Samedi 24 Juillet 2010 -- Depuis 1993 le Centre culturel français (CCF) de Tizi Ouzou est fermé. La décision de fermeture a été prise à l’époque pour des raisons de sécurité. Dix-sept ans après, malgré une amélioration de la situation sécuritaire, le CCF de Tizi Ouzou reste fermé. Selon nos informations, les autorités algériennes refusent de donner leur accord à cette réouverture réclamée depuis plusieurs années notamment par les étudiants et les élus de cette ville de Kabylie. Pourtant, les autorités françaises sont prêtes à procéder à sa réouverture. Elles ont même informé les Algériens de ce souhait. « Ce sont les autorités algériennes qui refusent », affirme à TSA un proche du dossier. « La majorité des étudiants qui s'inscrivent chaque année sur le site de Campus France pour poursuivre leurs études dans les universités et écoles françaises sont originaires de Kabylie », explique notre source. Les étudiants et les lycéens de cette wilaya et celle de Bejaia sont obligés de se déplacer jusqu'à Alger pour accéder aux services offerts par le Centre culturel français notamment les inscriptions via Campus France pour la poursuite des études supérieures en France. Tous les autres CCF du pays ont rouvert leurs portes au public depuis la fin des années 1990: Annaba, Constantine, Oran et Tlemcen. Seul le CCF de Tizi Ouzou reste fermé. Officiellement, le refus du gouvernement est motivé par des questions de sécurité. À Tizi Ouzou, l’ex-GSPC est toujours actif. Mais en réalité, la réouverture du CCF de Tizi Ouzou bute sur des problèmes politiques.