Announcement

Collapse
No announcement yet.

Abdelkader guerine

Collapse
X
 
  • Filter
  • Time
  • Show
Clear All
new posts

  • Abdelkader guerine

    L'OMBRE DE L'EAU DE ABDELKADER GUÉRINE
    Une mer de beauté !


    Article publié Medjdoub Ali_ Le Soir d'Algérie : 10 - 08 - 2008

    PDF

    Le livre

    L'auteur est natif de Chlef où il exerce la profession d'enseignant de français depuis une vingtaine d'années. En ces temps de sécheresse métaphorique, la quête de l'eau et de l'ombre deviennent une obsession chez ce poète. Il le fait pour sa ville traversée par un oued desséché, comme une plaie béante qui n'en finit pas de collectionner, au sens infectieux du terme, toutes ces herbes sauvages, ces détritus et ces gravas en tous genres.
    L'ouvrage stigmatise toute cette pollution, où la main de l'homme n'est pas innocente. Ce plan d'eau, qui naguère brillait comme une parure sur la région en revêtant ses habits aux couleurs chatoyantes du printemps, ne dégage plus qu'une poussière blanchâtre ramassée à la sortie de la cimenterie et étouffe le chef-lieu pour l'enlaidir. Ces poèmes résonnent comme l'omatopée du clapotis de l'eau. Il désigne du doigt l'immense campus universitaire érigé sur une belle plaine agricole située à la sortie nord de la ville. Et le béton s'est substitué aux jardins. Il nous invite aussi à suivre son regard vers la chose culturelle. Et à ce propos, il se désole de cette ville berceau de la poésie malhounet de ses chantres étouffés et marginalisés par l'ostracisme des décideurs, qui ont encensé dans la pure flagornerie une armée de médiocres de tous bords. Pour lutter contre cette aridité de l'esprit et de la nature, il rêve dans un poème sur la fraîcheur, intitulé le Pré, d'une promenade dans la verdure, le vent semant ses airs purs. Et pour nous rafraîchir encore plus, il nous livre un poème sur «Venise, un nid dans une vague à Venise chante le gondolier l'amour à deux danses dans un seul cœur. Rêve Venise ramant les yeux comme un nid vaste dans l'océan au creux d'une vague». Et c'est ainsi dans cette ville qu'il retrouve tout ce qu'il lui fait défaut : l'eau qui inonde les rues et même les demeures, si bien que l'on est obligé de se déplacer en gondole dont la beauté reflète toute la vitalité artistique de la ville. Il nous promène dans une Venise, poumon touristique de l'Italie, captivante de par l'originalité de ses canaux. L'eau n'est pas seulement une formule chimique. Elle nous abreuve de son flot inondant des monuments magnifiques et les ensembles architecturaux de venise. Il dresse un parallèle entre l'être en tant que fonctionnement physiologique et l'eau qui sert à étancher notre soif. Venise est riche en eau et procure de la fraîcheur grâce à ses mosaïques de conception byzantine apparaissant sur la basilique Saint-Marc, le Palais des doges avec ses riches décors peints et l'école vénitienne de peinture où trône le génie Titien à côté du théâtre de la fenice. A cette mer de beauté, il oppose sa désillusion, sa tristesse dans son poème Sans rêve. On le comprend aisément, l'auteur cherche à dresser un parallèle entre une ville de Chlef vidée de sa substance et la richesse culturelle représentée par l'eau qui inonde une ville comme Venise. Il pointe du doigt «l'or noir» et met en cause cette richesse à l'origine d'un matérialisme terrifiant et de la perte de toutes les valeurs et les repères civilisationnels de solidarité et de compassion. Si au moins cette valeur ajoutée pétrolière pouvait atténuer les tensions sociales. On sent une grande douleur et beaucoup de pessimisme chez cet écrivain. Ses poèmes sont longs comme pour marquer la profondeur de son écœurement. Abdelkader Guérine a le grand mérite d'avoir aligné tous ces vers comme un défi face à l'ostracisme qui sévit contre les hommes de lettres.
    Medjdoub Ali


    «Les bras s'enlacent dans la foulée,
    au bord de l'eau dans sa coulée. Les yeux
    déclarent la fougue d'aimer aux chairs sucrées
    à consommer.»


    «L'or noir enflamme le cœur, brûle les braises
    des lettres et la joie étouffée des refrains d'un
    orchestre muet se vengent des maîtres et perd
    l'honneur dans le désert d'une misère noire.»




  • #2
    «LA FUMÉE DU VENT» DE ABDELKADER GUERINE
    À l’ombre de la vie !


    Article publié Medjdoub Ali_ Le Soir d'Algérie : 10 - 09 - 2008

    PDF

    Le livre




    Guerine Abdelkader est un enseignant d’anglais, passionné par l’art et la littérature d’expression française. Il fait ses débuts dans la peinture pour exprimer, à travers l’art, des émotions étrangement douloureuses, pour teindre les mots de couleurs riches de vie et pour rendre aux petits gestes de tous les jours la fougue magique étouffée dans la pauvreté d’un quotidien ordinaire et fade.
    Après son premier recueil, l’Ombre de l’eau, où l’auteur essaie de traduire poétiquement l'existence comme un cadeau dont l'homme n'est jamais satisfait, il n'est pas maître d'un destin qu'il n'a pas choisi, il subit le temps et passe comme une ombre à coté de la vie. L'Ombre de l'eau voulant simplement dire l'ombre de la vie. La Fumée du vent est un deuxième recueil que le poète livre avec des images somptueuses de rêves joyeux que la réalité ne sait pas admettre, car la vie est trop courte et éphémère pour porter le bonheur que l’éternité entière n’a jamais réussi à définir correctement. La Fumée du vent est une sorte de suite qui appuie l’idée d’entre les vagues de l’ombre du premier recueil, la marche de l’homme est brève sur terre, et la vie est loin d’être un désir vaincu. Le style relâché et facile que l’auteur adopte permet d’observer aisément la vie comme une feuille morte que le vent emporte dans le flou de l’air, la multitude des émotions n'est qu'un décor qui sert de raisons pour meubler le néant pour que l’homme puisse avancer dans le temps. «L’aile quitte le bec, Danse à tous les airs que souffle le vent, Revient poser son trône à l’apogée de l’existence, Là où le cœur règne tel un soleil au royaume du printemps. » L’amour, la haine, l’ennui, la tristesse ou la gaieté ne sont que des sensations servant à matérialiser les vœux de l’homme pendant ce passage dans le vent des jours. Les larmes et les rires sont des conséquences complémentaires qui comblent le vide de ce conflit injuste que l’homme livre avec la nature. La vie est un combat, ceux qui ne se battent pas ne vivent pas, c’est aussi une fin que l’auteur propose dans cet ouvrage pour donner un sens logique et objectif aux tourments existentiels de l’homme dans le décor vaste au contenu éphémère. La Fumée du vent est un ensemble de constructions variées, des poésies libres qui offrent des lectures fluides où les mots sont des couleurs qui dessinent des métaphores majestueuses, vues d’un angle artistique qui donnent aux textes l’aspect de toiles de peintures réelles, et des vers rimés de joie et de douleurs, enveloppées dans un air chantonnant et riche de tournures mélodieuses qui incitent à valser dans la robe du vent. Certains poèmes de cet ouvrage sont la description de quelques toiles de peintures d’artistes de bonne renommée, Gruissan de Aline Lasalle et La vague de Henry Tena Giles sont des écrits où l’auteur marie le mot à la couleur pour identifier la nostalgie du fond mélancolique et personnifier le ressenti du souvenir d’un voyage houleux sur les murs d’une mémoire qui affronte un présent absent des événements. Un sentiment d’inquiétude et de désarroi se dégage entre les lignes d’autres poèmes tel la Noubaou le Front de mer où le poète chante la beauté et la paix d’antan avec des larmes implicites qui pleurent les valeurs perdues dans l’engrenage des saisons polluées de violence, d’intolérance, d’injustice et de médiocrité. Le même sentiment d’amertume enveloppe d’autres textes qui résument l’existence à une ruée vers des rêves qui n’existent finalement que dans le souvenir d’un passé sans importance, le Petit rêve, la Renaissance et Sur un fil véhiculent la pensée de la traversée d’un désert aussi étroit qu’un moindre grain de sable. On peut aussi noter une touche d’espoir qui surgit tel un appel au bonheur dans ce vent de fumée de braises furtivement éteintes, un bonheur que les uns ne lisent que dans les yeux des autres, une joie que l’instant bref qui réunit les cœurs conjugue à l’éternel. La Fumée du vent comporte aussi une morale sage que Guerine Abdelkader observe à travers certains textes pour toucher le message d’un brin d’optimisme, Caresse est un poème qui explique que le bien-être est le fruit de simples graines des actes droits et corrects que l’homme lui-même sème. «Flair pour flair, Bague pour pair, Tournant autour d’un serment charnel et d’une prière gaie, Sculptés d’un toucher frais sur le visage d’un arc-en-ciel fiévreux.»
    Medjdoub Ali


    Tu marches sur la plaie d’un souvenir défunt
    Arraché à la mémoire par la force des dents,
    Doté d’une prière conjuguée au passé
    D’un espoir d’une gloire déjà effacée
    Et d’une foule de verbes remis au bagne de
    l’infinitif.



    Aux funérailles des belles pensées,
    Reviennent les jours heureux
    des noces jadis égarées
    Dans la toile d’une mémoire
    ridée dans sa propre chair,
    Réincarnées d’une vielle tombe datant de
    son premier cri à la vie.




    Comment


    • #3
      En librairie
      LE CELÈBRE INCONNU BOU AR'AARADE ABDELKADER GUERINE Bandit d'honneur ou résistant ?


      Article publié Medjdoub Ali_ Le Soir d'Algérie : 27 - 03 - 2012

      PDF

      Le livre


      Paru aux éditions Dar El Gharb, Le célèbre inconnu est un roman de 127 pages qui mêle la prose à la poésie pour tisser une toile autour de la personne de Bou Ar'Aara, un rebelle mythique qui n'a laissé comme héritage au peuple qu'un dicton légendaire que les gens de la région du Dahra et de l'Ouarsenis se répètent toujours entre eux.
      «Tu te prends pour Bou Ar'Aara ?» se disent-ils avec courtoisie pour désigner quelqu'un qui se prend pour un fier à bras et qui voudrait instaurer sa propre loi parmi la communauté. Qui était donc Bou Ar'Aara pour être un modèle de fierté et de bravoure pour les uns, et un exemple de forfaiture et de rébellion pour bien d'autres ? Guerine Abdelkader essaie de mettre de la lumière sur ce personnage familier aux gens de la région, inconnu par contre par ces mêmes gens qui ne gardent de Bou Ar'Aara que l'image agressive d'un bandit de grands chemins. Le célèbre inconnu est un ouvrage qui relate des faits historiques réels, bien que les acteurs et les récits soient fictifs et imaginaires. Le but premier de ce livre est de vaincre l'oubli d'une légende. Cependant, il renvoie le lecteur vers une recherche plus avancée pour avoir une conclusion exacte en matière d'histoire de cette époque (dates, endroits, personnages…). Les proses descriptives et les vers poétiques se relayent pour permettre une lecture attrayante malgré l'atmosphère tragique d'un destin vraiment malheureux. Une virée à Chlef dans un autre temps, à l'ère du colonialisme, entre une résistance atrocement étouffée et une révolution libératrice qui se préparait de loin. Questionné sur l'absence de dates exactes pour situer les événements dans un contexte historique correct, l'auteur répond qu'il n'aime pas le langage des chiffres, et que l'art du beau verbe et l'esprit littéraire priment sur l'approche scientifique exacte. Il ajoute que le lecteur devrait se comporter avec ce livre d'une manière romantique, en laissant libre cours à son imagination parmi les figures de style d'un langage analogique et intensif, employant aussi bien l'allégorie et la métaphore que la rhétorique et le paradoxe pour développer des scènes théoriquement imaginaires, mais assez proches de la réalité. C'est donc une œuvre théâtrale, une introduction à l'histoire plutôt qu'une étude historique dans le sens scientifique du terme. Parlant du personnage de Bou Ar'Aara, l'auteur affirme que ce sujet est loin d'être un bandit notoire et dangereux, une image imposée par les autorités coloniales pour éviter de donner à ses actions de rébellion un sens politique et les faire passer sous silence comme des non-événements. Il est effectivement rescapé d'un mouvement d'insurrection exterminé à l'ouest de l'Algérie, celle des Beni Chougrane notamment. De son vrai nom Ben Ar'Aara Ben Yahia Ben Adda, du douar de Ouled Yahia Ben Adda. Il faisait partie de la plus grande résistance survenue au début du XXe siècle chez les Beni Chougrane, une région située entre Relizane et Mascara, berceau de la résistance populaire de l'Emir Abdelkader et terrain de soulèvements continus depuis l'invasion de l'Algérie par l'armée française. En effet, les Beni Chougrane se soulevèrent contre l'occupant étranger suite aux lois répressives arbitraires établies par ces envahisseurs contre les populations autochtones afin de les spolier de leurs terres et d'exploiter leurs efforts. La loi Warnier sanctionnait les fermiers avec des impôts illégaux visant à les éloigner des terrains fertiles, celle des forêts interdisait aux paysans l'exploitation des ressources forestières nécessaires à la vie quotidienne, le code de l'indigénat rendait les Algériens esclaves dans leur propre pays, et la loi de la conscription obligeait les jeunes à s'enrôler dans l'armée française pour participer à une guerre en Europe dans laquelle ils n'avaient aucun intérêt. La rébellion des Beni Chougrane fut réprimée avec une cruauté sans limites au début de la Première Guerre mondiale. Bou Ar'Aara fut parmi les rares révoltés qui ont survécu aux drames de la fin de cette insurrection, il fuit vers la région du Chélif où il continua à exercer ces activités de rebelle, soulevé seul contre l'armée coloniale. Ses qualités de baroudeur et de guerrier lui permirent la réalisation d'innombrables exploits, donnant du fil à retordre à la grande armée française durant les années de sa cavale dans la plaine du Chélif, allant du massif du Dahra jusqu'aux montagnes de l'Ouarsenis. Il fut jugé et condamné à mort par contumace par arrêts des cours criminelle d'Orléansville (Chlef à cette époque) le 14 mars, et de Mostaganem les 12 et 13 juin 1923. Arrêté dans le côté maritime de la région, Bou Ar'Aara fut guillotiné, lui et son compagnon de cavale Ben Ziane Abdelkader Ben Abdelkader, le 25 octobre 1923 dans la place du palais de justice d'Orléansville, selon l'hebdomadaire Le progrès d'Orléansville, un journal local qui couvrait l'actualité du Chélif en ce temps-là. Emile Violard, journaliste et chroniqueur français, qualifia ce genre de révoltés de «bandits d'honneur» dans ses livres qui traitent de ce genre de banditisme singulier, sachant que la cause de ces hommes est juste et légitime comme leur combat pour la dignité et la vie dans des conditions décentes. Pour conclure, Abdelkader Guerine exprime sa fierté d'avoir eu l'opportunité de participer au dépoussiérage des étals de l'histoire grâce à l'écriture. D'autres œuvres du même ordre attendent d'être accomplies.
      Medjdoub Ali



      Pour les soldats de l'inconnu
      Le vent de nuit prend la poussière Et laisse au jour les grosses pierres, Au mur les mots écrits en sang Sont des lectures aux hommes naissants.
      La terre dégage l'odeur suave Après l'orage qui tonne grave, S'en vont les feuilles jaunies l'été Nourrir d'oubli l'antiquité.
      Le feu éteint sème la fumée Des braises jadis bien allumées, Vont les paroles ailleurs narrer La vie d'un mythe évaporé (In Bou Ar'Aara, le célèbre inconnu)





      Comment


      • #4

        Vidéos ajoutées par videochaoui


        Expression Livre - 27 mars 2012 - Abdelkader Guerine (1 sur 4)



        Expression Livre - 27 mars 2012 - Abdelkader Guerine (2 sur 4)



        Expression Livre - 27 mars 2012 - Abdelkader Guerine (3 sur 4)



        Expression Livre - 27 mars 2012 - Abdelkader Guerine (4 sur 4)






        Comment


        • #5


          Mohamed Boudia et Abdelkader Guerine 23.10.2011 (Canal Algerie)

          Comment

          Unconfigured Ad Widget

          Collapse
          Working...
          X