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The Algerian Museum Online / Le musée de l'Algérie en ligne

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    Baya, à l’ombre des jeunes filles en fleur

    Article publié par Séverine Kodjo-Grandvaux _ JEUNE AFRIQUE 18 octobre 2013


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    Les gouaches de l'artiste algérienne Baya sont emplies de femmes-oiseaux ou fleurs et
    de chimériques créatures... dont la poésie a fasciné les surréalistes.
    Femmes-oiseaux, dames-papillons, filles-fleurs… Les créations de Baya, femme-enfant à
    la destinée romanesque, sont profondément oniriques et singulièrement chimériques.
    Point d’homme. Quelques rares enfants. Et surtout des figures féminines tout en
    courbes et de couleurs flamboyantes. Les tissus de leurs tenues pourraient de temps à
    autre faire penser à des pagnes africains et ne manqueraient sans doute pas
    d’inspirer un Christian Lacroix. Esquissés de profil, les visages offrent un oeil
    plein tels des hiéroglyphes, une fine bouche qu’un nez à la forme de bec domine. De
    face, ce dernier s’efface au profit de lèvres pulpeuses. Les silhouettes dansent, se
    donnent le bras, bercent un bambin, se prélassent tels des odalisques, partagent un
    repas… On les entend se confier des secrets. Parfois, l’une d’entre elles semble
    hausser le ton. Les regards tantôt rieurs se font alors sévères. Paons, papillons,
    chameaux, poissons composent avec d’autres créatures un bestiaire fabuleux au coeur
    d’une nature luxuriante. Les villages rassemblent quelques maisons à l’allure de
    huttes aux abords d’un chemin ou d’une rivière longeant de prospères palmiers.

    Un refuge onirique

    Quand, en 1947, le Tout-Paris découvre les gouaches de Baya, âgée d’à peine 16 ans,
    l’emballement est immédiat. Le chef de file des surréalistes, André Breton, est
    immédiatement séduit par cette "apparition étincelante" qui permet de "cerner […] ce
    que l’imagination berbère d’aujourd’hui a gardé vivace de la tradition de l’ancienne
    Égypte" et offre à voir une "Arabie heureuse", fantasme occidental par excellence.
    Breton préface le catalogue de l’exposition organisée en novembre par Aimé Maeght
    dans sa galerie inaugurée deux ans plus tôt avec une exposition consacrée à Henri
    Matisse. Georges Braque, Christian Bérard, François Mauriac se précipitent pour
    découvrir les oeuvres réalisées par une enfant qui ne sait ni lire ni écrire et n’a
    jamais fréquenté les bancs de l’école. Quelques mois plus tard, un magazine de mode
    en vogue consacre deux pages à la jeune Kabyle et donne à lire un véritable conte de
    fées.


    Car Fatma Haddad, de son vrai nom, n’a pas eu la vie facile. Née en 1931 dans les
    environs d’Alger à Bordj el-Kiffan (ex-Fort-de-l’Eau), celle qui deviendra plus tard
    l’une des figures de l’art moderne algérien perd, enfant, son père puis sa mère.
    Recueillie par sa grand-mère paternelle, elle aide cette dernière dans son travail au
    service d’une famille de Français. La soeur de la patronne, Marguerite Caminat,
    découvre la fillette dessinant dans le sable et lui offre des gouaches. L’univers
    coloré de l’orpheline prend forme. Elle crée sans relâche, fuyant de la sorte une
    réalité douloureuse. "Quand je peins, expliquera-t-elle plus tard, je suis dans un
    autre monde, j’oublie. Ma peinture est le reflet non du monde extérieur, mais de mon
    monde à moi, celui de l’intérieur." Baya construit ainsi son propre refuge empreint
    d’une poésie touchante. Chaque oeuvre est une fable, une fantasmagorie sans cesse
    réinventée. Baya se fabrique également une signature à partir d’un alphabet
    imaginaire.

    "Son travail sans perspective ressemble parfois à du Magnelli", analyse Sandra
    Benadretti Pellard, conservatrice du patrimoine du Musée de la céramique de Vallauris
    qui expose jusqu’au 18 novembre une trentaine d’oeuvres de jeunesse de Baya
    appartenant à la famille Maeght. "En regardant ses éclatantes compositions rompues
    tout à coup par l’apparition d’un visage ou d’une silhouette simplifiée à l’extrême,
    mais d’un tracé puissant, voire robuste, nombreux sont ceux qui ont pensé à Matisse",
    écrit, en 1948, Edmonde Charles-Roux, alors journaliste spécialisée dans l’art. "Il
    est fort probable qu’elle ait vu l’art de Matisse ou de Magnelli chez Marguerite
    Caminat", explique Sandra Benadretti Pellard.


    Car Marguerite Caminat, mariée à un photographe et installée à Alger, a pris Baya
    sous son aile en 1942. Dans ce foyer d’amateurs d’art où les livres illustrés le
    disputent aux objets raffinés, on lui offre du papier, des crayons de couleur, de la
    gouache, de la glaise… Le talent de Baya trouve enfin à s’exprimer et fascine un ami
    de la famille, le sculpteur Jean Peyrissac, qui présente Baya à Aimé Maeght, de
    passage en Algérie en 1945. Le marchand d’art est conquis et organise l’exposition
    parisienne de novembre 1947. La petite paysanne fréquente alors un univers d’art et
    de lumière… mais aussi les clubs de la capitale française et autres lieux prisés par
    la jeunesse dorée d’après-guerre. "Mon père avait le même âge qu’elle, raconte
    aujourd’hui Isabelle Maeght, petite-fille du galeriste. Mon grand-père l’avait chargé
    de s’occuper d’elle. Ils sortaient tous les soirs et s’amusaient énormément."

    Quelques mois plus tard, Baya est invitée à Vallauris, dans le sud de la France, à
    l’atelier Madoura, là même où Picasso réalise ses céramiques. Le maître lui rend
    parfois visite, partage avec celle qu’il surnomme "la Berbère" un couscous. "Mais
    elle fera peu de céramique au final. Cela ne lui plaisait pas vraiment. Le résultat
    n’était pas assez immédiat pour elle", explique Isabelle Maeght.

    Une oeuvre prolifique et universelle

    Partout où elle passe, l’adolescente, petite princesse orientale habillée dans des
    tuniques et des sarouals hauts en couleur et chaussée de babouches brodées de fil
    doré, fait forte impression. Pour Edmonde Charles-Roux : "Baya faisait corps avec son
    oeuvre. Elle m’apparaissait comme un personnage mythique, mi-fille, mi-oiseau,
    échappé de l’une de ses gouaches ou de l’un de ses contes dont elle avait le secret
    et qui lui venait on ne savait d’où…" "Elle était d’une beauté rare et extrêmement
    élégante, raconte Isabelle Maeght, qui ne l’a rencontrée qu’en 1997. Elle était d’une
    douceur infinie et d’une force de caractère remarquable. Son regard vous
    transperçait. Elle a été une enfant très gaie, malgré tout. Rieuse, pas compliquée,
    elle chantait beaucoup."

    Mais le conte de fées s’est vite arrêté. De retour en Algérie, en 1953, Baya est
    mariée comme seconde épouse au musicien El Hadj Mahfoud Mahieddine, âgé d’une
    trentaine d’années de plus qu’elle. Il a déjà 8 enfants. Elle en aura 6. La guerre
    éclate en 1954. Baya ne peindra plus pendant dix ans… jusqu’à ce qu’en 1963 Jean de
    Maisonseul, conservateur du Musée national des beaux-arts d’Alger, qui acquiert alors
    quelques-unes de ses anciennes gouaches, l’incite à reprendre ses pinceaux. L’univers
    féminin de son enfance se teinte alors de la tonalité musicale de son mariage.
    Violons, cithares, luths, mandores, lyres et autres harpes font leur apparition dans
    des compositions de plus en plus foisonnantes et aux couleurs saturées. À la mort de
    son mari, en 1979, Baya crée sans relâche jusqu’à son décès en 1994, à Blida,
    produisant une oeuvre prolifique exposée aux quatre coins du monde (Lausanne, Paris,
    Marseille, Alger, La Havane, Tokyo, Koweït, Tunis, Washington, Bruxelles…). Une
    oeuvre qui séduit par son universalité singulière.





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  • Dounia
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    Avec l'exposition "Ta7richa", les objets du quotidien deviennent prétexte à rire


    Article publié par Maha Smati _HuffPost Tunisie _ le 11/04/2016




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    Vous avez peut-être ri sur les fatwas de Yahia Boulahia, salafiste bête et méchant. À cette époque, le créateur du personnage avait souhaité préservé son anonymat.

    Cette fois, Salim Zerrouki, artiste algérien "mais résidant depuis 10 ans en Tunisie" revient avec "Ta7richa", exposition qui se déroulera du 8 au 24 avril à la Maison de l'image.

    "Ta7richa" comme pour "en-cas" dans le dialecte tuniso-algérien ou encore "petite blague" dans l'argot algérien se veut être une exposition ludique et rigolote... sans pour autant être dépourvue de sens critique envers la société.

    Au début de Ta7richa... un Tumblr

    Sa première "ta7richa" lui vient un peu au hasard. Il dessine un "un ancien téléphone avec des boutons devant un smartphone qui lui dit 'J'ai une crème contre les boutons'", raconte Salim Zerrouki.


    Quand il réalise son deuxième dessin, il décide de publier ses œuvres sur Tumblr pour faire découvrir ses images qui se veulent "universelles" - sans nécessairement laisser d'empreintes arabo-arabes ou tuniso-tunisiennes - au monde entier.

    Observateur, il puise dans les objets du quotidien, "je regarde un objet et je me demande ce qu'il peut bien pouvoir dire".

    Avec son blog qui fait le buzz, Salim Zerrouki fait le tour du monde, et des sites comme Demotivateur, Topito et Minute Buzz puisent dedans.

    "Mes illustrations ont été traduites en plusieurs langues, je n'imaginais pas ça, ça a pris de l'ampleur", avoue l'artiste.


    Une ta7richa tunisienne

    Pour sa première exposition, l'artiste a dessiné neuf nouveaux dessins, "spécialement pour la Tunisie".

    Si certains dessins "qui parlent à tout le monde" sont présents à la Maison de l'image, on retrouve une touche purement tunisienne, à coup d'harissa et de 'balgha" (chaussures traditionnelles) et d'expressions telle que " الخبزة مرة " (la difficulté à gagner sa vie).

    "Si je devais exposer au Maroc et en Algérie, je devrais probablement faire parler d'autres objets. En tout cas, moi j'aime casser les tabous, les codes, les mœurs", explique Salim Zerrouki.

    L'essentiel pour l'artiste? Une bonne dose d'humour et de couleurs!



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  • Dounia
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    SLIMANE SAYOUD, ARTISTE-PLASTICIEN À “LIBERTÉ “
    “Nous allons embellir les quartiers populaires”

    Article publié par Yasmine Azzouz _ liberté Algrie le 04-08-2016


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    Originaire de Azzaba dans la wilaya de Skikda, Slimane Sayoud est un véritable touche-à-tout. Diplômé des Beaux-Arts, il est, tour à tour, sculpteur, peintre, graphiste, caricaturiste… Il a déjà à son actif non seulement plusieurs expositions, mais il reste résolument engagé dans l’embellissement des façades des quartiers populaires avec l’aide d’autres artistes et la collaboration de la population. Dans cet entretien accordé à Liberté, il est revenu sur son parcours, ses inspirations, son message à travers ses œuvres ainsi que ses futurs projets.

    Liberté : D’abord, racontez-nous vos débuts. D’où (ou de qui) tenez-vous votre vocation artistique ?

    Slimane Sayoud :
    Mes parents étaient artistes-peintres. J’étais pour ainsi dire, dans le bain, dès mon plus jeune âge. Après quelques années d’études en biologie, je me suis tourné vers le domaine artistique en entrant à l’École nationale supérieure des Beaux-arts d’Alger. C’est à partir de là que j’ai commencé à toucher à la peinture. Je suis sculpteur de formation, mais je fais aussi du street-art, de la peinture, de la caricature…

    Quels sont les thèmes abordés dans vos œuvres ?

    Je dois dire que ma démarche a commencé à avoir du sens précisément l’année dernière lorsque j’ai présenté à la galerie Ezzou’art ma première exposition individuelle “Soldes” où j’ai traité le sujet complexe de la société de consommation et de la commercialisation de l’art. Je continue en ce moment même ce travail. Et pour vous dire franchement, je continue à y dénoncer le capitalisme sauvage !

    La femme orientale avec sa touche de sensualité proverbiale est très présente dans vos tableaux. Avez-vous une explication à ce sujet ?
    On va dire que c’est un drame personnel (rires). J’essaye à travers mes tableaux de montrer la sensibilité et tout ce que la femme représente. Je suis néanmoins contre le féminisme capitaliste et ses dérives. Cela ne veut pas dire que je suis contre la femme, bien au contraire !

    Comment élaborez-vous vos tableaux ?

    Je peins beaucoup la nuit. Pour moi, une œuvre, c’est souvent le fruit d’un débat. Récemment, j’ai peins après une discussion avec mes amis artistes comme Farès Yessad et l’homme jaune (Yasser Amer) qui m’ont d’ailleurs beaucoup aidé dans le domaine de la peinture, et avec lesquels je parle de différents sujets, comme la situation de l’Algérie, de l’art, de la condition féminine, etc.

    Vous avez initié un très beau projet à Béjaïa récemment, avec un groupe d’artistes. Vous avez repeint des façades d’immeubles avec la collaboration des habitants. Comment s’est concrétisée cette idée ?

    C’était initialement un projet de Farès Yessad, alias Serdas, qui a commencé par son quartier à Amizour où il avait réalisé une fresque. Le concept consiste à embellir un quartier populaire avec l’aide des habitants qui, eux, nous fournissent la peinture, l’échafaudage, etc. Avec Chafik Hamidi, alias El Panchow, nous avons rejoint Farès au mois de Ramadhan dernier. Nous avons pu réaliser alors une seconde fresque à Amizour intitulée “Babour El louh” puis une autre “Le marchand des masques”. Bref, le projet n’en est qu’à ses débuts.

    Quel est l’artiste avec qui vous aimeriez collaborer ?

    Mon idole, c'est Guy Denning, un artiste anglais autodidacte. Je suis fasciné par son travail ! J’aime beaucoup la démarche et le travail technique de ce spécialiste, très doué, du street art.

    Quels sont vos projets ?
    Je travaille actuellement sur un livre à paraître prochainement. C’est le fruit d'une collaboration avec la photographe Leila Boutamine-Ould Ali. Il s’agit d’un livre d'art consacré à la fantasia. J'ai été graphiste sur ce projet alors que Morsi Bousebah en était le calligraphe. C'est un livre que je trouve intéressant et que je vous conseille d’ailleurs vivement, d’ores et déjà. Il sera disponible en deux versions, arabe et français. Par ailleurs, je me rendrai en Chine le 14 août dans le cadre d'une résidence artistique. Je serai, à ce titre, le seul sculpteur algérien. Après cela, on ira avec un groupe d'artistes algériens au Maroc pour réaliser d’autres projets artistiques.

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  • Dounia
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    Exposition ambulante à Alger de Souad Douibi

    Article publié par APS _ 02/10/2018


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    ALGER- Une exposition ambulante des œuvres de l’artiste
    plasticienne Souad Douibi a sillonné lundi des rues de la
    capitale dans une performance artistique de partage avec le
    public.

    Arborant des tableaux de l’artiste, sept femmes dont l’artiste
    elle-même, ont emprunté à pied un long itinéraire entamé depuis
    Télemly, en passant par la très fréquentée rue Didouche-Mourad,
    où la caravane a fait escale au niveau de "Place-Audin" avant de
    reprendre le chemin vers le quartier populaire, Bab El Oued.

    Les tableaux donnent à voir des portraits de femmes en haïk,
    vêtement traditionnel porté par la femme algérienne qui, par une
    voilette appelée "Laajar", se couvre le nez et le bas du visage
    et laisse le front à découvert.

    En haïk, puis sans ce costume vestimentaire féminin qui
    symbolise autrefois la pudeur et l’élégance, l’artiste évoque la
    condition et la place de la femme dans une société attachée à
    ses traditions vestimentaires malgré les influences culturelles
    étrangères.


    Présente à cette démonstration, la plasticienne explique que
    cette performance était une "action artistique visant à faire
    découvrir ses peintures" au public et animer les rues de la
    capitale, faisant remarquer que la fréquentation des galeries ne
    cesse de régresser.
    Diplômée des Beaux-arts d’Alger, Souad Douibi est connue sur
    les réseaux sociaux pour ses performances artistiques à Alger et
    ailleurs.

    « Awawech » de Souad Douibi fait son show à Souk Ahras


    Article publié par Amine Idjer _ Casbah Tribune 07/13/2018






    Source

    Le plasticien Mohamed Tledji accueille dans son atelier
    (céramique et calligraphie) et galerie d’art l’exposition de la
    jeune Souad Douibi, une jeune artiste-peintre qui a fait le buzz
    dans les réseaux sociaux avec ses performances surtout les
    dernières : « Imra’a » (femme) et « Neqqi mokhek » (nettoie ton
    cerveau). Intitulée « Awawech », cette exposition se tient en
    marge des Journées du court métrage de Souk Ahras.
    Dix tableaux ornent les murs blancs de mezzanine de cet antre de
    la culture. Dix toiles qui représentent le même personnage :
    Awawech. Un personnage en répétition. L’idée de cette exposition
    ou de ce personnage est venue « après une série de performances
    dans des lieux publics et musées s’inspirant des tableaux de
    grands maîtres », confie la jeune artiste. Pour le peindre, elle
    s’est inspirée du quotidien, de certaines citations, de
    certaines anecdotes.

    A chaque fait cocasse, Souad Douibi interroge Awawech ou plutôt
    se met à sa place pour trouver une réponse à ses
    questionnements. Elle s’exprime à travers son personnage. Au
    second degré, avec humour. Un humour souvent sarcastique, lourd
    de sens.

    Sur fond bleu tapant ou rose poudré, Souad raconte l’histoire de
    « Awawech », sa vie, son évolution. Si dans les premiers
    tableaux elle est avec son haïk – sur lequel est inscrit à ne
    plus en finir en arabe le mot femme – et sa voilette, dans les
    autres, elle s’émancipe. Une rupture de ban avec son
    environnement trop machiste et oppresseur. Elle se prend en
    main. Elle devient « elle ». Elle se libère. C’est une autre
    femme : celle des temps modernes. Tantôt elle est Wonder Woman,

    tantôt elle est l’agent secret 007. Malgré cette émancipation,
    la nouvelle Awawech ne renie pas ses origines, ses traditions,
    les codes ancestraux. Si elle se dévoile – elle jette son haïk –
    la voilette est toujours là. Pour plus de pudeur, plus
    d’authenticité. Sa manière de dire que tradition et modernisme
    font bon ménage, à condition que le dosage soit juste est
    équilibré. Un pied de nez pour ceux et celles qui veulent
    confiner la femme, la briment et la réduisent.
    A travers Awawech, l’artiste dénonce la condition de la femme
    algérienne qui souffre du regard d’une société hypocrite en mal
    de repères. Awawech, un personnage attachant, résistant qui ne
    demande qu’une chose : vivre et en paix.



    Rock The Street



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  • Dounia
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    الفنان التشكيلي كريم بلعجيلة في معرض برياس البحر

    الرسم بالممحاة طفرة في الفن التشكيلي


    Article publié par صحيفة فنون الخليج_ 27/02/2017




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    استقطب معرض الفنان التشكيلي كريم بلعجيلة بقصر رياس البحر بالعاصمة العديد من الزوار الذين قدموا للاستمتاع بالأعمال الفريدة من نوعها والحديثة في الفن التشكيلي التي تتمثل في مجموعة من ثلاثين لوحة تسافر بالخيال إلى عدة أماكن وتروض أحاسيسه وتستدرج مشاعره إلى الوقوف عليها، رسمت أعماله بأسلوب تجريدي وانتهج التعامل مع متغيرات ألوان عدة على غرار الأزرق والأحمر والأخضر.

    كيف كانت البداية مع الفن التشكيلي؟

    ـ كريم بلعجيلة: كانت البداية في 2015 كنت أعمل في شركة أجنبية وكان لي صديق هناك رأى شغفي بالفن التشكيلي وحبي لكل ما هو فن وخاصة اقتنائي للوحات التشكيلية لكن لم أقتحم هذه التجربة، وهو من كان سببا في دعمي لخوض هذه التجربة وانتهجت الأسلوب التجريدي في أعمالي التي أخذت حيزا كبيرا في فرنسا والجزائر وكنت متفاجئا بهذا النجاح التي حققته أعمالي.

    بدأت باستعراض لوحاتي الفنية على صفحة الفايسبوك لم أكن أنتظر نتيجة لهذا، فقد كانت مجرد لوحات أرى عالمي داخلها وأجدها حاجة حيوية لابد منها بعدها تلقيت العديد من الرسائل على صفحة الفايسبوك تتضمن دعوات لاستعراض لوحاتي الفنية وزبائن يسألون عن إمكانية شراء تلك اللوحات وفي كل مرة أتفاجأ أكثر، لأنني لم أدرس الفنون الجميلة بل كانت أعمالي ثمرة للإلهام والتعطش لهذا الفن.

    ـ من أين أتت فكرة الرسم بالممحاة؟

    ـ استعرضت ثلاثين لوحة فنية متنوعة واستعملت الزيت على الورق والوسيلة الجديدة التي ابتكرتها هي الممحاة وأنا أول من استعمل هذه التقنية وأتت الفكرة من ثمرة الإلهام، أعمل بعمق الأفكار التي داخلي فقط أضع الألوان على اللوحة دون أن أفكر في اختيار الألوان مباشرة على اللوحة دون خطوات أخرى، وأتفاجأ دائما بأعمالي في النهاية وهذا ما يحفزني أكثر للعمل أكثر على هذا الفن.

    ـ كيف حققت هذا النجاح في فترة زمنية قصيرة؟

    يرجع نجاحي إلى حبي وشغفي الكبير بهذا الفن لأن الفنان يحتاج لأن يعيش فنه ويعبر عما بداخله بعمق في لوحات فنية ليرى الناس البعد الذي يفكر به الفنان وقد يرى الناس أشياء مختلفة غير التي أراها، وقد أرى ما لا يراه المشاهد في لوحاتي، وكلما حققت نجاحا من خلال المعارض في باريس و الجزائر أجد استقبالا كبيرا على الزوار وأرى ذهولهم وتساؤلات كثيرة كيف ترسم فللوهلة الأولى يرى الزائر مجرد ألوان ممتزجة وبعد لحظات يرى أشياء أخرى خلفية وذلك هو نجاحي. وفقا لما نشر بصحيفة الصوت الآخر.



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  • Dounia
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    KHALED KARIM ARTISTE-PEINTRE
    "Un Air d'Algérie" transposé à Paris

    Article publié par l'expression dz _ 05/02/2017



    Source


    Le jeune artiste Khaled Karim transpose, à travers une
    exposition d'une quinzaine de tableaux, inaugurée vendredi soir
    au Centre culturel algérien de Paris, «Un Air d'Algérie»
    exprimant sa culture, son histoire et les oeuvres de ses hommes.
    Cet artiste (40 ans), autodidacte natif dAlger, constamment à la
    recherche de créations et de techniques propose aux visiteurs
    une mosaïque de thèmes mixant des reliefs à des pans de
    l'histoire de l'Algérie. Karim Khaled, qui est également
    dessinateur urbain, présente des tableaux grand-format
    (fresque), des dessins à même les murs en relief dans lesquels,
    il utilise des accessoires de récupération improbables.
    Il utilise des panneaux de polystyrène, une première, pour
    façonner des reliefs en 3D en les agrémentant d'accessoires ou
    de matériaux de récupération comme «Alger d'antan», «Al Hayek»
    ou «Pont de Sidi Rached». Et d'ajouter: «Je commence mes oeuvres
    dans la rue en récupérant des matériaux qui peuvent me servir
    dans mes créations que je réalise en peu de temps», a expliqué à
    l'APS cet artiste passionné par la casbah d'Alger, ses maisons,
    ses ruelles et ses charmes.
    Dans son exposition, la première du genre, l'artiste-peintre,
    vivant en région parisienne, revient sur la guerre de libération
    avec entre autres «Vive l'Algérie» (acrylique) et «A la gloire
    de mes frères d'armes» (acrylique), sans oublier les artistes de
    la comédie algérienne qui l'ont marqué comme les portraits de
    Rouiched» (Pastel gras/acrylique) et de «L'Inspecteur Tahar»

    (Pastel gras/acrylique).
    Il utilise comme matériaux du contreplaqué laqué comme dans son
    tableau «Arbia», une femme algérienne voilée de façon
    traditionnelle ou un plan de travail d'une cuisine pour un
    superbe tableau «A la gloire de mes frères d'armes» montrant des
    moudjahidine au maquis sous la bénédiction d'un vieil homme.
    Khaled Karim est né à Alger en 1976. Enfant, il participe à une
    émission de TV algérienne pour jeunes talents, et en 1990, il
    reçoit le 1er Prix d'un concours inter-Maghreb. Après un bref
    passage à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris, il développe une
    passion pour le dessin et la création picturale en associant
    dessin-peinture et accessoires divers et variés. L'exposition
    «Un Air d'Algérie» est ouverte au public jusqu'au 24 février.


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  • Dounia
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    "Algérie vue d’en bas" le projet photographique "شعبي " de Ahmed Ait Issad

    Article publié par Latifa Abada _ le huffpostmaghreb 17/03/2018




    Source



    Ahmed Ait Issad, jeune photographe, parcourt l'Algérie et réalise des photos avec son smartphone.



    Immerger dans les villes algériennes sans attentes précises, les laisser surprendre, observer leurs mouvements quotidiens à travers leurs habitants, sont la manière dont Ahmed, jeune photographe, tente de rendre hommage à l’Algérie avec des images vraies et authentiques qu’il a baptisé,lui et son amie “Algérie vue d’en bas”.

    “Il s’agit d’une contre lecture d’Algérie vue d’en haut de Yann Artus Bertrand. Lui il montre le côté esthétique du pays et moi j’ai opté pour des images plus intimes. L’exercice que je me suis imposé pour réaliser mon projet et de descendre à la rue et documenter la vie de tous les jours. Au fil du temps j’ai compris que cet angle offre une matière inépuisable pour un photographe” dit Ahmed.






    Lorsque le documentaire de Yann Artus Bertrand a été diffusé en Algérie en 2015, Ahmed avait déjà une collection d’images prises principalement dans la capitale qu’il publiait sur ses réseaux sociaux. Ahmed raconte qu’à l’époque il faisait découvrir la ville à une amie venue de l’étranger. Au cours de leurs balades une série d’images s’est donc constituée. Un jour celle-ci attire son attention sur la diversité des images qu’ils ont prise ensemble et lui suggère de changer l’appellation de ses pages sur les réseaux sociaux avec “Algérie vue d’en bas”.





    À partir de là Ahmed décide de professionnaliser son projet. Son outil est son smartphone et ses supports de diffusion sont les réseaux sociaux. Mais pour être pertinent, Ahmed sait qu’il doit thématiser sa collection.



    "Il y a mille et une façons d’aborder un projet photographique de nos jours, surtout dans un pays qui offre autant de matière. Pour moi l’idée était de prendre des photos des choses qui m’interpellent, je dis souvent que je photographie des moments car je ne sors pas systématiquement mon smartphone, je regarde, j’admire ensuite j’immortalise le moment", précise l’artiste.


    Aujourd’hui Ahmed a fait un choix, celui de consacrer plus de temps à son projet. Il confie qu’il vient de prendre la décision de passer en freelance pour avoir le temps de voyager à travers le pays et d’enrichir davantage sa collection photographique.

    “Je travaille depuis plusieurs années dans le marketing digital, d’ailleurs j’ai découvert la photographie grâce à ce métier. Il y a quelques semaines, j’ai décidé de devenir consultant pour avoir le temps de mieux façonner mon projet. Algérie vu d’en bas commence à se faire connaître auprès du public et je me dois d’aller à la rencontre de ces Algériens sur les 48 wilayas ”, indique Ahmed.

    De 2015 à ce jour, “Algérie vue d’en bas” s’est enrichie d’images saisies d’une ville à une autre. Si le projet est né à Alger, au fil de ces trois dernières années, Ahmed a parcouru plusieurs villes et villages avec un seul but rapporté des clichés qui démontre la diversité d’un pays en mal de visibilité.





    D’Oran à Mostaganem en passant par Tlemcen et Boussada et bien d’autres villes, Ahmed a, avant tout, répondu à la demande d’un public admiratif de son travail.

    Il confie que les internautes l’invitent souvent à visiter leur ville, et c’est grâce à cet engouement qu’”Algérie vu d’en bas” est passé pour Ahmed d’une passion à un projet à part entière.

    Il y a quelques semaines les photographies d’Ahmed ont été exposées pour la première fois à l’occasion des “journées photographiques de la ville d’Oran”. Il a également animé un atelier sur les photos réalisées à partir du smartphone.



    Ahmed retient de cette première exposition l’intérêt du public oranais mais également sa rencontre avec Reza Deghati, un photojournaliste français d’origine iranienne. Il a réalisé en 2012 avec l’auteur Yasmina Khadra un livre intitulé “Algérie”.

    ?La rencontre avec Reza Deghati est le temps fort de cette exposition. Au cours de cette rencontre je lui confie que je ne savais pas si je pouvais me présenter en tant que photographe puisque la photo s’est révélée en moi par hasard et surtout que j’utilise un smartphone pour photographier. Il me questionne avec humour si lorsque je lis un livre qui me captive et me bouleverse je me demande avec quel stylo l’auteur a écrit le livre. Pour lui tant que je réalise des images avec passion et qui m’inspirent je suis forcément photographe”, souligne Ahmed.

    D’Oran “Algérie vue d’en bas” ira à la fin du mois à la rencontre du public parisien qui découvrira une vingtaine de photos d’une Algérie en effervescence.

    Photographe avec un regard d’auteur

    Ahmed confie d’emblée qu’il n’adhère pas à l’idée qu’une image parle d’elle-même. Il estime que chaque photographie doit être accompagnée d’une légende, qui renseigne sur le pourquoi de cette photo. «Une image c’est un parcours, au départ l’objet nous interpelle, nous questionne, et pour lui donner un sens on le photographie. Et l’histoire liée à chaque prise insuffle de la vie à l’image» précise-t-il.



    Il se souvient particulièrement de l’histoire d’un jeune garçon nomade rencontré sur la route de Tigzirt. Ahmed raconte que ce qui l’a interpellé au départ est un vaste champ où des brebis broutaient. En allant photographier ce paysage rustique la petite silhouette d’un garçon s’ajoute au décor. Ahmed se rapproche et lui demande naïvement pourquoi il n’est pas à l’école, les yeux remplis de larmes il lui répond “nous on est comme ça”.

    “L’histoire de ce petit garçon d’à peine 10 ans m’a beaucoup émue. Sa famille pratique l’élevage pastoral, et se déplace avec ses troupeaux de bétail à la recherche de pâturages. Il aimerait, comme les enfants de son âge, aller à l’école mais le mode de vie de sa famille ne le lui permet pas” ajoute Ahmed.

    Le contact facile, Ahmed n’hésite pas à aller vers les gens, il ne les importune pas mais les amène à se confier. Il se souvient également d’une rencontre particulière avec un fleuriste à Bouzereah. Ce dernier lui raconte comment ce métier qui, autrefois, était celui de son père l’a aidé à se reconstruire après sa sortie de prison à l’âge de 50 ans.




    "En racontant ces histoires et bien d’autres je donne une dimension engagée à mon projet. L’histoire du petit garçon nomade révèle que certains sont privés du droit à l’éducation. D’une autre par l’histoire du fleuriste nous dit simplement qu’il n’est jamais trop tard pour donner du sens à sa vie" dit Ahmed.

    Le clap de fin d’"Algérie vue d’en bas" ne raisonnera pas d’aussitôt, Ahmed est déterminé à parcourir les quatre coins du pays, il confie que sa passion pour la photographie est intimement liée à l’admiration qu’il porte pour son pays et ses habitants.


    ELLE EST SIGNÉE DU PHOTOGRAPHE AHMED AÏT ISSAD
    “L’Algérie vue d’en bas” exposée à Paris


    Article publié par Radar_Liberté Algérie

    Source

    Inspiré du documentaire de Yann Arthus Bertrand L’Algérie vue du ciel, “L’Algérie vue d’en bas”, une œuvre photographique d’Ahmed Aït Issad, sera exposée le 15 novembre prochain à Paris. Riche en enseignements, cette œuvre se veut une compilation exhaustive d’un photographe qui s’est rapproché au plus près des citoyens aux quatre coins du pays pour rapporter le quotidien des Algériens.


    Site officiel


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  • Dounia
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    Article publié par Radar_Liberté Algérie _le 23 .10.2018

    “L’Algérie de Gustave Guillaumet” dévoilée

    MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE LIMOGES (FRANCE)



    Source

    L’Algérie est à l’honneur au Musée des beaux-arts de Limoges qui

    expose, jusqu’au 4 février 2019, plus de 100 œuvres. Intitulée

    “L’Algérie de Gustave Guillaumet (1840-1887)”, cette exposition

    retrace, à travers des peintures, les débuts de la colonisation

    de l’Algérie par la France. Gustave Guillaumet, surnommé

    également “le peintre de toute l’Algérie”, retrace toutes les

    vallées de l’Algérie, le labeur des paysans, la femme berbère,

    les motifs et le charme d’une fontaine dans la smala de Tiaret,

    les dromadaires, les bergers et les sites féeriques du pays.



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  • Dounia
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    Souhila Belbahar expose ses œuvres


    Article publié par Kheira Attouche _le temps dz

    Source




    A chaque exposition de Souhila Belbahar, on est agréablement surpris par le renouveau et la tendance de l'artiste qui nous a habitués

    sa délicatesse et sa douceur notamment avec ses couleurs, ses femmes pétales et ses fleurs. Sans être embrigadée dans ses harems et

    ses houris, au tracé fugace et aux coloris véhéments, qui concèdent une solidité de l'œuvre par le truchement de la couleur, elle

    reste fidèle à ses compositions très chamarrées. Elle sauvegarde ce rôle privilégié des teintes. Ses dessins conservent une vivacité

    autour du thème de la femme. Dans ses anciennes toiles, où la technique est fine et inventive, elle dévolue une place de choix aux

    tons bigarrés, au dessin aérien, et aux formes éphémères. Ses femmes pétales aux tons séducteurs sont glorifiées. Cette exposition

    retrospective qui nous montre près d'une centaine d'œuvres prouve que l'artiste utilise souvent ses lignes en arabesques. L'artiste

    agence ses formes et ses délicats coloris dans une sorte de symbiose. Epuisant les explosions de couleurs, elle sait avec doigté

    faire une bonne répartition décorative des surfaces. Dans l'abstrait, elle batifole au gré de son pinceau libre de toute entrave et

    enfermement pictural. Ses tableaux sont une exécution recherchée dans l'abstrait en déliant cette nappe de couleur à l'aplat auquel

    succède la touche. Cette artiste avec sa longue expérience aime se libérer pour réaliser de véritables créations artistiques. Il faut

    noter que Souhila Belbahar est passée par plusieurs étapes avant d'arriver à l'abstrait et ses multiples expositions montrent qu'elle

    a épousé ce mouvement si prisé par l'artiste. Ses cercles aux tons bariolés, ses carrées multicolores, ses touches de peinture à

    l'image des impressionnistes traduisent la grande maîtrise de cet art abstrait. Avec une prédisposition certaine, Souhila a su

    combiner ces formes différentes dans une harmonie qui fait sa touche particulière. Sans oublier sa tendance figurative, elle s'est

    embarquée dans l'art abstrait qu'elle contrôle avec virtuosité en référence à tant d'années de peinture.

    Du réalisme à l'abstrait
    Bien qu'elle ait dépassé les 75 ans, Belbahar ne prétend pas atteindre l'aboutissement, elle espère poursuivre dans cette voie

    qu'elle apprécie particulièrement. Il y a quelques années, elle nous avait déclaré dans un entretien «Durant mon parcours artistique,

    j'ai peint du réalisme, de l'impressionnisme, du Matisse, et du Dufy. L'art pictural abstrait s'inscrit dans l'universalité, mais

    pour moi, ce travail n'est pas un aboutissement. Dans l'abstrait, tout est lié ; je pars d'une idée avec la limitation de la couleur.

    Je fais un essai en format réduit et lorsque je suis convaincue, je le peins ; il faut avouer qu'il y a beaucoup de hasard. Dans le

    figuratif, l'artiste est victime de certaines données comme le dessin, des couleurs, la mise en page et l'élaboration». Doyenne des

    artistes-peintres, Souhila Belbahar a suivi les conseils de feu son père, qui voulait qu'elle éduque son œil. Souhila s'est imprégnée

    de styles de divers peintres. De copiste à son propre style, dont elle s'est forgé une personnalité forte dans l'art pictural, elle

    investit les chemins de l'abstrait. Que l'on soit néophyte ou spécialiste, on garde en mémoire ses toiles exquises au tracé

    évanescent avec ses femmes pétales et ses bouquets de fleurs, d'une puissante concordance et d'une harmonie de chromatiques. Ces

    anciennes productions sont exquises à l'œil plaidant pour une grande dextérité ; ces nouvelles témoignent d'une bonne maîtrise et

    d'une expérience avérée dans ce domaine. Son habileté dans le choix des teintes, dont elle seule en a le secret, et ses succulents

    dessins l'enserrent dans un enfermement que tout artiste réfute au nom de la liberté de création.

    Hors champs inaugure TNA Gallery

    Exposition collective au théâtre national Mahieddine-Bachtarzi


    Article publié par _le midi.dz _ le 09.02.2015

    Source




    L’exposition collective "Hors champs" regroupant des tableaux et des photographies de huit artistes algériens confirmés a inauguré,

    samedi dernier à Alger, la "TNA Gallery", un nouvel espace dédié aux beaux-arts situé dans les locaux du théâtre national

    Mahieddine-Bachtarzi.

    Dans une salle modeste d’une centaine de mètres carrés, au dernier étage du bâtiment de l’ex-Opéra d’Alger, les plasticiens Rachid

    Djemai, Rachid Nacib, Mustapha Nedjai, Adlane Samet, Karim Sergoua, Hellal Zoubir
    et le photographe Nasser Medjkane

    exposent sous la direction de l’artiste Malek Salah, commissaire de l’exposition à l’origine de la création de cette nouvelle

    galerie.

    Inaugurée en présence de plasticiens et d’amateurs des Beaux-arts, cette exposition, prévue sur trois mois, permet d’apprécier une

    diversité de styles et d’expressions, à travers une vingtaine d’oeuvres (tableaux et photos) allant de l’abstrait au portrait, en

    passant par des compositions surréalistes ou inspirés par le patrimoine iconographique algérien.

    Les visiteurs pourront également apprécier les clichés en noir et blanc pris dans les années 80 par Nacer Medjkane (connu surtout

    comme un des plus talentueux directeur photo du cinéma algérien) ou encore la série chacun sa fenêtre de Zoubir Hellal qui mêle

    photographie, huile acrylique et autres matériaux comme le bois et le carton.

    Préparée durant un an, cette première exposition de la "TNA Gallery" se veut un premier pas vers la "création d’un collectif

    d’artistes", espère Malek Salah qui prévoit d’organiser trois autres expositions similaires durant l’année 2015. Elle est aussi, par

    son titre qui renvoie à la partie invisible du champ de la caméra dans le langage cinématographique, une manière d’affirmer

    l’existence des artistes participants, malgré le manque d’espaces d’expressions et de création, explique en substance le commissaire

    de l’exposition qui participe également avec trois tableaux.

    Le plasticien Karim Sergoua espère, de son côté, que cet espace permettra d’ "attirer un autre public (moins averti) vers le

    théâtre", surtout que l’entrée de la galerie est située, relève-t-il, dans un quartier populaire (rue Bouzrina, centre d’Alger).

    Cette volonté de rapprocher, "sans complexes", le grand public des arts plastiques et du 4e art est d’ailleurs affichée par le directeur du TNA qui précise que l’espace sera ouvert autant aux artistes professionnels, aux étudiants des écoles d’arts qu’aux amateurs.

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  • Dounia
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    Musée du Bardo _Exposition
    Retour au «Pouvoir des perles d’Afrique»


    Source

    Article publié par K. B. _le soir d'Algérie _le 1 janvier 2015

    Jusqu’au mois de mars prochain, le public a l’occasion d’aller voir et admirer l’exposition «Pouvoirs des perles d’Afrique», au Musée public national du Bardo à Alger.
    Cette exposition est constituée de la collection de l'épidémiologiste Tonia Marek et de pièces archéologiques et ethnographiques conservées par le Musée du Bardo. Elle regroupe des perles précieuses, semi-précieuses ou en bois.
    L’objectif (entre autres) est de donner au public une idée de leur valeur symbolique et de la place qu'elles occupent dans la société et la culture africaines.
    Cette exposition, en somme, propose aux visiteurs de dépasser l'aspect esthétique ou «décoratif» des perles, pour en comprendre la fonction sociale et culturelle.
    La première partie de l’exposition (celle de la collection du Musée du Bardo) est consacrée aux colliers traditionnels et aux pierres précieuses des différentes régions d’Algérie, comme le collier «skhab», «timeralt» (la croix du Sud), le «Djouher» (collier de perle algérois) ou «aqaran» (parure des Aurès). Sont également exposés d'autres bijoux, plus anciens, (colliers et bracelets) remontant au Ve siècle et ayant appartenu à la reine touareg Tin Hinan.
    La seconde partie de l’exposition, «Pouvoirs des perles d’Afrique», est composée de la collection de Tonia Marek qui a longtemps vécu en Afrique. Elle est consacrée aux perles et leurs significations dans les cultures africaines.
    Cette partie de l'expo met en avant l'utilisation de ces objets à d'autres fins que l'ornement esthétique. Ainsi, elles peuvent, parfois, renseigner sur le statut social, servir de monnaie d'échange et de trait d'union entre les peuples. Dans plusieurs religions d’Afrique, elles sont également utilisées comme chapelet.
    Chez des tribus du Sénégal, les perles possèdent un pouvoir thérapeutique. Au Mali et au Bénin, elles ont un pouvoir de protection, selon certaines croyances. Dans ces deux pays, elles sont aussi portées comme signe d'appartenance, après un rite de passage ou une initiation.
    Cette très intéressante expo au musée algérois comporte également des pièces rares remontant à plus de 12 siècles en provenance de Mésopotamie, d'Égypte ou de Mauritanie et faites de pierre, de bois, de verre ou de corail.
    Tonia Marek est docteur en épidémiologie. Elle a beaucoup voyagé sur le continent africain où elle a travaillé dans une institution internationale.
    Son séjour en Afrique lui a permis de découvrir et de développer sa passion pour les perles et leurs histoires. Sa retraite lui a donné l’occasion d’approfondir ses recherches dans ce domaine. Aujourd’hui, elle essaye de faire partager sa passion aux publics à travers le monde.

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  • Dounia
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    Alger la Grande Poste transformée en musée



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  • Dounia
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    L'artiste photographe Algeria888 ( G.Zouaî )


    https://www.flickr.com/photos/algeria888/sets/

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  • shakila
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    Amazing how this city has been built on the mountain.

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  • Dounia
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    HANIFA BELKACEM EXPOSE AU HILTON : L’art entre peinture et poupées

    Source


    Article publié par news80.com_le 9 mai 2013


    Une expo à découvrir
    La peinture n’a pas de secret chez Mme Hanifa Belkacem qui vit depuis 25 ans à Béjaïa. Cette année, elle expose ses oeuvres dans le hall au premier étage de l’hôtel Hilton, au grand bonheur des fans de l’art plastique. Sa peinture respire la fraîcheur et la joie de vivre. En somme, elle tombe à point nommé avec l’air du printemps.
    Hanifa Belkacem aime peindre les paysages de sa région d’adoption». Trois thème composent son exposition. Tout d’abord la nature de la ville de Béjaïa qu’elle dit adorer. L’on y découvre des vues panoramiques, des quartiers. Cinq toiles qui représentent les quartiers de Béjaïa, l’on distingue aussi l’incontournable brise de mer et ce bateau rouge qui est resté à quai pendant des années.. «Là, on a l’impression qu’on est à la campagne, mais en fait on est au centre de Béjaïa. Là c’est la ville et sa rue principale et en haut, une vue sur Yemma Gouraya. Aussi, la Villa Madani est entourée de constructions.» L’autre partie de l’expo est déclinée dans le style figuratif et c’est fait au pinceau. Le regard du visiteur sera happé par la vue de cette chanteuse, ces musiciennes, ou encore cette scène de hammam etc. Toutes ces toiles sont faites à l’huile et travaillées au doigt, sauf les paysages de Béjaïa. Troisième thème que notre artiste a choisi pour dessiner les contours de ses humeurs picturales sont les fleurs. En atteste ces tableaux au nom de Floralies, bourgeonnement, rêveries. Ces tableaux déclinés dans le genre abstrait sont réalisés au doigt. A côté d’autres paysages sont représentés, notamment une vue de Yakouren à Béjaïa et ce petit village avec un hameau et des vieilles maisons qui sont peut-être centenaires. C’est presque de l’impressionnisme quand on y regarde de près. Un effet rendu palpable grâce aux petits tapotements de doigts de l’artiste-peintre.
    «Certains tableaux ont été faits en deux jours, d’autres un mois, ça dépend. Je peux m’arrêter, bloquer sur une couleur, ça ne me plaît pas, je trouve qu’il manque quelque chose et je refais». Et parlant de sa nouvelle tendance picturale, liée à ces fleurs, Mme Belkacem renchéri: «Depuis 5 ans c’est ma nouvelle façon de travailler, ce sont les couleurs, les formes, c’est assez enthousiaste, enjoué.» On voit une perspective plus optimiste, d’ailleurs les couleurs parlent d’elles-mêmes. On y voit aussi des femmes en fleurs. Le bouton suggère la femme. Les rêveries évoquent carrément les femmes, elles-mêmes sont des plantes, sont lascives dans leur position…». Peints dans des tons plutôt pastels, ces tableaux sont, en effet, déclinés dans des couleurs acidulées tels le vert pistache, le blanc, imputant à ces tableaux cette impression de fraîcheur qui rappelle presque l’acrylique.
    Pas loin de là, le paysage reprend le droit de cité et l’on découvre, notamment la Casbah de Béjaïa ou encore ce doux tableau au titre suggestif, la main tendue. «Deux filles, mais qui tend sa main? Celle qui donne ou celle qui prend? Je joue sur les couleurs. J’aime bien les couleurs chaudes. Je joue aussi sur les ombres. Je préfère les visages sans trait. Oui, c’est la situation qui parle d’elle-même».
    Dans un autre registre complètement différent, Mme Belkacem Hanifa nous éblouit avec 14 poupées, faites main, entre bijoux, coiffures, tissus brodés… Plusieurs modèles sont ainsi donnés à voir et montés sur un socle en bois. Un choix artisanal délibéré. Ces poupées illustrent très bien les différentes régions du pays avec menus détails. L’on peut aisément distinguer ainsi la fille de l’Algérois avec son karakou, le khit rouh et le badroun que l’ on porte en dessus, ou encore son adjar. L’Oranaise et sa djeba, la fille des Aurès. Les anciennes tenues d’Alger. Entre la tenue de fête et des après-midi avec le serouel medouer, la kabyle et sa fouta, la tenue de Annaba, celle des Hauts-Plateaux etc.
    «Tant qu’on fait des choses avec plaisir, avec amour pour transmettre, je ne vous dis pas la satisfaction de voir les gens qui aiment ce qu’on fait, on est payé déjà. Ce n’est pas que le côté finance qui compte, franchement, ça fait plaisir de voir qui sont là, qui aiment, qui apprécient, c’est déjà beaucoup. Les poupées, cela m’a pris un mois…»
    Active, Mme Belkacem confie se lever tôt le matin pour entamer la confection de ses poupées, qu’elle achève le soir en regardant la télé. L’après-midi, elle la consacre à l’association «Les lumières de Bougie» dont elle est membre active ainsi qu’à ses toiles.






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  • Dounia
    replied
    Des métiers de la Casbah en disparition


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