rencontre des petites gens de tous les jours d’Amérique et qu’on entend pas. Et puis, cet impact Obama sur la vie des Américains ordinaires», commente Roxane Frias sur France Info. Une séduction et conviction légendaires et son : Yes we can (Oui, on peut !)

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                  • #99

                    Lundi 26 Janvier 2009 -- Le Centre culturel français d’Alger (CCFA) abrite aujourd’hui, à partir de 19 heures, une seconde représentation de Madame Lafrance. Une pièce de théâtre mise en scène par Jean-Marie Lejude, d’après le texte écrit, en 2006, de l’auteure algérienne Maïssa Bey.

                    Maïssa Bey n’a que huit ans quand son père meurt sous la torture des soldats français. Une enfant témoin de la colonisation et de la guerre qui en fut la dernière page. Si nous devions donner un exemple pour définir l’adjectif «antinomique», nous citerions certains de nos politiques lorsque, dénués de toute pudeur, ils tentèrent de nous convaincre des «bienfaits de la colonisation». Haine et vengeance n’appartiennent pas à l’écriture de Maïssa ; la mémoire, si !

                    Dans une fiction plus historique que nos livres d’histoire, dans le regard d’enfant qui se posera sur nos préjugés, dans une recherche sans complaisance d’une vérité humaine et littéraire, dans une quête de tolérance, dans un espoir de réelle réconciliation, Maïssa nous fera découvrir la petitesse des grands avec l’ironie, l’humour et l’innocence des petits. Il était une fois… ou l’Histoire réécrite comme une histoire.

                    L’histoire de cette pièce débute le 14 juin 1830 : un enfant, debout face à la mer, voit arriver une flotte constituée de près d’un millier de vaisseaux. Voilà : Madame Lafrance est venue conquérir une terre peuplée, dit-on, de «sauvages». Puis viennent d’autre tableaux tels que celui de juillet 1962 : un enfant, debout face à la mer, regarde les bateaux qui quittent le port d’Alger, emportant des milliers de familles désemparées par la nouvelle réalité de l’Algérie indépendante.

                    Maïssa Bey est née dans un village des Hauts Plateaux, non loin d’Alger. Elle est titulaire d’une maîtrise de lettres françaises et a enseigné le français dans l’ouest de l’Oranie. Elle est actuellement conseillère pédagogique et vit toujours en Algérie. Maïssa Bey est un pseudonyme : «C’est ma mère qui a pensé à ce prénom qu’elle avait déjà voulu me donner à la naissance (...) Et l’une de nos grand-mères maternelles portait le nom de Bey (...) C’est donc par des femmes que j’ai trouvé ma nouvelle identité, ce qui me permet aujourd’hui de dire, de raconter, de donner à voir sans être immédiatement reconnue.»

                    Maïssa Bey est cofondatrice des éditions Chèvre-feuille étoilée, où elle dirige la collection «Les chants de Nidaba» et la revue Etoiles d’encre. Auteure de plusieurs romans et nouvelles, elle publie également de très nombreux textes dans des revues littéraires (Etoiles d’encre, Librio, Folie d’encre…). Certains ont été adaptés au théâtre par la Cie Théâtr’Elles de Montpellier et la Cie L’œil du tigre de Reims.

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                    • Jaoudet Gassouma :


                      Dimanche 8 Février 2009 -- Le Centre culturel français d’Alger accueille depuis le 15 janvier, et ce jusqu’au 12 février, l’exposition photo de l’artiste Ferrante Ferranti intitulée «Les ancêtres liés aux étoiles». L’exposition est une sorte de parcours subtil mené tambour battant, objectif à l’œil, sur les traces des ancêtres de Rachid Koraïchi, venus il y a un certain temps déjà de la lointaine Arabie pour s’installer dans les environs d’une oasis proche d’El-Oued. Le parcours de Rachid Koraïchi reste éloquent avec une successions d’étapes importantes dédiées, lors de sa vie, à une spiritualité héritée d’ancêtres illustres proches du Prophète Mohammed – que le salut soit sur lui. Dans toute l’œuvre de Koraïchi transparaît cette spiritualité inscrite dans les graphies différentes du plasticien, qui est aujourd’hui l’un des artistes africains et arabes les plus cotés au monde.

                      Sculpteur, peintre et plasticien de renom, Rachid Koraïchi mène toujours ses aventures plastiques avec un accompagnement authentique dans ses voies sacrées et artistiques ; il mène sa barque comme un capitaine empreint de sagesse et de sérénité. D’Ibn Arabi à Ibn Rochd, l’artiste suit un parcours constitué d’étapes décisives en art contemporain, qu’il combine de bien belle manière avec des inspirations textuelles et graphiques, héritées de la nuit des temps, répétitives et fortement évocatrices. Les mots et les lettres prennent part sur tous les supports possibles et imaginables, sur les soieries diverses, les poteries, la céramique, le fer, la pierre, l’eau, le feu, et la lumière. Dans son travail, on retrouve une série flamboyante de travaux riches en sensualité, mais surtout en spiritualité. Rachid Koraïchi, la force tranquille, marche sur les dunes à la recherche de ses aïeux. Ces derniers, bannières colorées en main portant les 99 noms d’Allah inscrits en lettres d’or, se sont enfin stabilisés ici-bas, un peu en retrait de la ville d’El-Oued, dans une oasis qui a fini par rayonner.

                      Cette histoire est suivie de près par Ferrante Ferranti, avec un parcours sensiblement proche. Ferranti est né en 1960 en Algérie, d’une mère sarde et d’un père sicilien. Il a obtenu un diplôme d’architecte à Paris en 1985, avant de se consacrer à la photographie. Il est l’auteur d’une œuvre singulière et forte : jeu d’ombres et de lumières, avec une perpétuelle quête du sens caché sous les formes, et l’invention d’un langage qui relie le soleil aux ruines et ne cesse de raconter l’arrêt silencieux devant la pierre, comme les dérives enchantées de l’errance. À partir de 1978, il réalise ses premières photographies et fait ses premiers voyages en Italie, en Grèce, en Turquie, et en Egypte. Il devient architecte à Paris en 1985 avec une étude thématique : «Théâtres et scénographie à l’époque baroque».

                      Ferrante Ferranti vit actuellement à Paris mais consacre sa vie au voyage. Il est photographe indépendant, ses portraits d’écrivains sont répertoriés à l’agence Opale. Il a à son actif plusieurs expositions personnelles dans divers pays tels que la France, l’Italie, la Roumanie, le Portugal, l’Espagne, l’Allemagne et la Tchécoslovaquie. Ferrante Ferranti a également illustré de nombreux écrits de Dominique Fernandez. Ses travaux illustrent le livre de Rachid Koraïchi, les Ancêtres liés aux étoiles, paru chez Actes Sud, et son exposition se tient jusqu’au 12 février prochain au Centre culturel français d’Alger. Entrée libre pour les amoureux de l’art photographique et des voyages intérieurs.

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                      • Tarek Chaouch :


                        Lundi 16 Février 2009 -- Jeudi 19 février à 14h30, au Centre culturel français d’Alger, une conférence fort intéressante sera donnée par François Dosse, professeur des universités à Paris XII, autour de Gilles Deleuze et de Félix Guattari. Pourquoi intéressante ? Le siècle dernier était essentiellement spirituel et celui dans lequel nous vivons est philosophique. La question est traitée au cours de cette conférence. Les grandes vérités humaines et divines furent longtemps l’apanage de l’Eglise. Désormais, elles semblent être celui des psychiatres et des psychologues, comme si la vérité relative au fondement de l’âme humaine résidait dans le cerveau de l’homme. La question que se l’on pose alors est : les psychiatres sont-ils les nouveaux prophètes du siècle ? On essayera de comprendre tout ça à la lumière de ce que proposera le professeur François Dosse dans cette conférence qui a pour sujet la manière de se démarquer de ces concepts nouveaux pour mieux essayer de percevoir ce que nous réserve ce siècle comme surprises.

                        Gilles Deleuze, philosophe, et Félix Guattari, psychiatre, se rencontrent en 1969. Ce fut le début d’une grande complicité amicale et d’une aventure intellectuelle qui n’a connu que peu de précédents. De l’Anti-Œdipe (1972) à Qu’est-ce que la philosophie ? (1991), en passant par Mille plateaux, ils produiront une œuvre à quatre mains exceptionnelle, par son style vif et emporté, son inventivité conceptuelle et la diversité de ses références. Le tout, au service de leur combat commun contre la psychanalyse et le capitalisme.

                        Dans cette biographie croisée, François Dosse, à partir d’archives inédites et d’une enquête auprès de nombreux témoins, met en évidence la logique d’un travail alliant théorie et expérimentation, création des concepts, pensée critique et pratique sociale. Il explore les mystères d’une collaboration unique qui constitue une page encore proche et toujours actuelle de notre histoire intellectuelle. Dernières publications : l’Histoire, Armand Colin, coll. Cursus, 2000 ; Michel de Certeau, chemins d’histoire, avec Christian Delacroix, Patrick Garcia, Michel Trebitsch, Complexe, 2002 ; Michel de Certeau, le marcheur blessé, La Découverte, 2002 ; La Marche des idées, histoire des intellectuels, histoire intellectuelle, La Découverte, 2003 ; Gilles Deleuze et Félix Guattari : biographie croisée, La Découverte, 2007. Ces œuvres constituent un ensemble de textes vifs et limpides pour mieux comprendre notre siècle et l’homme qui va avec.

                        Conférence : Gilles Deleuze et Félix Guattari,
                        «Biographie croisée», donnée par François Dosse, professeur des universités à Paris XII,
                        au Centre culturel français d’Alger,
                        Jeudi 19 Février, à 14h30. Entrée libre

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                        • Lamia Tagzout :


                          Dimanche 1 Mars 2009 -- Le Centre culturel français a rendu hommage, jeudi dernier, à l'une des grandes figures de l'ethnologie et des causes justes, Germaine Tillion, dans une conférence animée par Olivier Mongin, directeur de la revue Esprit, essayiste et professeur en philosophie. Une foule de tous âges a répondu à cette rencontre, de l'étudiant au chercheur en sociologie ou en anthropologie, en passant par des personnes qui ont eu le privilège de connaître Germaine Tillion (1907-2008) en tant que résistante à l'époque coloniale. Olivier Mongin a commencé son intervention en rendant hommage à cette femme qui a toujours pris le parti des opprimés, que ce soit dans son pays d'origine, la France, ou encore en Algérie.

                          De parents intellectuels, la «vieille des Aurès» a effectué des études en ethnologie, auprès de Marcel Mauss et Louis Massignon. Licenciée en lettres, elle est diplômée de l'Ecole pratique des hautes études, de l'Ecole du Louvre ainsi que de l'INALCO, comme le précisera l'intervenant. Le destin de Germaine Tillion a croisé celui de l'Algérie entre 1934 et 1940 où dans le cadre de sa thèse elle étudiait l'ethnie berbère des Chaouis dans les Aurès. Durant ce séjour, l'ethnologue s'est vite sentie impliquée dans la cause algérienne, pour laquelle elle a entamé des enquêtes en dénonçant la torture et l'injustice dont était victimes les Algériens et dont la responsabilité incombait au colonialisme français. Elle conclut l'enquête, en parlant de «clochardisation du peuple algérien» qualifiant les pratiques exercées par les colons français de nazies.

                          De retour en France, au moment de l'armistice de 1940, elle est devenue, après les arrestations et les exécutions de Boris Vildé, d'Anatole Lewitsky et de Paul Hauet (dont elle fut l'adjointe dès 1940), chef du réseau de résistance du musée de l'Homme. Le réseau travaille à l'évasion des prisonniers et au renseignement. Germaine Tillion a été alors, deux ans plus tard, dénoncée et déportée au camp de Ravensbrück, en Allemagne, où sa mère a été gazée. À la fin de la guerre, elle s'est consacrée à des travaux sur l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Elle réalise alors des enquêtes sur les crimes de guerre nazis, sur les camps de concentration soviétiques entre 1945 et 1954 ainsi que sur l'Algérie. Par ailleurs, Tillion a soutenu l'enseignement dans les prisons françaises. Elle a été aussi directrice d'études à l'Ecole pratique des hautes études et a réalisé pas moins de vingt missions scientifiques en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.

                          Elle est retournée ensuite en Algérie en 1954, où elle a publié un livre intitulé L'Algérie en 1957, qui a fait réagir Charles De Gaulle qui a dit par la suite : «Ce livre m'a permis de mieux comprendre l'Algérie.» Cette femme, qui a consacré sa vie à traquer la vérité en fonction de son vécu, a contribué, à travers son combat contre la relégation de la femme en Méditerranée, à faire évoluer les choses. «Si nous avons tenu le coup, c'est grâce à la coalition de l'amitié féminine», a-t-elle dit à propos de sa détention dans un camp de concentration.

                          Par ailleurs, Olivier Mongin a souligné dans sa présentation que la militante s'entretenait clandestinement avec les hautes personnalités de la révolution algérienne, tels que Yacef Saâdi, Ali la Pointe afin de mettre fin à la spirale des exécutions capitales et des attentats perpétrés à Alger. En outre, elle a mené des actions d'alphabétisation, de formation et de santé auprès des populations rurales. Germaine Tillion a été à l'origine de la création de 120 centres sociaux qui ont subi la répression du colon français. Parmi les réalisations de cette femme qui a marqué l'histoire des deux frères ennemis, l'Algérie et la France, la mise en place de l'enseignement et la poursuite des études dans les prisons algériennes de l'époque.

                          Le conférencier a, par ailleurs, évoqué une série d'œuvres de Germaine Tillion dont, le Harem et les Cousins, qui a reçu l'éloge appuyé de l'anthropologue émérite Lévi-Strauss lequel a affirmé : «J'aurais aimé écrire ce livre sur cette société que je ne connais pas.» ; l'Afrique bascule dans l'avenir (1999), À la recherche du vrai et du juste (2001), Algérie aurésienne (2001). De ce fait, Germaine Tillion a su donner, par l'entremise de son parcours militant de son combat pour la paix et de ses engagements farouches, des exemples de tolérance entre ethnies, tout en restant fidèle à elle-même, en devenant ainsi une référence de courage et d'humanité, et ce jusqu'à ce qu'elle décède un jour de printemps, le 19 avril 2008.

                          Les présents ont eu droit à des témoignages émouvants d'un homme et d'une femme ayant connu cette battante dans des moments cruciaux de son existence, à savoir de sa déportation et au moment de son arrestation. Olivier Mongin a clôturé cette rencontre en lançant un appel aux médiateurs culturels, aux médias et aux gens de l'histoire pour donner à Germaine Tillion la place qu'elle mérite en commémorant son œuvre à sa juste valeur.

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                          • Dimanche 29 Mars 2009 -- Dans le cadre du Printemps des poètes, le Centre culturel français d’Alger abritera ce soir, à 19h, des lectures poétiques intitulées Envers et contrebasse, de la compagnie de la Gare. La voix de Mustapha Aouar croisera la contrebasse d’Eric Recordier, pour des lectures de textes de Verlaine, Rimbaud, Aragon, Desnos, etc. Une séance de rattrapage est garantie le lendemain, puisque la compagnie de la Gare sera également demain, à partir de 15h, à l’Espace Noun pour le même spectacle.

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                            • Lundi 6 Avril 2009 -- Du piano pour les amateurs de bonne musique de chambre par sonates interposées est au menu en ce moment. Frantz Liszt sera invité ce soir, à travers une séance de bonne musique offerte par le musicien talentueux Nicolas Stavy. Il faut dire que le musicien est doté d’un rare lyrisme, accompagné d’une sensibilité et d’une imagination féconde, le tout mis au service d’une interprétation très personnelle de Haydn, Chopin ou Liszt. Nicolas Stavy a fait ses études au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, dans la classe de Gérard Frémy, où il a obtenu, en 1997, les premiers prix de piano et de musique de chambre. Il a effectué ensuite le cycle de virtuosité du Conservatoire de Genève, dans la classe de Dominique Merlet, qui fut couronné par un premier prix avec distinction. Il remporta en 2000 le prix spécial de la société Chopin de Genève au concours international Chopin à Varsovie, en 2001 le deuxième prix au concours international de Genève, en 2002 le quatrième prix au concours international Gina Bachauer aux Etats-Unis, ainsi que le deuxième prix au Young Concert Artists de New York. Nicolas Stavy s’est produit en récital, en musique de chambre et avec orchestre en Amérique, en Afrique et dans les principaux pays d’Europe, notamment au Klavier Ruhr Festival, au théâtre de Poissy, aux Festivals Chopin, à Bagatelle, et à Nohant. De même qu’il s’est produit avec l’orchestre de la Suisse romande au Victoria Hall à Genève, avec le Utah Symphony à Salt Lake City, ainsi qu’avec le Sinfonietta au Métropole, à Lausanne... Il a participé à des émissions télévisées et radiodiffusées (sur France-Musique, sur la Radio suisse romande…) et a pris part à un concert en hommage à Henri Dutilleux, en présence du compositeur (1998). Nicolas Stavy a enregistré un CD consacré à Frédéric Chopin, édité par le label Paraty et distribué par Intégral Classic depuis octobre dernier. Ce disque a remporté un R9, 4 étoiles et 4 diapasons des mensuels Classica, le Monde de la musique et Diapason. Formé donc au Conservatoire national supérieur de musique de Paris et de Genève, Nicolas Stavy, qui a profité aussi des conseils d’Alfred Brendel, est présent sur de nombreuses scènes internationales avec des moments prestigieux en soliste, qui met en évidence son jeu magique de piano, avec souvent des participations à des ensembles prestigieux où, comme le dit le journal Concertonet, «il impose un ton éminemment personnel, subjectif, dense et intimidant : une interprétation de l’extrême». Il sera en concert ce soir, à 19 h, pour une vision quelque peu originale des sonates de Liszt. C’est à découvrir à tout prix au Centre culturel français d’Alger. Entrée libre.

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                              • Samedi 18 Avril 2009 -- Une projection-débat du film documentaire Opération Lune de William Karel (52 mn) aura lieu le mercredi 22 avril 2009, à 19 h, au Centre culturel français à Alger (CCF). Le film « raconte » comment les images de Neil Armstrong sur la Lune n’y ont jamais été tournées... Avec beaucoup de talent, William Karel détourne des images d’archives et des interviews de Henry Kissinger, Donald Rumsfeld, Christiane Kubrick et d’autres personnalités pour « nous mentir et affirmer que c’est Stanley Kubrick qui a tourné en studio les premiers pas de l’homme sur la lune ». Lui-même a déclaré qu’il a commis un « docu-menteur ». William Karel est l’un des documentaristes les plus reconnus avec ses films diffusés dans de nombreux pays. Il a réalisé Le monde selon Bush, CIA, guerres secrètes, Les hommes de la Maison-Blanche... Son dernier film Mais qui a tué Maggie ? raconte l’éviction de Margaret Thatcher du 10 Downing Street par ses propres amis politiques. La projection sera suivie d’un débat en présence de Perrine Dutreil, ancienne chroniqueuse de l’émission Arrêt sur images diffusée sur France5.

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