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Kateb Yacine :

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  • Kateb Yacine :



    Nedjma de Kateb Yacine

    ***

    Kateb Yacine : De Nedjma et d'Algerie


  • #2

    Dans le cadre de l’Année de l’Algérie, de nombreuses manifestations seront consacrées en 2003 à l’oeuvre de Kateb Yacine. Poète, romancier, dramaturge, journaliste, l’homme fut aussi et surtout un inlassable militant. C’est l’itinéraire d’une vie que nous invite à parcourir ce livre, à travers les images et les mots, et c’est la voix même du poète qu’il nous est donné d‘entendre, une voix multiple, faite des trois langues de son peuple : l’arabe populaire, le tamazight (berbère) et le français.

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    • #3


      Le polygone étoilé de Yacine Kateb

      "D'un bout à l'autre du monde méditerranéen, un motif ornemental revient avec une puissance presque obsédante. C'est une sorte de rosace, ou plutôt un polygone pointant vers l'extérieur des angles offensifs." Rencontrant Jacques Berque à Tunis, en 1958, Kateb Yacine décidait que tout son travail procéderait (et avait, depuis l'origine, procédé) de la figure du "polygone étoilé".

      Ce livre, au carrefour du roman, de la poésie et du théâtre, à la frontière de l'écrit et de l'oral, peut être considéré à juste titre comme fondateur de la littérature algérienne moderne.

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      • #4

        En treize chapitres dramatiques qui se recoupent et se rejoignent souvent, Kateb Yacine s'attaque ici, par mille biais divers, à la guerre du Viêt-Nam. Il en campe les personnages, français, vietnamiens, vietcongs et américains, face à face. Symboliques, des rencontres s'opèrent avec d'autres combats, guerillas d'Amérique du Sud, lutte raciale d'Amérique du Nord, conflits israélos-arabes. Chaque chapitre, composé de séquences brèves où les dialogues alternent avec les chœurs parlés, est une étape vers la libération. Comme, en réalité, quelques hommes et un minimum d'équipement suffisent aux militants pour faire l'histoire, ainsi le théâtre ne demande pas ici d'autres moyens que la présence corporelle du comédien. En outre, l'acteur choisira lui-même, dans ce "répertoire vietnamien", les séquences et les enchaînements qu'impose la nécessité politique.

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        • #5

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          • #6

            Après avoir été fêté comme l'espoir le plus prometteur de la jeune littérature algérienne (Nedjma paraît en 1956), après avoir été joué au théâtre sur des scènes prestigieuses... Kateb Yacine semble disparaître au tournant des années 70. D'aucuns, parmi ses confrères et compatriotes, pas forcément bien intentionnés, prétendent que sa veine créatrice s'est tarie. Il n'en est rien. Quinze années durant, Kateb se consacre à un travail souterrain, loin des salons parisiens et des caméras de télévision. Avec sa troupe théâtrale "Action culturelle des travailleurs", il renouvelle profondément le théâtre populaire arabe, lui restitue son rôle incomparable de contre-pouvoir. En butte aux diktats des autorités militaires comme aux menaces des islamistes, il ne cède pas, persiste au contraire à exalter la liberté face à tous les dogmes et toutes les oppressions. Parallèlement, il continue à donner à la presse de son pays des articles témoignant de son incomparable connaissance du monde. Infatigable voyageur, chroniqueur aigu, caricaturiste féroce... toujours poète, il tisse une œuvre invisible quoique souvent visionnaire. Les "écrits journalistiques" ici rassemblés par son fils Amazigh retracent l'itinéraire têtu d'un authentique résistant. De la "Conférence sur l'émir Abdelkader" de 1947 (l'auteur a alors 17 ans) aux dernières mises au point de 1989 sur la répression en Algérie, en passant par l'extraordinaire pèlerinage à La Mecque de 1949 et les chroniques au vitriol du "J'ha" des années 60, se dessine enfin l'image d'un des plus grands écrivains de ce siècle.

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            • #7

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              • #8

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                • #9

                  Kateb Yacine (1929-1989) est une des figures les plus singulières et les plus attachantes de la littérature francophone de l'après-guerre. Poète, romancier et dramaturge, l'écrivain algérien a laissé une œuvre forte et novatrice, tout entière tournée vers la défense des libertés, contre les intégrismes. Jeté en prison à l'âge de quinze ans, Yacine devient un ferme militant de l'indépendance algérienne. Dès ses premiers écrits, il doit subir les anathèmes des muphtis. Le jeune Yacine se moque de la religion, blasphème, chante haut et fort les plaisirs de la vie. Il dérange. Une fatwa lancée contre lui le contraint à l'exil. A sa sortie, en 1956, son roman Nedjma, unanimement salué par la critique, s'impose comme un classique. Yacine devient l'ami de Jean-Marie Serreau, de Gatti, de Vitez et du couple Sartre-Beauvoir. Il reçoit en 1986 le Prix des lettres françaises. En 2003, une adaptation théâtrale de Nedjma est entrée au répertoire de la Comédie-Française. Restituer la vie d'un personnage nomade pour qui la vie, l'amour, la liberté, l'écriture, la révolution n'ont de sens que dans la passion, tel est le pari que relève Benamar Mediene. En mêlant ses souvenirs au chant puissant de son ami disparu, il redonne corps et voix aux fulgurances poétiques de Kateb Yacine. Comme autant de souvenirs lumineux scandés de joies ou de colères éruptives et inspirées, l'ensemble de ces confidences fraternelles forme une biographie originale qui, à l'image de son sujet, rayonne comme un " polygone étoilé ".

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                  • #10

                    Mercredi 23 Avril 2008 -- Les éditions algériennes El Ikhtilef viennent de publier la traduction en arabe du chef d’œuvre de Kateb Yacine, Nedjma. La traduction du roman, paru en 1956 et signée Saïd Boutadjine, est la première réalisée par un Algérien. Une première à encourager. El Ikhtilef a également traduit les écrits de Malek Haddad en 2007.

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                    • #11

                      GUELMA, Lundi 19 Octobre 2009 -- Une stèle à l'effigie de Kateb Yacine sera inaugurée en marge du colloque international qui sera consacré du 27 au 30 octobre à Guelma à l'auteur de Nedjma, a-t-on appris samedi du président de l'Association de promotion du tourisme et de l'animation culturelle. Erigée sur le site d'Ain Ghror, près de Hammam N'Bails, ce monument rend aussi hommage à la résistance de la tribu des Beni Keblout à laquelle appartenait Kateb Yacine, a précisé Ali Abassi. Une salle de cinéma de la ville de Guelma sera également baptisée du nom du père de L'homme aux sandales de caoutchouc à l'occasion de cet événement scientifique et culturel, a-t-il ajouté.

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                      • #12

                        Mardi 20 Octobre 2009 -- La ville de Guelma abritera du 27 au 30 octobre, un colloque international sur la vie et l’œuvre de Kateb Yacine. Evénement commémoratif du 20e anniversaire de son décès, cette rencontre de trois jours verra la participation de plusieurs écrivains, universitaires et chercheurs algériens et étrangers. Ce fut un 28 octobre 1989 que nous a quittés le plus grand écrivain contemporain algérien, l’auteur de la sublime et inoubliable Nedjma et le militant acharné pour la culture et la liberté. Fauché par un cancer à 60 ans, Kateb Yacine a laissé la littérature et le théâtre algériens orphelins, privés désormais de ce souffle divin et créateur qui était le sien. Salué et encensé à l’échelle internationale, notre écrivain nomade n’a pas eu les honneurs qu’il méritait dans son propre pays. Ce n’est qu’après sa mort que des rencontres timides commençaient à fleurir ici et là pour revenir sur le parcours d’un révolutionnaire pas comme les autres. Cette année, et pour le vingtième anniversaire de son décès, l’Association de promotion du tourisme et des actions culturelles de Guelma organise un colloque de trois jours en l’honneur du grand «Keblouti». Une belle initiative qui intervient à un moment où la scène culturelle algérienne se complaît dans la facilité des festivals pompeux et, déjà, essoufflés, qui revêtent l’apparat d’une pseudorenaissance artistique, mais dont l’éphémère éclat ne fait que conforter les pessimistes dans leurs visions désabusées de la culture algérienne. Les organisateurs, peu connus sur l’échelle nationale, relèvent là un défi de taille en prenant en charge un tel événement, car c’est de Kateb qu’il s’agit. Et comme tout le monde connaît la valeur, l’intransigeance esthétique et morale du défunt écrivain, on ne peut qu’exiger de cette manifestation d’être à la hauteur de son ambitieuse entreprise. A priori, le programme arrêté par l’association paraît assez riche. Parmi les participants, on peut citer le professeur en littérature comparée Mohamed Lakhdar Maougal, qui donnera une conférence intitulée «Kateb Yacine, 20 ans après». Le professeur de littérature à l’université de Montpellier, M. Paul Siblot, interviendra, quant à lui, sur le thème «L’écriture militante entre poésie et journalisme». La vie et l’œuvre de Yacine seront abordées, entre autres, par l’écrivain Salah Guemriche et la professeure de littérature à l’université de Sousse Nadjiba Regaieg, dont la conférence aura pour thème : «Nedjma dans la trilogie de Kateb Yacine, du mythe à la rébellion». Le film du professeur Kamel Dehane, intitulé Kateb Yacine, l’amour et la Révolution, sera projeté dans la soirée du mercredi 28 octobre. La présence du chanteur gnawi et fils de l’écrivain, Amazigh Kateb, est également attendue. Le lieu qui abritera l’ensemble des activités du colloque sera la salle de cinéma de Guelma, refaite à neuf, qui sera rebaptisée à l’occasion au nom de Kateb Yacine. Mort il y a 20 ans, l’auteur de Nedjma repose aujourd’hui au panthéon des grandes figures artistiques, historiques et humaines qui ont marqué et marqueront toujours les amoureux du livre et du combat pour les libertés. Il nous reste à espérer que le défunt, dont l’ultime maxime résonne toujours comme un reproche, «On nous tue et on nous rend hommage», puisse trouver en ce prochain colloque dans la ville du 8 mai 1945, une quelconque consolation.

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                        • #13

                          GUELMA, Dimanche 1 Novembre 2009 -- Une stèle érigée en hommage à Kateb Yacine et à la tribu des Beni Keblout à laquelle appartenait l'écrivain a été inaugurée vendredi, dans la localité de Aïn Ghror, dans la commune de Hammam N'bails (Guelma). La cérémonie d'inauguration de ce monument stylisé, symbolisant la vie et l'œuvre de l'auteur du "cercle des représailles", a eu lieu en présence du fils de Kateb Yacine, Hans, de ses deux s£urs Fadila et Anissa, des participants au colloque international qui lui avait été consacré à Guelma mercredi et jeudi ainsi que de nombreux habitants de Aïn Ghror. Réalisée par le peintre et sculpteur Djamel Chadli, sur un site pittoresque, entre deux monts où Yacine avait l'habitude de venir méditer et se ressourcer, l'œuvre véhicule "une symbolique à travers les différentes facettes de l'énigme de Nedjma", a expliqué l'artiste à l'APS.

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                          • #14

                            Mardi 29 Décembre 2009 -- Un colloque scientifique portant sur la vie et l’œuvre de Kateb Yacine s’est tenu à la maison de la Culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou les 27 et 28 décembre derniers. Le colloque autour du grand de la littérature algérienne Kateb Yacine a été initié par le comité des activités artistiques et culturelles de la wilaya. Tout au long de cette manifestation, une exposition de photos et d’articles de presse sur la vie de l’écrivain a été organisée au petit théâtre de l’établissement Kateb-Yacine. Le poète, romancier, journaliste et dramaturge algérien est né à Constantine en 1929. Il lui a été rendu hommage en présence de ses amis et de sa famille. Des conférenciers sont venus des quatre coins du pays, notamment sa sœur Fadéla Kateb et son ami Brahim Hadj Slimane, journaliste et homme de culture. Exceptées les conférences suivies de débat, plusieurs enseignants, écrivains et journalistes ont apporté leurs témoignages. Il y a eu aussi la projection d’un documentaire intitulé l’Homme des certitudes, poète des opprimés, et ce dans la grande salle de la maison de la Culture. Par ailleurs, la troupe Les compagnons de Nedjma de Sétif a présenté une pièce théâtrale. La clôture, pour sa part, s’est faite en musique et en chant avec la troupe Debza. Auteur de plusieurs œuvres connues dans le monde entier, Kateb Yacine a donné à l’Algérie l’un des plus beaux romans en écrivant Nedjma, et a créé des textes comme le Polygone étoilé. Il a ainsi beaucoup donné pour le quatrième art. Ses pièces sont d’ailleurs représentées en Algérie et même à l’étranger. Elles ont même été traduites en arabe. Il s’agit notamment de l’Homme aux sandales de caoutchouc, en 1970, la Guerre de 2000 ans, ainsi que le Roi de l’Ouest. Il faut rappeler que l’auteur portait notamment un intérêt à la culture amazighe, à la langue amazighe et à l’égalité entre les hommes et les femmes. «J’exprime en français ce qui n’est pas français, c’est-à-dire moi, quand je me mets à la table de travail, je cherche cette Algérie perdue (…), j’écoute et je parle arabe…Immédiatement, je trouve cette sensibilité, mais en écrivant français, j’ai mes racines arabe ou berbère qui sont vivantes», a-t-il écrit dans Jeune Afrique en 1967. L’écrivain également a été lauréat de plusieurs prix littéraires en Italie : prix Jean Amrouche, prix de Lotus décerné par les écrivains afro-asiatiques, le premier prix du Lion pour le théâtre à l’Académie Simba et Courrière Africano, le grand prix national des Lettres en France et la médaille d’honneur au Festival international du théâtre expérimental du Caire. En plus de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, plusieurs universités étaient à ce rendez-vous scientifique et culturel, à l’instar de celles de Guelma, Alger, Bouzaréah et Béjaïa. Les associations culturelles locales, Aït Qodhia, Tagmats et le Grain magique en l’occurrence, ont également participé à l’hommage rendu à cet homme de théâtre et de littérature, aux côtés de l’Association de promotion du tourisme, l’Action culturelle de Guelma et l’Ecole régionale des beaux-arts d’Azazga. L’auteur s’est éteint le 29 octobre 1989 à Grenoble, en France.

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                            • #15

                              Mercredi 24 Mars 2010 -- Edité en 1956 par Le Seuil à Paris, le roman Nedjma de Kateb Yacine est considéré comme une œuvre capitale de la littérature algérienne et maghrébine, aussi bien par les universitaires que par les passionnés de lecture. Nous reproduisons ici un extrait de l’avertissement des éditeurs de l’édition de 1956.

                              «Le récit de Kateb Yacine est beaucoup plus qu’un document. Qui dit photographie, dit objectif. Ici, l’auteur n’est pas objectif, la matière romanesque n’est pas objet. Nedjma est le produit d’un acte poétique, d’une connaissance. Aux plus soupçonneux, un résumé pourrait paraître une garantie nécessaire. Nous le livrons ici à ces inquiets, en prévenant qu’au vrai, il ne résume rien puisqu’il additionne seulement des matériaux qui, tels quels, ne feraient jamais une maison. Quatre amis, Rachid, Lakhdar, Mourad et Mustapha, vivent à Bône, obsédés par l’amour qu’ils portent à la même femme, Nedjma, l’épouse de Kamel. Un mystère entoure l’origine et la conception de Nedjma, mystère que peu à peu ils sont amenés l’un par l’autre à découvrir et qui rend Nedjma plus insaisissable encore : confiée enfant à une mère adoptive (Lella Fatma), elle est en réalité la fille d’une Française successivement enlevée par quatre amants, dont le père de Rachid et un prestigieux séducteur, Si Mokhtar. Nedjma fut conçue au cours d’une nuit que ces deux derniers personnages passèrent avec la Française dans une grotte où ils l’avaient conduite ensemble et où l’on retrouva, le lendemain, le cadavre du père de Rachid. Ce dernier suivait désormais partout Si Mokhtar et épargna l’assassin présumé de son père, hanté par le désir de connaître la vérité sur Nedjma (que jadis, pour la première fois et secrètement, Si Mokhtar lui a fait rencontrer dans une clinique), qui est peut-être sa sœur aussi bien que la fille de Si Mokhtar, à qui le lient de plus en plus des sentiments de filiation et d’amitié. De surcroît, Si Mokhtar n’ignore pas qu’il est aussi le père de Kamel : il n’a pu l’empêcher d’épouser incestueusement Nedjma, sous peine de révéler le drame et le mystère de sa naissance. Après un pèlerinage à La Mecque, au cours duquel Si Mokhtar a fini par révéler le secret à Rachid, les deux hommes décidèrent d’enlever Nedjma à son époux incestueux et de la conduire au Nador, montagne quasi inaccessible où végètent les survivants de leur tribu, ultime postérité du mythique Keblout. Ainsi, Nedjma fut rendue à sa véritable destinée, mais ce n’est pas au Nador que Rachid a accompli la sienne. Les quatre amis se retrouvèrent à la suite d’infortunes diverses et se sont fait engager comme manœuvres sur un chantier. Dès le premier jour, Lakhdar brutalisa M. Ernest, le chef de chantier, qui l’a malmené. Arrêté, il s’évada aussitôt. Peu après, Mourad, touché par la fraîcheur de Suzy, fille de M. Ernest, tua, alors qu’il s’acharnait sur une servante, le vieil et sordide entrepreneur Ricard, que Suzy venait d’épouser. Mourad fut donc à son tour arrêté. Les trois amis quittèrent secrètement le chantier et le village. Plus tard, Rachid, déserteur, retrouva Mourad en prison. Chacun est resté obsédé par la présence de Nedjma et l’évoquait sans cesse : Mourad, au long de ses jours et de ses nuits de prisonnier ; Mustapha, en écrivant son journal ; Rachid, en parlant avec un inconnu sur les bords du Rhummel. Nous en avons trop dit ou pas assez : ce petit travail d’horlogerie laisse intact le mystère. Que le lecteur, à présent, fasse fi de l’affolement des boussoles et s’en remette à l’auteur : la piste ne se perdra pas dans les sables et chaque pas hésitant l’approchera un peu plus du cœur d’un monde qui mérite la découverte.»

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