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Colloque international sur les dictionnaires et la lexicographie en langue arabe

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  • Colloque international sur les dictionnaires et la lexicographie en langue arabe


    Dimanche 18 Avril 2010 -- L’université Saâd-Dahleb de Blida a organisé, les 14 et 15 avril le deuxième colloque international sur les dictionnaires et la lexicographie en langue arabe. Le laboratoire de langue arabe de la faculté des lettes et sciences sociales qui a abrité cette rencontre a vu la participation de 60 chercheurs algériens ainsi que d’universitaires marocains, tunisiens, syriens, jordaniens et saoudiens.

    Le docteur Amar Saci, de l’université de Blida, qui assurait la présidence de ce colloque, a apporté ces éclairages au sujet des terminologies et des traductions des morphèmes techniques : «La traduction de l’arabe vers d’autres langues ou vice-versa, ainsi que les termes spécialisés, surtout dans le cadre des technologies nouvelles pour lesquelles, doivent faire l’objet d’un choix précis des termes désignant un produit, un appareil, une technique nouvelle, et compris de tous. La langue arabe se doit d’être à la hauteur des technologies nouvelles, au risque d’être dépassée par les sciences et les découvertes. À cet effet, nous considérons que le dictionnaire est un outil de travail incontournable, surtout le dictionnaire scientifique, au regard de l’avancement de la technologie. Tous ces manuels sont inexistants en langue arabe, ce qui pousse nos étudiants à se rabattre sur des traductions qui ne sont parfois pas fiables quant au sens premier des termes en question.» Et de préciser son étonnement que la Tunisie et le Maroc possèdent des associations de lexicographie qui font des recherches pour certaines terminologies, alors que cela n’existe pas chez nous. Aussi a-t-il souligné que le département des lettres et des sciences sociales envisage d’inscrire un module de lexicographie, qu’il serait intéressant de généraliser à toutes les universités d’Algérie, a-t-il estimé.

    Sur la question des dictionnaires, les séminaristes ont évoqué le dictionnaire scolaire, pour lequel une part importante des débats lui a été consacrée durant ces deux jours. L’un des intervenants a appuyé sa communication sur le fait que des étudiants cherchent des traductions de travaux étrangers alors qu’ils n’arrivent pas mettre la main sur un travail scientifique permanent. Notons, enfin, parmi les recommandations de ce colloque, celle de donner une importance plus grande aux dictionnaires spécialisés en arabe, à la création d’une association lexicographique algérienne et, surtout, au lancement d’une encyclopédie des vocables arabes contemporains. Pour cela, la collaboration de tous les spécialistes et linguistes arabes est plus que nécessaire.

  • #2

    Dimanche 18 Avril 2010 -- Le laboratoire de langue arabe de la faculté des Lettres et Sciences sociales de l'université Saâd Dahleb à Blida a organisé durant deux jours, les 14 et 15 avril courant, le 2ème colloque international sur les dictionnaires et la lexicographie de la langue arabe en général. Ils étaient plus de 60 chercheurs et universitaires, représentant 17 universités algériennes ainsi que des universités du Maroc, du Soudan, de Syrie, d'Arabie Saoudite, de Jordanie et de Tunisie à avoir participé à cette rencontre, en notant l'absence de l'Egypte qui n'a délégué aucun chercheur malgré les invitations qui leur ont été adressées. Ainsi, toutes ces universités se sont penchées sur l'importance du dictionnaire dans le suivi des études à partir des premières années d'apprentissage et jusqu'à l'université pour se poursuivre même durant la vie professionnelle de l'individu car, pour communiquer et comprendre, les mots doivent être utilisés à bon escient, dans un contexte propre et précis, ce qui nécessite souvent l'utilisation du dictionnaire pour justement connaître le vrai sens des mots.

    Historiquement, le premier dictionnaire en langue arabe a vu le jour en l'an 175 de l'Hégire (796 de l'ère chrétienne) sous la plume de khalil Ben Ahmed El Farahidi et il demeure une référence incontournable jusqu'à nos jours, autant pour l'arabe que pour les autres langues, surtout qu'il a été réalisé selon les normes scientifiques requises pour ce genre d'ouvrages. Pour l'Algérie, malgré l'avancée fulgurante des sciences, malgré l'intrusion du livre électronique et la facilité de son utilisation, nous demeurons toujours tributaires des autres pour les dictionnaires, le peu qui ont été édités présentant des insuffisances notoires en tous genres. Ceci pour le dictionnaire généraliste car pour le dictionnaire spécialisé, il faut dire qu'il est inexistant en langue arabe, que ce soit pour les sciences humaines, les sciences exactes, la technologie ou la médecine. Ceci a fait que les étudiants se heurtent à des terminologies souvent incompréhensibles et employés, à tort, en des endroits inexacts. En outre, le dictionnaire spécialisé est devenu une nécessité incontournable avec les nouvelles sciences et technologies qui s'entrecroisent et se chevauchent, avec une lexicographie proche mais des terminologies différentes. Ceci nous amène bien entendu à parler de traduction de l'arabe vers les autres langues et vice-versa, ainsi «que des termes spécialisés, surtout en ce qui a trait aux technologies nouvelles pour lesquelles, la langue (arabe ou autre) doit bien choisir le terme qui désigne un produit, un appareil, une technique nouvelle, qui soit compris par tous et la langue arabe se doit d'être à la hauteur des technologies nouvelles, sinon nous allons être dépassés par les sciences et les découvertes», comme a tenu à le préciser le président de ce colloque, le Dr Amar Sassi.

    Le même spécialiste s'étonne que la Tunisie ou le Maroc, si nous ne prenons que nos proches voisins, ont une association lexicographique nationale, alors qu'elle fait défaut en Algérie, continuant sur sa lancée, il préconise même qu'un module de lexicographie soit créé dans nos universités, vu l'importance de cette branche, qui pourra se retrouver au sein de toutes les facultés «l'apprentissage de toutes les sciences ayant besoin de mots, de termes spécialisés, précis et compréhensibles par tous». Même le dictionnaire scolaire a eu sa place au sein de ce colloque puisque l'un des intervenants en a parlé et a préconisé de doter chaque palier scolaire d'un dictionnaire propre, comprenant les termes usités à cet âge, et surtout, selon le niveau. D'ailleurs ce manque se fait sentir de manière cruciale au sein de l'université quand les étudiants recherchent des traductions de travaux étrangers mais ne peuvent trouver un travail scientifiquement viable ni une traduction «réelle». Enfin, parmi les recommandations de ce colloque, nous noterons celle relative à donner une importance plus grande aux dictionnaires spécialisés en arabe, à la création d'une association lexicographique algérienne, et, surtout le lancement prochain d'une encyclopédie des vocables arabes contemporains, ce qui nécessitera la collaboration de tous les spécialistes et linguistes arabes. Enfin, et parmi les propositions faites par certains chercheurs, le dictionnaire des termes utilisés en arabe dialectal a retenu l'attention de nombreux participants, en plus bien sûr des dictionnaires spécialisés, raison d'être essentielle de ce colloque.

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