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Algerian academic Mansour Abrous pays tribute to artists with a new encyclopaedia

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  • Algerian academic Mansour Abrous pays tribute to artists with a new encyclopaedia

    In a new encyclopaedia, Algerian author Mansour Abrous follows the story of Algerian art from 1917 until 2006. The new work documents a variety of Algerian artists - painters, cartoonists, photographers and designers. For the project, Mansour has compiled 1,705 biographies - 1,324 plastic artists, 118 Muslim art specialists, 151 designers and 112 photographers.

    Mansour is best known for his books, Algerian artists: Biographical dictionary 1917-1999, The contribution to history of the Algerian student movement 1962-1982 and The Algerian Arts Directory.

    Magharebia: Why did you decide to make an encyclopaedia of Algerian artists?

    Mansour Abrous: I'm pleading for the presence of Algerian artists to be restored.

    Magharebia: You have already written other works on the same subject: Algerian artists, biographical dictionary and an Algerian arts directory. How did the public receive them?

    Mansour Abrous: I have no idea how such publications have been received. The second work, Arts directory, as I published it myself, did not receive any media coverage.

    Magharebia: Have you had any particular difficulties in producing your work? I'm thinking particularly of the problem of sources for artists from the period prior to independence.

    Mansour Abrous: It's a fastidious, complex task of patience. You have to keep at it, with tiny steps and huge waves of tiredness. You have to have commitment to undertake this work, and especially to bring it to fruition.

    Magharebia: What methods did you use to complete your work?

    Mansour Abrous: Work, work and more work. I don't know any other way of working which is sufficient to complete this sort of enterprise.

    Magharebia: Do you think it was too ambitious to write the biographies of such a large number of artists? Do you worry you may have forgotten certain artists worthy of being featured?

    Mansour Abrous: In a country where little work is devoted to artists, the obvious thing is to give homage to artists, whether or not in they are in the media, working in and for a country where talent and intelligence are given low status. I may have forgotten about some artists. My defence is my human frailty.

    Magharebia: From 1917 to 2006: that's nearly a century that you have looked over.

    Mansour Abrous: I wanted to produce a document with a defined timeframe, covering the history of artistic practices from the first exhibition to those produced this year.

    Magharebia: Why has your work has been published by a French publishing house? Have you had any difficulties getting it done in Algeria?

    Mansour Abrous: I didn't find a "taker" in Algeria. This had nothing to do with censorship. It was a lack of response -- which led me to turn to a French publisher, L'Harmattan as it turned out.

    Magharebia: Why do you think many Algerian authors have their works published abroad?

    Mansour Abrous: I can only answer for myself. My first choice is always Algerian publishers, for the simple reason that I want to be close to Algerian readers. I'd like to take this opportunity to thank Casbah Editions who, for my first work, showed me all the confidence and help I needed. In the case of this [latest work], which came out December 1st, three Algerian publishing houses were approached first, but did not respond.

    Magharebia: What is your next project?

    Mansour Abrous: It is a bibliographical index of Algerian art from 1840-2006, which will survey the documents on art and culture and which will bring together a digest of national and international press articles on Algerian artists. I hope an Algerian publisher will be interested this time.

    Last edited by Guest 123; 16th May 2007, 12:26.

  • #2

    Ce Dictionnaire plaide pour restituer la présence d'artistes algériens, mille sept cent cinq biographies (1324 plasticiens, 118 spécialistes de l'art musulman, 151 designers et 112 photographes) et quatre-vingt-dix années de production artistique (1917-2006). L'Algérie est froissée, ses porteurs de lumière, ses artistes essaient de la dresser au soleil, face à la lumière. Et dans cet effort, aujourd'hui, ils savent qu'ils ne sont pas nombreux. S'il fallait fixer une parole, ce serait bien la seule d'ailleurs, en direction de notre jeunesse gorgée de désespoir " Jeunes adolescents de Djanet ou de Tamanrasset : relevez la tête ! Regardez quels ancêtres magnifiques, avec de superbes artistes " (Malika Hachid dans Le Tassili des Ajjer). En Algérie, il y a urgence à l'utopie.

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    • #3
      Mercredi 16 mai 2007 -- Il s’agit donc d’un dictionnaire qui couvre quatre-vingt-dix années de production artistique, de 1917 à 2006, et recense mille sept cent cinq biographies dont 1 324 plasticiens, 118 spécialistes de l’art musulman, 151 designers et 112 photographes.

      L’auteur, directeur de la culture de la ville de Créteil (France), est diplômé de psychologie de l’université de Paris-Nanterre et d’esthétique de l’université de Paris-Sorbonne. Il a enseigné à l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger.

      Il est l’auteur des Artistes algériens dictionnaire biographique 1917-1999, publié à Casbah Edition, Contribution à l’histoire du mouvement étudiant algérien 1962-1982, et l’Annuaire des arts en Algérie 1962-2002. Dans son introduction, l’auteur écrit : «Peut-on s’accorder à dire que dans la tragédie, l’Algérie, à bout de souffle, fut pansée par ses créateurs ? Peut-on convenir que l’Algérie ne peut pas être et ne doit pas être l’événement d’une année, fut-il au cœur de Paris ? L’Algérie peut-elle s’exercer à la normalité ? L’Algérie a-t-elle encore un destin culturel ? Oui, à condition que l’Algérie s’entende dans la durée, que les créateurs aident le pays à oser être lui-même et que les décideurs abandonnent le rituel du vertige qui perturbe en permanence l’avenir.» Dans cet ouvrage, Mansour Abrous retrace la vie des artistes de différentes générations avec leur tendance ou leur influence.

      On peut remarquer aussi que parmi les productions artistiques, les arts plastiques dépassent de loin les autres activités, notamment ces dernières années. En plus des peintres sortis de l’Ecole supérieure des beaux-arts d’Alger et des autres régions du pays, l’Algérie compte beaucoup d’artistes autodidactes.

      L’auteur note qu’«en ce qui concerne la renaissance des arts plastiques, on s’accorde à magnifier une embellie de circonstances et des manifestations ponctuelles. Il y a tout à construire, le réseau institutionnel, la formation artistique, les supports de création, de diffusion et de communication.

      Des signes encourageants pourraient infléchir ce pessimisme : le développement des galeries d’art privées, l’excellence (parfois) de leur programmation, la prise en charge du patrimoine (Villa Abdeltif)». A propos des arts musulmans, il écrit : «Nous pouvons égrener indéfiniment les noms prestigieux de la première génération des artistes algériens qui ont régné sur la miniature, l’enluminure, la calligraphie et la décoration.

      Il y eut les frères Racim, Omar (1884-1959) et Mohamed (1896-1975), miniaturistes de génie. Enfants d’enlumineurs et de sculpteurs de la ville-cité algéroise : Omar crée les cours de calligraphie et d’enluminure à l’école d’artisanat indigène de Bab El-Oued (1932) et fonde l’Ecole d’enluminure et de miniature d’Alger (1939), Mohamed mène un important travail d’ornementation de livres (1918-1940).

      Reconnu par ses pairs, son travail est récompensé par la médaille des orientalistes (1924) et le grand prix artistique de l’Algérie (1933). Le talent de ce poète de l’image secrète ne consistait qu’à enrichir ce monde de couleurs pures posées en à-plat et formant une topologie esthétique de plages de couleurs.» Ces artistes ont pour contemporain le surdoué Hamimoumna M’hamed (1897-1975), meilleur artisan algérien (1952), prix des critiques d’art d’Alger (1953) et lauréat de l’exposition nationale du travail en enluminure (Paris 1958).

      Les disciples : Ranem Mohamed, Hamimoumna Chérifa, Abbsi Allel, Turqui Khellil, Kechkoul Mohamed entretiennent le métier et le savoir-faire. Dans les années 1970 apparaissent des enlumineurs et miniaturistes de grand talent, Adjaout Mustapha, Belkahla Mustapha, Bentounès Sid Ahmed, Boukeroui Tahar, Kechkech Moussa, Kerbouche Ali, Mokhdani Tahar et Sahraoui Boubekeur.

      L’éclosion récemment des talents sûrs Hachemi Ameur et Aït El-Hadji Ida laissent espérer une continuité patrimoniale. Ben Debbagh Mostefa est sans conteste un décorateur hors pair. Il représente l’Algérie à de nombreuses manifestations internationales prestigieuses (Newcastle 1929, Chicago 1933, Paris 1937).

      Il est élevé au rang d’officier à l’Académie française (Paris 1947). Digne héritier, Boutaleb Mahieddine a eu le rare privilège d’exercer son métier à la Manufacture de Sèvres. La calligraphie est associée en Algérie au talentueux Cherifi Mohamed Saïd.

      Un calligraphe émérite à qui l’on doit la réalisation de nombreuses éditions du Coran et la publication d’ouvrages didactiques. Boumala Abdelkader, Guerdjouma Mohamed Salah, Skander Abdelhamid assurent la transition générationnelle et de jeunes calligraphes s’émancipent comme Djouambi Abdelhamid (prix international de calligraphie à Istanbul 1996).

      La bande dessinée et le dessin de presse n’ont pas été omis, l’auteur note que «La bande dessinée en Algérie a quarante années d’existence. Mohamed Aram et quelques dessinateurs font fonctionner, en 1965, le premier studio de dessins animés en Algérie.

      L’hebdomadaire Algérie Actualité prend le relais de cette aventure avec la publication de la Sirène de Sidi Ferruch, de Mohamed Aram, et de Moustache et les frères Belgacem, de Slim. M’qidech, le premier illustré algérien, paraît en 1969, créé par Ahmed Haroun, Mazari, Slim, Mohamed Aram, et édité par la Société nationale d’édition et de diffusion (SNED).

      De jeunes talents s’affirment : Amouri, Melouah, Tenani, Aïder, Assari, Guerroui, Zeghidour, Rahmoune, Hebrih, Aït Hamoudi, Khiari, Bouslah...».

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      • #4


        Article publié Slimane Aït Sidhoumè_ El Watan le 18.02.12


        Source


        Dictionnaire. Les arts plastiques en Algérie
        Ouvert pour inventaire



        Ce dictionnaire artistique est à la fois un outil de référence et un ouvrage de découverte.

        L ’histoire culturelle et artistique est une discipline qui connaît un essor prodigieux dans le monde. Son développement en Europe remonte à plusieurs siècles, avec un essor particulier à la fin du XIXe siècle. Celle concernant l’Algérie en est à ses premiers balbutiements et donc tout reste à faire, ou presque, dans ce domaine. Heureusement, des initiatives individuelles viennent pallier cette carence qui porte un grand préjudice à notre patrimoine symbolique et artistique. C’est dans cette logique que s’inscrit le travail colossal que vient de réaliser Mansour Abrous.

        Cet Algérien, natif de Tizi Ouzou en 1956, est actuellement chargé de mission culture et communication à la mairie de Paris. Il vient de publier aux éditions de L’Harmattan un ouvrage de référence intitulé Algérie : Arts Plastiques, Dictionnaire biographique (1900-2010). Comme il l’annonce dans son introduction, il reprend sur plus d’un siècle «un inventaire réel des créateurs nationaux». Ainsi, ce sont 3328 artistes qui se voient ressuscités des méandres de l’oubli, de la méconnaissance ou de l’approximation. Toujours dans son introduction, l’auteur, sans aucune prétention, continue de parler de son travail et des objectifs qu’il poursuit : «Bédéiste, calligraphe, caricaturiste, céramiste, décorateur, designer, dessinateur, enlumineur, graveur, illustrateur, infographe, miniaturiste, peintre, photographe, sculpteur, vidéaste. (…) La mesure peut paraître ostentatoire, elle n’est que satisfaction de l’effort permanent consenti.

        Il est contributif de ces gestes, de ces attentions qui encadrent et accompagnent le destin singulier de la création artistique dans notre pays». Au hasard des entrées, on découvre une mine d’informations sur les artistes. On y découvre des artistes méconnus, et on apprend des choses méconnues sur des artistes connus. Le premier dont on pourrait parler est sans conteste Abdellah Benanteur. Un peintre né le 3 mars 1931 à Mostaganem et qui a fait ses études à l’Ecole des Beaux-arts d’Oran avant de s’installer à Paris en 1953. Ses gravures et dessins accompagnent des œuvres poétiques éclectiques et son pinceau se confond à merveille avec la plume du poète. Ses œuvres peuplent des lieux mythiques dans le monde, comme la bibliothèque du Congrès de Washington ou de grandes collections de musées ou de particuliers. Il a fait des centaines d’expositions à travers le monde et, grâce à lui, l’art algérien est entré dans l’universalité.

        La balade à travers les différentes rubriques de ce dictionnaire réserve bien des surprises et des découvertes heureuses, comme la rencontre du sculpteur Abderrahmane Rharbaoui qui travaille sur le bois et en particulier le hêtre. Parmi les jeunes mis en valeur dans ce dictionnaire, on peut parler de Mejda Riwak. Elle est née le 28 mai 1983 à Soufiane et a étudié à l’Ecole régionale des Beaux-arts de Batna en se spécialisant dans la miniature et l’enluminure. En 2007, elle a participé à une exposition collective à Alger et elle figure dans le catalogue «L’art de la miniature et de l’enluminure» (Alger 2007). En traversant ainsi les différentes générations d’artistes algériens, le dictionnaire de Mansour Abrous pose une question fondamentale sur l’enseignement artistique dans les écoles algériennes et son avenir et, de manière générale, le problème de la transmission. Sans oublier la relation ambivalente qu’entretiennent les Algériens avec les galeries et les musées et le grand désamour inquiétant à l’égard de ces lieux artistiques. On l’a vu dernièrement dans une enquête publiée par El Watan, où beaucoup de jeunes Algériens ne voyaient pas l’utilité d’ouvrir de tels lieux culturels ou, pire, de les visiter.

        Mais, à travers la richesse et la diversité des talents mis en exergue dans ce travail considérable, on peut affirmer, sans se tromper, que les milliers d’artistes peuvent donner une impulsion extraordinaire à la vie culturelle en général et artistique en particulier de notre pays.
        Dans ce dictionnaire, on trouve aussi beaucoup de décorateurs, cette discipline artistique connaît un regain d’intérêt en Algérie. C’est ainsi qu’on fait connaissance avec Abderrahmane Kahlane, natif de M’sila en 1962 et auteur de plusieurs expositions individuelles, surtout à Alger et Paris. Pour la photographie, on fait connaissance avec Karim Kal, jeune d’origine algérienne. Né en 1979 à Genève, il s’intéresse aux «résurgences de la forme coloniale dans l’architecture contemporaine». A ce sujet, il déclare : «J’interroge les notions de mouvements migratoires d’identités territoriales, d’un point de vue contemporain ou historique, et les modes de représentations photographiques de ces notions». L’auteur n’a pas oublié de truffer son dictionnaire d’informations périphériques mais édifiantes qui viennent en appoint à l’aspect biographique. Les lecteurs vont sûrement apprécier l’éphéméride 2000-2010, car il est riche en récompenses remportées par nos artistes à travers le monde. On citera le carrefour du 9e art et de l’image d’Aubenas qui a décerné en 2008 un prix «Sid Ali Melouah» en hommage à ce caricaturiste algérien talentueux, décédé en juin 2007.

        D’autres artistes ont aussi bénéficié de résidence d’artiste dans des villes prestigieuses comme Rome et New York. Par exemple, Hakima El Djoudi qui crée des installations visuelles, a séjourné à Séoul et à Istanbul. L’auteur indique également une filmographe importante et qui vaut vraiment le détour comme «Parole d’artistes» de Ourida Benramdane et Sophie Bachelier sur les artistes algériens en France et qui est sorti en 2004 ; sans oublier «Mon bon Dieu, la mer, la nuit» en 2010 de Hafida Kertobi Hachem sur la vie et l’œuvre de Mohamed Aksouh. Les publications sont aussi nombreuses que les catalogues qui accompagnent les grandes expositions. Il y a aussi des ouvrages généraux comme L’épreuve d’une décennie. Algérie, Art et culture 1992-2002, ouvrage collectif publié en 2004 sous la direction de l’écrivain Yahia Belaskri. Au final, ce tour d’horizon artistique proposé par Mansour Abrous est un voyage passionnant qui réhabilite tous les artistes algériens. C’est un ouvrage de découverte pour un large lectorat et un outil nécessaire aux enseignants et étudiants des beaux-arts, comme à tous ceux qui, chercheurs ou journalistes, s’intéressent à l’histoire et l’actualité des expressions algériennes en arts plastiques.


        Mansour Abrous. «Algérie : Arts Plastiques, dictionnaire biographique (1900-2010)» Paris, L’Harmattan.

        Mansour Abrous. Les artistes algériens : Dictionnaire biographique 1917-1999 . Casbah Editions



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