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Centre culturel français d’Alger : Des activités variées et accessibles

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  • Guest 123
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    Samedi 2 Octobre 2010 -- Auteur et éditeur de dictionnaires, Jérôme Robert animera, demain à 17 h au Centre culturel français d’Alger, le centenaire de la naissance de Paul Robert. L’année 2010 est également celle du centenaire de la naissance de Paul Robert, auteur et fondateur des dictionnaires le Robert. Dictionnaire de référence après le Larousse, en Algérie, son fondateur s’appelle Paul Robert. Originaire de Chlef (ex-Orléansville), il est célébré cette année au Centre culturel français d’Alger par son petit-fils Jérôme, lui-même auteur et éditeur de dictionnaires scientifiques. Le conférencier de ce dimanche a notamment contribué à l’élaboration de la dernière version de la Grande Encyclopédie Larousse en trois volumes. Il a également fondé la société Editions de l’analogie, Sciences & co, qui s’implique dans la médiation scientifique. La commémoration de M. Robert représente une aventure éditoriale exceptionnelle, d’autant qu’elle ne cesse jusqu’à aujourd’hui de servir les francophones dans le monde entier et de raffermir leurs relations. Ce centenaire est aussi sujet d’exposition au Salon international du livre et de la presse de Genève de cette année. Livrée sur la base d’archives tirées du fonds Paul Robert déposé à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne, l’exposition met en valeur la modernité d’une œuvre idéalement adaptée à la publication électronique, notamment sur Internet. Originaire des Hautes-Alpes, la famille Robert s’est implantée en Algérie en 1849, à Chlef. Paul Robert avait créé sa société à Alger en 1951. Puis, son aventure s’est poursuivie à Casablanca, avant que la Société du Nouveau Littré, dictionnaire le Robert ne s’installe à Paris. Il faudra attendre 1964 pour que le Grand Robert soit livré à ses milliers de souscripteurs impatients et salué par une critique unanime. Paul Robert a prêté une attention particulière à la richesse et à la diversité du français. La méthode du Robert consiste à intégrer au sein des définitions des renvois fondés sur des associations d’idées. Elle préfigure l’hypertexte et s’avère être un outil puissant pour retrouver le mot qu’on a «sur le bout de la langue» afin d’enrichir son vocabulaire, apprécier des nuances sémantiques…

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  • Guest 123
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    Sarah Haïdar :


    Dimanche 27 Juin 2010 -- La clôture de la troisième édition des ateliers jazz, initiés par le Centre culturel français d’Alger, aura lieu le 8 juillet prochain avec un concert de jazz animé par les élèves de cette troisième promotion sous la direction du jazzman algérien Azzedine Tebibel. La troisième édition des ateliers jazz, organisée par le Centre culturel français d’Alger, a été lancée en janvier 2010. Une dizaine de jeunes musiciens ont été sélectionnés par le jazzman algérien Azzedine Tebibel pour bénéficier, tout au long d’une année, d’une formation approfondie dans le domaine du jazz. Cette sélection a été effectuée, d’après M. Tebibel, selon des critères bien précis : «Je ne reçois dans ces ateliers que des jeunes ayant déjà une certaine maîtrise d’un ou de plusieurs instruments musicaux. Qu’ils soient issus du conservatoire ou autodidactes, ils doivent avoir un minimum de notions en musique. Mon rôle est de leur inculquer, dans la théorie comme dans la pratique, la connaissance du jazz.»

    M. Tebibel, qui dirige ces ateliers depuis leur création en 2008 par le CCFA, insiste sur la nécessité de l’initiation sérieuse à l’univers du jazz. Il regrette, de ce fait, le manque de professionnalisme dans ce qui se fait actuellement en la matière sur la scène algérienne : «Il ne suffit pas d’improviser sur scène ou de s’inspirer des standards de maîtres pour se proclamer jazzman. Il faut un apprentissage et une initiation approfondie pour comprendre et maîtriser réellement le concept de ce genre musical.» Une dizaine de jeunes musiciens ont donc été choisis pour prendre part à ces ateliers. M. Tebibel, qui les a accompagnés et suivis de près tout au long de cette année 2010, avait pour seul objectif de leur dispenser un enseignement solide en matière de jazz afin qu’ils puissent s’intégrer par la suite dans le monde professionnel avec une maîtrise artistique valable. «Le jazz est un genre musical noble auquel on ne peut accéder qu’après avoir bénéficié d’un apprentissage efficace», a affirmé le pianiste Tebibel.

    Pour information, le concert final de cette troisième édition des ateliers jazz aura lieu le 8 juillet prochain dans les jardins du CCF d’Alger. M. Tebibel et sa jeune troupe présenteront au public le fruit d’une année de travail. Plusieurs standards de jazz signés par les plus grands maîtres du genre seront joués à l’occasion : Miles Davis, Charlie Parker, Herbie Hancock... Fils de musicien, Azzedine Tebibel est pianiste professionnel depuis l’âge de 16 ans. Il effectue des études supérieures en musique à Paris et commence à s’intéresser au jazz en 1985 pour devenir, plusieurs années plus tard, l’un des plus célèbres jazzmans algériens internationalement reconnu.

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  • Guest 123
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    Mardi 8 Juin 2010 -- Lors d’une rencontre à Alger, le dimanche 6 juin, au Centre culturel français, l’historien Benjamin Stora a affirmé que le discours du général de Gaulle du 16 septembre 1959 constitue un changement politique radical sur le dossier algérien. Venu à Alger au début du mois pour présenter deux de ces ouvrages, la Gangrène de l’oubli et le Mystère de Gaulle : Son choix pour l’Algérie, édités par Sedia, l’historien français Benjamin Stora a, lors d’une rencontre au Centre culturel français, le dimanche 6 juin, expliqué que le discours du 16 septembre 1959 du général de Gaulle constitue une rupture «radicale» dans le sens où «il a considéré que le dogme Algérie partie intégrante de la France n’est plus immuable». Le conférencier a noté que c’est la première fois qu’une «nouvelle conception» de la politique française autour de la question algérienne est alors proposée. M. Stora a ainsi relevé les trois choix proposés dans ce discours : l’intégration de l’Algérie à la France, un rapport d’association dans un cadre fédéral, soit une sorte d’autonomie, ou alors la «séparation», c’est-à-dire l’indépendance.

    Pour cet historien ayant de nombreux travaux sur la question algérienne, «la grande nouveauté contenue dans le discours de de Gaulle réside dans le fait que les Algériens (musulmans) ont la possibilité de s’exprimer sur ces trois choix». Il a expliqué ce revirement dans l’attitude du général de Gaulle face à la question algérienne par l’exacerbation de la bataille diplomatique, «celle des opinions publiques», et dans laquelle la France se trouve alors isolée. Cette bataille diplomatique, entamée à partir de la crise de Suez de 1956, «a fait que deux puissances mondiales ont opté pour une nouvelle doctrine politique favorisant les mouvements de libération nationale». Il a précisé qu’il s’agit de la position de l’ex-Union soviétique et celle des Etats-Unis d’Amérique qui, dès 1957, se sont prononcés, globalement, pour l’autodétermination des peuples en guerre de libération. Le conférencier a également estimé que «la question européenne est alors décisive», dans la mesure où de Gaulle a opté pour «le binôme France –Allemagne» pour une nouvelle politique européenne. Il a également soulevé la question relative au coût «très lourd» de la guerre d’Algérie, au moment où la France s’est engagée pour une opération de modernisation de son appareil économique.

    Dans ce contexte, «le général de Gaulle a en face de lui une présence politique des Algériens, représentée par le gouvernement provisoire de la République algérienne, l’armée des frontières qui est toujours présente, les maquis de l’intérieur qui continuent le combat malgré la puissance de feu déployée depuis janvier 1959, à travers le plan Challe, ainsi que la présence de l’immigration algérienne, par le biais de ce qui est appelé la 7e wilaya qu’il ne faut pas négliger». Pour Benjamin Stora, il y a aussi un autre front qui a menacé d’une guerre franco-française, faisant que de Gaulle avance dans une situation «périlleuse». Il a évoqué les difficultés auxquelles le général est alors confronté dans son propre gouvernement avec ses ministres, à l’instar de Jacques Soustelle qui va se positionner du côté des ultras et de Michel Debré, ainsi que ses rapports avec les chefs de l’armée française. Sa visite en décembre 1960 a coïncidé avec les manifestations en Algérie. Ces événements lui ont permis de constater «de visu et pour la dernière fois, les raisons qui vont le pousser à aller vers le processus qui se matérialisera par le référendum d’autodétermination».

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  • Guest 123
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    Samedi 5 Juin 2010 -- L’historien Benjamin Stora, auteur de plusieurs titres inhérents à l’histoire d’Algérie, effectue une visite à Alger pour présenter ses livres la Gangrène de l’oubli, le Mystère De Gaulle, édités par Sedia. Après les avoir dédicacés, aujourd’hui samedi 5 juin, à la librairie Tiers Monde, il animera, demain, une rencontre littéraire au Centre culturel français d’Alger autour de Le mystère de Gaulle : Son choix pour l’Algérie. Comment comprendre un tel choix ? Aujourd’hui encore, les raisons profondes de cette décision divisent et interrogent les historiens. En confrontant leurs points de vue, les témoignages contradictoires et les événements, Benjamin Stora tente d’éclaircir le mystère. Et ce faisant, il contribue à bousculer, pour mieux la redéfinir, notre appréhension du conflit et des rapports du général De Gaulle avec l’Algérie. L’Algérie est à feu et à sang depuis quatre ans, quand le général De Gaulle est rappelé à la tête du gouvernement en mai 1958. Porté au pouvoir par les partisans de l’Algérie française, il maintient un temps des positions équivoques et fait naître de grands espoirs. Mais le 16 septembre 1959, lors d’un discours télévisé, c’est la stupeur, le basculement décisif : il lâche le mot tabou «d’autodétermination» et c’est donc la volonté de la population algérienne musulmane, très largement majoritaire, qui l’emportera.

    Benjamin Stora, né le 2 décembre 1950 à Constantine (Algérie), est un historien français, spécialiste de l’Algérie contemporaine et de l’immigration algérienne en France. Il enseigne l’histoire du Maghreb à l’université de Villetaneuse (Paris XIII). Docteur en histoire (1978, EHESS) et en sociologie (Paris 7, 1984), puis docteur d’Etat es-lettres (Paris 12, 1991), il codirige l’Institut Maghreb-Europe à Paris VIII-St Denis depuis 1990. Il a également enseigné à l’INALCO. Il a poursuivi ses recherches à Hanoi (1996-1997), à New York (1998) et à Rabat au Centre Jacques Berque (1998-2002). Il s’est intéressé, notamment, à Messali Hadj, aux luttes entre indépendantistes algériens (Front de libération nationale contre Mouvement national algérien), à l’histoire des juifs d’Algérie, et à la mémoire de la guerre d’Algérie. Chercheur internationalement reconnu, il a su faire avancer la recherche sur la guerre d’Algérie en utilisant les sources orales, là où les archives n’étaient pas accessibles.

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  • Guest 123
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    Fayçal Abdelghani :


    Lundi 24 Mai 2010 -- Le film documentaire Les Frères des Frères, récemment diffusé au CCF, en dit long sur a réalité des luttes pour l’indépendance de l’Algérie. Réalisé en 1992, le film a été diffusé pour la première fois en Algérie dans un contexte marqué par des tensions et des amalgames sur l’écriture de l’histoire algérienne en rapport avec le fait colonial. Richard Copans a choisi délibérément la fédération du FLN de France et quelques figures emblématiques françaises qui ont aidé les Algériens dans leur lutte pour l’indépendance. Avec des portraits intimistes et des plans serrés, le cinéaste met en relief Francis Jeanson, Jean-Louis Hurst, Hélène Cuenat, Omar Boudaoud, Ali Haroune et d’autres personnalités qui ont contribué, par leur apport multiforme, à la guerre de libération nationale. Le film met également en scène des témoignages édifiants sur des universitaires, déserteurs de l’armée française, et des écrivains qui ont risqué leur vie pour aider les compatriotes algériens durant les années de braise.

    Dépourvues de clichés, les interviews sont peut-être un peu longues mais pas du tout ennuyeuses, au point que l’émotion était très vive lorsque ces personnes ont fait part de leur fierté d’avoir aidé l’Algérie. Jean-Louis Hurst, alors officier dans l’armée française, racontait au détail près son projet de déserter l’armée et de s’inscrire dans la lutte anticoloniale. Son livre les Déserteurs, écrit dans la clandestinité, se voulait un manuel pour convaincre ses pairs de refuser de servir pour la guerre d’Algérie. Un autre témoignage a été, non des moindres, celui de Francis Jeanson, qui a d’ailleurs créé le fameux réseau de «porteurs de valises». Se succèdent ainsi des archives révélant le traitement médiatique de la question algérienne sur le sol français, et comment certains intellectuels engagés écrivaient sur «la guerre atroce». Le plus incisif fut sans conteste le témoignage d’un prêtre, qui n’a pas hésité à apporter son aide sans rien attendre. On pouvait alors voir des pans entiers de la société française s’ébranler suite aux attentats perpétrés dans certaines localités françaises. Les auteurs expliquaient souvent que la guerre d’indépendance d’Algérie les concernait au point que certains avaient même abandonné leurs familles pour rejoindre, la clandestinité, dans la lutte.

    Richard Copans n’est pas le cinéaste des compromis. Plusieurs de ses films sont des dénonciations de «l’establishment», comme sa trilogie sur la politique étrangère américaine de 1945 à 1974. Et on retrouve sa touche particulière dans son volet cinéma et architecture lorsqu’il aborde les défis des hommes qui ont marqué l’histoire dans ce domaine. Le cinéaste sera donc à Alger cette semaine, où seront organisées des rencontres avec le public algérien, pour aborder ses projets de cinéma et la question de l’histoire.

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  • Guest 123
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    Mercredi 21 Avril 2010 -- Le long métrage Eldorado, de Bouli Lanners, est projeté aujourd’hui mercredi 21 avril à 15 h et à 18h30 au Centre culturel français d’Alger. Dans cette comédie dramatique franco-belge, sortie en juin 2008, le réalisateur Bouli Lanners, également metteur en scène et interprète dans son film, utilise la forme du road-movie pour rappeler des sujets qui lui tiennent à cœur ainsi que des obsessions, comme l’absence des parents, le temps qui s’écoule, le manque de communication. Tout en faisant valoir sa polyvalence d’artiste, il propose une œuvre tendre et sincère d’un marginal qui donne envie d’aimer et d’être aimé. Yvan, le dealer de voitures vintage, la quarantaine colérique, surprend le jeune Elie en train de le cambrioler. Au lieu de le corriger, il se prend plutôt d’une étrange affection pour ce cambrioleur et accepte même de le ramener chez ses parents au volant de sa vieille Chevrolet. Commence alors un curieux voyage de deux bras cassés à travers un pays magnifique, mais tout aussi déjanté. Lors de son premier long métrage, Ultranova, il a déjà exposé avec une sensibilité de peintre et des cadres très travaillés ces étoiles sur le point de s’éteindre dans un désert affectif. On ne passe pas d’une philosophie à une autre si facilement. En poète, il sonde la beauté cachée de ce bas monde et incidemment la sienne (son ventre sublimement gros qu’il aère sans complexe). Une beauté qui ne se révèle pas au premier regard. Cette fois, Bouli se donne le premier rôle, celui de l’homme à deux doigts de l’implosion nerveuse, flanqué d’un partenaire freak (un cambrioleur junkie) qu’il n’aurait jamais dû rencontrer et avec lequel il n’a pas grand-chose, voire rien, à partager. Eldorado, c’est à la fois un point de non-retour, un voyage absurde à destination inconnue entre ce que l’on a été et ce que l’on aimerait être (ou ce que l’on restera), une quête affective entre peur de l’autre et nécessité de se rapprocher de l’humain pour ne pas crever seul, comme un chien.

    ***
    Eldorado, de Bouli Lanners
    Comédie dramatique
    France-Belgique, 1h25, 2007
    Réalisateur et metteur en scène : Bouli Lanners
    avec Bouli Lanners et Fabrice Adde

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  • Guest 123
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    Sarah Haïdar :


    Jeudi 15 Avril 2010 -- Bruno Hadjih, photographe-reporter et sociologue français de grande renommée, expose au Centre culturel français d’Alger depuis dimanche dernier, et ce jusqu’au 29 du mois en cours. Son exposition s’intitule «Dans l’ombre chaude algérienne.» Une quarantaine de tableaux est exposée au Centre culturel français d’Alger, tous dédiés à l’Algérie, allant d’Alger la Blanche jusqu’aux confins du Sahara, en passant par les Hauts Plateaux et la Kabylie, mais aussi la banlieue parisienne à forte population algérienne. Le propos de Bruno Hadjih consiste sans aucun doute à ressortir l’âme nouvelle de cette Algérie, en perpétuelle mutation. L’artiste tente avec succès de défier les clichés répandus sur la population algérienne dans les sociétés occidentales. La jeunesse, la fraîcheur et la joie de vivre côtoient dans ces photos l’Algérie des profondeurs et des traditions.

    Dans sa démarche, Bruno donne de la priorité au contact humain et réalise, ainsi, des portraits d’anonymes, où l’on retrouve une expression humaine à la fois spontanée et esthétiquement étudiée. On peut, de ce fait, répartir cette exposition en deux volets : portraits et paysages. Dans la première partie, des visages déferlent en noir et blanc et à travers eux se narre une histoire. Qu’elles soient réalisées en intérieur ou à ciel ouvert, ces photos-portraits sont toutes, sans exception, simplement époustouflantes, compte tenu de la puissance que dégagent certaines expressions du visage, mais aussi de la douceur qui découle de certaines autres. Comment, en effet, passer outre le visage de cette femme aux cheveux fous, toisant l’objectif d’un regard perçant, profond et semblant naître d’une transe. Cette photo, intitulée Aissawa, est poignante de réalisme et en dit long sur la passion, déjà connue, de l’artiste pour les confréries soufies et les rituels mystiques du Maghreb.

    De l’autre côté, on peut admirer le Sidi Ferruche (Sidi Fredj) de la jeunesse : des hommes et des femmes profitant du soleil et du sable chaud, dansant aux rythmes de la musique ou s’enlaçant tout simplement, bercés par une vague sérénité sans doute éphémère. Car les soucis du quotidien, les interdits et la peur de l’autre sont toujours là. Ces derniers sont merveilleusement traduits dans une série de photographies dédiées à Alger la déserte, celle que la nuit voile de milles inquiétudes et d’innombrables peurs. La ville qui se transforme, au soir tombant, en un immense cimetière habité par les ombres et le silence. Quarante photographies racontent, dans cette belle exposition, l’âme de notre pays, ses espoirs, ses craintes et ses malentendus. Tantôt tendres, tantôt accablantes et souvent intrigantes, ces images dévoilent la beauté inégalable de nos paysages, de nos femmes et de nos villes et nous incitent, par là-même, à découvrir sans cesse et s’émerveiller à l’ombre chaude algérienne.

    Bruno Hadjih est photographe-reporter et sociologue français. Il a réalisé plusieurs reportages en Algérie, notamment en Kabylie, à Ghardaïa et aux Aurès. Riche d’une expérience artistique de grande valeur, issue de ses voyages et de ses explorations, il est l’un des photographes les plus appréciés en Europe. L’exposition «Dans l’ombre chaude algérienne» saura certainement séduire les férus de la photo, mais aussi les amoureux de l’Algérie, pays aux mille mystères et aux insondables beautés.

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  • Guest 123
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    Mohamed Rediane :


    Mardi 13 Avril 2010 -- La cinéaste française Claire Simon débarque à Alger avec deux de ses films qu’elle présentera au CCF d’Alger le mercredi 14 avril à 15h00 et à 17h00 à la filmathèque Mohamed-Zinet le samedi 17 avril. Claire Simon est actrice, réalisatrice, scénariste, directrice de la photographie et fait même du montage. Elle sera présente le samedi 17 avril à 17 h 00 à la filmathèque Mohamed-Zinet, Riadh El Feth, pour la présentation de son film Les bureaux de Dieu. Une mise en scène entre faux documentaire et vraie fiction dont la caméra suit le quotidien de cinq conseillères du planning familial. Dans le huis clos d’un centre de planning familial, perché en haut d’un immeuble, juste sous le ciel – une hauteur idéale pour les bureaux de Dieu, c’est-à-dire là où se trame et se dénoue le destin des femmes – des entretiens sont effectués avec des jeunes filles, des femmes, qui viennent parler, s’informer de leur liberté sexuelle et du moment où elles auront un enfant ou pas. Chaque mot est prélevé sur le réel à partir d’une enquête fouillée. Pour la réalisatrice, «les tragédies les plus modernes et ancestrales se disent là, à l’ombre des moulures poussiéreuses d’anciens appartements bourgeois, occupés par des femmes libres qui ont choisi de faire un métier qu’elles inventent au fur et à mesure, un métier qui consiste à écouter d’autres femmes aux prises avec leur liberté d’aimer, d’avoir des enfants maintenant, un de ces jours ou jamais.»

    Claire Simon raconte aussi que «nous sommes dans des pièces qui entendent ce que personne ne dit ailleurs de la nouvelle vie que nous connaissons tous, depuis la séparation possible entre les étreintes amoureuses, le sexe et la naissance d’un enfant. Comme tout un(e) chacun(e), je croyais connaître le planning familial lorsque j’ai été en contact avec le centre de Grenoble il y a maintenant neuf ans. À ce moment-là, j’y ai passé quelques jours et tout ce que je croyais connaître s’est éclipsé devant ce que j’y ai vu». Elle écrit à son producteur pour lui dire entre autres : «Beaucoup de femmes ou de jeunes filles arrivent là en cachette de leur famille, de leurs amis ou amies ou même de leur médecin en ville. Elles viennent car elles sont devant des choses difficiles à vivre, à dire ou à penser en privé et en société, elles viennent voir d’autres femmes du même genre, du même sexe. Comme si chacune venait là pour y trouver une, des femmes capables d’entendre sans s’évanouir ce que la mère, la fille, le frère, le père, le mari, l’amant, la copine, le prof, la police, le médecin, l’Etat préfèrent ignorer.» Aussi, a-t-elle eu «l’impression en tournant le film que tout ce qui était dit là était caché depuis longtemps, même si les lois existent en France. Que ce silence allait bien au-delà du légal, du politique».

    Elle estime que «ce film (enregistrements effectués entre 2000 et 2007, ndlr) est un tableau de notre vie : l’ambivalence, la difficulté de choisir, le peu d’habitude que nous avons de choisir, la différence que ce choix implique dans nos rapports avec les hommes et la permanence de ce choix». En deux heures de temps, l’auteur nous livre une enquête bien fouillée. Dans ce film, qui a reçu le prix SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques), on rit, on pleure, on est débordées. On danse, on fume sur le balcon, on vient, incognito, dire son histoire ordinaire ou hallucinante dans un centre où Djamila aimerait prendre la pilule parce que maintenant, avec son copain, c’est devenu sérieux. La mère de Zoé lui donne des préservatifs mais elle la traite de pute, Nedjma cache ses pilules dehors car sa mère fouille dans son sac, Hélène se trouve trop féconde, Clémence a peur, Adeline aurait aimé garder son enfant, Margot aussi. Maria Angela aimerait savoir de qui elle est enceinte, Ana Maria a choisi l’amour et la liberté. Denise, Anne, Marta, Yasmine et Milena sont les conseillères qui reçoivent, écoutent chacune se demander comment leur liberté sexuelle est possible.

    L’autre film

    Dans l’autre long métrage, Ça brûle – la projection est prévue demain, mercredi, au Centre culturel français d’Alger – Claire Simon a pensé qu’«il était important de raconter comment une jeune fille peut être le théâtre d’une bataille sanglante entre son désir et le monde». Car fascinée par les histoires de feu, «l’idée qu’une jeune fille mette le feu m’a bouleversée, peut-être parce que j’avais imaginé une histoire comme cela quand j’avais vingt ans. J’imaginais une révolte, une fureur solitaire, une passion amoureuse. Une espèce de terrorisme à usage individuel, la catastrophe comme mode d’expression». Pourquoi pas ? Le 24 juin dans le sud de la France, Livia, 15 ans, se relève d’une violente chute de cheval grâce à l’aide d’un pompier, Jean Susini, dont elle tombe amoureuse. L’adolescente, seule et contrariée, va tout tenter pour conquérir cet homme plus âgé qu’elle pour lequel elle éprouve une passion de plus en plus brûlante. Son amour va la dévorer, lui faire gravir une à une les marches de l’exaltation, jusqu’à l’irréparable.

    ***
    Les bureaux de Dieu de Claire Simon
    Coproduction franco-belge, 120 min, 2008
    avec Nathalie Baye, Isabelle Carré, Rachida Brakni, Béatrice Dalle, Nicole Garcia

    Ça brûle de Claire Simon
    France, 1 h 31 min, 2006
    Production Maïa Films
    avec Camille Varenne et Gilbert Melki

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  • Guest 123
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    Mohamed Rediane :


    Samedi 10 Avril 2010 -- Bruno Hadjih, le photographe-reporter, expose ses images sous le thème «Dans l’ombre chaude algérienne…» au Centre culturel français d’Alger jusqu’au jeudi 29 avril, à 17 h. Le vernissage aura lieu en sa présence le dimanche 11 avril à 19 h. Bruno Hadjih explore ses terrains de prédilection avec des yeux de sociologue – il l’est – d’anthropologue même (licence de sociologie à Paris, option anthropologie et sciences des religions). Cela fait bien longtemps qu’il est sur les routes, n’hésitant pas à aller immortaliser l’actualité brûlante. Il est allé à Beyrouth en pleine guerre, il a saisi la guerre du Golfe, Sahel dans sa sécheresse, les Aïssaouas chasseurs de cobras, au Maroc, en pleine transes. Il a même sillonné le massif de Djebel Bouzegza en 1995, au sein d’une unité opérationnelle de l’armée algérienne. Il est revenu à Alger en 2000, s’intéressant à sa jeunesse et contribuant à une série de livres sur le sujet. En mars 2001, il ne rate pas le marathon de Djanet dans le Tassili. Comment opère-t-il ? Il explique : «Je travaille avec le vide (vide apparent). Ce vide n’est pas une lacune. C’est un espace agissant où la réalité reste mouvante et en suspens. C’est un vide au sens où l’entend Ibn Arabi...» Pourquoi a-t-il opté pour le noir et blanc dans son exposition nommée «Dans l’ombre chaude algérienne…» ? Il affirme que «les photographies ont été réalisées avec un panoramique et un boîtier 24x36 équipé d’un 35 mm. Cela m’obligea à un contact physique direct avec la population. Ce qui paraissait être un handicap allait devenir une composante de ma démarche. Par la force des choses, les quelques inepties dues au choix du matériel s’imposaient comme le fil conducteur du regard. Le même degré de prise de vue met toutes les scènes sur un pied d’égalité et efface la hiérarchie qui peut découler de la lecture subjective de telle ou telle image. Le choix du noir et blanc entre dans cette démarche. Le manque de couleur (au sens spectral du mot) confère aux photos une unité. Il y a un concept, mais il est minimal. Tout juste suffisant pour permettre la justesse du cadrage, le déclenchement de l’obturateur et susciter le questionnement». Des questionnements, il y en aura certainement, tout au long de cette surprenante exposition. Il dit aussi avoir abordé l’Algérie «sans préjugé, comme je pourrais approcher n’importe quel autre. Sans excuse ni a priori. L’excuse d’y être né, de ne pouvoir photographier la nuit, les casbahs, les banlieues, ferment de tous les excès, la rue face à l’hostilité des regards : l’excuse du danger. J’ai beaucoup photographié la nuit parce qu’elle voile avec pudeur ces ruelles improbables, ces cafés de voyageurs attardés».

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  • Guest 123
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    Jeudi 1 Avril 2010 -- Inauguration, ce soir à 18h, au Centre culturel français d’Alger (CCF), du “Printemps des poètes”, avec une déambulation artistique proposée par l’artiste peintre Karim Sergoua. Place ensuite à un concert poétique intitulé “La grande cargaison”.

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  • Guest 123
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    Sarah Haidar :


    Lundi 29 Mars 2010 -- Alger accueillera, du 1er au 6 avril 2010, la douzième édition du Printemps des poètes, une manifestation culturelle organisée par le Centre culturel français d’Alger en collaboration avec l’Institut Goethe et le Conseil des arts et des lettres du Canada. Le Printemps des poètes 2010 est, comme chaque année, une continuité transméditerranéenne de l’événement parisien tenu du 5 au 31 mars dernier. Plusieurs des poètes ayant participé à la manifestation parisienne seront d’ailleurs présents à Alger. À Paris, Le Printemps des poètes était cette année placé sous le thème «Couleur femme» avec une forte présence féminine. Le programme d’Alger sera, en grande partie, fidèle à celui de la capitale française.

    L’inauguration sera marquée par une déambulation artistique proposée par Karim Sergoua, plasticien et sculpteur renommé, souvent sollicité pour des interventions artistiques sur divers espaces, en de pareilles occasions. S’ensuivra un concert poétique intitulé «La grande cargaison» animé par la comédienne et chanteuse allemande Anna Kupfer et la musicienne française Françoise Rivalland, qui jouera sur le fameux instrument perse «le zarb» (tambour en forme de calice). La scénographie de ce spectacle sera signée par la photographe française Arièle Bonzon. La deuxième journée du Printemps des poètes sera marquée par un spectacle poésie-jazz avec le groupe suisse Aklak, collectif connu pour ses recherches, ses métissages musicaux et ses étonnantes improvisations sur scène. Ce concert verra également la participation du percussionniste algérien Abdelhakim Aït Aïssa. Dans la soirée du samedi 3 avril, aura lieu à la librairie-galerie Espace Noun une rencontre poétique avec Thierry Renard, Liliane Giraudon et Anna Kupfer. Thierry est un poète lyonnais qui a longtemps partagé sa vie entre l’écriture et le théâtre ; il est surtout connu pour avoir fondé et animé le magazine littéraire Aube de 1978 à 1998.

    La clôture du Printemps des poètes aura lieu dans la soirée du mardi 6 avril 2010 au Centre culturel français d’Alger et sera marquée par un concert poétique intitulé «Babel». Anna Kupfer récitera, à cette occasion, les vers des plus grands poètes européens tels que Louis Aragon, Federico Garcia Lorca, Antonio Machado, Pier Paolo Pasolini, Bertolt Brecht, Charles Baudelaire et le grand poète portugais Le Camoens. «Babel», comme le dit si bien son nom, se veut un spectacle métissé, où le verbe tranchant et lucide d’Aragon embrassera la douceur lancinante des vers de Lorca. Une rencontre entre les plus grandes voix poétiques de l’Europe qui, même séparées par la distance du temps, se retrouvent réunies, en cette occasion, pour célébrer la poésie, quelle que soit sa langue. Le Centre culturel français nous convie donc à assister, pendant cinq jours, à une véritable déferlante poétique, où la musique épouse le vers pour offrir un spectacle qui parlerait à tous les sens et à tous les esprits. Le printemps des poètes est sans aucun doute l’un des rendez-vous culturels européens les mieux ancrés dans notre capitale. À chaque nouvelle édition, le public s’accroît et atteste de la réussite incontestable de cet événement majeur.

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  • Guest 123
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    Rachida Couri :


    Mardi 23 Mars 2010 -- Le Centre culturel français d'Alger organise aujourd'hui une rencontre littéraire avec l'écrivain haïtien, Lyonel Trouillot. Ce rendez-vous qui débutera à partir de 15h, sera consacré à son dernier roman, Yanvalou pour Charlie, publié chez Acte Sud en 2009. Que veut dire Yanvalou ? "Eh bien, Yanvalou est une musique qui monte et qui descend; ça ondule..." Dans l'une des ses pages d'ailleurs, l'écrivain et journaliste haïtien écrit : "Sais-tu ce que signifie le mot yanvalou ? Je te salue, ô terre. La terre n'a pas de mémoire. Le sol sec et pierreux ne garde pas souvenir de la bonne terre arable qui descend vers la mer. Seuls les hommes se souviennent. Où qu'ils aillent, où qu'ils restent, peut-être leur suffit-il de saluer la terre pour que leur passage soit justifié." Roman polyphonique, Yanvalou pour Charlie est un véritable portrait croisé d'une nation récif où viennent se briser les reflux du monde. On y retrouve les séquelles d'un ordre mondial injuste, les mirages du modèle américain, la peur du pauvre, l'aveuglement ou la solidarité désarmée. Le temps d'une dérive insulaire en quête de réconciliation pour Mathurin D. Saint-Fort. Le jeune avocat affronte les démons de son passé à travers la figure de Charlie, un orphelin en cavale venu déballer son sac sans crier gare au nom des liens de la terre. S'ensuit une plongée au coeur des bidonvilles de Port-au-Prince, dans la fange où survivent les plus démunis, derrière les demeures surprotégées qui cachent les puissants, dans les villages reculés ou les orphelinats surpeuplés. Sur les traces des déshérités, des ambitieux ou des combinards qui, dans la langue brute et la poésie du réel chères à Lyonel Trouillot, racontent leur petit bout d'existence et soulèvent chacun un coin du voile qui recouvre la vie haïtienne. "C'est toujours dangereux d'écouter les histoires des autres", assure Charlie, le gosse livré à lui-même.

    Mais on ne craint rien à lire celles de Lyonel Trouillot. Tout juste risque-t-on d'ouvrir plus grand les yeux sur cet îlot de terre du bout du monde et sur ces liens qui parfois nous séparent. Romancier et poète, intellectuel engagé, acteur passionné de la scène francophone mondiale, Lyonel Trouillot est né en 1956 dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, où il vit toujours aujourd'hui. Lyonel Trouillot est issu d'une famille d'avocats. Il fait des études de droit, mais sa passion pour la littérature le rattrape vite : c'est en tant qu'écrivain qu'il fera carrière. Il collabore à différents journaux et revues d'Haïti. Poète, il publie également beaucoup de poèmes, il se lance dans l'écriture de textes de chansons pour des artistes comme Tambou Libète ou Manno Charlemagne. Lyonel Trouillot est co-directeur du collectif de la revue Cahiers du vendredi. Il se bat également au service de la démocratie de son pays et de la résistance face à une dictature oppressante, comme en témoigne le roman Bicentenaire, paru en 2004. Il publie ensuite L'Amour avant que j'oublie, en 2007, puis Yanvalou pour Charlie en 2009. Lyonel Trouillot aborde ainsi le registre de l'intimité et du sentimental tout en confirmant son engagement social, une richesse de son talent et de ses écrits qui le place parmi les auteurs francophones.

    Du Slam ce jeudi au CCF

    Le CCF changera de registre pour ce jeudi et propose à son public du Slam avec Ahamada Smis à partir de 19h00. Ahamada Smis, slammeur marseillais d'origine comorienne, nous convie à un voyage musical dans un univers poétique inspiré du conte. Sur scène, il scande ses mots sur le groove du trio électro-acoustique qu'il forme avec Pierre-Laurent Bertolino (Dupain) à la vielle Sibongilé Mbambo , percussionniste et chanteuse sud-africaine. Sa musique métisse s'inspire du hip hop, du jazz et des musiques du monde.

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  • Guest 123
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    Jeudi 18 Mars 2010 -- Java naît en 1998 de la rencontre entre deux Parisiens : le compositeur Fixi et l’auteur R. Wan. Leur participation à différentes formations musicales les a conduits au même constat : en France, les musiciens manquent de références folkloriques dans lesquelles puiser pour créer. Il faut se chercher des racines ou en inventer. Fixi, clavier de formation, décide de se mettre à l’accordéon. Il sample aussi des échantillons trouvés sur de vieux vinyles de musette, musique française typique des bals populaires. R. Wan effectue le même travail sur le langage, en essayant de développer un univers qui s’appuie sur le décor qui l’entoure : Paris. Ensemble, ils composent des chansons en mélangeant phrasé hip-hop, accordéon, rythmes de musette, instruments anciens avec sonorités modernes et en utilisant des ingrédients issus du rock, du rap, de la chanson française, de la musique africaine ou électronique.

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  • Guest 123
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    Sarah Haidar :


    Samedi 13 Mars 2010 -- La salle Cosmos de Ryad El-Feth accueillera le jeudi 18 mars, à 19 h, un concert du groupe français Java, organisé par le Centre culturel français d’Alger. Le groupe Java, fondé en 1998 par le compositeur Fixi et l’auteur R.wan, est connu pour ses métissages musicaux variant entre la chanson française, le hip-hop, le bal-musette et autre rock’n’roll. Issus d’une génération intermédiaire entre l’époque de la chanson française classique et les nouveaux styles de musique universelle, ces jeunes artistes ont donc bénéficié de multiples influences favorables à une créativité débridée et à une ouverture vers d’autres univers musicaux. Recherchant l’harmonie parfaite entre le texte et la mélodie, le groupe écrit des poèmes dans l’air du temps, accompagné d’une musique métissée entre classique et moderne.

    En 2000, Java sort son premier album intitulé «Hawaï». Celui-ci lui vaut un luisant succès auprès du public et de la critique. Mais c’est surtout sur la scène que le groupe établira sa renommée, notamment lors de son premier concert, en 2001, aux Vieilles charrues, dont le live sortira l’année suivante en CD, avec pour titre «Java sur Seine». Un album de reprises paraît en 2002, intitulé «Boby Tutti-frutti», rendant hommage au chanteur français Boby Lapointe, avec lequel le groupe partage un style d’écriture se basant essentiellement sur les jeux de mots et les contrepèteries. L’année suivante, leur deuxième album studio est enregistré au Brésil : «Safari croisière». Puis, en 2006 et 2008 sortent les deux albums «Radio Cortex 1 et 2», écrits par l’auteur-interprète du groupe, Erwan Seguillon, alias R.wan.

    Les tournées du groupe Java ne se limitent plus, depuis 2006, à la scène européenne. Leur renommée dépasse les frontières de la langue et s’étend jusqu’en Australie et en Amérique. Le public algérien aura à découvrir ce groupe pour la première fois ; il ne sera certainement pas indifférent à cette troupe de jeunes garçons turbulents, venus présenter une vision moderne et novatrice de la musique française. Un rendez-vous de charme où hip-hop, rap, bal-musette et rock seront savamment harmonisés, au grand plaisir des auditeurs.

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  • Guest 123
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    Sarah Haidar :


    Dimanche 7 Mars 2010 -- Une exposition ayant pour thème le grand penseur surréaliste français André Breton a lieu à la médiathèque du Centre culturel français d’Alger jusqu’à la fin du mois. Une vingtaine de planches est exposée à la médiathèque du Centre culturel français d’Alger, retraçant chronologiquement le parcours et l’œuvre du père du surréalisme, André Breton. Illustrées de photographies et de peintures, plusieurs citations de Breton, dont beaucoup sont entrées dans les annales de la littérature, sont retranscrites sur ces planchettes en hommage à l’auteur du fameux Manifeste du surréalisme. Poète, écrivain, essayiste et théoricien du surréalisme, André Breton est né le 19 février 1896 et mort à Paris en 1966. Jeune, il commence à écrire, sous l’influence de Charles Baudelaire et de Friedrich Hegel découverts au collège. Ses premières publications datent de 1914 : quelques poèmes parus dans la revue la Phalange, dirigée par le poète symboliste Jean Royère.

    De 1916 à 1917, il fait des rencontres cruciales qui le mènent à l’invention d’une nouvelle littérature. Il rencontre en 1916 le soldat Jacques Vaché, qui lui fait découvrir la psychanalyse de Sigmund Freud et l’introduit dans le milieu hospitalier psychiatrique, où Breton élabore une approche esthétique du phénomène de la folie. En 1917, de retour à Paris, il fait la connaissance de Pierre Reverdy avec qui il collabore à sa revue Nord-Sud et de Philippe Soupault qui lui présente Apollinaire. S’en suit la rencontre coup de foudre avec Louis Aragon. Très influencé par le courant dadaïste qui venait de naître à Zürich, Breton commence à imaginer les contours d’une nouvelle ère littéraire qui, comme le dadaïsme, marque l’avènement d’immenses talents et rompt radicalement avec le classicisme.

    Avec Aragon et Soupault, André Breton fonde en 1919 la revue Littérature, qu’intègre Paul Eluard, un mois plus tard. Vient ensuite la période de l’écriture automatique, qu’il expérimente avec Soupault et qui donne naissance au fameux Champs magnétiques, ouvrage précurseur du surréalisme. En 1920, il rencontre enfin Tristan Tzara, le père du dadaïsme, avec qui il organise régulièrement des manifestations dada fracassantes qui suscitent moultes réactions au sein du public et des critiques, allant de l’incompréhension à l’admiration, en passant par le rejet total. Mais l’idylle ne dure que deux ans.

    En 1922, Breton et ses compagnons de la revue Littérature commencent à se démarquer nettement du dadaïsme. Cette rupture augure la naissance du courant révolutionnaire qui a duré plus longtemps que son prédécesseur. Le manifeste du surréalisme paraît en 1924, en volumes séparés. Breton y fait le plaidoyer pour une écriture libérée, une imagination débridée et surtout pour le «hasard objectif». Il définit le surréalisme comme un «automatisme psychique pur, par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. Le surréalisme repose sur la croyance à la réalité supérieure de certaines formes d’associations négligées jusqu’à lui, à la toute-puissance du rêve, au jeu désintéressé de la pensée. Il tend à ruiner définitivement tous les autres mécanismes psychiques et à se substituer à eux dans la résolution des principaux problèmes de la vie».

    Une floraison d’œuvres poétiques et prosaïques inonde alors le Paris littéraire. Breton, Aragon, Eluard et même des poètes et artistes étrangers font du surréalisme une sorte de renaissance, un salut pour l’art. Parmi ses œuvres, on retiendra certainement l’inoubliable Nadja, récit autobiographique relatant une rencontre de neuf jours avec une jeune femme inconnue. Mort à Paris en 1966, André Breton demeure jusqu’à aujourd’hui l’une des figures les plus marquantes de la littérature du XXe siècle. Le surréalisme, bien que s’étant essoufflé à partir des années 1970, n’en demeure pas moins présent dans les œuvres des plus grands écrivains et artistes contemporains.

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