Announcement

Collapse
No announcement yet.

Encyclopédie de la poésie algérienne de langue francaise, de Ali El-Hadj Tahar

Collapse
X
 
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts

  • Encyclopédie de la poésie algérienne de langue francaise, de Ali El-Hadj Tahar


    Lundi 24 Novembre 2008 -- Une encyclopédie de la poésie algérienne de langue française est actuellement en phase de confection aux éditions Dalimen, à Alger. Signé Ali El-Hadj Tahar, l’ouvrage présente 157 poètes et est structuré en deux tomes de plus de 400 pages chacun. Chaque auteur sera illustré par trois de ses célèbres poèmes, sa bio express et la liste des œuvres publiées. Dans cette encyclopédie, on retrouvera les Kateb Yacine, Mohamed Dib, Amir Hamid, Boulanouar Messaouer, Jean Sénac, Tahar Djaout, Rachid Boudjedra, Belamri, Bencheikh et autres Jean Amrouche. Il y aura également des auteurs inconnus du grand public. Certains de ces auteurs ont été sciemment marginalisés ou occultés par les faiseurs d’opinion et les rédacteurs d’anthologies.

  • #2

    Mardi 1 Septembre 2009 -- L’Encyclopédie de la poésie algérienne de langue française 1930-2008 est un nouvel ouvrage signé Ali El-Hadj Tahar. L’encyclopédie présente 157 poètes en deux tomes, respectivement de 462 pages et 494 pages. Elle est précédée d’une introduction de 112 pages. Chaque auteur est présenté dans une courte biographie, une bibliographie sommaire et une analyse de son œuvre, puis suivent les poèmes dont le nombre varie selon l’importance de l’auteur. Ces poèmes ou extraits sont tirés de plusieurs recueils, le cas échéant. La poésie algérienne de langue française est apparue dans les années 1930, après la publication de Cendres, de Jean El- Mouhouv Amrouche. Les années 1940 et 1950 engendrent Kateb Yacine, Mohamed Dib, Jean Sénac, Ana Greki, Henri Krea, etc. La thématique traite essentiellement de la condition du peuple et du pays, colonisé par la France depuis 1830. Après l’indépendance, la poésie algérienne élargit sa thématique et ses styles avec Djamel Amrani, Rachid Boudjedra, Nordine Tidafi, Messaour Bouanouar, Mourad Bourboune, Malek Alloula, Malek Haddad, Djamel Moknachi, etc. De nouveaux auteurs s’imposent dans les décennies 1970, 1980 et 1990, avec des sujets liés autant à la condition du peuple et articulés sur un humanisme universel qu’à leur propre vie et leurs préoccupations personnelles. Parmi ces poètes, citons Youcef Sebti, Tahar Djaout, Mohamed Sehaba, Amine Khane, Arezki Metref, Farid Mammeri, Ali El-Hadj Tahar, Farès Babouri, Abdellatif Benchehida, Hamid Amir, Sélim Baghli, Fatiha Senouci, Madi Abane… À la fois inscrits dans une modernité sans prétention ni velléités de rejeter tout l’or du passé, et intéressés par la formulation de nouvelles formes d’écriture poétique, ces auteurs restent attachés à la beauté de l’écriture, à l’image et au symbole, à la lisibilité du texte et à sa compréhension. Ils restent surtout respectueux des auteurs anciens et des classiques, quel qu’en soit le temps et quel qu’en soit le pays, qu’ils soient occidentaux ou orientaux. Si la poésie française a marqué la poésie moderne algérienne, pour des raisons historiques connues, la poésie arabe antéislamique et la poésie traditionnelle algérienne en langue populaire ont aussi marqué cette poésie de langue française. Pablo Neruda, Hikmet et Lorca ont surtout marqué les poètes algériens des années 1980, une génération sensible à l’engagement politique, à la condition humaine et à la solidarité internationale des Damnés de la terre. Refusant les modes et la facilité, la poésie algérienne de langue française est une expression vivante et exigeante qui reflète aussi bien l’âme et la sensibilité d’un peuple que celles des auteurs eux-mêmes. Elle est aussi le reflet des paysages et de la culture d’un pays dont la géographie, l’histoire et le patrimoine s’inscrivent dans une vaste aire culturelle, la Méditerranée.

    Comment


    • #3

      Jeudi 10 Septembre 2009 -- Le journaliste, peintre et poète, Ali El-Hadj Tahar, dédicacera demain vendredi son dernier ouvrage, intitulé Encyclopédie de la poésie algérienne de langue française, 1930-2008, 157 poètes (éditions Dalimen, Alger 2009), à la librairie Point-Virgule, à Chéraga, à partir de 21h. L’enfant de Tipasa, qui se revendique de la culture mondiale et de la modernité, a conçu cette encyclopédie depuis 1997. Aujourd’hui, celle-ci est structurée en deux tomes de plus de 400 pages chacun et regroupe 157 poètes de graphie française. On retrouve notamment Jean Amrouche, Kateb Yacine, Mohamed Dib, Jean Sénac, Tahar Djaout et Rachid Boudjedra. Ali El-Hadj Tahar a, en fait, essayé de représenter le plus d’auteurs possibles. Grâce à ses recherches et à ses contacts, il est arrivé à réunir les textes de ces poètes, en intégrant ceux qui sont apparus durant la dernière décennie. Les journalistes ne sont pas du reste oubliés : Arezki Metref, Abrous Outoudert, Youcef Zirem, etc.

      Dans son introduction, l’auteur laisse entendre qu’à travers cette encyclopédie, c’est la réhabilitation des “auteurs dont l’œuvre a été marginalisée — sciemment ou pas — ou qui est passée inaperçue”, qui est avant tout recherchée. Son livre a beaucoup de mérite, parce qu’il nous fait découvrir de nouvelles voix et qu’il “assume le choix d’accorder plus d’importance à ces poètes inconnus qu’à ceux que le hasard a établi dans le registre des modes”. L’Algérie a-t-elle une expression plus puissante que sa poésie ? se demande El-Hadj Tahar, en notant que la poésie algérienne, qu’elle soit d’expression arabe, française ou berbère, “ne baisse pas l’échine ni ne désespère ou démissionne, en dépit des privations, des souffrances, des injustices et de la mort”. En initiant cette encyclopédie, notre confrère veut montrer que l’histoire de la poésie algérienne a été travestie, consciemment ou involontairement. Son ouvrage prend ainsi la liberté de remettre certaines questions reçues, “en assumant le risque de l’erreur”.

      Comment


      • #4

        Mercredi 4 Novembre 2009 -- Rencontré au Salon international du livre d’Alger, lors de sa vente dédicace réalisée les 29 et 30 octobre dernier, Ali El-Hadj Tahar, écrivain prolifique, nous donne à lire deux excellents ouvrages dédiés aux bons mots algériens. C’est ainsi qu’en lisant l’Encyclopédie de la poésie algérienne de langue française, 1930-2008, publiée aux éditions Dalimen, Alger, deux tomes, nous sommes confrontés de bien belle manière à la vie et l’œuvre de 157 poètes. L’ouvrage divisé en deux tomes présente chaque poète dans une biographie succincte et une analyse sommaire de son œuvre avec des extraits de poèmes illustratifs. À cet effet, il convient de noter que la poésie algérienne de langue française est apparue dans les années 1930, après la publication de Cendres, de Jean El-Mouhoub Amrouche. Les années 1940 et 1950 engendèrent Kateb Yacine, Mohamed Dib, Jean Sénac, Ana Greki, Henri Krea… dont la thématique traite essentiellement de la condition du peuple et du pays colonisés par la France depuis 1830. Après l’indépendance, la poésie algérienne a élargi sa thématique et ses styles avec Djamel Amrani, Rachid Boudjedra, Nordine Tidafi, Messaour Bouanouar, Mourad Bourboune, Malek Alloula, Malek Haddad, Djamel Moknachi… De nouveaux auteurs s’imposèrent dans les décennies 1970, 1980 et 1990, avec des sujets liés autant à la condition du peuple et articulés autour d’un humanisme universel qu’à leur propre vie et leurs préoccupations personnelles. Parmi ces poètes citons : Youcef Sebti, Tahar Djaout, Mohamed Sehaba, Amine Khane, Arezki Metref, Farid Mammeri, Farès Babouri, Abdellatif Benchehida, Hamid Amir, Sélim Baghli, Fatiha Senouci, Youce, Madi Abane, Benchehida, Kenzy Dib… À la fois inscrits dans une modernité sans prétention ni velléités de rejeter l’héritage du passé et intéressés par la formulation de nouvelles formes poétiques, ces auteurs restent attachés à la beauté de l’écriture, à l’image et au symbole, et à la lisibilité du texte et sa compréhension. Ils restent surtout respectueux des auteurs anciens et des classiques, de quelque temps et quelque pays qu’ils soient, occidentaux ou orientaux. Si la poésie française a marqué la poésie moderne algérienne pour des raisons historiques connues, la poésie arabe antéislamique et la poésie traditionnelle algérienne en langue populaire ont aussi marqué cette poésie de langue française. Pablo Neruda, Hikmet et Lorca ont surtout marqué les poètes algériens des années 1980. Refusant les modes et la facilité, la poésie algérienne de langue française est une expression vivante et exigeante qui reflète aussi bien l’âme et la sensibilité d’un peuple que celle des auteurs eux-mêmes.

        L’Encyclopédie de la poésie algérienne de langue française, 1930-2008. Prix de l’ouvrage (2 tomes) : 3 000 DA.

        Comment


        • #5
          Abdelhakim Abdiche :


          Lundi 3 Mai 2010 -- Invité au café littéraire, l’auteur de l’Encyclopédie de la poésie algérienne de langue française de 1930 à 2008, paru aux éditions Dalimen en deux volumes et regroupant 157 poètes, a présenté son ouvrage au public au Théâtre régional de Béjaïa. Ali El-Hadj Tahar a fait une étude approfondie de la poésie algérienne et fait découvrir de nombreux poètes dans son remarquable ouvrage.

          Le Jeune Indépendant : Comment avez- vous eu l’idée de réaliser votre projet d’encyclopédie ?

          Ali El Hadj Tahar : J’ai commencé ce travail en 1998 avec une longue étude parue dans El Watan. J’ai complété ce travail ces dix dernières années par l’enrichissement de ma documentation et la recherche biographique et bibliographique des auteurs. J’ai travaillé sur des centaines de recueils de poèmes et d’autres de livres et de revues. En deux tomes, de 462 pages et 494 pages, mon livre présente chaque poète dans une courte biographie, une bibliographie sommaire et une analyse de son œuvre. Ensuite, viennent les poèmes dont le nombre varie selon l’importance de l’auteur et la disponibilité des textes. J’ai voulu représenter chacun de ces auteurs par des poèmes ou des extraits tirés de plusieurs recueils, le cas échéant. Mon encyclopédie commence par une introduction de 112 pages suivie de poèmes des auteurs et de l’analyse de leur œuvre. Dans l’introduction, je présente les thématiques, les styles et les références de la poésie algérienne en l’abordant sous différents angles, esthétique, sociologique, historique, politique…

          La poésie est-elle nécessaire de nos jours ?

          Elle est fondamentale et le sera toujours. Les arts et les lettres sont des activités fondamentales de l’être humain qui s’exprime, qui dit ses pensées, ses sentiments, ses émotions… On ne peut pas vivre sans poésie et sans littérature. Elles permettent d’exprimer les choses, qu’elles soient belles ou désagréables, les joies comme les peines. Les poètes parlent toujours de l’amour, de la mort, de la vie, de la mer comme de leurs enfants, de leur chien ou de leur patrie.

          Les nouveaux poètes ont-ils inventé de nouveaux sillons poétiques ?

          Vous parlez des jeunes générations de poètes algériens ? Oui, chaque génération a ses préoccupations, ses thématiques, son langage et son style. Les poètes des années 1990 à ce jour ont vécu le terrorisme sauvage, l’avènement de la corruption généralisé, de la hogra, voire de la fausse démocratie qui permet à certains d’amasser des fortunes colossales. Elle vit le désespoir, le phénomène de la harga, du chômage à grande échelle alors que le pays est riche, la politique de la ruse… Ces jeunes sont le produit d’une école sinistrée qui ne leur a pas appris les bases de l’écriture mais ils écrivent des poèmes et publient. Leurs textes sont des SMS, des cris, des SOS, des messages d’appel urgents. Par contre, ma génération a connu une jeunesse tranquille, avec quelques pénuries, certes, mais la politique était gérée par l’intelligence et les principes moraux, pas avec la ruse et la malice. En poésie, ma génération a abordé des sujets universels, des thèmes variés, d’ordre philosophique, poétique, du domaine du sensible, de tout ce qui est relatif à l’humain, pas seulement à l’Algérien, des sujets qui traitent de l’être, pas uniquement de la société et des questions collectives ou d’ordre politique. La génération de Kateb Yacine, Mohamed Dib, Jean Sénac, Jean Amrouche, Ana Gréki, Henri Kréa, Boudjedra, Messaour Boulanouar, Djamel Amrani, pour ne citer que ceux-là, qui a vécu la guerre de libération, a écrit surtout pour dénoncer cette injustice et participer à sa manière à la lutte contre le colonialisme. Des poétesses d’origine européenne comme Annie Steiner et Myriam Ben ont activement participé à la guerre comme des moudjahidate et ont été condamnées à mort ; heureusement qu’elles ont pu être libérées. La poésie algérienne est donc variée sur les plans de l’écriture et des techniques, comme sur le plan thématique.

          Quelle est la place de la poésie dans nos écoles ?

          Malheureusement, notre école n’enseigne pas correctement la littérature et la poésie, elle le fait si mal qu’elle les fait haïr au lieu de les faire aimer. Les livres scolaires du primaire sont une honte pour ce pays et leurs programmes ; c’est un véritable crime contre l’enfance. Nos enfants ne lisent pas de livres car l’école ne les y incite pas, ne sait pas développer le goût de la lecture. Je pense qu’au moins 80 % des étudiants, voire des diplômés universitaires d’aujourd’hui n’ont jamais lu un roman ou un recueil de poésie de leur vie. Or, dans les années 1960 et 1970, les Algériens lisaient beaucoup. Vous pouvez le constater sur les plages, dans les bus et autres lieux publics, vous ne voyez jamais une personne en train de lire un livre. C’est un phénomène mondial ! Nos gosses font tous la même chose : ils jouent au ballon comme s’il n’y avait que cela pour passer le temps ou comme loisir. L’école algérienne ne développe pas l’imagination, ni l’esprit critique, ni les capacités d’analyse, ni les expressions individuelles, ni les particularismes. Cette école sinistrée fabrique des clones qui aiment tous le football et rien d’autre. Ils ne s’intéressent ni à la pratique de la musique, ni à celle du sport ou des autres loisirs et disciplines. Ils se contentent de regarder le foot à la télé au lieu de le pratiquer ou de pratiquer d’autres sports.

          Que vous rappelle ce lieu de rencontres qu’est le Théâtre régional de Béjaïa ?

          Le TRB est d’abord une belle architecture et un lieu de culture. C’est bien qu’un théâtre s’ouvre aux disciplines comme la poésie ou la musique. Le TRB me rappelle les Poésiades de Béjaïa qui s’y tenaient, avec des moments forts, car le public venait toujours nombreux écouter les poètes comme Djaout, Sebti, Benmerad…

          Quels sont vos projets ?

          Je suis écrivain et peintre et j’ai toujours du pain sur la planche. Je viens de publier un livre qui s’appelle Algérie et qui parle du pays sur les plans historique, économique et touristique. Il est accompagné de belles photos de Kerrouche, Amraoui, Ameur… Cette année je publierai un autre livre important la Peinture algérienne avec près de 160 peintres dont Issiakhem, Khadda, Mesli, Benanteur, Larbi, Bourdine… C’est un beau livre qui est tout indiqué pour être un cadeau et qui, j’espère, incitera à aller dans les galeries et dans les musées et surtout à acheter des œuvres d‘art. Comme j’espère que mon Encyclopédie de la poésie algérienne de langue française de 1930 à 2008 incitera à acheter des recueils de poèmes. Ce n’est pas en achetant des pétards et des fanions ou des drapeaux fabriqués en Chine ou ailleurs qu’on aime l’Algérie.

          Comment

          Unconfigured Ad Widget

          Collapse
          Working...
          X