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Mouloud Feraoun

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  • Mouloud Feraoun


    Mercredi 14 mars 2007 -- C’était le 15 mars 1962 que l’écrivain Mouloud Feraoun et cinq de ses collègues inspecteurs de l’éducation nationale furent lâchement assassinés. La sociologue Germaine Tillon avait écrit le 18 mars 1962 dans le journal le Monde : «Mouloud Feraoun était un écrivain de grande race, un homme fier et modeste à la fois, mais quand je pense à lui, le premier mot qui me vient aux lèvres, c’est le mot bonté (…), cet homme qui était bon, cet homme qui n’avait fait de tort à quiconque, qui avait consacré sa vie au bien public, qui était l’un des plus grands écrivains de l’Algérie, a été assassiné.

    Non par hasard, non par erreur, mais appelé par son nom, tué par préférence…» Le Dr J. P. Ould Aoudia a publié un très bon livre en forme d’enquête où il relate le complot de cet assassinat de Mouloud Feraoun, de Robert Aimard, de Marcel Basset, d’Ali Hammoutene, de Max Marchand et de Salah Ould Aoudia.

    Mouloud Feraoun est né le 8 mars 1913 à Tizi Hibel (Tizi Ouzou). Son nom : Aït-Chaâbane, Feraoun étant le nom attribué par l’état civil français. Il fréquenta l’école de Tizi Hibel à partir de l’âge de 7 ans. En 1928, il fut boursier à l’école primaire supérieure de Tizi Ouzou.

    Il entra à l’Ecole normale de Bouzaréah en 1932 où il fit la connaissance d’Emmanuel Roblès. En 1935, il fut nommé instituteur à Tizi Hibel où il épousa sa cousine Dehbia dont il aura 7 enfants. En 1946, il fut muté à Taourirt Moussa.

    En 1952, il fut nommé directeur du cours complémentaire de Larbâa Nath Irathene (ex-Fort-National). En 1957, nommé directeur de l’école Nador à El-Madania (ex-Clos-Salembier). En 1951, il fut en correspondance avec Albert Camus et le 15 juillet termina la Terre et le Sang récompensé en 1953 par le Prix populiste.

    En 1960, il fut inspecteur des centres sociaux à El-Biar. Mouloud Feraoun a commencé son premier roman autobiographique le Fils du pauvre en 1939. Il ne fut publié qu’en 1950 à compte d’auteur. Ce n’est qu’en 1954 que les éditions du Seuil le publièrent expurgé de 70 pages relatives à l’Ecole normale de Bouzaréah.

    Les éditions du Seuil publièrent en 1957 les Chemins qui montent, la Terre et le Sang, la traduction des Poèmes de Si Mohand étant éditée par les éditions de Minuit en 1960. Le Journal, rédigé de 1955 à 1962, fut remis aux éditions du Seuil en février 1962 et ne fut publié qu’après sa mort.

    Un roman inédit de Mouloud Feraoun intitulé la Cité des roses vient d’être publié aux éditions Yamcom L’éditeur de cet ouvrage estime, dans la présentation de ce roman, que «cette histoire d’amour reflète la passion enivrante qui lia les deux pays, l’Algérie et la France.

    Mouloud Feraoun raconte son Algérie, celle qui s’affranchit de la France avant de rompre définitivement avec elle».


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    • #3


      Jours de Kabylie by Mouloud Feraoun

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      • #4


        Le Fils Du Pauvre by Mouloud Feraoun

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        • #5


          L'Anniversaire by Mouloud Feraoun

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          • #6


            Journal 1955-1962 by Mouloud Feraoun

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            • #7

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              • #8


                La terre et le sang by Mouloud Feraoun

                La terre et le sang by Mouloud Feraoun

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                • #9


                  Lettres à ses amis by Mouloud Feraoun

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                  • #10
                    Mardi 20 Mars 2007 -- La ville des Genêts a vécu tout au long de cette première quinzaine de ce mois de mars au rythme d’une multitude d’activités, qualitativement et quantitativement significatives, tenues en plusieurs endroits à l’occasion du 40e anniversaire de l’assassinat de l’un des plus grands écrivains algériens d’expression française, tombé sous les lâches balles de l’OAS à El Biar, en compagnie de 5 autres compagnons français et nationaux, un certain 15 mars 1962 à l’orée de l’indépendance définitive de l’Algérie, Mouloud Feraoun en l’occurrence.

                    Ce qui qui s’est instauré en une tradition annuelle, ancrée dans les habitudes de la région, a été réédité et encore une fois le tout-Tizi était au rendez-vous habituel de la rencontre avec l’auteur du mythique le Fils du pauvre. La librairie Cheikh a, dans une initiative originale, ouvert la voie par l’organisation de journée portes ouvertes du 3 au 8 mars sur les romans de l’enfant de Tizi Hibel, suivies d’une vente promotionnelle et d’une table ronde articulée autour du thème “L’homme et l’œuvre ”, et ce, en présence de l’écrivain-romancier. La maison de la culture a pris le relais le long de trois autres jours, du 12 au 15 mars, par une exposition de photos et de coupures de journaux retraçant sa vie sous ses multiples facettes, œuvre de l’association Issegh de Souamaâ. Cette manifestation prend fin avec une conféren-cedébat sous le thème “La cité des roses : présentation du livre de Mouloud Feraoun”, animée par son fils Ali Feraoun. Au niveau de l’université de la même ville, portant le nom d’un autre illustre écrivain et homme de culture, Mouloud Mammeri, le mérite de l’initiative revient au vice-rectorat chargé des relations extérieures et des manifestations culturelles de prendre exemple sur les deux suscités. En effet, une journée commémorative sous le thème “L’assassinat de Mouloud Feraoun et ses compagnons” est organisée avec la participation de l’association des amis de Max Marchand (assassiné le même jour et sur le même lieu que Feraoun), de Feraoun et de ses compagnons. Une conférence dans la foulée des activités est animée par Sylvie Thenault, Jean Phillipe Ould Aoudia, Louisette Caux et Georges Morin.

                    Le long de cette commémoration, tout le monde est revenu sur le parcours exemplaire et riche de l’écrivain et l’itinéraire atypique de l’homme dont la vie fut brutalement et sauvagement interrompue par la folie d’un commando d’assassins. “Feraoun était d’une intelligence si fertile qu’il pouvait léguer à la postérité plus qu’il en a laissé”, regrettait-on à l’unanimité. Mouloud Feraoun est né le 8 mars 1913 à Tizi Hibel, dans les régions des Ath Douala, sur les hauteurs de Kabylie. Après les rudiments de l’éducation qu’il a acquis à l’école d’un village voisin, il est admis à l’école primaire de Tizi Ouzou, avant de rejoindre l’école normale de Bouzaréah. Il devint par la suite instituteur à Taourirt Moussa, l’école qu’il a fréquentée pour la première fois de sa scolarisation. Il occupera quelques années plus tard le poste de directeur de l’école du Clos Salembier et est nommé ensuite inspecteur des centres sociaux à Alger toujours. C’est dans l’enceinte de ce dernier qu’il sera assassiné par un commando de l’OAS en compagnie de cinq de ses compagnons, à savoir Aimart Robert, Basset Marcel, Marchand Max, Hamoutène Ali, Ould Aoudia Salah. Mouloud Feraoun a laissé une œuvre littéraire monumentale qui est aujourd’hui une référence dans le genre et objet d’études multiples, dont trois romans et un recueil de poésie dédié au grand poète Si Moh u Mhend. Plusieurs de ses livres à l’instar du Fils du pauvre, Les chemins qui montent et La terre et le sang ont connu un succès mondial et ont été traduits dans plusieurs langues. Aujourd’hui, Fouroulou repose pour l’éternité à Ighil Nezman, son village qu’il a admirablement dépeint dans ces romans et qu’il n’a jamais réellement quitté.

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                    • #11
                      Mardi 3 Avril 2007 -- “Je pense que Feraoun a toujours été un homme qui réprouve la violence. Pour lui il n’y avait pas une violence légitime et une autre illégitime, bien qu’il ait soutenu sans équivoque la lutte des siens pendant la guerre, guerre par rapport à laquelle il est rare de trouver une évolution aussi rapide que la sienne. D’ailleurs à ce titre son assassinat par l’OAS surpasse toutes les autres explications quant à sa position vis-à-vis du colonialisme.

                      Mais c’était un écrivain qui a su surmonter les exacerbations de le guerre, où la raison a perdu son droit de cité, pour placer l’homme au centre de son écrit et de son roman”, a déclaré M. Arezki Metref lors d’une conférence qu’il a animée à la maison de la culture de Tizi-ouzou, lors de l’évocation organisée par la Ligue des arts cinématographiques et dramatiques de la wilaya de Tizi-ouzou en collaboration avec la direction de la culture, sous l’égide de l’APW.

                      Intervenant sur le thème “Les héritages de Feraoun : l’humanisme”, le conférencier, dans une longue communication qu’il a voulu “un voyage libre autour et dans l’œuvre de Mouloud Feraoun”, mis en relief les valeurs véhiculées par les romans, les essais, les nouvelles, les écrits tout simplement de l’auteur du Fils du pauvre. L’universalité et l’humanisme sont les deux concepts qui reviennent à chaque fois tel un leitmotiv dans ses propos. A ce titre et répondant à ceux qui l’ont qualifié de régionaliste, il rétorquera et en prenant la défense de l’enfant de Tizi-Hibel, “Feraoun était un écrivain régionaliste qui a réussi à universaliser sa région”. Il poussera son argumentation dans ce sens en précisant que le thème traité dans la Terre et le Sang, cette crise existentielle et philosophique, “est un sujet universel qui existe dans la littérature depuis toujours et ça se voit que Feraoun à une grande connaissance de la littérature moderne”. “Il a montré à travers ses deux œuvres les Chemins qui montent et la Terre et le Sang comment d’une vie dans un petit village de Kabylie on peut avoir une résonance universelle et intemporelle”, ajoutera-t-il encore. La preuve “flagrante” de l’humanisme du descendant des Aït Chabane, “nom que l’administration coloniale a arbitrairement transformé en Feraoun”, précisera-t-il, M. Metref la décèlera dans les conflits narrés dans ses romans “où il observe toujours une neutralité humaniste frappante”. Il reconnaîtra en outre, sous l’impulsion que le parcours “politique” et “idéologique” est trop complexe pour le réduire et le traiter dans un simple débat.

                      Ce que le conférencier conseillera par contre sur l’œuvre de Mouloud Feraoun, “ce sont trois choses, c’est de la lire, de la lire et encore de la lire”. Pour rappel, cette conférence, dans la même journée, a été précédée par une autre animée par le fils de l’auteur, Ali Feraoun. Ce dernier soutiendra que le Fils du pauvre est étudié dans une dizaine d’universités américaines et qu’il est traduit dans 14 langues. “Chaque traduction est couronnée par un prix”, dira-t-il. Au sujet du parcours de son père et de sa position par rapport à la révolution, il affirmera : “Notre maison était la première à être fouillée et à être saccagée lors de la descente des soldats français dans notre village. Il refusa le poste d’attaché culturel à l’ambassade des Etats-Unis qui lui a été proposé par De Gaulle lui-même en lui répliquant qu’il ne pouvait pas accepter à cause des malheurs des siens”. Selon lui, le parti unique avait tenté de falsifier l’histoire en essayant de salir le parcours de son père, dans une biographie élaborée par des “intellectuels aux ordres”, dont il citera le nom de l’un d’eux, Christian Achour, en l’occurrence. “On a même présenté Feraoun comme un élève moyen pendant sa scolarité. Ce qui est aussi faux car ses bulletins scolaires à l’école normale de Bouzaréah que nous avons pu récupérés prouvent qu’il était plutôt un brillant élève et dans toutes les matières.” Notons que cette évocation a duré trois jours et a englobé plusieurs activités, entre expositions et diverses interventions sur des thèmes inhérents aux œuvres de Mouloud Feraoun, comme l’identité, l’humanisme ou les diverses lectures de son dernier roman la Cité des roses, édité tout récemment à titre posthume.

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                      • #12
                        Lundi 26 Novembre 2007 -- Assassiné juste avant l'Indépendance, l'écrivain Mouloud Feraoun, humaniste reconnu, a légué un patrimoine riche, mais non indemne, selon une certaine critique, d'ambiguïté. Cet héritage fera l'objet d'un colloque le 8 décembre à Paris à l'initiative de l'Association culturelle berbère (ACB), en partenariat avec l'Association Mouloud-Feraoun de Tizi Hibel, village de l'écrivain. Présenté par l'écrivain Nourredine Sâadi et le journaliste Arezki Metref, le colloque verra intervenir des universitaires, des artistes comme Idir, Malika Domrane ou le poète Ben Mohamed.

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                        • #13

                          Lundi 3 Mars 2008 -- Gabriel Anglade, classé par les historiens comme faisant partie du commando OAS “Delta” qui a assassiné, le 15 mars 1962, l’écrivain Mouloud Feraoun et ses amis Max Marchand, Marcel Basset, Salah Henri Ould-Aoudia, Ali Hammoutène, Robert Eymard, est sur une liste UMP pour les élections municipales de Cagnes-sur-Mer. La Ligue française des droits de l’Homme (LDH) à Toulon a dénoncé la présence de ce candidat et la tendance de certains élus UMP à cibler les milieux de l’extrême droite et les nostalgiques de l’OAS pour ratisser large. C’est Jean-Philippe Ould-Aoudia, fils de l’un des six inspecteurs de l’éducation assassinés le 15 mars 1962, qui a alerté une douzaine de députés contre la candidature aux municipales du criminel de l’OAS.

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                          • #14

                            Mercredi 5 Mars 2008 -- L’association culturelle Assirem (l’espoir) de Taourirt Aden, commune de Mekla, wilaya Tizi Ouzou, commémorera le 46e anniversaire de l’assassinat de l’écrivain et militant Mouloud Feraoun, en collaboration avec le comité du village et sous l’égide de la direction de la culture de Tizi Ouzou, le 13 mars prochain.

                            L’auteur du livre le Fils du pauvre avait enseigné pendant deux ans au village de Taourirt Aden, de 1934 à 1936. C’est dans cette école, qui a été construite par le comité du village, en 1924, sans aucune aide extérieure, que Mouloud Feraoun a entamé sa carrière d’enseignant. Après, le ce comité a dû, une année durant, batailler pour l’ouvrir. Des villageois faisaient périodiquement le déplacement jusqu’à Alger pour demander à l’académie d’Alger d’affecter un enseignant à leur village. M. Oudrireche sera finalement le premier maître de l’école de Taourirt Aden. Lui succèderont Arbouz Idir et Moukrani H’cen avant que n’arrive, en 1934, Mouloud Feraoun.

                            Pour cette journée d’hommage, les organisateurs ont prévu dans l’école du village, que les habitants ont décidé de transformer en bibliothèque-musée, une exposition de livres, notamment ceux de Mouloud Feraoun. Après la projection d’un film documentaire sur l’écrivain, les personnes présentes écouteront des témoignages de Serkane Amara, un des collègues de M. Feraoun à l’époque, Saïb Ahmed qui fut son ami et compagnon durant son passage au village et des premiers élèves du maître. L’hommage sera clôturé par la remise d’un présent à la famille du défunt écrivain et des attestations d’honneur à ses élèves.

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                            • #15

                              Mercredi 12 Mars 2008 -- L’association culturelle Assirem de Taourirt-Aden, commune de Mekla (wilaya de Tizi Ouzou), commémore le 46e anniversaire de l’assassinat de l’écrivain algérien Mouloud Feraoun, jeudi prochain. Première du genre, cette manifestation, organisée sous l’égide de la Direction de la culture de Tizi Ouzou, se fera en collaboration avec le comité du village. Au programme de la manifestation, il est prévu notamment la projection d’un film documentaire sur l’auteur du Fils du pauvre, des témoignages sur l’enseignant et écrivain qu’il était et l’inauguration d’une bibliothèque du nom du défunt. Assirem a également programmé la remise d’un “présent” à la famille de Mouloud Feraoun et des attestations d’honneur à ses premiers élèves.

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